« Dans l'Essonne, où notre Coréen national va avoir chaud aux plumes »
Alain Marleix, chargé des élections à l'UMP, Public Sénat, vendredi 2 septembre 2011
Alain
Marleix a chaud aux fesses depuis qu’il a proféré cette boutade aux relents xénophobes
à l’égard de Jean-Vincent Placé, le bras droit de Cécile Duflot. L’allusion aux racines biologiques de l’écologiste
adopté dès son plus jeune âge par des parents normands, a provoqué un tollé. Même
Jean-François Copé, camarade en chef du parti de Marleix a « regretté »
un tel propos.
L’élu
du Cantal voulait souligner que Jean-Vincent Placé, candidat aux sénatoriales sur
une liste PS-EELV dans l’Essonne, allait avoir quelques soucis avec une liste
dissidente. Il n’a sans doute rien appris à l’intéressé qui a la réputation de
faire, chez les écologistes, un peu le même boulot que Marleix à l’UMP. Ce n’est évidemment pas
une raison.
Alain
Marleix pourrait bien sûr plaider qu’en associant « notre », « coréen »
et « national » il a procédé à une sorte de régularisarion
bienveillante de Jean-Vincent Placé. Même si, en faisant de l’impétrant un
petit chef emplumé, Marleix semble
se représenter le pays du matin frais comme une réserve apache. Quand on ne s’occupe que de cartes électorales,
on peut avoir des lacunes en géographie tout court. Et puis il n’y a pas péril
en la demeure. Brice Hortefeux, auvergnat d’adoption comme Marleix (ils sont
tous deux nés en région parisienne et parachutés au pays des Arvernes), a dû lui
souffler que quand il y a un Coréen
ça va, c’est quand il y en a beaucoup
qu’il y a des problèmes.