Annabelle Verhaeghe
Publié le 26/04/2011

Voyager abîme


Voyager dégrade, les arbres sont immobiles les chats les chiens courent tout le temps mais les arbres restent solides immobiles ancrés et meurent surtout des mouvements des tempêtes ou des tronçonneuses. Et même avec les tempêtes et les tronçonneuses les arbres vivent plus longtemps que les chats ou les chiens
Tenez prenons les souris
Ça bouge, fffuït ça se dégrade vite
Les chats aussi normalement, parce que ça court après les souris, mais comme maintenant il y a les croquettes et les paniers, ça va.

Puis il y a les éléphants, les paresseux, ça dure, c'est lent, ça conserve bien, comme les pépés de Crète, pas à dire l'huile d'olive c'est joli mais c'est surtout qu'ils n'en bougent pas de leur île ni même du village, ça garde, ça repose, c'est discret, c'est comme un arbre c'est le paysage, là il y a un arbre, tu tournes à droite et tu verras un pépé, tu peux pas te tromper parce que celui-là il a une salopette bleue, il sera sur un banc sauf si tu arrives vingt minutes plus tard, alors tu le verras dans le jardin, certainement avec une bêche.
Du repos, du mouvement mais rien de précipité : de la constance, de la régularité seulement : “Les choses à faire”

Les gens avant d'être sédentaires ne faisaient pas long feu

Voyager abîme
Voyager pour voir des gens qui ne bougent pas comment ils sont et s'émerveiller de la différence mais bon dieu ils ne bougent pas et ils sont heureux comment ils font abîme

Alors les voyageurs sont malades en rentrant dans leur pays. Ils veulent changer des choses mais ils abîment : leurs amis, leurs travaux, parfois leur famille mais peu
Et c'est heureux
Ils auront bien besoin de quelqu'un pour les réparer.
Je rencontre souvent des personnes qui me demandent ce que je fais en théâtre. Je leur dis Plus rien. Je bafouille s’ils me demandent pourquoi, le temps de choisir quelle excuse sera la plus appropriée. Puis je dis que j’écris. Ils demandent quoi. Je dis des textos. Ils font Haaaa... ou parfois Moi aussi. Alors je rajoute un roman, sur une grenouille et un type asocial, ça fait mouche en général. Et, pour les achever, je dis que je peins à l’huile (et je ne vous dis pas quoi).

 

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Le 4 février 2011 à 08:22

« Ça montre qu'elle [MAM] n'est pas droit dans ses bottes : elle a fait son mea culpa. L'affaire est close »

François Baroin, France Info, jeudi 3 février 2011

Depuis quand un ministre du Budget est-il autorisé à donner l’absolution à une pécheresse ? Porte-parole du gouvernement il n’a pas à porter la parole de Dieu, même si son avatar est hyper-président. Certes il y avait eu confession la veille sur Canal+, quand Michèle Alliot-Marie reconnut que, durant ses vacances de Noël en Tunisie, elle aurait mieux fait de ne pas emprunter l’avion d’un de ses riches amis locaux, drôle de paroissien benaliste. Elle s’épanchait auprès du bedeau Denisot, lequel, jusqu’à plus ample informé, n’est pas davantage habilité à effacer l’ardoise. Quand bien même la pénitente aurait récité dans la Boîte à questions : « Confiteor Deo omnipotenti et vobis, fratres, quia peccavi nimis cogitatione, verbo, opere et omissione: mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa ».  Pas d’absolution, donc pas d’ « affaire close ». Et qu’elle ne vienne pas se plaindre. Si elle était juive, ce n’est pas même pas un rabbin qui pourrait passer l’éponge, mais le « Prochain » qui a été offensé. On imagine MAM implorant le pardon des manifestants tunisiens ! C’est la France qui, pour le coup, ne serait pas non plus à l’aise dans ses « bottes » car, faut-il le rappeler, MAM est sa ministre des Affaires étrangères. Aux dernières nouvelles, elle passerait ses vacances pascales à Rome, dans le quartier Prati Trionfale, c’est à deux pas du Vatican où il paraît que les Indulgences se négocient pour rien.

