3D Jean Piero
Publié le 02/06/2011

L'économie fait des économies sur notre dos


Pièce montée avec un Indigné de la place de la Bastille



Mes « Pièces montées » ? Des morceaux choisis d'esprit, de mots, de rires et d'envies glanés à la pointe du micro.
Chaque dimanche, ces brefs bobinos ponctuent le journal « 3D » de Stéphane Paoli – diffusé par France Inter en direct du théâtre du Rond-Point entre 12h à 14h...

Illustration : Les Indignés place de la Bastille
« La Pataphysique, c'est la culture physique des patates ! », lança Jean Piero sur l'antenne de France Inter un matin de l'été 2002. Dès lors, la France entière sut à quoi s'en tenir sur ce polyartiste sévissant dans l'insolite lunaire et terre-à-terre en même temps. France Inter devint son nouveau terrain de jeux, il y fit résonner  et déraisonner  «  Le Journal des jours nuls », « La Minute élastique », « Le Vide-Grenier pataphysique », « l'Agence Nationale Pour l'Emploi Imaginaire », « Les Voyages intersidérants » etc.
Actuellement, chaque dimanche, ses  « Pièces montées »  ponctuent le journal « 3D » de Stéphane Paoli diffusé en direct du théâtre du Rond-Point entre 12h à 14h.

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> le site du journal 3D de Séphane Paoli, France Inter
 

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Jean Piero

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Le 12 août 2011 à 08:45

Toujours regarde le brillant côté de la vie

« Plus optimiste, ton prochain billet », m'a-t-on prié. C'est vrai que l'actualité actuelle n'est pas des plus réjouissantes. Mais chaque revers a sa médaille et avec un peu de bonne volonté, on finit par trouver des raisons de se réjouir dans les plus inquiétantes des nouvelles. Alors bien sûr, l'Angleterre est secouée par de terribles émeutes, et on ne sait même pas s'il s'agit d'un cri d'alarme lancé par des jeunes sans avenir, ou juste de mecs qui volent des télés. Mais le bon côté des choses, c'est que les éditorialistes finissent forcément par citer les Clash, ce qui est nettement mieux que Colonel Reyel. Alors bien sûr, la note des Etats-Unis a été abaissée, la France tremble pour la sienne et les marchés financiers, par compassion, n'en finissent pas de paniquer comme des pucelles effarouchées. Mais ce n'est pas si grave, une mauvaise note : je me rappelle, en primaire, je m'étais planté à une interro sur le passé simple et aujourd'hui, plus personne ne l'utilise, c'est bien la preuve. Alors bien sûr, on a un été pourri, ma bonne dame et franchement, il n'y a plus de saisons, plus d'été, plus de Printemps arabe, mais c'est excellent pour la relance économique des vendeurs de parapluies et de bateaux à rames. Alors bien sûr, la Somalie meurt peu à peu, mais peut-être que quelqu'un va avoir l'idée de faire un disque pour la sauver. C'est bien, les disques. Alors bien sûr, Carla B-S est toujours enceinte, mais du coup elle ne sera pas sur le disque pour la Somalie.

Le 8 juillet 2011 à 08:54

Huile de coude, ou comment la cruciale question de l'emploi trouve des solutions simples et élégantes.

Cornegidouille ! Si la question de l’emploi est prépondérante, (je n’oserais dire incontournable, afin de ne pas empiéter sur le lexique journalistique), c’est que nous avons négligé les débouchés physiques de certaines formes de travail, peut-être même les plus attrayantes. C’est une anecdote qui m’a mis la puce à l’oreille : il y a peu de temps, un des mes amis s’est vu demander par un client de l’huile de coude. Il y avait certainement de la malice dans cette demande aux allures excentriques. Mon ami, loin de se décontenancer pour si peu, s’est évertué à satisfaire l’acheteur. Mais du rayon lingerie fine au service après-vente du rayon électroménager, ladite huile est restée introuvable. Diable !     Pensons bien, chers humanoïdes et ceux qui s’en rapprochent, combien nous pourrions subvenir aux besoins de nombre de nos semblables, en réhabilitant l’honorable tâche de producteur d’huile de coude !     Vous sentez une grande fatigue s’abattre sur vous ? Vous avez la démarche morne et lente ? Construire un nichoir vous demande un effort désespéré ? Problèmes Ô combien quotidiens, handicaps sociaux véritables ! Mais voilà, les producteurs d’huile de coude, organisés en une S.A. des plus dynamiques, recrutent avec force bonne volonté. Point d’expérience exigée, CDI à la pelle physique. Juré. Jeunes bienvenus, mais point trop jeunes non plus. Car voyez-vous, l’huile de coude est une denrée dont on ne saurait se passer. Elle vous accompagnera toute votre vie, sous forme de spray, de pastille, de gel, d’infusion, de patch. Et ce n’est qu’un début !   Voilà chers jurés, satrapes, ministres, amoureux du genre humain et ceux qui l’honnissent, quelles sont les mesures, simples et révolutionnaires à la fois, que je propose en vue de donner un second souffle au marché de l’emploi. Vous aussi, pariez sur l’huile de coude !

