Sophie Lucide
Publié le 05/04/2011

Culture et confiture


A l’Intérieur, M. Guéant persiste à associer Arabes et musulmans tandis que le comique troupier Frédéric Lefebvre évoque son livre de chevet Zadig et Voltaire.
Le président avait raison : on peut vraiment se passer de lire L’école c’est trop cher.
Née en 1966 à Strasbourg (67)
Etudes à Montpellier III Paul Valéry (licence psychologie)
Carrière commerciale à l'étranger et en France dans l'immobilier et les télécom
1er roman publié en 2009 avec Claude Bertout: Le diable, l'astronome et la naine rouge (éd. Le Pommier)
J'écris actuellement un polar (Un homme affable)
voilà...)) 

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Sophie Lucide

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Les coulisses de l'affaire Clearstream

Denis Robert raconte les coulisses de l'affaire Clearstream, 7e épisode. C'était trois mois avant qu'il soit relaxé par la Cour de Cassation des accusations portées contre son enquête. Denis Robert ne savait pas encore qu’il allait gagner au moment où nous l'avons enregistré...Mais la polémique continue, après la diffusion par Canal+ du documentaire "Cleastream, le grand bal des menteurs", réalisé par Daniel Leconte. Voici ce qu'en dit Denis Robert dans une tribune publiée par notre partenaire bibliobs.com - qui reprend notre feuilleton sur son site. Extrait :"En plein procès, Leconte avait eu la riche idée  d’interroger des journalistes pour leur demander ce qu’ils pensaient de mon travail. J’étais dans un premier temps au générique avec la mention « avec Denis Robert dans son propre rôle ». Ma victoire judiciaire les a obligés in extremis à virer les passages me concernant. J’écris « ils », car Daniel Leconte n’est pas seul. Richard Malka, son avocat qui est aussi celui de Clearstream et Denis Jeambar ont participé au film. Je ne comprends pas ce que Jeambar est venu faire dans cette galère mais tant pis pour lui. Pendant des semaines au moment des audiences, puis dans les mois qui suivirent, puis un an après, Leconte, Jeambar et les petites mains qui ont fait ce film m’ont poursuivi, écrit, supplié de parler devant leur micro. J’ai toujours refusé. Je m’en suis expliqué dans un courrier très poli."Bankenstein, conférence-performance enregistrée à l'Université Monstrueuse du Théâtre du Rond-Point le 22 octobre 2010 > épisode suivant> 1er épisode> en partenariat avec le site littéraire du Nouvel Observateur, bibliobs.com

Le 19 août 2010 à 12:46

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En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net, voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.vendredi 18 mai 2007 La tiédeur du Parti socialiste devant cette formidable avancée en paraît d’autant plus inexplicable, mais les faits sont là : au soir du 18 mai, Pierre Mauroy fait savoir qu’il quitte définitivement la vie politique. Quant à Martine Aubry, elle lâchera sèchement : « C’est super » devant la presse, mais elle n’a pas l’air de le penser. Benoît Hamon, lui, hésite : « Ben, je sais pas. Non, sur le papier, c’est bien, mais… Je sais pas ». Parmi les secrétariats resserrés : - Le secrétariat aux affaires intérieures, à l’ordre juste, aux droits et devoirs et au vivre ensemble sous le regard bienveillant de l’armée. - Le secrétariat aux régions, à la décentralisation, au particularisme et à l’identité des cantons. - Le secrétariat à l’avenir, à la recherche, au développement, au co-développement, à la réindustrialisation, à la lutte contre les concentrations  et à  la caution immobilière. - Le secrétariat à la famille, à la femme aux foyers, aux filles mères et aux gardes d’enfants. - Le secrétariat de la parité dans les autres et au pluralisme dans les uns, que pilote un binôme homme femme. - Le secrétariat à la participation participative, au référendum et à la pétition (dirigé par un collectif qui doit être élu, dans un second temps, par l’ensemble des secrétariats). - Le secrétariat à l’immigration douce, à l’intégration humaine et à l’identité mondiale. - Le secrétariat de l’argent à collecter, à compter et à répartir.- Le secrétariat à la santé, à la morale, au respect mutuel, à l’encadrement social et familial, à la protection de l’enfance et de la petite enfance, des handicapés et des minorités, à l’orientation des jeunes sans repères et à l’aide au recouvrement des dommages et intérêts alloués aux victimes. - Le secrétariat du grand Charléty de l’environnement, du développement durable, de la bio diversité et du changement de changement climatique. Une poignée de personnalités se sont glissées par la petite porte. Bernard Kouchner, qui avait salué dans la candidate Royal « une sainte laïque dans un monde en mouvement » même avant la clôture des bureaux de vote, est nommé secrétaire d’État aux pays dont il faut se mêler des affaires ; il dépendra du secrétariat aux affaires internationales, que conseille Hubert Védrine. Laurent Fabius devient sous-secrétaire à la biodiversité en outre-mer, sous la tutelle du secrétariat de l’avenir que dirige une certaine Madeleine Pinon. Mais il est aussi « chargé spécial de mission ». A ce titre, il se voit immédiatement commander un rapport sur la garde d’enfants dans le couple : « Détaillé, le rapport » insiste la présidente. François Bayrou, suite à un accord conclu entre les deux tours, prend la tête d’un sous-secrétariat à l’ouverture au centre : il aura ses propres bureaux, pour lui tout seul, avec lui tout seul dedans — mais pas d’enveloppe budgétaire, l’État se contentant de rembourser, ses factures d’électricité ou bien, sur justificatif, de téléphone. Hormis une vingtaine d’autres noms, c’est à peu près tout… La suite demain...