Le 5 juin 2015 à 08:20
Le 27 janvier 2015 à 08:16

Le Professeur Pascal répond à vos questions

Doit-on limiter la liberté d'expression ?

OUI. Il est urgent de limiter la liberté d'expression, pour ceux qui veulent la limiter. Ils verront, les braves, combien il est délicieux de s'exprimer avec une bâillon sur la bouche, un pistolet sur le tempe. Ils verront, les courageux, combien c'est amusant de faire un joli dessin, quand on a les deux mains coupées. Qu'ils en fassent l'expérience eux-mêmes, c'est tout le bien que nous leur souhaitons ! D'ailleurs, il est souhaitable que, à l'exemple des zones non-fumeurs, nous créions çà et là dans le pays des endroits légaux où on prendra bien soin de limiter la liberté d'expression, cette vieille putain lubrique et fille de Satan ! Commençons par expurger les bibliothèques, ces repères du vice et de l'ignorance ; contentons-nous de projeter Heidi et Lassie chien fidèle dans nos salles de cinéma (avec la lumière allumée, cela va de soi) ; exigeons que nos présentatrices télé se vêtent correctement, c'est-à-dire d'un sac à patates, solution économique comparée à un tailleur Chanel. Et, surtout, surveillons notre langage ; exprimons-nous comme un moteur de recherche Google ou une notice Ikea ; au besoin, coupons-nous la langue et offrons-la aux chiens, ces zanimaux zimpurs. De cette façon, nous en sommes sûrs, tout ira pour le mieux dans le pire des mondes possibles. On retrouvera le respect, nom de Zeus ! Le respect à coups de trique, bien évidemment, car il n'y en a point d'autres. Et, tout à notre limite de nous exprimer, la langue cadenassée comme une ceinture de chasteté, nous retrouverons enfin le goût de ces mots perdus si chers à nos oreilles bouchées, les mots servilité, esclavage, tyrannie, et tant d'autres tombés dans les culs-de-basse-fosse de l'Histoire.

Le 2 octobre 2014 à 08:48

Sachons distinguer la taupe du homard

La taupe est un petit animal ainsi appelé en raison de sa très faible acuité visuelle et de ses remarquables facultés de dissimulation. Il ne doit pas être confondu avec le homard, qui a une meilleure vue et dispose de pinces qui seraient bien utiles à la taupe dans le cadre de ses activités, mais nous verrons cela plus loin. Pour éviter toute confusion, faites bouillir ensemble les deux animaux : celui qui ne devient pas rouge à la cuisson est la taupe. Cette simple opération facilitera la vie des jardiniers, qui ainsi peuvent se débarrasser de nuisibles, à condition de disposer de mayonnaise.Le homard est un animal très pudique, qui cache ses émotions derrière une épaisse carapace. Sous la caresse, il évite de manifester son contentement. Nul ne l'entend ronronner. C'est d’ailleurs également le cas de la taupe, ce qui rendrait inutile toute sorte de comparaison fondée sur ce seul critère.La taupe, à l’instar du producteur de roquefort et du responsable du rayon bricolage du BHV, passe le plus clair de son temps à l’obscurcir en sous-sol. Elle creuse des galeries à l’aide de grosses pinces dont elle est dépourvue, ce qui la ralentit considérablement ; tandis que le homard, de son côté, observe avec appétit  quelques vers marins, son acuité visuelle étant excellente. On voit par là que la distinction est aisée à opérer entre les deux espèces, pour peu qu’on dispose d’un grand aquarium.La taupe, quant à elle, est perfide ; elle attend la nuit pour se faufiler sous les pelouses ; vous transforme un green de golf en ligne d’en-but après la mêlée.En cas d’orage, le homard reste coi ; mais la taupe nage au fil du courant, dans l’espoir d’une nouvelle vie.Quant au jardinier, il est dubitatif, et se demande ce qui est préférable pour son jardin.

