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Publié le 13/03/2011
 

Laure Albernhe


Rédaction

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Les secrets de Jean Piero


Ventscontraires.net vous ouvre les coulisses de ses "Pièces Montées", diffusées dans le journal 3D sur France Inter

Jean Piero n’est pas vraiment journaliste, il vient de l’univers du spectacle, par la chanson, et de celui des arts plastiques. Pourtant, on pourrait s’y tromper, puisqu’il se balade avec un micro en posant des questions, autour d’une thématique imposée chaque dimanche par Stéphane Paoli pour son émission en direct du Rond-Point. Le résultat radiophonique (ses "Pièces Montées" dont vous pouvez entendre quelques pastilles sur ventscontraires.net), c’est un joyeux mélange de voix, d’idées folles et de vérités aussi. Et évidemment, lorsqu’on est auditeur, on se demande quel est son secret de fabrication…
D’abord, il lui faut trouver un lieu, le plus silencieux possible, pour des raisons techniques évidentes. Donc il fuit les bistrots, qui sont aujourd’hui pollués par les musiques d’ambiance (ça l’énerve) et leur préfère les jardins publics, les galeries, les beaux magasins. Il faut que les gens y soient prédisposés à la beauté.
Ensuite, il choisit ses voix à leur air disponible, et les aborde avec le matériel d’enregistrement le plus discret possible. Lorsque toutes ces conditions idéales sont réunies, il peut poser ses questions, dans un ordre bien précis. A écouter Jean Piero, tout est dans la question, longuement pensée. Après, il faut laisser faire : "Si on fait confiance aux gens, on a souvent des bonnes surprises. Chacun a de la poésie en soi, on est tous, quand on le veut, de grands producteurs de surréalisme, ne serait-ce que dans nos rêves." La psychanalyse, d’ailleurs, n’est pas bien loin… "J’écoute la signification des mots et je rebondis. C’est de l’interprétation libre : en suivant le sens des mots, on peut aller dans des endroits totalement inattendus." Alors, pas de trucage ? "Parfois, quand on trouve un bon mot avec quelqu’un, je le lui fais répéter. C’est une écriture commune, où tout est permis". Il peut aussi organiser des dialogues entre des personnes qui ne se sont pas vues. Ça, c’est le boulot de montage, lors duquel il travaille aussi le rythme, l'équilibre, les respirations, bref, tout ce qu'on attend dans son poste et qui a l'air de couler de source… Jean Piero a un site, on peut y entendre ses séries radiophoniques des années précédentes, écouter ses photos et y voir ses images : jpiero.com. Et entendre sur ventscontraires.net quelques-unes de ses pièces montées.

(image Jean Piero)
 

Pierre-feuille-ciseaux pour tous !


Chifoumi pour tous
Pour un individu isolé dans une grande ville, les occasions de trouver un partenaire de chifoumi (pierre-feuille-ciseaux) ne sont pas légion. Une capitale européenne a décidé d'apporter une solution à ce drame moderne trop souvent négligé. Un pont de ladite ville s'est ainsi doté de panneaux lumineux affichant de façon aléatoire les 3 figures du jeu, vous permettant de vous adonner en solitaire et sans retenue à votre activité fétiche.
Ventscontraires.net vous aime et a donc décidé de vous proposer de jouer à distance contre le sympathique pont. Evidemment, vous pouvez tricher si ça vous chante.
Et comme nous vous aimons beaucoup, nous vous proposons un deuxième jeu pour le prix d'un, inspiré de la célèbre devinette de l'émission d'Arte, Karambolage. Alors, selon vous, dans quel pays (et dans quelle ville) ces images ont-elles été tournées ? Et où se cache l'indice ? Parce qu'il y en a un. Regardez bien ! Les gagnants recevront toute notre sympathie.

