Noël Godin
Publié le 09/04/2011

Tornade chantilly sur Mgr Léonard, primat intégriste


Carte postale de Belgique

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Autres épisodes :

Bonjour les aminches,
A Bruxelles, c'est la bamboula.Notre internationale pâtissière vient d'entarter Monseigneur Léonard, le primat intégriste de l'Eglise catholique belge.

Louvain-la-Neuve, mardi 5 Avril 2011
Alors qu’il se rendait à l’université catholique de Louvain-la-Neuve à un débat avec le professeur de physique théorique Jean Bricmont sur le thème « Concilier science et foi, est-ce bien raisonnable ? », Mgr Léonard est tombé dans une embuscade pâtissière.
Une première tarte à la crème a atterri sur son visage au moment où il entrait dans le bâtiment universitaire. Une fois débarbouillé, André-Joseph Léonard a pu gagner sans encombre l’auditoire Coubertin où on l’attendait. Mais à peine le primat de l'église catholique belge avait-il pénétré dans les lieux qu’il recevait de plein fouet trois nouvelles tartes dégoulinantes.
Les quatre jeunes entarteurs de l’archevêque intégriste, qui n’en étaient pas à leur coup d’essai (en 2011, opérations Éric Zemmour et Melchior Wathelet), se sont ralliés depuis peu à l’Internationale pâtissière.
Gloup, gloup, gloup, gloup !
Entartons, entartons
l’homophobe ratichon !

Déclaration à chaud des Maurice Gloup :
"Entartons, entartons les homophobes en robe
Et les anti-avortements qui, dégueulassement,
Protègent ceux qui tripotent les petits enfants.
Que M'sieur SIDA ne s'en fasse pas,
la capote, eux, ils ne la mettent pas."
Dans le très catholique "Télérama" belge, "Amis du film et de la TV", Noël Godin, dans les années 70-75, a saboté méthodiquement, et sans jamais être démasqué, les différentes rubriques dont il était titulaire en y injectant une tonnelée de faux "camérages" et de fausses interviews de célébrités cinématographiques, et en rendant compte, de retour de festivals, d'une foultitude de films inexistants dont il fournissait les photos de tournage. A part ça, l'escogriffe a écrit quelques traités de haute pédagogie ("Anthologie de la subversion carabinée", "Entartons entartons les pompeux cornichons ! ...) et a réalisé quelques courts métrages bougrement éducatifs ("Prout prout tralala", "Grève et pets", "Si j'avais dix trous de cul"...).
Toute l'actualité anarcho-pâtissière sur http://www.gloupgloup.be 

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Le 2 mars 2011 à 08:00

L'oeuf et la poule

Question métaphysique

Qui de l'œuf ou de la poule est apparu le premier? Bien sûr, s'il fallait l'écouter, Darwin répondrait l'œuf. Heureusement, les replis des soutanes abritent des objections imparables. Il ne faut pas prêter l'oreille à Darwin. Et d'ailleurs, Darwin ne rend pas les oreilles qu'on lui prête. La bonne réponse à cette question métaphysique, l'unique, l'indiscutable réponse est… Dieu.Un jour, Dieu pondit un œuf. Et Dieu, examinant cet objet d'une forme parfaite, vit que cela était bon. Il s'interrogea longtemps, abîmé dans une profonde méditation, se priant lui-même de lui apporter la clé à ses interrogations : à quoi cela peut-il servir ? Il posa par-dessus son gros cul divin après l'avoir orné de plumes duveteuses. Une fantaisie qui lui prenait de temps en temps, les soirs où il se rendait au Lido. Il vit que cela était bon. Puis Dieu reprit sa réflexion. Après avoir créé la terre et les cieux, séparé la lumière des ténèbres, fait pousser les montagnes et les déserts de sable, après avoir inventé les océans et le pâté de lapin, Dieu n'avait plus rien à faire et s'emmerdait menu. Il s'abandonnait à la contemplation et cherchait à comprendre le sens des choses, même des plus futiles comme cet œuf. Vingt-et-un jours plus tard, la coquille de l'œuf se fendilla, un poussin naissait.Devant cet extraordinaire événement, Dieu pondit de nouveau un œuf. Il n'attendit pas vingt-et-un jours. Il inventa alors la mouillette. Et Dieu vit que cela était bon.