Le 26 août 2010 à 12:46

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En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net,  voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Planet.lundi 18 juin 2007Élysée. Le plan d’économies gouvernementales « un euro dépensé, un euro utile » se poursuit avec une rigueur spartiate. Après avoir fait changer toutes les ampoules de l’Élysée pour des modèles à basse consommation, la présidente fait procéder à un audit des caves, suivi d’une vente aux enchères de 10 000 des 15 000 grands crus en réserve — qui pourrait rapporter entre 2 et 5 millions d’euros. L’opération est rondement menée, malgré la crise de nerfs du sommelier de l’Élysée : le forcené s’enferme dans les caves, criant qu’il n’y laissera jamais descendre la présidente, parce qu’elle ferait tourner le vin. La garde républicaine l’en délogera. Au grand mécontentement des syndicats viticoles, on procède au réexamen des contrats avec les fournisseurs réguliers, essentiellement remplacés par des producteurs de Pineau des Charentes,  pour 200 000 € d’économies à l’année. La droite, sous l’impulsion de Jean Louis Borloo, hurle qu’on brade à l’encan le patrimoine. Les frais de bouche sont revus dans le sens « de l’économie ménagère », c’est-à-dire qu’on accommodera les restes. Les réceptions officielles se voudront « festives et conviviales », centrées autour d’un buffet Pineau des Charentes et chabichou. Le chef du protocole ayant fait circuler une note angoissée sur les menaces que ces disposition font planer sur le prestige de la nation, la présidente a suggéré qu’on les complète — pour les grandes occasions seulement — par des pyramides de rochers au chocolat sur des plateaux : 21 millions d’économie à l’année. L’ensemble du parc automobile est soldé, pour être remplacé par 45 voiturettes électriques Heuliez « Friendly ». La Présidente aligne sa rémunération sur le SMIC — « Ça m’évitera les questions pièges sur le niveau du SMIC », déclare-t- elle — et elle prie à chaque membre du gouvernement de proposer, lui-même, la baisse de ses émoluments : les Français jugeront ces hommes et ces femmes en fonction du pourcentage annoncéLa suite demain...

Le 3 août 2010 à 14:50

« Le message que devra adresser cette loi, si elle est votée, c'est de réaffirmer au sein de l'édifice familial cette responsabilité dont les bases ont été sapées depuis mai 68 »

