Nicolas Brulebois
Publié le 29/03/2011

Liquidateurs


Au Japon, une grand-mère et son petit-fils survivent au tsunami pendant neuf jours dans une cuisine. Heureusement pour eux, il ne s'agissait pas d'une cuisine Vogica…
Ils auraient été liquidés avec les employés.
Nouvelles, chroniques culturelles, interviews et textes satiriques dans les revues : L’Itinérant, Zoo, Hara-Kiri (version 2000), Le Titre, Le Carrosse, Tant Pis Pour Vous, Hermaphrodite, Carbone, Siné Hebdo, Les Hésitations D’une Mouche, Microbe, Kamikaze, La Mèche, Fakir, Traction-Brabant, Dissonances, Verso, L'Angoisse, Zarma, etc. Un livre paru: "Le Monde Aigri, Le Monde Est Bleu", éditions Jacques Flament. 

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Nicolas Brulebois

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Le 9 juillet 2014 à 09:37

Maintenant nous sommes devenus la Mort

Nous vivons nos vies sous une dictature financière dominée par l’inquiétante bienveillance d’une minorité de criminels, qu’on appelle les super-riches. Le problème, leur problème, c’est qu’ils ne savent pas quoi faire de nous. Tout d’abord, ils vivent sur des principes d’une grande bêtise, qu’ils nous forcent à avaler : l’idée que la compétition entraine l’innovation ; l’idée d’un monde où la richesse appelle la richesse, et où de plus gros profits engendreront davantage de savoir, d’éthique, de bienveillance, de bonté… Autant de beautés et de grandeurs qu’ils n’ont toujours pas réussi à obtenir pour eux-mêmes, mais qu’ils imaginent résider pour nous quelque part au bout de leur incessante quête de réformes plus radicales, et d’inégalités plus massives. Soit ils sont idiots, soit ils nous prennent pour des idiots En fait, le pouvoir rend idiot. Et l’argent rend idiot. C’est presque mathématique : plus ils deviennent riches, plus ils ont peur, et puis ils nous font une vie infernale, remplie de mesures sécuritaires, d’interdits. Ce qu’il leur manque, c’est d’un véritable sens économique à long terme, où ils comprendraient que : plus ils ferment des usines, plus ils créent de la délinquance, et plus ils dépensent leur petits sous à acheter des instruments de flicage. Ce qu’il leur manque, c’est d’une véritable intelligence de l’humain, où, au lieu de considérer autrui comme un prédateur, ils comprendraient que les hommes, dans leur majorité, ne demandent pas mieux que de se comporter correctement, décemment. Leur seule excuse, au fond, ce serait qu’ils soient pervers. Leur seule excuse, ce serait qu’ils aient besoin de savoir que nous souffrons à cause d’eux pour qu’ils soient heureux. Ainsi parlait Jules Renard : « Il ne suffit pas d’être heureux : il faut encore que les autres ne le soient pas. » Leur seule excuse, ce serait qu’ils soient malades. Ils vont nous tuer à la tâche – c’est clair, mais laquelle ? Pour augmenter leurs marges, nos dominants licencient à tour de bras, et ils se retrouvent avec nous, sans maîtres et sans moyen d’adorer leur dieu « immatériel » : l’argent. Et maintenant, pour couronner le tout, ils ont peur. Peur qu’on leur foute de grosses grèves dans la gueule – une bonne grosse grève générale, crémeuse comme un gâteau de mariés, qui « immobiliserait » tout le pays et les « prendrait en otage ». Alors ils nous montent sans cesse les uns contre les autres. Ils créent des conflits partout ; c’est leur seul moyen de tenir. Maintenant il faut en plus qu’ils aient peur. Ce sont des enfants. Le travail – on en a besoin pour être. On en a besoin pour apprendre. On en a besoin pour rire. On en a besoin pour créer. On en a besoin pour aimer. Il n’y a rien de plus horrible que de ne pas travailler… La plus perdue de toutes les journées est celle que l’on a chômée. C’est le professeur Choron qui a raison quand il répond à Pierre Carles dans son grand film Choron dernière : « – Une société où les gens méprisent le travail, c’est-à-dire qu’ils méprisent ce qu’ils font… Pour quelle raison ? Tu vois bien les gars qui foutent rien. Qu’est-ce qu’ils font ? Où c’est que tu les retrouves ? Ils ont rien à se dire. « – Mais c’est pas naturel de travailler. « – Ta gueule, eh con, c’est pas naturel ! Mais tu me parles comme un âne ! Tu sais les ânes, ils ont toujours plein de trucs, plein de machins chouettes, etc. Ils ont tout lu. J’ai lu Proust, la Recherche du Temps perdu, etc. etc. etc. Plus ils ont d’« et cætera », plus ils ont l’air érudit ! Eh ben, le sage, il te dit qu’il faut flinguer tous les gens qui travaillent pas, ça c’est le comble de la sagesse ! » Le travail était autrefois indissociable du parcours initiatique : tout travail était sacré, parce que, dans tout travail, il y avait la transmission d’un regard, et la création d’un rapport entre nous et le monde. Dans tout travail, il y avait la possibilité d’apprendre un instrument qui serait à la fois une arme et une alliance dans la guerre nuptiale entre soi et la réalité. Aujourd’hui, après avoir détruit toute possibilité de transmission d’un savoir-faire avec leurs révolutions industrielle puis cybernétique, ils confient les jobs à des machines, nous privent de travail, et ensuite ils nous traitent de feignants. Mais ce profit a un prix : il plonge la Terre dans les ténèbres. Le monde devient petit. Le monde devient sombre. Ils sont peu et nous sommes beaucoup. Et ils le savent. Et ils savent qu’on ne s’arrêtera pas ; on ne s’arrêtera jamais. Le travail présente trois visages. Le premier visage, c’est la création. Le second, c’est la conservation. Et le troisième visage, c’est celui de la destruction. Quand il n’y a rien, il faut créer. Quand il y a quelque chose de beau, de juste, de décent, il faut le conserver. Et quand ce qu’il y a est pourri, il faut le détruire. Cette destruction est encore un travail, est peut-être le plus difficile de tous. Comme dit le Père Ubu : Nous n’aurons point tout démoli si nous ne démolissons mêmes les ruines ! Cornegidouille : il faut concevoir un travail shivaïque, un travail ubuesque, un travail apocalyptique. Il faut concevoir un travail qui soit le travail de la destruction. Moins ils nous donneront du travail, plus nous travaillerons à détruire cette absence de travail et nous leur prendrons même ce qu’ils ne nous donnent pas ; même ce qu’ils n’ont pas. C’est à détruire leur monde que nous travaillerons. Maintenant nous sommes devenus la Mort.