Le 21 septembre 2011 à 08:41

Les amis qui viennent au Liban sont toujours sidérés de voir comment on arrive à vivre dans ce foutoir

Dans quel état est le Liban ? Lamentable à tous les niveaux, notamment au niveau gouvernemental et de l'Etat. Mais j’oserais dire qu’on est habitué à vivre dans cette merde, on s’en arrange très bien. Les amis qui viennent sont toujours sidérés de voir comment on arrive à vivre dans ce foutoir. Mais en même temps, on n’a pas Hadopi, on télécharge gratuitement, tu peux acheter n’importe quel nouveau programme pour 1$. Tu peux fuir les impôts sans problème, tout le monde s’en fout. De toute façon, la corruption passe au-dessus de tout ça. C’est des petites conneries qui contrebalancent la merde dans laquelle on vit et qui font qu’on est bien content de vivre là-bas. C’est bien sûr affreux, la corruption dans l’Etat. Mais d'un côté, la vie de tous les jours est un peu moins prise de tête qu’en Europe. Si à trois heures du matin tu arrives à un feu rouge et qu’il n’y a personne, tu peux passer. Même s’il y a un policier. Tu as encore ton libre-arbitre. Mais, on vit aussi dans un état d’entre-deux-guerres. On ne sait pas d’où elle va venir : est-ce que c’est d’Israël ? Est-ce que c’est une guerre civile ? Il y a plein de scénarios possibles et ça, c’est dur. Depuis qu’on est jeune, au Liban, on a appris à ne pas faire de projets à long terme. Dans trois ans, il y a de fortes chances que tu ne sois plus ici ou que tu ne sois plus du tout. C’est une vie au jour le jour et je m’en arrange très bien. Quand j'étais plus jeune, je voulais venir en France ou en Belgique, dans un pays francophone où j’aurais pu faire de la bande dessinée. Mais en voyageant avec les tournées de musique, j’ai découvert que ça n'est pas mieux ailleurs. Bien sûr ici il y a des subventions pour la culture, il n’y a pas de guerre. Mais en contrepartie, il y a aussi de moins bonnes choses. > Mazen Kerbaj "Gens de Beyrouth - gens de Paris", exposition à la librairie du Théâtre du Rond-Point jusqu'au 14 octobre 2011En partenariat avec les associations libanaises ASSABIL, les amis des bibliothèques publiques, et KITABAT, association pour le développement des ateliers d'écriture, et avec le soutien financier de la Région Ile-de-France

Le 13 mars 2015 à 09:24

Noms (pas très) propres

ou l'altérité interdite

Pendant longtemps, une flopée de mes frères de papier, jugés trop "impolis", étaient bannis des écoles, des universités, de la télé, des bibliothèques publiques et des colloques intellos.Pendant longtemps, le Ministère de la Langue publiait chaque matin la liste des mots qu’il n’était pas de bon ton de prononcer ce jour-là.Des mots/des noms pas très propres.Remplacés par des mots/des noms propres, très propres sur eux, très comme il faut, des mots corrects, polis, lisses, validés par la police, la Police de la Grammaire Orthodoxe.Des mots BCBG, soigneusement filtrés par la brigade lexicale.Une littérature de fonctionnaires émargeant au Ministère de La Langue de Bois.Des scribes obséquieux pour littérature obéissante.Et les gens qu’il ne fallait pas écouter : poètes, écrivains, chroniqueurs, tribuns, activistes, publicistes, éditorialistes, meddah, ménestrels, et autres chanteurs de raï, le genre sulfureux-scandaleux par excellence.Toutes les chansons raï étaient interdites de radio.Des mots/ des noms pas très propres remplacés par des mots/des noms propres.DE LA GRAMMATOLOGIE (Derrida) rapporte ces mots de l’enfant d’El Biar : « La bataille des noms propres suit l’arrivée de l’étranger".Et les gens devenaient étrangers dans leur propre langue, dans leur propre patois, patelin, patrie, dans leur langue maternelle, paternelle, fraternelle, dans leur langue éternelle, dans leur propre intimité, dans leur propre douar, dans leur propre maison, dans leur propre pantalon, dans le creux de leur cœur et les replis de leur âme et l’anfractuosité de leur solitude ;  étrangers dans leur propre langue depuis que, dans les écoles, dans les mosquées, dans les cafés, au cinéma, au théâtre, à la télévision, on ne les entendait jamais car n’ayant pas assimilé la nomenclature des Mots Propres, eux les gens de peu.Les gens sans nom propre.Les gens sans nom tout court.SNP.SDF de la langue.Exclus du Thésaurus des mots officiels et du Logos Central.  Longtemps, on a enjoint aux écrivains d’écrire poli, d’écrire joli et de fermer leur gueule, pour être lus.Après, on a voulu leur clouer le bec pour de vrai.Pour de bon.C’était l’ère du Verbe d’Allah supplantant tous les verbes.Tous les mots."Lis au nom du Seigneur ton Dieu qui a tout créé".Qui a tout crée à partir d’un verbe.Le verbe « LIRE ».Mais eux, ils ne lisaient pas « au nom de Lui ».Ils ne lisaient que Lui.Que ça.A l’exclusion de toute autre parole.Comme si tout le reste, c’étaient Les Versets Sataniques.Et ils décrétèrent que seuls eux avaient le droit d’être publiés, lus, commentés.Obnubilés qu’ils étaient d’avoir le fac-similé du Coran imprimé sur leur hypothalamus.Et ils lui faisaient une promo d’enfer.Comme si Dieu avait besoin d’un agent littéraire.Et ils plombèrent l’ambiance, plongèrent les bibliothèques dans un silence religieux.Un silence de morts.D’une balle dans la narration.Et ce n’était pas une métaphore.Et ils les butèrent un à un. TAHAR DJAOUTDJILLALI LIABESSAID MEKBELABDELKADER ALLOULAAZZEDDINE MEDJOUBIYOUCEF SEBTILAADI FLICICHEB HASNINABILA DJAHNINEMAHFOUDH BOUCEBCIM'HAMED BOUKHOBZABAKHTI BENOUDARACHIDA HAMMADIAHMED ASSELAHRABAH ASSELAHAMEL ZENOUNSMAIL YEFSAHYOUCEF FATHALLAHYASMINE DRISSIOMAR OUARTILANEALLAOUA AIT MEBAREKMOHAMED DORBANENAIMA HAMOUDABRAHIM GUEROUIMATOUB LOUNES......... Djaout (assassiné le 26 mai 1993) l'avait prédit: "À l’heure qu’il est, ils ont déjà brûlé tous les livres en un incendie exorcisant. Ils ont compris le danger des mots, de tous les mots qu’ils n’arrivaient pas à domestiquer et à anesthésier. Car les mots, mis bout à bout, portent le doute, le changement. Il ne faut surtout pas que les mots entretiennent l’utopie d’une autre forme de vérité, de chemins insoupçonnés, d’un autre lieu de la pensée. Ceux qui, défiant l’injonction, s’agrippent aux mots incontrôlés, doivent être mis hors d’état de nuire. Par le bâillonnement, la liquidation si nécessaire." [Le Dernier été de la Raison] Mustapha Benfodil. L'AntiLivre. Roman-document. A paraître.    

