Polémix et La Voix Off
Publié le 09/05/2011

Wauquiez : "y'en a marre des pauvres !"


Polémix et La Voix Off, c'est la caricature tranquille...Depuis 2002 déjà !
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Le 4 octobre 2010 à 11:00

Le Libanais Stavro Jabra

Dessinateurs et caricaturistes du monde entier (6)

Sur la couverture de l’ouvrage La caricature au risque des autorités politiques et religieuses (Ed. Presses universitaires de Rennes) qui vient de paraître, figure un dessin de Stavro Jabra. A l'évidence, ce caricaturiste libanais n’a cure des risques, comme en témoigne ce dessin du 3 octobre où les présidents syrien et iranien, Bachar el-Assad et Mahmoud Ahmadinejad, tirent les ailes d’une colombe de la paix afin de saper les efforts de Washington pour favoriser le dialogue israélo-palestinien. Collaborant aujourd’hui à deux revues et deux quotidiens, ce dessinateur âgé de 63 ans, véritable star dans son pays, "gratte et critique" qui il veut. Et cela, depuis plus de quarante ans. "Mes autres collègues qui exercent leur métier dans les vingt et un autres pays de la Ligue arabe n'ont pas le droit de dessiner émir, roi, leaders religieux, ministres...", confie-t-il. Lui ne s’en prive pas. Il s’est arrogé ce privilège à vingt ans et personne, depuis, ne l’en a dépossédé, y compris pendant la guerre civile qui déchira le Liban de 1975 à 1990. Sa carrière de photographe-reporter de guerre (il fut notamment correspondant de Paris-Match) conjuguée à celle de dessinateur se confond avec l’histoire de sang et de larmes de son pays, et au-delà, du Moyen-Orient. "ll vaut mieux en rire plutôt que d'en pleurer. Voilà comment, en quelques lignes — ou plutôt en quelques dessins —, Stavro nous a exposé la situation dans laquelle se débat le Liban. Du Cactus au jeu des Pyramides, toute l'histoire d'un peuple en butte à l'hostilité du monde, celui qui l'entoure et l'autre, essayant en vain de démêler leurs inextricables intrigues. Stavro sait cependant que sa cause est celle de la Justice, et que son combat ne pourra que vaincre", écrivit le président Amine Gemayel en préface à un recueil de dessins en 1978. Au physique, Stavro, longues bacchantes, crinière fournie, a quelque chose de léonin. Un fauve qui s'attaquerait aux prédateurs de la paix, aux dépeceurs de la tolérance. Cet homme qui a photographié au Festival de Cannes les plus grandes stars de cinéma, sait détrousser les apparences d'un coup de crayon et rendre accessible par le rire les enjeux et tensions géopolitiques.A son trait féroce, Stavro ajoute le sens de la formule. Pour preuve, les titres de ses livres : Dollarmes (1985), Souriez à la Syrie noire et Sam suffit la Syrie, sur l'accord américano-syrien en 1989), Les Saigneurs de la guerre où la région du Golfe est qualifiée de "Coran à haute tension" en 1991, L'an pire 92, etc. > voir sa page : http://www.stavrotoons.com/main.asp

Le 2 décembre 2011 à 08:49

Henri

Dans son petit appartement du bourg de Saint Honoré des Agios, le jeune Henri fume une cigarette. Il est blond comme le blé qui refuse de pousser dans son champ des possibles. Il s'est inscrit au Pôle Emploi du coin. Ponctuellement, on l'y convoque. Quand il réclame un salaire, on lui répond RSA, quand il demande un emploi, on lui répond RAS. « Enfer et Dame Nature, s'écrie-t-il en bon chrétien scientiste, serais-je un éternel insatisfait ? Quand je travaillais, j'avais de l'argent et je n'avais pas le temps de le dépenser, et maintenant que je suis au chômedu, j'ai tout mon temps, mais j'ai plus d'argent. C'est fâcheux. » Son licenciement économique a été pour lui une vraie blessure, il faut l'avouer. Maintenant, chaque fois qu'on lui demande : « Quoi de neuf ? », c'est comme si on remuait le couteau dans la plaie. Du coup, il voudrait la gagner, sa croûte, juste pour ne pas avoir l'impression qu'on le juge. Parfois, en allumant la télévision, il est vert de rage. Mais, quelque part, le vert reste la couleur de l'espoir. D'ailleurs, il n'en veut à personne. Il est de ceux qui considèrent que la vengeance est un plat où il ne faut pas mettre les pieds. D'autres fois, devant la télévision, il rit jaune. Mais, quelque part, le jaune reste la couleur de ses cheveux. Comme un bon rire vaut un steak, il a acheté le livre de Bruno Lemaire, Nourrir la planète, pour tromper sa faim. Il sait, Henri, que tout vient à point à qui sait attendre. Sauf le steak, qui calcine.