Le 8 juillet 2011 à 08:42

Igor

Ou bien imaginer une nouvelle version de « Petit Papa Noël », dans laquelle il ne serait plus question d’une belle nuit, mais d’un crépuscule post-apocalyptique, quelque chose de très sombre, quelque chose à des années-lumière des idées dégoulinantes de bons sentiments que l’on nous impose chaque année, que nos chères têtes blondes apprennent bêtement…   C'est la belle nuit de Noël  La neige étend son manteau noir  Et les yeux levés vers le ciel  À genoux, les petits enfants  Avant de fermer les paupières  Font une dernière prière.    … et dans laquelle le vieux monsieur généreux porterait des bottes à semelles de protection, une combinaison antiradiation homologuée, des gants en kevlar, un masque à gaz, un gilet pare-balles, car dehors, il va avoir si chaud… Dans cette version, le narrateur, un enfant de dix ans, Igor, aux traits fatigués, sans innocence, Igor, flétri, sans aucun avenir ou notion d’avenir, habiterait un bunker souterrain de 9m² avec toute sa famille. Il n’y aurait aucune cheminée, mais seulement un conduit d’évacuation et de traitement de l’air conditionné.   Petit Papa Noël Quand tu descendras du ciel Avec tes jouets par milliers.    Bunker 248 de l'abri antiatomique numéro 47, sous-sol 3, ascenseur 24. Dans cette version de la chanson, le vieillard ferait sa distribution au son des compteurs Geiger des églises et des hurlements des chiens fossoyeurs des ruines.   Ta distribution de surprises.    Dans cette nouvelle chanson, Igor se languirait de revoir un jour le soleil se lever autrement qu’à la télé. Il ne dirait plus qu’il a été sage, mais qu’il n’a rien fait, lui. [Refrain]  Dans ce nouveau couplet, il serait question de nuages dépollués et même d’animaux vivants et en bonne santé, histoire d’apporter un peu de rêve, un peu de fêtes. Le sentiment de. Dans cette version moderne du Petit Papa Noël, on évoquerait des idées positives d’avenir radieux et de félicité partagée. [Refrain]  Dans cette chanson, tout serait très beau, très à sa place : rien ne dépasserait. Dans les abris antiatomiques, les jours de fête auraient un goût particulier qui, on l’espère, ne serait pas celui âcre et violet de l’iode. Dans les abris, les gens danseraient comme des damnés, loin des réalités noircies des cendres grenat.   Dans une version alternative, plus mature, il serait question de l’aversion de l’homme pour les choses visqueuses. Les crachats, les glaires, le sperme. Puis Igor ou tout du moins une version adulte d’Igor, argumenterait : « si Dieu n’avait pas voulu la semence masculine, il aurait fait du sperme en flocons de neige » et de rebondir avec le refrain, les notions d’hivers et de froid. Pour revisiter l’enfance, il faut désapprendre l’adulte.