Le 21 août 2012 à 09:03

Robert Dehoux

Les cracks méconnus du rire de résistance

Avez-vous déjà lu quelque part une description du modus operandi pigeonneur des idéologies plus fortiche que celle-ci ? « Toutes les idéologies procèdent de la même manière. Elles partent des faits constatés dans la pratique courante pour les fixer dans une Loi et présenter ensuite cette Loi comme explicative et justificatrice des faits. L’effet devient la Cause, c’est cette Cause qu’on défend, et c’est au nom de cette Cause qu’on fait durer l’effet. » C’est signé Robert Dehoux, un truculent sosie belge de Popeye venant hélas de casser sa pipe (voir hommage vidéo de Be­noît De­lé­pine et Gus­tave Ker­vern) et dont tous les livres, du libelle « Teilhard est un con » (1962) et de la renversante « Survaleur » (autoédité en 1970) au manifeste des anti-ethnologues enragés « Le Zizi sous clôture inaugure la culture » (L’Age d’homme), filent une sacrée chicousta aux préceptes-mêmes de l’économie marchande, du pouvoir hiérarchisé, de « la fabrication des responsables ».S’ils me semblent aussi balèzes — je n’exagère même pas — que les plus radicales analyses d’un Debord ou d’un Baudrillard, les brûlots de Dehoux présentent la singularité d’être toujours, par ailleurs, foutrement désopilants. Tout autant que ses mots de désordre trompetés parfois lors de manifs ou pendant des cérémonies pompeuses : « Ayons le sens de l’irresponsabilité ! » ; « Evadons-nous de nos cellules familiales » » ; « Détraquons ce qui nous traque ! » ; « Faisons dérailler le train-train quotidien ! ».Tout autant que l’effarante profession qu’il avait créée et exercée : antilibraire. Dans l’anti-librairie de Robert Dehoux, près de la place Flagey de Bruxelles, outre ses livres séditieux préférés, on trouvait sur la couverture d’espèces de boîtiers des titres connus d’auteurs qui lui hérissaient le poil (Descartes, Hegel, Marx…). Et quand on ouvrait ces anti-livres, on tombait sur une critique gratinée des côtés réacs des ouvrages historiques en question fricassée par la maître des lieux. Robert appelait ça : « dépublier des livres ».Mais ce ne sont pas les écrits scandaleux de Robert Dehoux, trop peu répandus encore, ni ses dépublications cocasses de livres qui en ont fait un redoutable ennemi des lois et institutions. Ce sont ses voies de fait nocturnes. Qu’il s’agisse de ses fausses alertes à l’expropriation dans des poudrières ouvrières ou de ses opérations commandos, effectuées en famille, de bouchages méthodiques de serrures antipathiques (commissariats, sanctuaires, écoles, cabinets d’huissiers de justice ou de percepteurs du fisc…) à l’aide de bêtes allumettes coupées dans le sens de la longueur puis, plus tard, de colles extra fortes.Un beau matin, à Bruxelles, aucune banque du centre n’a pu ouvrir ses portes car toutes leurs serrures avaient été artistiquement bouchées durant la nuit.« En fermant les banques, nous nous donnons l’occasion de ne plus payer nos traites, nos téléphones, nos loyers, etc. Et donc de ne plus entretenir l’armée qui en notre nom nous occupe. En fermant les banques, nous nous donnons à nous-mêmes le crédit que jusqu’à présent celles-ci nous distillaient à partir de notre propre travail. »

