Paul Martin
Publié le 10/08/2013

Laurent n'obtient pas son prêt


Plutôt qu'une biographie assommante, voici un texte qui vous sera vraiment utile. Si votre ordinateur fige régulièrement, essayez le truc suivant : d'abord, rehaussez le moniteur à l'aide d'une ou deux briques ; puis versez dans le lecteur de DVD un verre d'eau déminéralisée à laquelle vous aurez ajouté quelques gouttes d'essence de térébenthine. Eteignez l'appareil, rallumez-le et constatez le résultat : il est comme neuf. Ne me remerciez pas, je suis comme ça, altruiste.

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Le 13 novembre 2010 à 11:48

Ali Dilem

Dessinateurs et caricaturistes du monde entier (7)

Il paraît que Dilem est le nom d’un groupe parisien de rock funk et celui d’un distributeur de lunettes qui se vante d’avoir créé des branches interchangeables. Révolutionneront-ils dans les années à venir le milieu de la musique et de l’optique ? Dilem, le caricaturiste, fait aussi grand bruit. Et le fait est qu’avec lui on voit bien, on voit mieux. Ce qui est, on en conviendra, doublement avantageux. Il suffit pour s’en rendre compte de regarder le dessin quotidien qu’il livre au site de TV5 Monde. On emploie l’expression « croquer l’actualité » pour un dessinateur de presse. Lui la dépèce joyeusement, il en dissèque les abats et les examine pour nous en donner le meilleur morceau. En Algérie, il travaille pour un journal qui porte le beau nom de Liberté. Ali Dilem est né le 29 juin 1967 de parents kabyles à El-Harrach. A ses quarante-trois ans, il faudrait retrancher tout ce temps perdu sur les bancs du Palais de justice d’Alger pour une cinquantaine de procès en diffamation intentés par les autorités et les neuf ans de prison qu’il totalise depuis que ce diplômé des beaux-arts s’est lancé dans la satire. L’Etat a la main leste ? Lui, la dent dure, autre nom du devoir de vérité. Alors, cet artiste qui œuvre pour le pluralisme politique et les droits des femmes persévère. Contre Boutef, diminutif d’Abdelaziz Bouteflika, contre les intégristes, contre les groupes islamistes, contre la police politique, contre les généraux corrompus. Il a l’art des raccourcis qui sont des décapitations. « La majorité, c'est le général Toufik et l'opposition, c'est aussi le général Toufik. » Depuis 2001, des « amendements Dilem » introduits dans le Code pénal, prévoient une série de mesures, y compris la peine de prison ferme contre des journalistes qui offenseraient le président de la République ou les grands corps d’État (armée, justice…). En 2004, il a été condamné à mort par une fatwa répercutée par les mosquées de son pays. L’Etat d’un côté, les religieux de l’autre, c’est ce qu’on appelle être pris dans un tir croisé. Pourtant, pas de quoi le faire plier. En face, son arsenal ne pèse pas lourd à première vue. Il contient quoi ?, des feuilles blanches, un stylo auxquels il faut ajouter un talent tranchant, quelque chose d’explosif dans l’humour et le soutien du peuple, l’amour de ses admirateurs et les grands prix internationaux qui ont consacré sa plume corrosive et son courage citoyen. Ali Dilem a commencé sa carrière à l’Alger Républicain, qui était le journaliste où Albert Camus fit ses débuts de reporter en 1938 et où il dénonça la « Misère en Kabylie ». Il est aujourd’hui membre de la fondation Cartooning for Peace, fondée à l’initiative de l’ONU, qui organise des expositions et des conférences à travers le dans le monde. Dilem est donc bien plus rock et plus clairvoyant que ses homonymes. Faites du bruit avec lui ! Chaussez Dilem !

Le 13 décembre 2011 à 08:35
Le 18 septembre 2012 à 08:00
Le 20 mai 2015 à 08:34
Le 31 octobre 2011 à 09:15
Le 6 août 2011 à 08:38

Le cerveau millimétré

J’aime le papier millimétré. Avec lui, on sait toujours où l’on va. Un centimètre est un centimètre, sauf les jours de pluie, bien sûr, car il s’étire, et le centimètre de la réalité devient un centimètre virgule un millimètre ou même deux millimètres sur le papier. Alors la transcription de la réalité s’en trouve imperceptiblement changée, car dessiner ainsi n’est pas confortable et la mauvaise humeur qui s’en suit est peu propice à l’annotation rigoureuse de cette sorte d’éléments pondérateurs. Bref, on CROIT dessiner ce que l’on mesure, et sans y prendre garde on majore tout – dans une proportion raisonnable – mais indéniable. Et par un petit glissement analogique, qu’en est-il de l’influence de la pression atmosphérique sur l’enregistrement de nos impressions ? Les aires du cerveau aussi, après tout, forment un support plastique – non pas extensible à l’infini, hélas – mais du moins variable en volume selon les circonstances. Et alors, des yeux charmants, une silhouette pleine de vénusté, des propos spirituels même, ne prennent-ils pas dans notre mémoire une place un peu disproportionnée si on les croise sous un ciel bas ? Je ne suis pas loin de le penser. Evidemment, il en serait de même pour les mauvaises rencontres, mais si les mufles et les laiderons n’échappent pas à cette extension générale, le mal n’est pas grand, les souvenirs les meilleurs sont plus vivaces, paraît-il, que les mauvais. Dans cette perspective, un été pluvieux n’est pas une calamité, bien au contraire. Nous en sortirons tous grandis.

Le 19 septembre 2011 à 08:38
Le 18 février 2015 à 08:51
Le 30 septembre 2011 à 08:22
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