Le 29 décembre 2011 à 09:04
Le 31 mars 2011 à 11:26

Sainte Rita, priez pour nous

Carte postale d'Italie

Rita Dalla Chiesa n'a pas vraiment le physique de son nom (Sainte-Rita est la patronne des désespérés et "la chiesa", en italien, c'est l'église). Car son physique est typiquement celui d'une présentatrice d'émission pour une chaîne berlusconienne. Il se trouve d'ailleurs que c'est son métier : elle anime le talk-show "Forum" tous les jours à l'heure du déjeuner sur Canale 5, média appartenant au Condottiere. Elle se dit ouvertement de droite mais jamais, évidemment, elle ne se prêterait au jeu propagandiste du président du Conseil. Pourtant, c'est elle qui a invité une habitante de L'Aquila, cité sinistrée, on s'en souvient, par un séisme il y a bientot deux ans. Sur le plateau de "Forum", Marina Villa a décrit son calvaire, ce terrible traumatisme qu'ont vécu comme elle les habitants de la ville, traumatisme heureusement apaisé par la rapide et efficace intervention de l'état, qui a relogé les sinistrés dans des logements neufs ou dans des hôtels à titre grâcieux. Deux ans après la catastrophe, la ville serait en voie de retrouver son visage radieux d'antans…Oui, mais voilà… Si Marina Villa habite bien dans les Abruzzes, c'est à une heure de route de L'Aquila. En admettant qu'elle ait effectivement ressenti les secousses, elle n'a pu voir "les radiateurs voler" qu'à la télé, et peut-être bien sur une chaîne berlusconienne, qui sait? La mère de famille, dévoilée, a présenté des excuses aux victimes du tremblement de terre, expliquant qu'elle s'était grisée sous les projecteurs, avouant qu'elle a récité un texte mais niant avoir reçu la rémunération de 300 euros que les médias l'accusent d'avoir touchée… Sainte-Rita, patronne des (faux) désespérés a juré, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.

Le 23 novembre 2015 à 08:41
Le 23 mai 2011 à 08:51

Elodie

Recette pour un dîner réussi

Prenez les hommes. Jetez-les en pluie dans de l’eau bouillante au préalablement salée. Attendez quelques minutes. Attendez qu’ils remontent. Attendez qu’ils soient bien gonflés. Attendez qu’ils soient prêts. Attendez ce moment très exact où ils seront tous parfaits. Egouttez-les à l’aide d’un écumoire, disposez-les dans un plat bien approprié : rond, oval, carré. Si nécessaire, épongez le surplus de gras avec une feuille de papier absorbant pliée en trois. Mieux : pressez-les. Retirez quelques organes (la rate notamment, pleine de spleen et de romantisme, risque de gâcher votre plat). Remisez quelques minutes avant de les tasser dans un emporte pièce. Saupoudrez d’ambition, de perfidie et d’opportunisme. Ajoutez selon votre goût un peu d’hypocrisie, mais attention, cette dernière n’est pas appréciée de tous : l’homme étant par nature déjà fortement hypocrite, la saveur peut s’avérée trop forte pour certains. Servez très chaud. Admirez le dégoût de vos convives. Leurs regards médusés. Desservir très vite. Mettre le tout à la poubelle en ayant pris soin au préalable de laisser refroidir (les feux de poubelle sont la cause de nombreux accidents domestiques). Insultez vos invités pour leur manque de goût. Finissez le repas en proposant un miroir au chocolat. Puis, prenez congés d’eux en fuyant votre propre appartement. Recommencez dès le lendemain à leur préparer des choses bien dégueulasses. Il convient d’habituer au plus vite vos amis aux dures réalités de l’existence. Bon appétit ! (in Les Cahiers Gourmands d’Elodie)