Le 21 septembre 2010 à 14:56

Le Guili-guili show

Rire et résistance en République islamique d'Iran

Contrairement aux idées du prêt à porter médiatique en vogue, il ne faut pas confondre les Iraniens et les institutions qui les gouvernent. Plus les lois morales d’une société sont rigoureuses, plus forte est l’envie de rire et de s’en moquer. Plus il y a d’interdit, plus le désir de transgression devient un état permanent de la société, un passe-temps collectif. Les gens ne s’identifient pas aux lois, ils se mettent en face d’elle et n’arrêtent pas de chercher des moyens de les détourner. Tout peut devenir objet de dérision. Au début de la révolution islamique, il y avait à la télévision une émission animée par un ayatollah qui donnait une interprétation et une explication minutieuse à des situations improbables que pouvait rencontrer dans sa vie tout bon croyant : « Si lors d’un tremblement de terre un homme habitant le cinquième étage tombe sur une femme résidant au quatrième et qu’à l’issue de cette collision un enfant naît, le fruit de cette union est-il légitime ou illégitime ? ». Cette émission qui se voulait sérieuse rencontra un immense succès comique. Les Téhérani l’appelaient le « Guili-guili show ». Vingt ans plus tard la censure s’est assouplie, elle autorise la sortie du Lézard, long métrage de Kamal Tabrizi racontant l’histoire d’un voleur qui s’échappe de prison déguisé en mollah et qui se retrouve malgré lui le saint prédicateur d’une mosquée de village. Il est harcelé par de jeunes apprentis mollahs qui lui demandent ce qu’a prévu le Livre pour le cas où deux cosmonautes homme et femme se trouvent en apesanteur dans l’espace et se touchent ? « Doivent-ils faire un mariage provisoire ? ». En trois semaine, ce film a pulvérisé le record de fréquentation de toute l’histoire du cinéma iranien, avant d’être retiré des salles par les autorités…

Le 3 janvier 2012 à 10:06

Les katzenjammer kids d'outre-Rhin

Les cracks méconnus du rire de résistance

La guérilla burlesque contre les cornichonneries régnantes n’a pas été menée seulement en France par les dadaïstes et les situs, aux States par les yippies et les Yes Men, en Italie par les Indiens métropolitains, ou en Suède par les zazous de Christiana. Elle a fait rage aussi dans l’austère Allemagne déjà mise à mal par les insolences de l’humoriste Karl Valentin et par les niches de Max et Moritz. C’est de fait à Berlin qu’a été lancé en 1960 par des turlupins de la très anarchisante Kommune 1 le concept de la « Spassguerilla » « revisitant les procédés de la critique sociale sur le mode de l’impertinence créatrice ». Le catalogue des coups d’éclats loufoques des artivistes d’outre-Rhin est paru en 1997 et est tout de suite devenu culte. Il propose un « arsenal de tactiques d’agitation joyeuse et de résistance ludique à l’oppression : détournements, camouflages, happenings, théâtres invisibles, attaques psychiques, entartages ». Et, grandiose nouvelle, le petit manuel irrésistible du sabotage facétieux, signé par des entités collectives énigmatiques, Autonome a.f.r.i.k.a. – gruppe, Luther Blissett, Sonja Brünzels, vient d’être traduit, adapté en français et remis en partie à jour par une vieille connaissance : Olivier Cyran de la bande à Charlie Hebdo ancienne manière, un des tout premiers loustics à avoir été lourdé par le sordide Philippe Val. Titre du guide-manifeste propulsé fin 2011 chez nous par les éditions Zones : Manuel de communication-guérilla. « Tandis que la politique radicale traditionnelle mise sur la force persuasive du discours rationnel, la communication-guérilla ne s’appuie pas sur des arguments, des chiffres et des faits, mais cherche à détourner les signes et les codes de la communication dominante. Elle travaille à intensifier la charge subversive du non-verbal, du paradoxe, du faux, du mythe. Elle se définit comme l’art de mettre de la friture sur la ligne. »   De la friture sur la ligne sapant les modèles d’identification du pouvoir, les désobéissants allemands n’ont pas cessé d’en mettre. On leur doit quelques-uns des faux donquichottesques les plus tordants du dernier demi-siècle.   Les fausses circulaires En 1992, des papillons de la régie des transports publics annoncent que, pendant le sommet de Munich, les voyages en métro seront gratos. Durant cette période, aucun contrôleur n’ose coller une amende aux fraudeurs. De même, en 1971, quand les quartiers populaires de Berlin-Ouest sont submergés par des centaines de milliers de faux tickets de métro et de faux tickets-restaurants, la répression baisse les bras.   Les faux supporters En 1969, le président Nixon serre les mâchoires lorsqu’il constate que sont venus en force à un de ses meetings surmédiatisés des cagoulards du Ku Klux Klan agitant une pancarte : « The Klan supports Nixon ».   Les faux bulletins officiels Pendant la guerre du Golfe, des communiqués portant le sceau de l’administration municipale d’Usnabrück convient les habitants de la région à se porter volontaires pour des actions suicide en Irak. La ville dénonce cette « farce morbide », signale un dépôt de plaintes, et prie les citoyens de coopérer avec les enquêteurs. Mais c’est aussi un faux.   Les faux cadeaux En 1992, chaque membre du comité de promotion des Jeux olympiques d’été reçoit un sachet de marijuana agrémenté d’un petit mot obséquieux du maire d’Amsterdam : « le Comité olympique néerlandais tient à vous faire découvrir cette spécialité emblématique de notre ville ».   Les fausses manifs Dans les seventies, des contre-manifestants yippies conspuent les policiers new-yorkais rassemblés devant la mairie pour réclamer des hausses de salaire : « Retournez en Russie, sales communistes ! », « Lavez-vous ! ». À la même époque, les Indiens métropolitains inventent les fausses manifs de droite en scandant dans les rue d’Italie : « Moins de salaires, plus de travail ! ». Boyautantes également, les manifs tonitruantes de minuit contre les tapages nocturnes.   Les fausses affiches En Grande-Bretagne, des fripons placardent à l’entrée des grands magasins des « free shopping day » (aujourd’hui, tout est gratuit). Tandis qu’on peut lire à Francfort : « Chers clients, afin de mettre à l’essai notre nouveau système antivol, nous vous demandons de bien vouloir passer par les caisses sans payer. »   Alphonse Allais, Marcel Mariën, Abbie Hoffman et les autres sultans du canular justicier peuvent dormir tranquille dans leur tumulus : de nouveaux gredins sont là pour « mettre en panique la surface des choses » (Raymond Borde) ni vu ni connu.