Le 27 décembre 2011 à 08:57

Heureux les animaux!

L'homme occupe une place toute particulière au sein du règne animal. En effet, il est au sommet de la chaîne alimentaire et ce, bien que la plupart d'entre eux soient en bas de la chaîne agroalimentaire (l'homme est un loup pour l'homme). L'homme est un animal social, un animal politique, certes, mais l'homme, in fine, n'est pas un animal. Pourquoi ? Peut-être parce que le rire est le propre de l'homme. Ou peut-être parce qu'il a une âme, qui sait ? Or, il y a quelques semaines de cela, dans l'église Sainte Rita, on bénissait des animaux. Cela a paru étrange à certains, car l'animal, comme jadis la femme, n'est pas censé avoir d'âme, pas plus que d'humour. Quelqu'un a objecté que, depuis des siècles, dans les hôpitaux et les maisons de retraites, on bénit des légumes et personne n'y trouve rien à redire ! Moi, je trouve que ça se tient, de bénir les animaux. Vous-même, et là c'est votre conscience humaniste que j'interpelle, trouvez-vous plus logique de bénir un chien d'aveugle ou celui qui a crevé les yeux de son maître ? Ô cruel dilemme ! J'ajouterai qu'en plus, si on prend le plus emblématique des canidés, Lassie, qui est un chien, oui oui, d'accord, mais fidèle avant tout -haha!- là, on retombe sur nos pattes. Sur nos quatre pattes, pour ne pas citer Kierkegaard. Plus je connais les hommes, plus j'aime mon chien, comme disait l'autre. Mon chien, à moi, j'ai dû le faire piquer. La pauvre bête était devenue aveugle. Non, l'homme n'est pas un animal, l'homme est bête, nuance.

Le 1 janvier 2012 à 00:00
Le 1 février 2015 à 08:44

Don Diego de la Vegan

- Grand-papa, dis, c'est vrai que tu mangeais des animaux ?- Ben... pas des animaux entiers, quand même ! Mais il m'arrivait de manger de la viande, oui.- Mais pourquoi ? - Il n'y avait pas encore de steaks de synthèse à l'époque et puis... je ne sais pas, tout le monde le faisait, on ne se posait pas la question, quoi.- Mais tu les chassais toi-même avec un arc et des flèches ?- Attends, tu me prends pour un barbare ? Je les achetais prédécoupés au supermarché !- Mais le supermarché, il les chassait avec un arc et des flèches ?- Ça, c'était au Moyen-Âge. Le supermarché, il avait des abattoirs et tout.- Et tu mangeais du chat ?- Tu me prends vraiment pour un sauvage, hein. Je mangeais du boeuf, comme tout le monde.- Du boeuf ?- C'est comme ça qu'on appelait les vaches quand on les mangeait.- Et ils sont devenus quoi, les animaux qu'on élevait pour les manger ?- Quand on a interdit la viande, le gouvernement les a relâchés, c'était très beau, une très belle fête, les vaches s'ébrouaient, les poules caquetaient, les moutons moutonnaient...- Ça a dû être si émouvant !- Bon, bien sûr, ensuite, il a fallu les abattre, parce que ça devenait dangereux. Et puis parce qu'on en a profité pour constuire des complexes immobiliers sur les anciens pâturages, aussi. Mais quand même, un très grand moment. Après, il y a eu le problème avec les renards qui pesaient dans les 200 kilos à force de se gaver des poules qu'on avait remises en liberté, mais tout de même. Ça a été un moment très émouvant. - Et dis, grand-papa ?- Oui ?- C'est vrai que tu mangeais des plantes ?

Le 25 avril 2012 à 08:38

Non, je n'irai pas voir la mer.