Le 18 février 2015 à 08:51
Le 4 août 2011 à 08:09

Reggae anti-nucléaire

Alors que les niveaux de radioactivité autour de la centrale de Fukushima atteignent ces derniers jours des niveaux de plus en plus inquiétants, un clip vidéo pose la question du nucléaire et de ses dangers. Le morceau écrit dans les jours qui ont suivi la catastrophe est l'oeuvre de Rankin' Taxi, un vétéran du reggae japonais, accompagné par le groupe Oki Ainu Dub Band. Et voici sa traduction en français par Mathieu Gaulène du blog "Le Japon à l'envers" (voir aussi son 2ème blog) C'est terrible, terrible, terrible, terrible, le nucléaireC'est terrible, terrible, terrible, terrible,quand un accident se produit C'est terrible, terrible, terrible, terrible,FukushimaC'est terrible, terrible, terrible, terrible,Ce que ça a fait La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux  La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux Une fois que l'accident se produit, c'est la grande panique,Juste avant le naufrage, c'est le TitanicTchernobyl aujourd'hui est une ville fantôme,Des enfants innocents ont un cancer de la thyroïde Bienvenueau célèbre Plutonium,Au mythe de la sureté,A "Fukushima, c'est terminé" On ne pourra bientôt plus manger,les produits de la fermeN'importe où, n'importe quand,la pollution se répand La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux  La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux Elle touche tout le monde comme par exemple,Kadhafi, Obama, Sarkozy, Berlusconi,Hirose Takashi, Rankin Taxi, le premier ministre,Hanshin (équipe de baseball d'Ôsaka), Kyojin (surnom des Yomiuri Giants de Tôkyô) Ceux qui sont pour, ceux qui sont contre, Tepco, Kepco, Nandenkanden (chaîne de restaurants ramen) Les hommes, les femmes, les enfants, les adultes, Asahi (journal), Bunshun (magazine), Ebisu, Kirin (marques de bière) Les Blancs, les Noirs, Seiyu, Daiei (supermarchés) Toyota, Nissan, l'Irak et l'Iran La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux  La radioactivité fait peur, la radioactivité ça craint,On ne peut ni la voir, ni la sentir Même si le circuit de refroidissement fuit,la centrale nucléaire va bien,Protéger la paix dans le monde 24/24h,Avec la bombe atomique,Se réveiller quand il y a une catastrophe,et n'en tirer aucune leçon,Même en faisant attention,une simple et stupide erreur peut survenir, Des publicités habiles,Dans des médias tout-puissants,Une athmosphère douce,Et des images subliminales,Des journaux accumulant l'argent,En étant remplis de publicités,Et pendant qu'on croit tout ça,Le vent souffle dans notre direction, La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux  La radioactivité fait peur, la radioactivité ça craint,On ne peut ni la voir, ni la sentir Elle touche tout le monde comme par exemple,Beyonce, Bae Yong-joon (acteur sud-coréen)Alien, Anpanman, Ultra Seven, Level Seven,Dub Ainu Band, Green Island, Soft Bank, Hard-Punk,Matsumoto Kiyoshi (chaîne de pharmacie), Matsumoto Hitoshi (humoriste)"Zack" (Zaccheroni, sélectionneur du Japon), McDo,Godzilla, Mothra (monstres géants), la police, les petits caïds,Le pdg, les profs, Michaël (Jackson), Maiko Haaaan!! (comédie de 2007)Tamori (humoriste), Takeshi (Kitano),Matsuya, Sukiya, (chaînes de fast-food)Takata (électroménager), Starbucks, La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux  La radioactivité fait peur, la radioactivité ça craint,On ne peut ni la voir, ni la sentir, personne ne peut s'enfuir Est-ce que vous voulez mourrir en avalant la radioactivité ?NON Y'A PAS MOYEN !Ils nous disent que la fuite ne s'arrrête pas ?NON Y'A PAS MOYEN !Est-ce que vous voulez que nos enfants nous reprochent de n'avoir rien fait ?NON Y'A PAS MOYEN !Est-ce que vous voulez vivre avec une grave maladie ?NON Y'A PAS MOYEN ! Est-ce que l'amour augmente avec la radioactivité ?Est-ce qu'on devient plus intelligent grâce à la radioactivité ?Est-ce qu'il n'y a plus de guerre avec la radioactivité ?Est-ce que les gens sourient plus avec la radioactivité ? La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux  La radioactivité fait peur, la radioactivité ça craint,On ne peut ni la voir, ni la sentir, personne ne peut s'enfuirOn ne peut ni la voir, ni la sentir, personne ne peut s'enfuir (x3)  [En fond, il est écrit sur un portique "Le nucléaire, une énergie pour un avenir brillant"] On ne peut pas fuir, pas fuir, pas fuir, pas fuir,le nucléaireOn ne peut pas fuir, pas fuir, pas fuir, pas fuir,quand il y a un accident, [Rankin Taxi en premier ministre, faisant des grands gestes] C'est pas dangereux, pas dangereux, pas dangereux, pas dangereux,le nucléaire,C'est pas dangereux, pas dangereux, pas dangereux, tant qu'il n'y a pas d'accident, C'est pas dangereux, pas dangereux, pas dangereux, pas dangereux,le nucléaire,C'est pas dangereux, pas dangereux, pas dangereux,Jusqu'à que ça le devienne Jusqu'à que ça le devienne (x4) Abruti!

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