Le 13 novembre 2010 à 11:48

Ali Dilem

Dessinateurs et caricaturistes du monde entier (7)

Il paraît que Dilem est le nom d’un groupe parisien de rock funk et celui d’un distributeur de lunettes qui se vante d’avoir créé des branches interchangeables. Révolutionneront-ils dans les années à venir le milieu de la musique et de l’optique ? Dilem, le caricaturiste, fait aussi grand bruit. Et le fait est qu’avec lui on voit bien, on voit mieux. Ce qui est, on en conviendra, doublement avantageux. Il suffit pour s’en rendre compte de regarder le dessin quotidien qu’il livre au site de TV5 Monde. On emploie l’expression « croquer l’actualité » pour un dessinateur de presse. Lui la dépèce joyeusement, il en dissèque les abats et les examine pour nous en donner le meilleur morceau. En Algérie, il travaille pour un journal qui porte le beau nom de Liberté. Ali Dilem est né le 29 juin 1967 de parents kabyles à El-Harrach. A ses quarante-trois ans, il faudrait retrancher tout ce temps perdu sur les bancs du Palais de justice d’Alger pour une cinquantaine de procès en diffamation intentés par les autorités et les neuf ans de prison qu’il totalise depuis que ce diplômé des beaux-arts s’est lancé dans la satire. L’Etat a la main leste ? Lui, la dent dure, autre nom du devoir de vérité. Alors, cet artiste qui œuvre pour le pluralisme politique et les droits des femmes persévère. Contre Boutef, diminutif d’Abdelaziz Bouteflika, contre les intégristes, contre les groupes islamistes, contre la police politique, contre les généraux corrompus. Il a l’art des raccourcis qui sont des décapitations. « La majorité, c'est le général Toufik et l'opposition, c'est aussi le général Toufik. » Depuis 2001, des « amendements Dilem » introduits dans le Code pénal, prévoient une série de mesures, y compris la peine de prison ferme contre des journalistes qui offenseraient le président de la République ou les grands corps d’État (armée, justice…). En 2004, il a été condamné à mort par une fatwa répercutée par les mosquées de son pays. L’Etat d’un côté, les religieux de l’autre, c’est ce qu’on appelle être pris dans un tir croisé. Pourtant, pas de quoi le faire plier. En face, son arsenal ne pèse pas lourd à première vue. Il contient quoi ?, des feuilles blanches, un stylo auxquels il faut ajouter un talent tranchant, quelque chose d’explosif dans l’humour et le soutien du peuple, l’amour de ses admirateurs et les grands prix internationaux qui ont consacré sa plume corrosive et son courage citoyen. Ali Dilem a commencé sa carrière à l’Alger Républicain, qui était le journaliste où Albert Camus fit ses débuts de reporter en 1938 et où il dénonça la « Misère en Kabylie ». Il est aujourd’hui membre de la fondation Cartooning for Peace, fondée à l’initiative de l’ONU, qui organise des expositions et des conférences à travers le dans le monde. Dilem est donc bien plus rock et plus clairvoyant que ses homonymes. Faites du bruit avec lui ! Chaussez Dilem !

