Eole Contrario
Publié le 01/05/2011

La vraie star du mariage princier


Actutweets : détournement de mineure

Parmi les millions de photos du mariage du Prince William et de Kate Middleton, il en est une qui est en train de se faire une place toute particulière. Il s'agit d'un cliché pris au moment du deuxième baiser du couple princier au balcon du palais de Buckingham. Quand on y regarde de plus près, on découvre la petite Grace van Cutsem, filleule du prince, qui se cache les oreilles pour se protéger du tumulte de la foule en liesse. La mine de l'enfant et son geste inattendu ont depuis quelques heures transformé la gamine au rang de star et elle est en passe de voler la vedette aux tourtereaux couronnés. Le jeu consiste à reprendre l'image de la petite fille et de l'intégrer dans une nouvelle image aussi improbable que possible. Le Hashtag #royalweddinggirl est de plus en plus suivi sur twitter et un site internet vient d'être lancé pour accueillir les "meilleurs" détournements : http://royalweddinggirl.tumblr.com/

Devant un phénomène d'une telle importance, tant politique que culturelle, ventscontraires.net se devait d'informer ses lecteurs et de proposer sa pierre à l'édifice en construction.


Eole Contrario est l'envoyé spécial de ventscontraires.net sur les réseaux sociaux. Il explore et analyse tout ce qui s'y twitte, poste et diffuse et nous rapporte des pépites, des tendances et des phénomènes étranges. 