Le 18 juin 2011 à 21:51

Lagarde avoue

Elle veut baisser le niveau de testostérone au FMI

Comme ce matin je n'avais rien d'autre sous la main question jeu de mots, j'ai décidé de faire facile en titrant avec le nom de notre ministre de l'économie.  (Habituellement j'assortis toujours la qualité de ministre à un qualificatif, alors que pour Christine je sèche. J'ai pensé : notre brillante ministre... notre très grande... notre parfaitement bilingue... notre élégante ... notre bien coiffée ministre ... ? Mais j'hésite, je n'y arrive pas !)   La dame fait la tournée des popotes pour tenter de convaincre qu'elle serait la plus compétente pour occuper le poste de directeur du FMI. Faut dire que son mentor n'a pas lésiné sur les moyens pour la faire mousser, tous les habitants de Deauville vous le diront, mais est-ce vraiment un avantage pour sa candidature d'avoir pris pour directeur de campagne un Sarkozy qui irrite tous ses petits camarades de récré ?  En tout cas Christine a dû faire un tabac auprès des Indiens en déclarant  "qu'il y aurait un niveau de testostérone plus faible au FMI avec elle à sa tête". Les pays dits émergents, dont l'Inde, ferraillent un maximum pour placer un des leurs à la tête de l'institution et Christine certainement à court d'arguments, a cru devoir sortir cette vanne pour surfer sur la vague féministe suscitée par l'affaire DSK. Je vous disais bien qu'elle était mal conseillée.  Tout d'abord, il ne faut pas trop la ramener sur la compétence en matière linguistique et économique. En Inde, au moins la moitié de la population (environ 750 millions) parle parfaitement anglais et le niveau d'études y est très élevé. L'Inde fournit des contingents d'ingénieurs, d'informaticiens, de médecins et d'économistes de haute qualité. Paradoxalement, du point de vue culturel, ce pays est connu pour préférer les naissances de garçons plutôt que les filles.  Alors avouer à New Delhi qu'on n' a pas de couilles et déclarer que c'est vachement mieux pour diriger un bidule pareil, il fallait oser.

Le 9 novembre 2011 à 07:47

L'enfer est pavé de bonnes intentions

Econotrucs #3

Si nos économies ont aujourd’hui le couteau sous la gorge et menacent de s’effondrer sous des monceaux de dettes, c’est parce que nous l’avons bien voulu : à l'heure où nous cherchons des solutions à la crise actuelle, il est bon de se rappeler que c’est presque toujours en tentant de résoudre la dernière crise que nous préparons les conditions de la prochaine. Cette finance « folle » que l’on dénonce aujourd’hui est le fruit de décisions politiques engagées par des gens rationnels qui pensaient œuvrer pour le bien public. C’est peut-être ça le plus effrayant.   A la fin des années soixante-dix, le modèle né au sortir de la seconde guerre mondiale était devenu inadapté : après deux chocs pétroliers, des crises monétaires à répétitions, les pays occidentaux connaissent des périodes d’hyper-inflation, une baisse de la croissance, une hausse du chômage : le système de Bretton Woods s’effondre. C’est la fin des trente glorieuses et des modèles d’inspiration keynesienne. Pour sortir de cette impasse, les administrations Reagan puis Thatcher décident de « libérer l’économie » autrement dit de la libéraliser : la finance va jouer un grand rôle. C’est la rémunération de l’épargne et des dépôts qui est libéralisée aux États-Unis. C’est le big bang financier de la place de Londres : les investisseurs étrangers se ruent sur la capitale anglaise, qui rattrape en quelques années sa rivale New-York. Les puissances pétrolières enrichies par les chocs pétroliers ont quantité de pétrodollars à placer, et les marchés financiers vont remplir ce rôle.   Ces choix ne sont pas seulement idéologiques : en France, les socialistes suivent rapidement le mouvement . Les entreprises qui peinaient à trouver des financements (même lorsqu’elles étaient privées, elles étaient très largement dépendantes des financements et des banques publiques) et les marchés financiers internationaux vont leur offrir de nouvelles capacités d’investissement, d’innovation et donc de croissance. Le Matif (marché à terme des instruments financiers) est, par exemple, créé à Paris en février 1986. La démographie amplifie le mouvement  : les futurs retraités confient leur épargne à des investisseurs de long terme, le capitalisme devient essentiellement actionnarial.   Dans les années 90, les produits dérivés se développent, de nouveaux marchés apparaissent, la finance s’internationalise. Les petites institutions financières privées se multiplient (Cf econotrucs #1). La sphère financière explose. Pour suivre ce mouvement et soutenir un système bancaire en difficulté, les États-Unis ont progressivement démantelé toutes les réglementations inventées au sortir de la crise de 1929, jusqu’à supprimer en 1999 le fameux Glass Steagall act qui séparait les différentes activités bancaires et qui n'était déjà plus que l'ombre de lui-même. C’est cette finance qui permettait - entre autres - aux États-Unis de retrouver une croissance grâce aux investissements dans ce qu’on appelait la « nouvelle économie ». L’explosion de la bulle de l’internet était rapidement rangée au rang de « crise de jeunesse », et de nouvelles formes de financement apparaissaient avec l’explosion de la titrisation, opération quasi magique qui permettait à la fois à David Bowie de toucher de l’argent sur de futurs droits d’auteur, et à de modestes familles américaines de devenir propriétaires de leur logement.   L’endettement des pays occidentaux grimpait, mais des épargnants chinois étaient prêts à acheter cette dette. La moitié du monde semblait vouloir investir dans l’autre moitié, et on se mettait à parler d’un “Bretton Woods 2” , un nouvel équilibre mondial.   Cette explosion financière aurait du faire l’objet d’une surveillance accrue des marchés et des institutions financières. C’est exactement le contraire qui s’est produit. La finance était une industrie innovante, et on pouvait raisonnablement affirmer qu’à vouloir trop corseter une innovation, on risquait de la tuer dans l’œuf.   En réalité rien n’était bien nouveau dans toutes ces innovations financières, et contrairement à ce qu’on bien voulu nous faire croire nos dirigeants politiques obligés de jouer aujourd’hui les pompiers avec l’argent public, la crise ne nous a pas pris "par surprise" . Si personne n’avait prévu exactement son déroulement, ses enchaînements, et son ampleur, les signaux d’alertes étaient innombrables, les risques que cette finance hypertrophiée faisait courir à nos économies étaient largement connus, et avaient été expliqués par de nombreux économistes. Et comme je sais que vous ne me croyez pas, je reviendrai bientôt là-dessus.

