Bar
Publié le 26/04/2011

Tchernobyl a 25 ans


Dessinateur de presse et illustrateur, Bar croque l'actualité avec un trait et un humour acerbe reconnaissables entre mille. Il a fini par céder au harcèlement de la rédaction de ventscontraires.net qui a tout fait pour le débaucher.

Son blog : http://baractu.canalblog.com/ 

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Le 28 février 2013 à 09:54
Le 4 novembre 2014 à 08:32

Dax : Il perd son portefeuille dans la rue, s'en rend compte, revient sur ses pas et le ramasse

Voilà un fait divers à rebondissements. Fabien, un jeune pâtissier de la commune du sud-ouest s’est retrouvé au centre d’une scène qui aurait pu tourner au drame. Alors qu’il se déplaçait dans l’une des artères de la ville, ce dernier a égaré le portefeuille en cuir où il stockait tous ses papiers. Heureusement, ce dernier a eu la chance de s’apercevoir de la perte avant de récupérer le précieux objet. Récit. Le drame a été frôlé

 Fabien Mori, 27 ans, a bien failli tout perdre hier matin sur le cours du Maréchal Joffre. Alors qu’il se rend au travail, Fabien fait tomber son portefeuille qui se trouvait dans la poche arrière de son jeans. Le Dacquois fait un pas sans s’en rendre compte. Le pire se profile. Mais au bout d’un mètre, le passant prend conscience du bruit de l’objet qui touche le sol : « Je l’ai entendu tomber. J’ai touché ma poche et j’ai senti qu’il n’était plus là. Alors je me suis retourné et je l’ai vu, là, par terre. Ça a été le choc… » nous confie l’intéressé. Il décide alors de revenir en arrière et de se pencher pour récupérer son bien : « J’ai courbé le dos vers l’avant et tendu le bras pour atteindre mon portefeuille. J’ai utilisé mes doigts pour le saisir fermement. Une fois en main je l’ai mis dans la poche intérieure de mon blouson, celle qui a une fermeture éclair. » continue-t-il de nous raconter. Une belle leçon de vie

 Finalement, Fabien aura repris sa route normalement vers une nouvelle journée de travail. Mais cet épisode l’a à jamais changé si l’on en croit son témoignage : « J’ai compris que la vie était courte, que du jour au lendemain on pouvait perdre son portefeuille comme ça, sans en prendre conscience. Moi j’ai eu la chance de m’en sortir mais la vie n’aura plus jamais le même goût. »

Le 6 août 2011 à 08:38

Le cerveau millimétré

J’aime le papier millimétré. Avec lui, on sait toujours où l’on va. Un centimètre est un centimètre, sauf les jours de pluie, bien sûr, car il s’étire, et le centimètre de la réalité devient un centimètre virgule un millimètre ou même deux millimètres sur le papier. Alors la transcription de la réalité s’en trouve imperceptiblement changée, car dessiner ainsi n’est pas confortable et la mauvaise humeur qui s’en suit est peu propice à l’annotation rigoureuse de cette sorte d’éléments pondérateurs. Bref, on CROIT dessiner ce que l’on mesure, et sans y prendre garde on majore tout – dans une proportion raisonnable – mais indéniable. Et par un petit glissement analogique, qu’en est-il de l’influence de la pression atmosphérique sur l’enregistrement de nos impressions ? Les aires du cerveau aussi, après tout, forment un support plastique – non pas extensible à l’infini, hélas – mais du moins variable en volume selon les circonstances. Et alors, des yeux charmants, une silhouette pleine de vénusté, des propos spirituels même, ne prennent-ils pas dans notre mémoire une place un peu disproportionnée si on les croise sous un ciel bas ? Je ne suis pas loin de le penser. Evidemment, il en serait de même pour les mauvaises rencontres, mais si les mufles et les laiderons n’échappent pas à cette extension générale, le mal n’est pas grand, les souvenirs les meilleurs sont plus vivaces, paraît-il, que les mauvais. Dans cette perspective, un été pluvieux n’est pas une calamité, bien au contraire. Nous en sortirons tous grandis.