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Des histoires

« La flamme est un monde pour l’homme seul »Gaston Bachelard Sous le ciel bas et lourd (de la connerie) qui pèse comme un couvercle, le lendemain est advenu et il a bien fallu mettre un jour devant l'autre. Nous, les grands, encore choqués du coup de conscience derrière la nuque, du morceau de coeur arraché, du recul infligé à la petite épaule rougie de la liberté après la déflagration. Et vous, les petits, nos petits, ou sonnés, ou perdus, ou aussi méticuleusement que possible protégés de l'avalanche lourde et froide, perpétuelle, de tous ces mots accumulés pêle-mêle sur l'ère du temps. Des mots comme terroriste, attentat, prophète, traque, manifestation, otages, juif,  etc. Tous ces mots qui n'expliquent rien. Toutes ces petites boîtes à peur. Lorsqu'on n'y prend garde ce genre de graine ne fait rien pousser de bon. Alors tout le long du jour je m'échine, parce qu'à 5 ans on ne comprend pas le lien entre un dessin et un cadavre, à t'épargner des giboulées sanguinolentes de la bêtise. Télé éteinte bien sûr (ça c'est la base) mais surtout, tenter de t'abriter sous le parapluie de mon rire de cette pluie perpétuelle d'oiseaux morts, de jugements et d’avis, qui tombent partout de la bouche des gens autour de nous, et dont on met un peu plus de temps à trouver la tache incrustée de souillure. Oui, d'abord commencer par n'en rien dire, l'en préserver parce que quoi, ça suffit déjà comme ça la petite Suzie dans la cour qui nous rend chose, l'hôpital pour les vers de terre, la bataille de Laval et Gragger au pays des Legochima, cette histoire de cuillère cassée à la cantine qui se paiera un jour, et l'autre là-bas qui est méchant, bref on a tous une journée chargée, sans parler du cauchemar de l'araignée jaune, ça en fait du pain sur la planche. Et puis surtout ne jamais te laisser l'occasion de demander Papa pourquoi tu pleures ? Et c'est ainsi cahin-caha, à pousser notre boule de peine, que tout ce petit monde atteint un nouveau soir, soleil couché dans l'heure du bain, avec l'envie de dire bêtement merci (on ne sait à qui) d'être après tout, encore intact jusqu'à demain. Et c'est là l'erreur fatale. Bain donc et réflexe (oh l'amateur) de rallumer le poste radio comme ça d'un clic en même temps que le chauffe-serviette, trois mots tombent dans le silence rouge "(...)ont été décapités(...)" avant de bondir sur le bouton et d'enchaîner piteusement sur Nostalgie. Mais c'est trop tard on le sait déjà, d'évidence tu as été touché, à bout portant, par ces trois balles perdues venues de nulle part. Je le vois dans les yeux tout ronds triple diamètre que tu me fais. Le temps d'imaginer comment commencer à dire l'horreur, te voilà qui éclate de rire pendant que moi parfaitement coi, je mets du temps à déchiffrer ce que tu répètes plusieurs fois  : "ont tété, ont tété, comme les tétés des filles" pour finalement me raccrocher, soulagé comme pas deux, au demi croissant de lune, fleur ouverte de ton énorme sourire. Cette fois c'est bon mon cochon mais la prochaine... Car il y aura une prochaine horreur à traverser en lui tenant la main comme on visite des ruines, n'est-ce pas ? Et comme dit Woody Allen "Je hais la réalité, mais c'est le seul endroit où se faire cuire un bon steak." Alors quoi mon p'tit gars, que fait-on de tout ça, de cette réalité, ce mur, ces mots et ces images qui constituent le mur, qui constituent le monde, ces chiens féraux, bêtes sauvages prêtes à te sauter à la gorge, meute de peine et de douleur, d'incompréhension, de questions, de crocs en verre aussi déformants qu'aiguisés, comment les dompter, petit bonhomme, les tenir à distance, avec le fouet de notre amour ? D'autant que j'ai comme l'impression que tu commences jeune ! Moi à ton âge à part le goût des bonbons bananes je n'habitais pas trente-six mystères, tandis que toi, mon minot, avec des questions comme Où est ce qu'on est quand on n'existe pas ? Ou comme Mais dans quoi il est l'univers ? À 6h45 du matin avec des petits bouts de rêves encore collés au bord des paupières, on ne peut pas dire que ta douce curiosité me facilite la mastication des cornflakes. On se débrouille avec les réponses. On se débrouille toujours avec les réponses. Plus ou moins bien. Parce que la vérité n'est pas faite pour consoler. Moi, vois-tu, mon père est mort quand j'avais trois ans. On m'a dit qu'il était monté au ciel. Alors j'ai demandé quand est-ce qu'il allait redescendre. Je voudrais faire en sorte que tu n'attendes jamais que quelque chose redescende du ciel, à part des martinets et des flocons de neige. Je voudrais répondre à toutes tes questions sans en clore aucune. Je voudrais que tu puisses construire une cabane dans le baobab de ta curiosité. Je me dis que depuis toujours les hommes se sont raconté des histoires pour s'épargner de la peur et se consoler de la mort. Je me dis que toutes ces histoires ont fait quelques bons livres et pas mal de mauvais massacres. Je me dis que je voudrais te raconter des histoires sans jamais te mentir. Les vraies histoires ne sont pas des mensonges, ce sont des dragons sauvages qui permettent d'amadouer le monde, tu le sais déjà pendant que nous nous appliquons à l'oublier. Ce dont il faut te préserver ce n'est pas le potentiel d'horreur qui existe en vivre ; tu connais déjà les loups, les sorcières, les ogres et les enfants abandonnés dans la forêt par leur père. Tu connais déjà l'obscurité. Ce dont je dois te préserver c'est la paralysie, l'incapacité à traduire le monde dans une autre langue que celle de la peur et en particulier que celle de la peur des adultes. Ce que je dois te transmettre c'est la capacité à en dire, à en penser, à en faire des histoires. Tous les Dieux sont des histoires et toutes les histoires sont des Dieux. Nous construisons en racontant, nous nous construisons en nous racontant. Tout le piège consiste à confondre histoire et mensonge. Dieu est une histoire d'apparition qui sert à expliquer la disparition. Un enfant ne demandera jamais tout seul qui nous a créés, par contre il ne manquera pas de demander ce que c'est que de mourir. A cette question mon fils, je t'ai raconté l'histoire que j'ai choisie. Il y en a d'autres. Poussière d'étoile, fumier, réincarnation de moustique, paradis, esprit animal, tu te choisiras la tienne. Chacun ses silex pour tenir dans le noir. Mais veille à partager le feu.