J’y serais bien allée, pourtant, j’aurais enlevé mes chaussures, puis mes chaussettes (si jamais j’en avais porté, ce qui se fait rare au fur et à mesure que le printemps prend sa place), et j’aurais posé mes orteils sur le sable humide et froid d’une quelconque plage grise du Calvados. J’aurais foui doucement le sable avec mon gros orteil, sentant les grains sous mes ongles ébréchés au vernis écaillé couleur coquelicot. Puis je crois que j’aurais remonté mon pantalon, le retournant sur mes chevilles, après une hésitation, sur mes mollets, et j’aurais avancé vers les vagues, à tout petits pas. De la pointe du pied, j’aurais laissé une vague me lécher de ses papilles salées ; frissonnante, j’aurais laissé le froid s’emparer de mon pied lentement. Un sourire un peu malin aux lèvres, j’aurais sauté, dans un élan puéril, à pieds joints, dans l’eau verte à l’écume un peu jaune et senti mon pantalon se mouiller et se plaquer sur mes tibias. J’aurais peut-être ri, puis soupiré certainement. J’aurais relevé la tête, que j’avais baissé pour fixer intensivement l’eau, dans l’espoir très naïf d’apercevoir quelque chose à travers le liquide troublé, et j’aurais regardé au loin, soit vers l’Angleterre (ou vers l’endroit où j’aurais pensé qu’elle devait être), soit vers les terres normandes. J’aurais pensé à un thé bien chaud, à du vin blanc et à des crevettes (je ne mange pas de fruits de mer, je n’aime pas ça) (excepté les moules) (mais uniquement avec des frites). Mes chaussures à la main, je serais remontée vers une digue, m’y serais assise et aurais frotté mes pieds couverts par du sable collant, soufflant un peu parce qu’il reste toujours des grains, et ensuite ça gratte, alors c’est un peu agaçant. Mes pieds de nouveau bien au chaud, le sable crissant entre ma peau et le coton de mes tennis, j’aurais repris la route.

Le 18 novembre 2014 à 08:40

Tour du monde avec zéro euro : l'aventure s'arrête après qu'il a sauté par dessus le portillon du métro

Paris – Ce jeune parisien qui a quitté son travail dans la publicité voulait montrer qu’on peut voyager à moindre prix. Hélas, l’aventure a pris fin après qu’il a voulu frauder dans le métro. À peine sauté un portillon dans le métro, le jeune homme a été arrêté par des agents de la RATP et conduit au poste. Reportage. Eric Louvoin n’avait qu’un rêve et non des moindres, voyager à moindre prix et faire découvrir le monde. Cela faisait seulement quelques minutes que son tour du monde avait commencé. Mais ses explications face aux agents de la RATP pour justifier sa fraude n’ont pas convaincu. « Je voulais montrer un autre monde, avec un vrai projet équitable » a-t-il expliqué tandis que deux agents le ceinturaient et le maintenaient à terre, quelques secondes après avoir sauté par-dessus le portillon. « Je veux que les gens ouvrent les yeux sur le monde qui les entoure, et surtout casser le système capitaliste qui nous étouffe » a-t-il ajouté tandis que ses papiers d’identité étaient vérifiés. Devant son refus de payer l’amende, le jeune homme a alors été conduit au poste pour s’expliquer. « Une violation flagrante de ses idéaux liés à son voyage qui casserait l’essence même de son périple basé sur la libre participation » a-t-il maintenu devant les policiers qui cherchaient à comprendre ses motivations et ses connexions. Des idées partagées par Claude, 41 ans, en garde à vue pour trafic de stupéfiant et qui regrette le rêve d’Eric soit ainsi stoppé net. « C’est bien vrai, ça ». Dans l’immédiat, Eric estimait que son tour du monde n’était pas entaché et annonçait son intention de repartir sitôt sa comparution immédiate et après avoir purgé sa peine pour outrage à agent. « Mais cette fois, je partirai d’abord en taxi-basket » ajoute-t-il pour être sûr de ne pas refaire deux fois la même erreur.