Desarthe Vs Despentes : c'est la première qui gagne


Des tuyaux pour ne pas perdre son temps dans le grand fatras de la rentrée littéraire
Amateurs de littérature, friands des nouveautés de la rentrée littéraire, ne perdez pas votre temps avec le nouveau Despentes, dont toute la presse parle — c’est un peu le même phénomène qu’avec Houellebecq, on attend du shocking, mais il n’y en a guère —, un livre qui se lit sans véritable déplaisir, certes, mais sans aucun intérêt non plus. Non, lisez plutôt un outsider, un livre passé complètement inaperçu et c’est très injuste, le nouveau roman d’Agnès  Desarthe, Dans la nuit brune. Dans ce livre qui enchante, qui émeut, qui remue, il est aussi, comme chez Despentes, question de la disparition d’un adolescent. Définitive, celle-ci, dans un accident de moto. Ce tout jeune homme, c’était un garçon idéal, à qui, sans le savoir, le père de son amoureuse était très attaché. Car cette mort violente plonge Jérôme, terne agent immobilier de la petite province française, dans un tourbillon de sentiments, de bouleversements conduisant loin, bien loin, « dans la nuit brune ». On y croise une jeune veuve éplorée, une Anglaise complètement jetée, un ancien flic homosexuel, et surtout, surtout, Jérôme, qui garde enfouie en lui l’empreinte de son passé d’enfant sauvage… Ça a l’air fouillis, comme ça, ça pourrait même être ridicule ; avec les mêmes ingrédients, quiconque d’autre qu’Agnès Desarthe aurait pu faire une affreuse et chichiteuse mélasse. Mais ce livre, je vous le dis, est un enchantement, dans le sens premier du terme. Ne boudons pas le petit Poucet qui sommeille en nous.
 
Dans la nuit brune, Agnès  Desarthe, Editions de l’Olivier

Programme-toi dans le off en hiver


Conseil Citoyen 8

Te voici reparti avec tes compagnons
Comme chaque juillet faire votre Avignon.
Vous pensiez en jouant de jour en extérieur
Faire l’économie d’un jeu de projecteurs,
Mais faisant profession que rien ne vous encombre,
Vous optez cette année pour du Théâtre d’ombres.

Vous avez donc loué en vous pliant en quatre
Ce que seul Avignon veut appeler Théâtre.
Ça ne coûte pas plus qu’à d’autres leurs cigares,
Mais pour vous quatre c’est onze mois sans écart
Pour avoir le loisir de déplier un drap
Et le tenir tendu une heure à bout de bras.
Ainsi vous allez donc, tractant et paradant,
Pliant et dépliant, heureux et nonchalants,
D’autant que cette année tu sens le bon karma
Qui vous fera sortir de votre anonymat ;
Tu viens de rencontrer un gars qui t’a promis
De te faire connaître un de ses vieux amis
Qui peut te présenter la fameuse Corinne
Qui travaillait, un temps, au restaurant du « in ».

Elle cherche un spectacle où les gens ne vont pas
Jouant comme le tient à l’heure des repas
Car avec son amant, sur la rangée du fond,
Ils peuvent sans témoin s’envoyer au plafond.
Mais cela, t’a-t-on dit, pourrait-être ta chance
Car l’homme est groniqueur au journal « La Provence ».  
Puis-je sans te fâcher avancer un conseil
Qui n’a d’autre ambition que sonner ton réveil.

Puisque pour Avignon sans fin tu persévères,
Pourquoi ne pas aller y jouer en hiver ?
Imagine un instant cent mille âmes recluses
S’emmerdant sous la neige en plein cœur du Vaucluse.
Les hôteliers, pour vous, ouvriront grands leurs draps
Et vous feront goûter à leurs prix les plus bas.
Et si pour vous sentir encore festivaliers
Vous préférez aller à plus simple taulier,
Le camping est à vous. Avec le reliquat
Vous pourrez vous offrir un vrai pontificat :
Un théâtre à vous seul, une scène et des loges,
Les copains de Corinne abondant en éloges,
Un vrai pot de première ; canapés et gratin
Et un portrait couleur dans Vaucluse Matin.
En plus, l’ombre chinoise au cœur de la Provence
Ne souffre, à mon avis, d’aucune concurrence.
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