Vincent Lecoq
Publié le 22/11/2012

Nicolas Sarkozy entendu par la Justice


Liliane Bettencourt reste sourde

Bricoleur d’images, de sons et de mots, il a débarqué sur ventscontraires.net via la Piste d’envol et s’est tellement incrusté qu’il a fini par en devenir le responsable éditorial. Il est également l’auteur d’une pièce de théâtre et a collaboré à plusieurs fictions TV.

 

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Vincent Lecoq

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Le 17 décembre 2011 à 08:23
Le 27 juillet 2011 à 09:12

« Nous ce qu'on a envie c'est que Sarkozy y soit giclé »

Philippe Poutou, candidat investi par le NPA à la présidentielle, Europe.fr, mardi 26 juillet 2011.

Foin des scrupules de classe ! Le préposé à la succession du facteur Besancenot est certes un ouvrier syndiqué de chez Ford dont il serait socialement incorrect de moquer la syntaxe, mais depuis que le président de la République en exercice martyrise une langue française ayant pourtant chez nous valeur constitutionnelle, il est permis de souligner que, d’emblée, la nouvelle figure du trotskysme présidentiel prend rang parmi les bonnets d’âne du débat politique national. Une catégorie transpartisane en pleine croissance. Le niveau monte assurent des sociologues de l’Education, mais pas uniformément. Le camarade Poutou a le pronom qui fait gicler la conjonction, et la voix passive qui couvre la voix active, en ce sens il tiendrait aisément la jambe à un  Nicolas Sarkozy dont les propos improvisés – ou les discours lus trop vite – sont truffés de phrases mal embouties. Un débat d’entre deux tours les réunissant à l’horizon 2012, aurait des côtés pittoresques. À coups de « c’est quoi que vous aurez fait à ma place ? » et de « c’est facile de causer ce qu’on sait pas », ou encore de « marre que c’est toujours les mêmes qui se la rincent », le débat public tutoierait des sommets. Bien sûr un Jean-Marie Le Pen usait d’un subjonctif impeccable à des fins détestables, ce qui suggèrerait que conjugaison n’est pas raison. Mais ce n’est pas une raison non plus pour pousser la grammaire dans les orties.

Le 7 octobre 2011 à 10:59

« Nicolas Sarkozy doit porter la rupture de la rupture. Il doit porter le changement »

Jean-Pierre Raffarin, le Figaro Magazine, vendredi 7 octobre 2011.

Une raffarinade c’est comme un filet d’air frais qui vous surprend agréablement dans la touffeur du débat public. Elle vous transporte dans une autre dimension de l’esprit avant de vous rendre à vous-même dans un état de complète zénitude.  Son auteur éponyme qui conçut : « notre route est droite, mais la pente est forte » ou encore : « il est curieux de constater en France que les veuves vivent plus longtemps que leurs maris » mais surtout : "The Yes needs the No to win... Against ze No !" » faisant croire sur l’instant que l’issue du référendum constitutionnel européen allait basculer, cet homme-là aurait pu se reposer, assuré d’une gloire inégalable.  Que nenni. Celui qui fut l’âme du Poitou ne débande pas.  C’est Sarkozy qu’il entend sauver contre lui-même en lui recommandant une rupture de la rupture qui, si l’on ose la glose, revient à ce qu'il fasse désormais le contraire de ce qu’il annonça lors de sa précédente campagne présidentielle. Or la rupture de 2007 valant promesse de changement, on mesure toute la force eschatologique de la raffarinade susdite où l’injonction initiale est associée à la prescription de devoir maintenant « porter le changement ». Ne rien faire et tout faire à la fois, ce n’est peut-être pas de la tarte mais c’est l’art de joindre les deux bouts. Un exemple qui viendrait d’en haut et serait bien utile aux gens d’en bas. Longue vie au résilient Raffarin !

Le 11 janvier 2012 à 16:08

"C'est indigne de reprocher à Nicolas Sarkozy d'aller dans une brasserie populaire !"

Christian Estrosi, député-maire UMP de Nice, RFI, mardi 10 janvier 2012

C’est vrai, quoi ! Pour s’être fait une « cantoche » au Fouquet’s des Champs-Elysées, Nicolas Sarkozy serait taxé  pour l’éternité de goûts somptuaires. On reconnaît bien là ce mépris du peuple animant les empoisonneurs de l’esprit public. Les classes laborieuses  n’auraient pas le droit d’accéder à un lieu où le menu s’affiche à 78 euros minimum ( sans les vins) ? A eux seulement, les bouis-bouis avec plat du jour à 10 euros, pain compris ? On nage dans  l’ostracisme social. Et dans la mauvaise foi. De celle qui voudrait nous faire prendre un pédalo loué à Malte pour le yacht d’un milliardaire, ou la touchante rencontre d’un président esseulé et d’une immigrée italienne, intermittente du spectacle avec un enfant à charge, pour une romance jet-set. Et pendant qu’on y est, voilà le « bouclier fiscal » stigmatisé encore comme une mesure pour les riches,  par ceux qui n’ont pas idée de ce qu’est le sort d’un agriculteur smicard propriétaire de quelques hectares à l’Ile de Ré. Ne parlons même pas de ces familles méritantes qui peinent à entretenir le château des ancêtres, et dont les colonnes infernales du candidat Hollande sont résolues maintenant à sucrer le quotient familial. Qui dira ce qu’il en coûtera d’une augmentation de la TVA sur la vente des Rolex ? Bien plus qu’un point sur le prix de la baguette. Et pourquoi pas, demain, imposer à tous un salaire de "minable" à 5000 euros par mois ? Ça nous pend au nez. Debout les gavés de la terre !