Le 28 mars 2015 à 10:44
Le 9 avril 2012 à 08:46

Chronique rurale

Septième jour : la phase active du plan

> Premier épisode                    > Episode suivant   Ca y est, je suis enfin passé dans la phase active du plan, j'irai voir maman demain. Je revêts une combinaison anti-radiations et un masque. Cela sied à ma silhouette d'individu enceint (je ne sais pas trop comment dire). Je marche dans la zone interdite d'un pas alerte, je ramasse des petits oiseaux morts pour faire du feu. Dans les rues désertées de Saint- Lô -c'est fou que le souffle de l'explosion soit parvenu jusqu'ici !-, je croise une poule qui redescend la côte menant à la Maison du Département. Depuis quelques jours, il se passe un truc effrayant : on a remarqué que les poules sont en train de devenir carnivores sous l'effet de la radiation. Elles se bouffent entre elles. Je marche encore, j'arrive dans la campagne : l'herbe est cramée, sous un ciel abscons. Etouffant sous mon masque et empâté dans ma combinaison, je m'emmêle dans les fils barbelés, je trébuche, et je m'étale sur le sol cramoisi d'un champ dévasté. Au travers des petits trous pratiqués dans la coque de mon masque de plomb, je devine un nuage qui pisse une fine pluie jaune. Etendu dans l'herbe sèche, je pense à Nadine et à Monsieur le Curé, ils sont tout ce que j'ai au monde. Je sens un coup de pied du bébé dans mon bas-ventre - j'ai l'impression que le très haut niveau de radiation accélère anormalement la croissance du foetus, malgré la combinaison de protection que j'ai achetée sur le Bon Coin. C'est alors qu'une voix m'arrache à mes douloureuses rêveries : maman est là, juste au-dessus de moi, elle s'est échappée de la maison de retraite. Ses yeux révulsés me scrutent avec une insupportable angoisse. Je me rends compte que je ne suis toujours pas allé lui rendre visite. - « Quand est-ce que tu viens me voir ? » se plaint-elle d'une voix typiquement geignarde. Et alors que me redressant sur mes coudes moites, j'hésite entre une réponse hypocrite et une affirmation cynique, je vois soudain maman partir en arrière, comme happée par une force inouïe qui l'arrache à son tour à ses reproches maternels. Elle hurle. Une poule carnivore lui a choppé le pied avec les dents et la traîne sur la longueur du champ, traçant un sillon digne d'une grosse charrue. Mû par un réflexe inattendu, je parviens à ôter ma combinaison empêtrée dans les barbelés, puis à me lancer à la poursuite de ma mère et de la poule dentée qui lui bouffe le pied. Raclant la terre et soulevant un nuage de poussière rouge, maman laisse échapper un cri continu et néanmoins saccadé, rythmé par les rebonds de sa nuque sur les mottes de terre séchées. Je cours quant à moi de toutes mes forces, mais la poule carnassière qui retient ma malheureuse génitrice reste incontestablement la plus rapide. Impuissant, je les vois s'éloigner dans le soleil couchant, et j'assiste à la désolante dévoration de ma mère par une poule radioactive et sans pitié.  

Le 27 avril 2012 à 08:22
Le 25 juin 2013 à 09:04

La Sécurité routière veut encadrer le port de la frange au volant

Un effet de mode qui s’avère particulièrement pervers. Selon les statistiques présentées aujourd’hui, le port de la frange au volant aurait causé plus de 5% des accidents de la route l’année passée. Et contrairement à ce que laissent penser les expressions machistes et sexistes sur les femmes et la conduite, les hommes sont tout aussi concernés que les femmes par cette mesure. Reportage. C’était un samedi ordinaire pour Isabelle (*). Elle sort de chez le coiffeur et prend sa voiture pour rentrer chez elle. Soudain, le trou noir. « J’ai réalisé que je n’y voyais plus rien du tout. Et quelques secondes plus tard, c’était l’accident ». La voiture d’ Isabelle percute plusieurs voitures en stationnement, fort heureusement, sans blessures graves. Pour Isabelle, il apparaît clairement, elle en est même certaine, que c’est la frange qu’elle venait de se faire faire chez le coiffeur qui a causé l’accident. « Elle était trop longue. Quand je me suis assise, cela a créé comme un rideau opaque, tout était sombre devant moi, je ne voyais plus mes mains ni le volant » raconte-t-elle. Des témoignages de la sorte, la Sécurité routière en dénombre plusieurs centaines.  Ceux de jeunes femmes, qui, succombant à une mode capillaire, ont bien failli perdre la vie dans des accidents de la circulation. « Selon nos statistiques, 5% des accidents de la route en 2012 sont liés à des ports de frange non réglementaires. Tout se déroule en quelques secondes : la conductrice ne voit plus rien, elle perd immédiatement le contrôle de son véhicule ». Pour Céline Montclair, auteure du rapport qui met en cause la frange, il faut mettre en place de nouvelles réglementations avant  que d’autres accidents plus graves se produisent. « Toutes les conductrices sont concernées. Mesdames, ne mettez pas votre vie en jeu. Aujourd’hui nous constatons cela chez les automobilistes, mais dans un avenir proche, d’autres catégories socioprofessionnelles pourraient être touchées, comme les conductrices de train ou les pilotes d’avion ». Le rapport propose donc une réduction de la taille maximale de la frange et met en garde non seulement les jeunes femmes mais aussi les hommes, de plus en plus tentés par cette mode. « Les statistiques font mentir les expressions sexistes sur les femmes au volant : elles sont prudentes. Et nous avons constaté qu’il y avait plusieurs hommes parmi les victimes de frange au volant. ». Selon elle, il s’agit de cas isolés, mais il faut prendre la chose au sérieux. « Cette coiffure a été popularisée par le chanteur Justin Bieber et hélas, les jeunes douchebags ne se rendent pas compte qu’ils sont non seulement ridicules mais en plus dangereux » affirme aussi le rapport. (*) le prénom a été modifié Le Gorafi Photo: iStock/IsaacLKoval

Le 14 avril 2012 à 08:41
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