Le 22 septembre 2012 à 09:10

Le problème avec ces caricatures

Le problème avec ces caricatures c’est que j’ai du mal à imaginer comment le cerveau humain peut physiquement souffrir qu’on lui ôte le droit pourtant inaliénable de se marrer, comment quiconque envisage de survivre à l’infinie absurdité de l’existence humaine sans, parfois, dans un léger élan, amorcer un salvateur petit pas de côté pour observer goguenard d’incrédulité le manège de nos vies inutiles, comment quiconque peut concevoir de survivre sans s’en extraire par le rire à un monde dans lequel, parmi la liste des atrocités perpétrées par l’Homme sur lui-même au nom de ses propres inventions, on envoie des mômes se faire péter les entrailles en se gargarisant de mille formidables raisons de le faire, que oui, j’ai de la peine à concevoir que quiconque puisse supporter l’intolérable cruauté du monde sans s’arrêter parfois pour, aussi paradoxal que ça puisse sembler, en pisser gaillardement de rire, qu’il me semble quasi-impossible de résister à la l’implosion totale de cervelle devant la vue quotidienne du spectacle barbare de la folie des Hommes, sinon en amorçant ce petit pas de recul salvateur et en s’autorisant à s’esclaffer du constat de l’ampleur de la la connerie humaine, que considérant qu’elle atteint un point où l’Homme ne peut décemment en soutenir la cruauté, il me semble impératif qu’il se désolidarise de cette humanité follement sanguinaire, en riant d’abord, en commandant un demi-pêche ensuite, puis en rêvant peut-être de toute sa naïveté à un monde de paix où chacun se tiendrait la main et ferait tranquillement pousser des pommes dans son jardin, sauf, que les dieux, visiblement, la pomme, ils ont toujours eu un problème avec. C’est ça le problème avec ces caricatures.

Le 28 mars 2015 à 10:44
Le 19 mars 2013 à 10:17

L'UMP veut rendre les allocataires du RSA imposables à l'ISF

La France pays d’assistés ? Cet éternel débat ne semble pas prêt de finir. Ce week-end plusieurs cadres de l’UMP sont montés à la charge contre la politique du gouvernement et notamment la question du Revenu de Solidarité Active (RSA). Après avoir proposé l’obligation de travailler 5h par semaine et critiqué l’annonce de la hausse du RSA par Jean-Marc Ayrault, l’opposition repart à l’assaut. Les cadres de la droite réclament plus de justice socialeen soumettant les allocataires du RSA à l’Impôt Sur la Fortune. Décryptage Eviter l’assistanat « La France doit sortir de cette politique d’assistanat dans laquelle elle est engluée depuis des années » a martelé hier Laurent Wauquiez. Le vice-président de l’UMP a fait la tournée des médias pour dénoncer « le cancer de notre société » et rendre public sa nouvelle proposition. « Avec cette aberration que cautionne François Hollande, on se retrouve dans des situations où des chômeurs gagnent plus que d’autres français qui, eux, travaillent et payent leurs impôts. L’idée serait de créer un genre d’ISF pour bénéficiaires du RSA avec un seuil d’entrée fixé à 300 000 euros soit 4 fois moins que le seuil actuel de l’ISF. Histoire de s’adapter aux revenus certes inférieurs de ceux qui touchent le RSA. » a-t-il déclaré sur Europe 1. Christian Jacob, président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale a également donné de la voix : « On a dans ce pays des allocataires du RSA qui possèdent 3 parfois 4 maisons dont ils sont pleinement propriétaires et ce, uniquement grâce à leur allocation. C’est inadmissible en ces temps de crise où les français peinent plus que jamais pour accéder à la propriété. On ne peut pas cautionner ça plus longtemps. » 773 années d’économies Cette montée au créneau des ténors de l’UMP a instantanément suscité l’indignation ici et là. A commencer par Martin Hirsch, le père du RSA qui a vivement critiqué cette proposition : « Avec ce seuil de 300 000 euros qu’ils proposent, il faudrait pas moins de 773 années à un allocataire du RSA pour acquérir les biens nécessaires pour être imposable à l’ISF. Et encore ! Je ne compte même pas les dépenses. Tout en sachant qu’aucun être humain ne semble avoir vécu au-delà de 122 ans, ça fait quand même une sacrée différence ! » Interrogé sur cette possible incohérence pointée par Martin Hirsch, Laurent Wauquiez a répondu dans la foulée : « Laissons les polémiques stériles et les faux arguments à ceux qui aiment les lancer et occupons nous plutôt de notre pays qui, plus que jamais, aurait bien besoin de relever la tête. » Le Gorafi Illustration: WikiCommons / Alesclar

Le 18 septembre 2011 à 09:07
Le 30 septembre 2012 à 08:45
Le 14 juin 2011 à 05:39

Lettre démodée à un libertin...

Les libertins sont avisés, surtout ne pas dépasser les limites du bon goût des petits jeux qu'ils jouent. Un zeste de sadisme, un zeste de romantisme, un soupçon de luxure, délicieuse blessure. On se délecte des lectures du divin Marquis, on se donne en pâture... oh vraiment, c'est exquis ! On s'épanche, on caresse, on frappe avec rudesse, et puis on se mélange. On est bien dans la fange! On observe discret, derrière des glaces sans tain. On déguste en gourmet, des corps qui seront siens. Peu importe le sexe, tout est bon à toucher. On a plus de complexes à sucer, à lécher. On se masque, on se cherche pour mieux se découvrir, on saisit mille perches qui vont nous faire plaisir. Derrière le loup de soie se cache l'agneau tendre. On tâtonne, on perçoit, on a soif de surprendre. La manipulation  est un état jouissif et la domination un droit définitif. Plus fine est la partie, plus grand est le danger. La douce mélancolie des liaisons inavouées.  Tout ce beau monde s'adonne à ces plaisirs pervers sans penser un instant à ces nombreux revers, qui arrivent pourtant et qui leur jouent des tours...Le mot n'est pas fréquent, chez ces gens élégants. Elégants dans l'habit et non dans tout le reste. Ils sont toujours bien mis, une rose à la veste. Le mot qui n'a plus cours et qu'ils ont oublié, ce mot est un état, un état démodé. Ce mot qui joue des tours, on ne peut le contourner. Ce mot devient suspect. Il s'agit de l'amour.

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