Le
jour où les paquebots traverseront les villages, les hélicos se poseront sur le
toit de l’Eglise. Le préposé aux « éléments de langage » avait dû
fumer la moquette de l’Elysée, avant l’émission du Président. Ou bien saturé
son i-pod de Michel Sardou pleurant le destin du « France », devenu
trop grand dans un monde trop petit. Sauf que c’est l’inverse aujourd’hui. La
France fait figure de coquille de noix sur l’océan de la mondialisation. En
fait, le message subliminal était peut-être que si le paquebot tricolore flotte encore c’est grâce à son « immense »
capitaine, dont chacun devrait
savoir qu’il va bientôt accueillir les nains de jardin du G20.
L’arrière-pensée
électorale était en tout cas audible aux oreilles les moins exercées. Elu en
2007 sur le thème vous allez voir ce que vous allez voir, persistant jusqu’à l’année
dernière dans le registre ça va marcher puisque je vous le dis, le président à
la barre et qui entend bien le rester, avertit que ça prendra plus de temps que
prévu. Bref, qu’un second quinquennat ne sera pas de trop pour arriver à bon port. Car
il est connu que la force d’inertie
des grands bâtiments qui vont sur l’eau rend les changements de cap assez longs
à opérer.
Pour
un changement d’équipage, il faudra quand même attendre la prochaine escale.
Elle est programmée en 2012.
Prévoir des gilets de sauvetage, si jamais la relève n’était pas au
rendez-vous.