« Je ne lèche pas »
Nicolas Dupont-Aignan, Matinale du Mouv'-Rue 89, mercredi 26 janvier 2011
C’est réconfortant d’entendre un homme qui a
fait don de son corps au Peuple (souverain), fixer de lui même les limites d’un
tel acte. Il y a donc parfois de la retenue en politique. Il faudra réviser
certains préjugés qui la situent plus bas que le commerce tarifé des charmes.
Encore que sur marché-là, on observe aussi des pudeurs respectables : il y
en a qui n’embrassent pas, d’autres n’ inflationnent pas… Passons.
Pour être réglo, elle est un peu tronquée la
citation du président de « Debout la République. » En fait il
répondait, par micro interposé, à Jean-Pierre Elkabbach, d’Europe 1, qui avait
ironisé sur les candidatures présidentielles de Nicolas Dupont-Aignan et de
Jean Arthuis (très virtuelle celle-là), en les traitant de « n’importe
qui. » NDA (pour faire court) n’a pas du tout apprécié cette
condescendance. Et il a traduit d’une formule ramassée, ce qui le distinguerait
de l’intervieweur séculaire toujours « du côté du manche ». Tout se
tient.
Mais puisque NDA nous a entrainé sur ce
terrain glissant,
il faut quand même rappeler que tout en étant en opposition sur presque tout
avec Nicolas Sarkozy, il avait appelé à voter pour lui au 2ème tour
de 2007. Et n’avait pas eu de candidat UMP contre lui aux législatives
suivantes. Depuis, il l’a regretté
et fait bande à part, entre la droite, la gauche, le centre, Villepin et tous
les autres. Non seulement il ne « lèche » pas, mais il ne couche pas.
Histoire de se refaire une virginité ?