Eric Ciotti, « Monsieur sécurité » de l'UMP, JDD, 1er août 2010

Quarante ans après, la marche des fiertés réactionnaires sur les Champs-Elysées n’est pas dispersée. Jeter en prison les parents de mineurs délinquants qui ne se seraient pas amendés - le projet auquel fait allusion le député niçois - devrait ainsi être le magnum opus du sarkozysme, stade suprême du gaullisme. Ce préposé de l’UMP aux basses œuvres sécuritaires a déjà associé son nom à quelques intempérances parlementaires. Il récidive en reprenant le fil de l’épopée entamée une semaine avant le premier tour de la présidentielle par un Nicolas Sarkozy pourfendant « l’héritage de Mai 68 » qui aurait aboli toute les valeurs fondamentale de la France, au point de « préparer le terrain au capitalisme sans scrupule et sans éthique des parachutes en or, des retraites chapeaux et des des patrons voyous ». Mais on n’évacue pas sans inconvénient la Sorbonne pour le Fouquet’s. Mai 68 n’était plus « le sujet ». Grâce soit rendue à Eric Ciotti qui rappelle combien ces « événements » furent générateurs de désordres dans la société. La loi ouvrant les vannes du divorce n’est-elle pas le produit des relâchements moraux de l’époque ?  Alors, vite une abrogation restaurant l’ordre conjugal d’avant. Manquerait plus qu’on hérite un jour d’un président de la République trois fois marié et flanqué d’une famille « recomposée ».

Le 11 janvier 2012 à 16:08

"C'est indigne de reprocher à Nicolas Sarkozy d'aller dans une brasserie populaire !"

Christian Estrosi, député-maire UMP de Nice, RFI, mardi 10 janvier 2012

C’est vrai, quoi ! Pour s’être fait une « cantoche » au Fouquet’s des Champs-Elysées, Nicolas Sarkozy serait taxé  pour l’éternité de goûts somptuaires. On reconnaît bien là ce mépris du peuple animant les empoisonneurs de l’esprit public. Les classes laborieuses  n’auraient pas le droit d’accéder à un lieu où le menu s’affiche à 78 euros minimum ( sans les vins) ? A eux seulement, les bouis-bouis avec plat du jour à 10 euros, pain compris ? On nage dans  l’ostracisme social. Et dans la mauvaise foi. De celle qui voudrait nous faire prendre un pédalo loué à Malte pour le yacht d’un milliardaire, ou la touchante rencontre d’un président esseulé et d’une immigrée italienne, intermittente du spectacle avec un enfant à charge, pour une romance jet-set. Et pendant qu’on y est, voilà le « bouclier fiscal » stigmatisé encore comme une mesure pour les riches,  par ceux qui n’ont pas idée de ce qu’est le sort d’un agriculteur smicard propriétaire de quelques hectares à l’Ile de Ré. Ne parlons même pas de ces familles méritantes qui peinent à entretenir le château des ancêtres, et dont les colonnes infernales du candidat Hollande sont résolues maintenant à sucrer le quotient familial. Qui dira ce qu’il en coûtera d’une augmentation de la TVA sur la vente des Rolex ? Bien plus qu’un point sur le prix de la baguette. Et pourquoi pas, demain, imposer à tous un salaire de "minable" à 5000 euros par mois ? Ça nous pend au nez. Debout les gavés de la terre !

Le 25 février 2011 à 15:24

« C'est depuis la chute de Ben Ali que tout le monde est tombé sur la ministre des Affaires étrangères. C'est un bouc émissaire »

Patrick Ollier, ministre des Relations avec le Parlement, Le Parisien, 25 février 2011

Pas très malin le compagnon officiel de Michèle Alliot-Marie. Certes l’intention était louable, de prendre le taureau par les cornes pour défendre la martyrisée. Mais en la masculinisant de la sorte il prenait le risque de faire ricaner sur leur couple. Injuste d’une certaine façon car si l’Académie autorise la féminisation des titres, la métaphore biblique résiste aux transferts de genre. Il n’allait quand même pas traiter madame de « chèvre », fut-elle émissaire, et quoique prétendent certains diplomates anonymes peu convaincus par les  performances de leur ministre. Tout le mal, si l’on peut dire, vient de la fête de l’Expiation dans la tradition juive, où l’on sacrifiait à Yaveh un agneau et non une brebis (le bouc faisait l’affaire) afin d’être délivré de ses pêchés. Mais même si on fait l’économie de toutes les interprétations analytiques et anthropologiques de cet acte symbolique, il reste que le bouc doit être impérativement innocent, avant d’être émissaire. Sinon, c’est la peine de mort. Rien à voir. Or, si l’on revient à nos moutons (décidément…) difficile de disculper la ministre des Affaires étrangères en titre (à l’heure où son Patrick parlait). Elle aurait un peu moins fait l’émissaire entre Paris et Tunis (et vice versa) du temps de Ben Ali, elle ne se serait pas retrouvée… le couteau sous la gorge.

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