Huile de coude, ou comment la cruciale question de l'emploi trouve des solutions simples et élégantes.
Cornegidouille ! Si la question de
l’emploi est prépondérante, (je n’oserais dire incontournable, afin de ne pas
empiéter sur le lexique journalistique), c’est que nous avons négligé les
débouchés physiques de certaines formes de travail, peut-être même les plus
attrayantes. C’est une anecdote qui m’a mis la puce à l’oreille : il y a
peu de temps, un des mes amis s’est vu demander par un client de l’huile de
coude. Il y avait certainement de la malice dans cette demande aux allures
excentriques. Mon ami, loin de se décontenancer pour si peu, s’est évertué à
satisfaire l’acheteur. Mais du rayon lingerie fine au service après-vente du
rayon électroménager, ladite huile est restée introuvable. Diable !
Pensons bien, chers humanoïdes et ceux qui
s’en rapprochent, combien nous pourrions subvenir aux besoins de nombre de nos
semblables, en réhabilitant l’honorable tâche de producteur d’huile de coude !
Vous sentez une grande fatigue s’abattre sur
vous ? Vous avez la démarche morne et lente ? Construire un nichoir
vous demande un effort désespéré ? Problèmes Ô combien quotidiens,
handicaps sociaux véritables ! Mais voilà, les producteurs d’huile de
coude, organisés en une S.A. des plus dynamiques, recrutent avec force bonne
volonté. Point d’expérience exigée, CDI à la pelle physique. Juré. Jeunes
bienvenus, mais point trop jeunes non plus. Car voyez-vous, l’huile de coude
est une denrée dont on ne saurait se passer. Elle vous accompagnera toute votre
vie, sous forme de spray, de pastille, de gel, d’infusion, de patch. Et ce
n’est qu’un début !
Voilà chers jurés, satrapes, ministres, amoureux
du genre humain et ceux qui l’honnissent, quelles sont les mesures, simples et
révolutionnaires à la fois, que je propose en vue de donner un second souffle
au marché de l’emploi. Vous aussi, pariez sur l’huile de coude !