"On est quand même dans un monde de schtroumpfs!"
Vincent Peillon, Radio J, dimanche 28 novembre 2010.
Bienvenue
chez les Schtroumpfs !
Peillon n’a pas tort d’invoquer Peyo. L’agitation du village socialiste fait
penser aux petits lutins bleus de
l’illustre auteur de BD, avec leurs fantasques querelles et leur langue codée.
Vincent Peillon, député socialiste européen, c’est un peu lui même le
Schtroumpf à lunettes (qu’il ne porte pas, mais ça doit être une ruse !),
celui qui ramène toujours sa science (de philosophe en l’espèce) et agace tout
le monde tout le temps. Mais il ne croyait pas si bien dire. Son ironie, ce
jour-là, visait ceux qui voulaient
pousser Dominique Strauss-Kahn (le Grand Schtroumpf caché) à précipiter sa
candidature aux primaires socialistes alors qu’il a bien plus important à faire
à la tête du FMI, que de venir batailler ici avec François Hollande (Le Schtroumpf Farceur), Arnaud Monteboug
(Le Schtroumpf Frimeur) ou Manuel Valls (Le Schtroumpf Joueur).
Or le
lendemain, stupeur et tremblements dans la forêt, c’est la Schtroumpfette
Ségolène Royal qui annonçait sa propre candidature, frôlant même l’outrage à
Grand Schtroumpf caché en lui promettant un poste de premier ministre si elle
devenait Présidente.
Certes
elle a nuancé ensuite, mais la zizanie régnait à nouveau dans le monde des
Schtroumpfs roses. Et tout ça pour un mot malheureux de Martine Aubry (La Schtroumpftaine ?)
laissant croire que les primaires étaient pliées d’avance avec la complicité de
la Schtroumpfette. Schtroumpf qui pourra !