Le 28 avril 2015 à 08:00

Le défi Facebook « Au resto ou sous le tracteur-tondeuse » fait ses premières victimes

Les défis Facebook fleurissent et certains ne sont pas sans conséquences. Huit jeunes ont ainsi perdu la vie ce week-end après avoir répondu au défi « Resto ou sous le tracteur-tondeuse ». Refusant d’inviter leurs amis au restaurant, ils ont préféré se laisser rouler dessus par un tracteur-tondeuse en marche. Reportage. Julien, Abdul, Karine, Gregorio, Charlène. Tous avaient moins de 20 ans et tous sont décédés ce week-end en répondant au terrible défi Facebook « Au resto ou sous le tracteur-tondeuse » très en vogue depuis quelques jours. Adrien, un proche de Gregorio raconte. « Il avait été nominé pour le défi. Mais il a préféré choisir l’option tracteur-tondeuse ». Les amis de Gregorio pensent qu’il n’osera jamais aller au bout du défi et lui envoient plusieurs messages en ce sens. « On a vraiment cru qu’il allait se dégonfler, il aurait eu sacrément honte quand même » explique un autre. Gregorio se rend alors chez un loueur de matériel agricole, et loue un tracteur-tondeuse. « Il a pu enregistrer la vidéo et la diffuser, faute de quoi, on n’aurait pas pu le croire » ajoute un autre ami. La police de son côté a réussi à identifier le jeune homme grâce à un bout de dent que la tondeuse a propulsé chez le voisin. La police met à nouveau en garde contre ce genre de défis qui peuvent s’avérer très dangereux. À la fois pour les participants et les spectateurs. « Des bouts d’os peuvent être projetés à plusieurs mètres et à grande vitesse, si vous assistez à ce genre de défi, abritez-vous ou portez des lunettes de protection » souligne un policier. « Il y a aussi une grande difficulté pour identifier le corps. Une fois le tracteur-tondeuse passé, il y a des bouts de corps partout. C’est très long pour tout rassembler et salissant » explique un médecin-légiste qui veut alerter les plus jeunes sur ce défi, et qui donne quelques conseils. « Si vous réalisez ce défi, assurez-vous de mettre à disposition des pièces d’identité ou des relevés ADN qui permettront une identification rapide ». Du côté des jeunes, on semble comprendre l’aspect dangereux mais on reste tenté par le côté défi. « Du moment que cela reste bon enfant, je ne vois pas pourquoi on s’inquiète, une fois de plus les adultes diabolisent les réseaux sociaux » explique un jeune homme que nous avons interrogé et qui a participé au défi, chaque fois avec des blessures légères, et blâme les récents décès sur une mauvaise organisation. « C’est toujours pareil, dès qu’on a un jeu un peu populaire, il y en a qui vont dire que c’est dangereux ».

Le 16 septembre 2012 à 10:18

«Après, ils vont vouloir faire des couples à trois ou à quatre. Après, un jour peut-être, l'interdiction de l'inceste tombera»

Mgr Barbarin, archevêque de Lyon, Radio RCF, 14 septembre 2012.

Il ne se doutait pas le prélat des gones, ce qu’il déchaînerait de violences dans le monde avec ses propos stigmatisants sur le mariage des homosexuels. Ils avaient à peine circulé sur les réseaux sociaux, que quelques milliers de gays parisiens rameutés dans le Marais, attaquèrent les locaux de la délégation pontificale. Le nonce apostolique qui, par imprudence, était resté sur place, fut promptement déculotté et exhibé en place publique, ce qui le tua de ridicule. Au Vatican, les “faucons” de la Curie pressaient le pape Benoit XVI de déclencher les foudres excommunicatoires contre les insurgés car les exactions s’étendaient. A Lyon, les livres de Christine Angot étaient jetés dans un brasier alllumé au papier bible.  Dans le quartier berlinois de Prenzlauer Berg des hordes de partouzards brandissaient des préservatifs gonflés à l’helium en scandant: “nous sommes tous des Borgia.” A San Francisco, des crucifix étaient brûlés sur Castro street, à Londres on placardait des photos d’ecclésiastiques dans le plus simple appareil. Bien embarrassé, le Président Hollande chargea Laurent Fabius d’apaiser les esprits. Le ministre des Affaires étrangères qualifia “d’écœurante”  la déclaration de l’archevêque de Lyon. Cela ne fit que justifier plus encore les émeutes. Aux dernières nouvelles, YouTube a décidé de censurer les images religieuses.

Le 18 avril 2012 à 08:49
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