Que Dominique Strauss Kahn ait
droit à la présomption d’innocence face aux accusations gravissimes portées à
son encontre, c’est normal, et légal. Et même, c’est sain. Mais que la femme de
ménage qui l’incrimine n’ait, elle, pas droit à la présomption du traumatisme
subi, là il faut qu’on m’explique. Depuis dimanche, pas un mot sur elle dans les
médias français, ou dans la bouche de nos politiques (à l’exception notable de
Jean-Luc Mélenchon) sollicités en boucle sur ce qui est d’ores et déjà devenu « l’affaire
DSK ». Pourquoi ? Si les faits qu’elle reproche au patron du FMI sont
avérés, ne peut-on pas légitimement supposer que cette femme souffre des
conséquences d’une telle agression ? Ne peut-on avoir une pensée pour elle,
sans pour autant tirer à boulets rouges sur son agresseur supposé ? Certes
ils ne sont que deux à connaître la vérité, mais pourquoi parler toujours de
lui, jamais d’elle ? Pourquoi la tenir à l’écart de nos colonnes
médiatiques comme on le ferait d’une maladie honteuse ? D’ici à ce qu’on
retombe dans les travers habituels dès lors qu’il y a viol ou soupçon de viol,
sur l’air de : « elle l’a cherché, elle l’a piégé », il n’y a qu’un
pas. Espérons qu’il ne sera pas franchi, avant que la lumière ne soit faite sur
cette lamentable histoire. Gageons que si elle n’était pas femme de ménage mais
femme de pouvoir et/ou d’argent, nos journalistes et politiques nationaux se
souviendraient qu’elle existe et que derrière sa plainte se cache un être
humain, qui ment peut-être mais qui peut-être aussi dit la vérité. Mais elle
est soubrette, et la France s’en fout. Car il ne fait pas bon être pauvre et
sans grade dans notre beau pays. On le savait. Mais ça va mieux (du moins moi
je vais mieux) en l’écrivant.
Si, ayant suivi l'avis de Jean-Loup Chiflet, vous passez l'été replié
loin des festivals et que soudain la démangeaison culturelle vous
reprenait, voici un florilège de festivals triés sur le volet par la
rédaction de ventscontraires.net : Enghien a son festival de la carte postale. Rouen le festival de la Brouette. Louiseville celui de la Galette. Les journées de la Harpe sont à Arles. Le festival de la Photo de Montagne est à Pralognan. Le festival de la Voix au Pays de Dieulefit. Le festival de la Parole de Dieu au Parc des Expositions de Caen. Le festival national des Robots à Mantes-la-Jolie. Et celui des Fées à Saint-Pierre-en-Vaux. Il y a festival de la 111ème Rosière de Pessac. Il y a le festival de la caricature « Les Humouroïdes » à Corcoué sur Logne. Tauxigny a le festival de la Contemplation. Condom a le festival de Bandas. Le Val d’Argent celui de la Soupe. Sans oublier le festival international de Montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu. Sainte Enimie en Lozère a la BD médiévale et pseudo-médiévale. L'Université Nice Sophia Antipolis a le festival de la Quatrième dimension. Paris a son festival du Thé. L’île de Groix le festival international du Film insulaire. Le festival du Mot est à la Charité sur Loire. Les Globe-trotters à Massy. Les Jeunes Auteurs à Saint Geoirs. Le festival des Carnets à Brest. Et
si rien de tout cela ne vous attire, ou si vous ne n'avez pas le cœur
de sortir du bled où vous avez votre tanière, pourquoi ne pas y lancer
vous-même votre propre festival ? Besoin d'une idée ?
Lancez le festival le plus bref de France et du monde – il ne durerait
que quelques minutes ou secondes – nommez-le "festival du B.R.E.F."
(Brèves Rencontres sur l’Expression Fragmentaire), appelez sans
attendre le maire du coin...
Quand on soumet quelques uns des protagonistes de l'Affaire
Bettencourt-Woerth à l'onomancie, on découvre quelques curiosités
anagrammiques. L'anagramme de Liliane Bettencourt est par exemple
"Tel Eric, ton bilan tue". Patrice de Maistre nous donne "Crise et
Mediapart". Et Philippe Courroye nous révèle un étonnant "Police
hyper ripou".