Dès qu’on essaye de nous faire croire que des choses saines sont excitantes, il y a anguille sous roche. Comme ces gens qui disent que le travail, c’est la santé. N’importe quoi. C’est totalement idiot. Si c’était le cas, les médecins prescriraient du travail, pas des médicaments. Remettons les pendules à l’heure : le travail est une maladie. On ne s’en aperçoit pas, parce qu’on est payé pour cette maladie. La stratégie est brillante. Regardez les gens dans le métro à six heures du matin, vous verrez sur leur visage que le travail n’est pas une chose saine. Il est moins dangereux d'avoir la grippe ou un zona que de travailler. C'est un virus virulent qui vous pourrit la vie pendant quarante ans. Je pensais à ça après avoir vu un documentaire sur la disparition des dinosaures. C’est fascinant de penser qu’une espèce qu dominait la planète a subitement disparu. Il y a plusieurs théories pour l’expliquer. La principale est celle de la météorite qui s’écrase sur terre et soulève un nuage de poussière qui cache le soleil. Résultat : la faune et la flore s’éteignent. Avouons-le, l’explication est un peu simpliste. J’ai une théorie différente. Selon moi, les dinosaures ont disparu parce qu’ils ont refusé de travailler. Ils avaient atteint un stade de leur évolution où ils allaient accéder à la civilisation. Mais ils aimaient trop leur vie de loisir et de flânerie. Ils aimaient tendre lentement le cou pour manger de jeunes pousses sur les arbres, se rouler dans la boue et se réchauffer au soleil. Alors ils ont refusé de domestiquer le bétail et de développer l’agriculture, de construire des routes et des villages. Ils ont refusé de travailler. Ils se sont laissé mourir pour ne pas évoluer vers la civilisation. Il y a une grande sagesse dans la fin des dinosaures : plutôt que de gâcher sa vie à être utile et productif, pourquoi l'espèce humaine ne mettrait-elle pas en œuvre sa propre disparition ?
Liberation.fr diffuse un savoureux reportage audio réalisé par Hervé Marchon aux abords du Théâtre du Rond-Point le soir de la première de Golgota Picnic. Les personnes interrogées protestent contre une pièce de théâtre qu'ils n'ont pas vue, dont on
leur a parlé, et qu'ils n'iront pas voir. Propos recueillis auprès de
catholiques, pas intégristes, sincèrement blessés mais mal renseignés. Pour écouter le reportage, cliquez ICI.
François Baroin, Assemblée nationale, mardi 8 novembre 2011.
J. K.
Rowling va devoir se remettre à l’écritoire pour ajouter un huitième volume à
sa saga. Voilà en effet un ministre français qui a la tronche de Harry Potter,
mais parle comme Voldemort à qui on serait venu voler le pensionnat de
Poudlard. Ca tombe bien puisque le tome 7, épisode ultime à ce jour,
se déroule autour de 1997, l’année même où la gauche a pénétré « par
effraction » dans les palais de la Chiraquie. La trame est fournie par le
ministre de la Magie, pardon de l’Economie, interpellant aux questions
d’actualité les cambrioleurs socialistes toujours en liberté. Que fait la
police ? La propriété du
pouvoir est à droite, sa confiscation est de gauche. Harry Baroin qui était
alors un « bébé-chirac » (avant de devenir un ado-Sarko pour croûter)
en garde un souvenir terrible. Une scène primitive où dans des
bacchanales de 35 heures et plus, les voyous pluriellement de gauche
forniquaient dans les meubles d’une famille spoliée. Il se trouvera bien encore
des Moldus pour prétendre que
gagner des élections ce n’est pas forcer les serrures, mais c’est qu’ils ne
comprennent rien aux forces obscures menaçant l’ordre des choses. Chirac qui
avait dissout par distraction, a pris le risque d’inscrire au chômage la génération des Baroin. Il en suffoque
encore d’indignation le Potter de Bercy.