Le 16 décembre 2011 à 08:15

L'archipel de la connerie

Lorsque Les Paravents de Jean Genet fut créée en 1966 au théâtre de l’Odéon à Paris, la troupe d’intégristes nationalistes qui s’acharnait à jeter sur la scène des rats morts et des punaises sur la comédienne Maria Casarès et ses autres confrères et consœurs, invoquait le scandale que cette pièce représentait pour l’honneur de la France et l’autorité nationale déchue de l’autre côté de la Méditerranée. Ils s’insurgeaient non d’une guerre injuste et de ses motivations profondes, mais de l’œuvre d’un dramaturge repris de justice, et sodomite qui plus est, représentée sur la scène d’un théâtre national, donc avec les deniers de l’Etat.Bien des années plus-tard c’est une pièce de Daniel Lemahieu intitulée Viols qui provoque à Avignon la haine d’un certain public qui désosse les fauteuils et les jette sur la scène du théâtre en menaçant l’auteur, une partie du public et les comédiens. Ce diktat de la connerie grégaire, cette incapacité à considérer la critique, la création artistique, ou toute forme d’expression hors de ses propres avis entendus, les siens ou ceux d’une communauté fétichisant une parole ou une pensée à travers laquelle on se définit, détermine toutes les formes de fascisme banal. Pasolini avec Salo, ou les 120 jours de Sodome, a pour sa part, même indirectement, payé cette production coprophage, sadomasochiste, bestiale et poétique de sa vie, alors qu’il dénonçait le degrés de corruption de son Etat durant les années de plomb minées par différentes formes de terrorisme et d’affaires de corruption (cela ne vous rappelle pas quelque chose ?) ; en 1988 dans une salle de cinéma à Paris, ce sont treize spectateurs qui sont sévèrement blessés suite à l’attentat d’un groupuscule terroriste chrétien qui a voulu manifester contre la projection de La dernière tentation du Christ de Martin Scorcese, d’après le roman d’un auteur et philosophe grec (décidément ces grecs, y savent rien faire que corrompre la jeunesse – dixit cet enculé de Socrate ; et vider les bourses de l’Europe) Nikos Kazantzakis.En Grande-Bretagne le théâtre aussi choque. C’est dans les années 1960 une pièce du Dramaturge Edward Bond qui provoque un public bourgeois et bien-pensant, très démocrate-chrétien, s’indignant de voir une scène de violence où un landau (et son bébé) se trouve lapidé par des jeunes ; trente ans plus-tard c’est la pièce Anéantis de Sarah Kane, décrivant la situation d’un journaliste cynique, cancéreux en fin de vie, enfermé avec une jeune femme qui lui servira de victime puis de bourreau pendant qu’au dehors une guerre civile se déroule, qui défraye la chronique. A chaque fois c’est l’artiste et son propos qui choquent et non la réalité dans laquelle nous vivons, conduisant ces bien-pensants, au nom d’une prétendue idéologie décatie ou d’une spiritualité dont ils ne connaissent rien du sens et de la portée profonde, à manifester et à invoquer la censure plutôt qu’à s’insurger contre le monde dans lequel ils vivent et dans lequel jour après jours les principes fondamentaux de nos démocraties et de notre république sont malmenés ou piétinés. Ces bien-pensants préfèrent huer le comédien qui symboliquement lève un poing emprisonnant une pierre au-dessus d’un landau vide, plutôt que le ou la chef de gouvernement qui s’apprête à bombarder, selon les époques, les îles malouines, ou les civils irakiens au nom de leur démocratie et surtout du portefeuille.Ce théâtre des morts qui est le nôtre depuis l’antiquité, en passant par Shakespeare, Müller et le théâtre d’agit-prop critiquant le consumérisme et la morale qui le soutient, ce théâtre dans lequel le sang, la sueur, l’argent, la merde et leurs inséminations se lient au cynisme du monde dénoncé sur la scène du théâtre où l’amoralité profonde de notre humanité éructe, les irrite et c’est bien normal, car leur souci n’est pas l’état de leur monde, mais l’état de leur pré-carré, de leur maison, de leur salon, de leur salle à manger et de leur chambre à coucher. Selon eux l’on peut tuer et mourir dans des conditions indignes tant que la morale, leur morale, est préservée, et s’installer tout en mangeant devant son poste de télévision. En ce sens, ils ne diffèrent par réellement de certains chefs d’entreprises, du banquier ou du gros actionnaire du CAC 40 qui préserve son veau d’or à tout prix, malgré les conséquences de cette vénération.Ils préfèrent s’indigner devant le badigeonnage d’une figure dévote sur la scène d’un théâtre national (même si l’on peut librement considérer que badigeonner la figure du Christ de merde, ou mettre un crucifix dans un bocal rempli de pisse, n’est pas l’acte artistique le plus subversif ni le plus intéressant de toute la création de notre ère), alors que leurs saintes écritures sont pleine de cette haine, de ces feux de la géhennes divine brûlant des âmes impies : Job le plus fidèle serviteur d’un seigneur vengeur, jaloux, colérique, si humain finalement, recouvrant son serviteur le plus dévot et chevronné de pustules et de vermine, lui faisant perdre femme et enfants parce que son Dieu n’a finalement pu résister à la tentation de Satan, de la même manière que ces dévots ne peuvent résister à la tentation de leur propre ignorance. Ces catholiques d’extrême-droite ou de droite conservatrice s’indignent que l’on puisse malmener un fétiche, un bout de bois ou une image, mais ne semblent pas faire preuve de la même ferveur, ni même du même amour du prochain en voyant ces hommes et ces femmes contraints de dormir sur le bitume ou dans des tentes de fortunes dans les bois (pour certains des employés mal payés) parce qu’ils ne trouvent pas de logement et que leur situation, et celle de leurs familles, indiffère la plus-part d’entre-nous. Ils devraient s’indigner devant la paupérisation galopante de leur pays et de nos démocraties occidentales qui est le fruit d’une politique économique brutale et amorale qui nous conduit droit dans le mur, plutôt que devant les gestes symboliques et rituels de celui ou de celle qui s’exprime librement sur la scène d’un théâtre où dans les pages d’un livre. Ceux qui ont manifesté et qui manifesteront devant le théâtre du Rond-Point, comme devant n’importe quel autre théâtre du monde pour ces raisons, ne réalisent pas à quelle point leur attitude, comme celle de ces intégristes ayant brûlé la rédaction d’un journal parce que ce dernier avait publié des caricatures dites hérétiques d’un autre prophète, incarnent eux-mêmes par leur aveuglement le mal et l’intolérance qu’ils prétendent dénoncer et qui tue réellement, et non symboliquement, jour après jour. Leur indifférence à l’humain. Cet archipel de la connerie qui est notre propre goulag.