Le 12 juin 2015 à 08:31

30 millions d'amis

et moi, et moi, et moi

Je ne suis pas raciste, mais tout de même, vous trouvez ça normal, vous, qu'on nourrisse des pigeons idiots qui passent leurs journées à roucouler et dont les fientes abîment nos murs et nos statues, et tout ça aux frais du contribuable, bien sûr ? Vous avez déjà vu une petite vieille mettre du vieux pain sur son balcon pour attirer les rats, les cafards ?   En Suisse, une loi vient de passer pour interdire la détention de dauphins. Toujours les mêmes animaux qui ont la belle vie. Toujours les mêmes pour lesquels on légifère. Les dauphins, les ratons-laveurs, les petits lapins, les poneys. Parce qu'ils sont si choux. Pendant ce temps-là, on massacre des colonies entières de fourmis coupables d'avoir volé un peu de sucre, dans l'indifférence générale. Prenez la Constitution helvétique, je vous mets au défi de trouver une seule ligne sur les gnous, les agoutis, les carcajous ou les podagres. Alors je vous pose la question. Est-ce vraiment normal ? Est-ce vraiment ce monde-là que nous voulons pour nos chinchillas ?   Et moi, par exemple, qui vous parle, si j'étais un chaton, il me suffirait d'être mignon pour faire trois millions de vues sur youtube sans avoir besoin de me creuser la cervelle (et heureusement, parce bon, le chaton, on parle de quelqu'un qui peut poursuivre sa propre queue pendant des heures, alors se creuser la cervelle, excusez-moi, mais c'est pas tellement le genre de la maison) pour trouver une chute à cette chronique « plus animalière ».

Le 22 juillet 2011 à 09:17

Ubu malade ou La Débâcle de la Médecine

Une pièce inédite d'Alfred Jarry

Le docteur KNOCK, Le PERE UBU, La MERE UBU, La GARDE.   La scène est dans le cabinet du Docteur Knock.   KNOCK (en s’essuyant les mains). Mariette, faites entrer le patient suivant. (Le Père Ubu entre, suivi de la Mère Ubu.) MERE UBU. Docteur, c’est affreux, mon époux est fort malade. PERE UBU (se tenant le ventre). De par ma chandelle verte, ma gidouille me fait bien mal… (Knock s’approche du Père Ubu et lui appuie sur l’estomac) KNOCK. Est ce que ça vous gratouille ou est ce que ça vous chatouille ? PERE UBU. Merdre ! Bouffresque ! Vous me faites mal ! Arrêtez, ou je vous fais donner force coups de bâton ! KNOCK (impassible, en lui prenant le pouls). Qu’avez-vous mangé au déjeuner ? PERE UBU. Presque rien, c’est vendredi, on fait maigre… Tout au plus quelques kilos d’andouille… MERE UBU. Et une rouelle de veau… PERE UBU. Avec un poulet rôti pour l’accompagner KNOCK. Je vois… (il lui palpe le cou) Avez-vous conscience de votre état ? PERE UBU. Ho ! Ho ! J’ai peur ! J’ai peur ! Ha ! Je pense mourir ! MERE UBU (implorant). Ah ! Docteur ! Sauvez mon mari ! KNOCK. Souhaitez-vous guérir ? PERE UBU et MERE UBU (ensemble). Oui !!! KNOCK. Dans ce cas… Rentrez immédiatement chez vous, et mettez-vous au lit. Ce soir, prenez juste un bol d’eau chaude. Aucune nourriture solide pendant une semaine, tout au plus un demi biscuit trempé dans un verre de lait… MERE UBU. Tout ce que vous voudrez, Docteur ! PERE UBU. Madame de ma merdre, je vais vous taper ! (il la poursuit, puis s’approche de Knock, l’air furibond) Cornebleu ! Jambedieu ! Tête de vache ! A moi la garde ! On veut assassiner le Père Ubu ! LA GARDE (accourant). Nous voilà ! Nous voilà ! PERE UBU (désignant Knock). Gardes ! Emparez-vous de ce bélître, enfoncez-lui des petits bouts de bois dans les oneilles et passez-le par la machine à décerveler ! (les gardes emportent Knock, qui crie et se débat en vain). Ah ! Ma femme ! Me voilà guéri ! Que la Médecine est une grande et belle chose !                                                                     RIDEAU

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