Quoi de neuf sur les réseaux sociaux ? Pas la peine de vous déplacer : Eole Contrario vous livre les dernières tendances en direct du front.
Quand on est journaliste, que l'on soit
éditorialiste ou reporter de guerre sous les bombes, il faut savoir
prendre des risques. Les serviteurs les plus zélés de l'information
sont prêts à tout pour satisfaire à cette mission sacrée.
Ainsi, lorsque l'actualité l'exige, le directeur de la rédaction de
l'Express, Christophe Barbier, est capable de décrocher son
téléphone pour aller à la source, au cœur de l'info la plus
brûlante. Le 4 octobre dernier, au péril de sa vie (et de sa
crédibilité journalistique), il a ainsi osé contacter la première
dame de France pour lui poser des questions cruciales et écrire sur
son blog
une
des plus belles pages de l'histoire de la presse :
« Ayant la chance de connaître Carla Bruni-Sarkozy, je
lui ai parlé ce matin au téléphone. Elle n’est absolument pas à
la clinique et, comme toute femme enceinte, ne connaît pas au jour
près le terme de sa grossesse.
Par ailleurs, elle est désolée que l’actuel emballement
médiatique trouble le travail et le quotidien du personnel de la
Clinique de La Muette. »
Instantanément, les commentateurs de
son blog ont exprimé leur admiration pour cet insolent usage de la
liberté d'informer. Bien sûr, il s'en est trouvé quelques uns pour
critiquer un prétendu journalisme de connivence et pour menacer de
suspendre leur abonnement au magazine.
Pour répondre à ces critiques,
Christophe Barbier a repris son clavier aujourd'hui pour
expliquer
la motivation profonde de son appel de la veille :
n'écoutant que son sens du dévouement, il a répondu au SOS d'un
collègue « las de faire le pied de grue devant la
clinique de la Muette ».
Devant tant d'abnégation, la communauté Twitter s'est empressée
de saluer le geste de l'homme à l'écharpe rouge en créant, à
l’initiative du compte
@Solferishow,
le hashtag
#tuveuxpasappelerCarla
pour transmettre
à
Christophe Barbier ses soucis du quotidien : lave-linge en
panne, recherche de colocation, demande de conseil vestimentaire...
Les invocations twittesques ont pris rapidement de l'ampleur et le
sujet s'est installé dans le peloton de tête des tendances
françaises sur le réseau social. Sûr qu'avec un tel intercesseur
auprès de Carla Bruni-Sarkozy, les doléances des internautes ne
manqueront pas d'être entendues. Vive le journalisme libre. Et vive
la France.