Le 13 décembre 2014 à 08:26

Dieu : « J'aimerais tellement que les gens comprennent que je n'existe pas »

On croyait Ses voies impénétrables mais Il a pourtant choisi de se mettre en travers de notre chemin. Dans le journal La Croix daté d’aujourd’hui, le Seigneur a décidé de prendre la parole à l’occasion d’une interview où Il s’exprime sans détour. Le souverain céleste regrette notamment que les êtres humains ne soient pas davantage lucides sur le monde dans lequel ils vivent. Il condamne entre autres tous ceux qui affirment qu’Il existerait bel et bien et serait tout puissant. « Un dogme stupide et dangereux » Dans cette fameuse interview publiée ce matin, Dieu emploie un langage plutôt rude à l’égard de tous les croyants, au risque de choquer ses plus fidèles fidèles : « Franchement je sais pas d’où ils sortent tout ça. Le truc sur l’omniscience et l’omnipotence là… Et alors le couplet sur la bienveillance universelle, c’est sûr c’est beau et super optimiste mais ça manque profondément de réalisme. » Le Seigneur fictif invite ensuite tous ses fidèles à changer de comportement : « Je pense que les croyants actuels du monde entier devraient arrêter de s’accrocher à leurs histoires, sympathiques au demeurant, mais légèrement absurdes. » Dans cet entretien accordé au journal La Croix, le divin créateur décrit la surprise qu’Il ressent à voir des millions et des millions de personnes continuer à croire en lui depuis des milliers d’années : « Pourquoi les gens persévèrent-ils alors qu’ils n’ont aucune preuve attestant de mon existence ? Je trouve évidemment ça très honorable d’avoir la foi comme ça mais là ça me paraît un chouia excessif. » Une incompréhension qui s’accompagne d’un sentiment de tristesse en constatant les dégâts provoqués par ce qu’Il qualifie de « superstition de comptoir » : « La croyance en mon existence a engendré tellement d’atrocités. J’aimerais tellement que les gens comprennent que je n’existe pas. Je ne sais pas trop comment faire dans la mesure où ma marge d’action est quasi nulle. Pour l’instant je vais juste continuer à ne pas être. C’est le mieux que je puisse faire. » Le Vatican indigné Cette prise de parole de Dieu a très vite entraîné des réactions en chaîne sur les réseaux sociaux. « Courageux d’avouer ça publiquement ! », lance cet internaute sur Twitter. « WTF !!! Dieu qui s’exprime dans La Croix ? C’est sérieux ou quoi ? », lance, plus dubitative, cette autre utilisatrice. Mais la réaction la plus attendue était évidemment celle de Rome et de l’Eglise catholique. Et cette dernière ne s’est pas faite attendre puisque le porte-parole du Vatican s’est fendu d’un communiqué pour le moins virulent dans lequel l’Eglise condamne les propos du Saint-Seigneur : « Les paroles tenues par M. Dieu sont inadmissibles, même si elles restent divines. Il vient semer le trouble dans la foi de ses croyants.  Des croyants qui ont besoin spirituellement et psychologiquement de croire en Lui. Sans parler évidemment de toutes les conséquences économiques néfastes que ce genre de discours négationniste peut engendrer. »