Le 26 avril 2012 à 08:31

Rouleau de printemps

Nous dévoilons en exclusivité le tout nouveau véhicule de campagne jaune vif, armé de phares puissants, à fort pouvoir hypnotique, que le candidat sortant a finalement élu pour son tour de France (celle qui se lève tôt) en vue du scrutin du 6 mai. Il fait encore nuit mais il est déjà aux commandes, prêt au départ, couvé des yeux par un Xavier Bertrand au garde-à-vous, en grand uniforme, futuriste et pimpant, de la Nouvelle UMP (Union pour Ma Pomme), d'un vert moins environnemental que printanier, renaissant, avec deux bandes blanches pour suggérer ces "lignes blanches" que le hardi conducteur d'engin n'hésitera pas à franchir, quitte à tout écrabouiller ? A droite de la photo, à moitié rogné, dans une posture qui semble soumise, contrite – contrainte ? -, on reconnaîtra Dominique de Villepin, au surplomb du caniveau où naguère il manqua de choir. Il est prévu que tout du long du tour de France électoral grands et petits dignitaires de la Nouvelle UMP aient ainsi à s'échelonner, aux fins de laisser s'exprimer une joie volontairement contenue sur la ligne de départ. L'allégresse devrait être totale quand à la veille du scrutin décisif le héros remontera les Champs, le scénario prévoyant même que les deux figures les plus glamour de la Nouvelle UMP, Rachida et Rama, grimpent dans la cabine pour couvrir de baisers et de fleurs le petit Timonier, en un spectaculaire contraste avec les énormes rouleaux électoraux, couverts de boue et tachés de sang.

Le 29 septembre 2011 à 10:14
Le 1 mars 2012 à 19:07

Anti-sarkozysme (à l'école) primaire

En visite à Bayonne ce jeudi, Nicolas Sarkozy a été vivement pris à partie par des manifestants qui l'ont copieusement hué aux cris de "Président des riches" ou "Sarkozy, dégage !". Quelques minutes après les incidents, le président-candidat n'a pas manqué de dénoncer l'honteuse collusion entre des militants socialistes et de dangereux "indépendantistes basques, dont certains, comme l'ETA, ont du sang sur les mains". Certains esprits chagrins ne manqueront pas d'y voir un douteux amalgame mais ce serait méconnaître la phénoménale entreprise de manipulation ourdie depuis plusieurs semaines par les partisans de François Hollande. Pour preuve, cette photo apparemment anodine diffusée sur le site de campagne de Nicolas Sarkozy lors de sa visite dans une école primaire. Au tableau apparaît pourtant au grand jour le criminel endoctrinement auquel sont soumises nos chères têtes blondes prises en otage par la redoutable caste gauchiste de l'éducation nationale. Voyez plutôt : les instituteurs n'ont rien laissé au hasard et se sont emparés du brûlot révolutionnaire de notre chroniqueuse Marie Nimier, "Charivari à Cot-Cot-City" pour fustiger en bloc Nicolas Sarkozy alias Fricatout (dont on va jusqu'à se demander s'il est un être humain) et Claude Guéant (comment ne pas le reconnaître sous les traits du chien Morsec ?) et appeler de leurs voeux une insurrection au sein même de la police : "révolte chez les poulets". La présence du mot "rouge" et d'un drapeau marocain dans un des dessins d'enfant montre enfin que cette tentative de déstabilisation clairement marxiste bénéficie même d'appuis (et sans doute même de financements) étrangers.Espérons que les services de la DCRI et du contre-espionnage sauront se montrer aussi vigilants que ventscontraires.net et prendront enfin les mesures qui s'imposent pour que cessent enfin ces odieuses entreprises crypto-terroristes contre l'Etat.

Le 16 mars 2012 à 08:22

Éros et Tomatos

Le jour même, dimanche 12 mars, du "meeting-monstre" du candidat-sortant à Villepinte, on aura appris que "Louis Sarkozy lance des billes et une tomate sur une policière", en faction devant l'Élysée. En 2007, âgé de 10 ans, le bambin lançait son fameux "Bonne chance mon papa!". En 2012, l'ado lance des tomates sur les forces de l'ordre! Crise pubertaire, sans doute, que le délinquant voudrait endiguer, s'étant récemment inscrit dans une académie militaire aux USA. Reste que le contexte familial est préoccupant, entre la toute-puissante image du Père-Président, et la dangereuse proximité, quand Louis est à Paris, d'une belle-mère people, délurée, sexy … Comment ne pas songer à cet autre adolescent : Hippolyte, confronté pour son malheur aux avances de sa belle-mère, la Reine, Phèdre, et voué à être immolé à l'aveugle courroux de son père, Thésée ? Ainsi, du palais d'Athènes au palais de l'Élysée, d'un Roi à un Président, d'une Reine à une first lady, et d'Hippolyte à Louis il n'y aurait qu'un pas, mais un abîme quand ce dernier cherche à se dépêtrer du drama par le lancer de tomates, aux dépens d'une factionnaire qui, femme et flic, conjoint deux pointes du triangle oedipien. Une tomate ne fait pas le printemps. Louis tournera-t-il racaille ? trader ? anar ? yachtman ? Toujours est-il que l'on peut souhaiter, dans son intérêt, que l'Élysée lui soit bientôt clos, pour cause de non-renouvellement de bail.

Le 8 septembre 2011 à 09:03
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