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Publié le 17/04/2011
 

Christophe Alévêque


Chroniqueur

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Fukushima : enchaînement dramatique de situations stables


Actualités fraîches 30

Christophe Alévêque,actualités fraîches,Fukushima,Japon,ventscontraires.net,Théâtre du Rond-Point
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Après le Rond-Point, me voilà parti en tournée sur les routes de France avec mes musiciens...
Mais je ne vous lâche pas, voici la suite de mes niouzes fraîches, je vous les envoie au fur et à mesure...

> épisode suivant

> 1er épisode


> mes niouzes sur Rue89

 

L'amour permet-il de franchir la distance qui nous sépare d'autrui ?


- J’ai flashé sur elle dès que j’ai croisé son regard... Elle fumait une clope, seule, devant un bar sur le port. Je suis allé lui parler. Le courant est tout de suite passé entre nous et elle m’a invité à rejoindre ses amis à l’intérieur pour boire un verre avec eux. En les écoutant parler, je me suis rendu compte qu’ils étaient sur La Rochelle pour les Universités d’été. 
Tu rigoles ou quoi !? - Tu ne vas pas nous faire croire que t’es tombé amoureux d’une gauchiste... 
 - Attends ! Je n’ai jamais ressenti ça... Je suis persuadé que c’est la femme de ma vie. Je l’ai demandé comme ami sur Facebook, elle m’a accepté. Maintenant, faut que je la rappelle ! Et... faudra bien que je lui dise que, comme elle, moi aussi je suis militant et investi politiquement, mais pas au PS. Alors après... Est ce qu’on peut être de gauche et ouvert d’esprit ?  

Libertude, égalitude, fraternitude


L'autre feuilleton de l'été - 20
En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net, voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.
lundi 28 mai 2007
On apprend que le philosophe André Glucksmann a fait une tentative de suicide dans la nuit du dimanche au lundi ; mais ses jours ne sont plus en danger.
mardi 29 mai 2007
Conseil du ministre. C’est le deuxième du quinquennat — et le premier à se tenir au cœur de la « vraie France », comme l’a souhaité la présidente. Le gouvernement est convoqué à Fontenille-Saint-Martin-d'Entraigues, riante bourgade du pays mellois qui, par une rare anomalie du maillage national, n’est pas couverte par les réseaux cellulaires ou de GPS. Les représentants des secrétariats, secteurs, sous-secteurs, sous-sous-secteurs, antennes et câbles se perdent en route, et la plupart n’arriveront jamais. On en voit errer par petits groupes, sur les chemins vicinaux entre Lussais et Couturette, fraternisant avec les journalistes envoyés de Paris qui se sont perdus eux aussi. Vers midi, des pique-nique s’improviseront sur les bords fleuris de la Boutonne.
Ségolène Royal est furieuse : à l’avenir, ces retards ne se reproduiront plus. En revanche les professionnels de la politique, forts d’une longue expérience de terrain, marquent leur différence avec la société civile : partis de la gare de Niort à bicyclette, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn sont les seuls à se présenter à l’heure, avec Bernard Kouchner qui a eu l’heureuse idée de les suivre. Ils recevront tous un bon point.
C’est à ce conseil que le gouvernement lance la consultation nationale pour la réforme de la justice au travail. Chaque entreprise mettra sur pied une cellule de justice participative, chargée de faire remonter les idées et suggestions des personnels qui se trouveront synthétisées par un comité de justice participative qui remettra son rapport au secrétariat d’État à l’ordre juste, qui devra mettre en place un référendum.
A l’issue de la séance, la présidente tombe sur un journaliste de Paris-Match qui a, au prix d’efforts surhumains, trouvé l’entrée du village, et l’interroge sur ses relations avec François Hollande. « Ma vie privée n’intéresse pas les Français, répond-elle sèchement. Je ne veux pas qu’elle devienne l’arbre qui cache la forêt de problèmes qui s’étendent devant nous. »
Paris-Match publiera l’entretien, avec un cliché de la présidente se débattant dans les ronces, au bord de la Boutonne. Il sera condamné par le tribunal de Nanterre.
mercredi 30 mai 2007
Nicolas Sarkozy en avait marre de tourner en rond sur son Zodiac, face au cap Nègre où le yacht de son ami Bolloré est ancré, avec toutes ces villas sous le nez. Il décide de rentrer à Paris dans la voiture de Gilbert Montagné. Il est appelé en route par TF1 qui lui propose une interview pour le soir même. Il accepte, ce qui l’oblige à prendre le volant.
Voici les grandes lignes de son passage sur TF1, interviewé par une Claire Chazal très agressive à son sujet.  
« Vous n’avez pas voulu de moi ; maintenant, je vais faire du fric. Oui, du fric ! Je le dis clairement à tous les Français… Mon ami Martin Bouygues m’a proposé de prendre la direction générale du secteur BTP : j’ai accepté. Je vais montrer aux français qu’ensemble, avec Martin, tout est possible… Un projet d’émission de variétés et de société est en cours de réalisation sur cette même chaîne, et j’en prendrai les rênes en tant qu’animateur… Je veux défendre la liberté d’expression. »

La suite demain...

Rouille de printemps


Le fébrile candidat sortant vient encore une fois de changer de véhicule de campagne, en optant pour cette antique "dedeuche" (cliché officiel), mythique emblème de la France, et rouillée jusqu'à l'os en illustration d'un élan éperdu vers les humbles, les petits, les pauvres gens, "les Français qui souffrent". Les chefs de la Nouvelle UMP (Union des Misérables pour le Président), assez réservés à la vue du véhicule pathétique, furent priés de laisser leurs doutes au vestiaire - s'agissant justement de vestiaire, le candidat leur fit parade de ses nouveaux atours : oubliés le beau costard à 6500 euros, les belles tatanes à beaux talons à 4500, troqués contre un costume Tati (59,99) et des souliers Eram (34,95). Juppé, le lettré de la Nouvelle UMP, ayant cru bon de susurrer qu'en latin "eram" signifiait "j'étais", le candidat hurla "J'étais! Je suis! Je serai!", fou de rage il claqua la porte et, après s'y être engouffré, la portière de sa dedeuche qui sous le choc se décrocha. Un team de mécanos la suivra désormais de très près dans une Renault gris métal. Composée en hâte une rangée de supporters, à droite de la photo, s'étire d'un landau à un senior de petite taille. Les paniers disposés sur la galerie contiennent des pin's à distribuer aux foules. Quant à l'écriteau surplombant le pare-brise, s'il n'est pas sans évoquer celui que Pilate fit mettre au-dessus de la tête de Jésus, il reste, à la différence de celui-ci, illisible. L'avenir n'est pas écrit.
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