Le 19 novembre 2011 à 09:00
Le 8 décembre 2014 à 10:29
Le 8 novembre 2010 à 08:35

Félix Fénéon

Les cracks méconnus du rire de résistance

Il est passé à la postérité pour ses magistrales et très mordicantes critiques artistico-littéraires aux temps du post-impressionnisme. On relève beaucoup moins que Félix Fénéon fut aussi un agitateur redouté perpétuellement pisté par la maison parapluie. C’est qu’il crachait feu et flammes contre « la cochonne de galette », « la maladie votarde », « la tripouillerie patronale », « la racaille jugeuse » ou « l’inondation ratichonnesque » dans les canards libertaires les plus virulents de la Belle Époque (La Revue anarchiste, L’En dehors, Le Père Peinard). Qu’il servait de boîte aux lettres à des subversifs exilés. Qu’il donnait asile à des déserteurs recherchés. Et qu’on le soupçonnait d’avoir trempé en 1892 dans l’attentat à la bombe contre le commissariat parisien de la rue des Bons-Enfants en travestissant, à l’aide de la garde-robe de sa maman, l’auteur du forfait, le légendaire Émile Henry, en paisible citadine ressemblant probablement un peu au Jack Lemmon de Certains l’aiment chaud. Le fameux préfet Lépine apostrophé un jour par Fanny Fénéon, qui se plaignait d’une filature, n’avait pas pu se contenir : « Madame, je regrette de le dire, vous avez épousé un assassin. »Si nous faisons risette dans cette rubrique aux « méphistophélique Fénéon », comme l’appelait le chansonnier belge Léo Campion, c’est que « ce diable d’homme » était par ailleurs un grand comique, « réalisateur humoristique, spécifie Lugné-Poé, du difficile poème de vivre dans l’énigme ». Félix Fénéon ne cultivait cependant pas que le mystère et le goût du complot rocambolesque. Quand il prenait l’air, on ne voyait et on n’entendait que lui. Sa dégaine était dandyesque (haut de forme, manteau flottant, complet puce, souliers vernis). Sa diction était précieuse (il martelait ses syllabes comme un George Sanders dans les films de Douglas Sirk). Son flegme était inaltérable. Et, s’entêtant à ne jamais demander son chemin, il s’égarait continuellement, s’escrimant à ne consulter aucune horloge, il ne prenait ses trains qu’en marche. Mais c’est surtout lorsqu’il était traîné en justice que Félix Fénéon ne passait guère inaperçu. D’autant moins que, pour lui, le monde entier était une scène de théâtre et de music-hall. C’est ainsi que se retrouvant dans le box des accusés du procès des Trente aux côtés de 29 autres sympathisants du courant illégaliste-anarchiste, il avait pris soin de peaufiner les effets cocasses de chacune de ses répliques comme s’il débutait au Deux-Ânes. Et qu’il n’avait pu s’empêcher d’interrompre soudain le président du tribunal en train de le questionner pour lui demander s’il y avait moyen d’obtenir, à l’intention d’amies diverses, quelques cartes d’entrée pour la représentation judiciaire du surlendemain.Le jour dit, ne souciant que de faire pouffer son public, Fénéon dépasse toute mesure. Il fait remettre par un huissier en pleine séance un colis à l’avocat général Bulot. Défaisant distraitement le paquet tout en poursuivant la conduite des débats, le magistrat empêtre tout à coup ses doigts dans un immonde pâton fécal et doit courir se laver les mains sous les lazzis du farceur.Terminons avec un bel exemple de la passion de Félix Fénéon, vrai cinglé de haïkus, pour les tournures lapidaires canon. Voici une des innombrables Nouvelles en trois lignes qu’il a larguées en 1906 dans le journal Le Matin : « Un agent de police, Maurice Marollas, s’est brûlé la cervelle. Sauvons de l’oubli le nom de cet honnête homme. »Pour lire les hommages à Fénéon de l'Oulipien Paul Fournel sur ventscontraires.net

Le 20 février 2015 à 12:10
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