Le 19 septembre 2011 à 08:38
Le 21 décembre 2010 à 12:57

Laissez Noël en paix (réactualisé)

Conseil Citoyen 6

Nous voilà en décembre et ton moral en berne Face au jeu malicieux de ceux qui nous gouvernent Te fait conjecturer que pour le réveillon Tes rejetons n’auront ni cadeau ni bonbon, Que seuls de pauvres trous rempliront leurs chaussettes, Que tu n’auras pour feu que quelques allumettes Et que le seul sapin restant à décorer Ce sera ton cercueil et ses quatre poignées.   Arrête-là, veux-tu  et redresse la tête Surtout pour ce qui est de préparer les fêtes. Ne sais-tu pas, l’ami, que la nuit de Noël, Avec tous ses présents et sa bonne nouvelle,C’est l’arnaque du siècle et le baise couillon Le plus élaboré pour prendre ton pognon ? Si tu crains de sombrer au cœur de la tourmente Ne va pas te mêler aux masses consommantes. Il y a des moyens pour remplir une hotte Qui ne coûtent pas plus qu’une boîte de crottes.   Surtout pour ce qui est des tout petits enfants, Je veux parler de ceux qui ont moins de trois ans. Dis-toi bien que ceux-là ne savent pas du tout Si Noël est en mai, en décembre ou en août. C’est donc quand tu le veux, si tu veux bien le faire Et il en va de même à leur anniversaire. Et si pour eux quelqu’un te donne des étrennes Tu les mets dans ta poche et puis tu les fais tiennes.   A partir de trois ans et disons jusqu’à sept Si tu ne donnes rien, ils te feront la tête. Alors n’hésite-pas, vas-y le cœur en liesse, Rends leurs allègrement le menu de leur pièce ; Tableaux de grains de riz, cendriers de Saint-Jacques Poupées de mie de pain ou colliers de pâtes.   Pour les plus grands, ma foi, tout est dans l’emballage Et dans la marque aussi. Ce qu’il faut pour leur âge, C’est un logo connu qu’ils pourront exhiber. Dans ce goût tout est bon et rien n’est prohibé. Passe chez Emmaüs et pique une étiquette Recouds là bien en vue sur une autre liquette Et ne t’affole pas à cacher l’origine Grande marque ou chiffon tout est cousu en Chine.

Le 4 décembre 2012 à 12:04

L'Unicef lance un casting pour trouver des visages d'enfants encore plus tristes

L’humanitaire n’empêche pas le marketing. C’est en tout cas ce que montre cette singulière histoire révélée par le journal La Croix ce matin. Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) entame visiblement sa petite révolution publicitaire. La célèbre agence, Prix Nobel de la paix, a lancé depuis trois semaines un casting géant aux quatre coins du monde. Avec un seul objectif : trouver des visages d’enfants encore plus tristes pour sa prochaine campagne d’affichage. Reportage.   Trouver le prochain visage de l’Unicef En France c’est l’agence de casting Talentuo qui a décroché l’appel d’offre lancé par l’Unicef. Dans un entretien accordé à La Croix, Didier Cros, son patron, revient sur la mission qui est la sienne depuis bientôt un mois : « Nous nous donnons encore deux mois pour trouver le jeune garçon ou la jeune fille qui deviendra l’emblème de l’Unicef pour les cinq prochaines années. Le cahier des charges imposé par les Nations unies est très strict : il ou elle doit avoir moins de 14 ans, il doit être pauvre, non caucasien, si possible sale mais pas trop. Enfin, et c’est le point le plus important de notre recherche, il doit être en mesure d’adopter une expression profondément triste sur son visage. » Ce dernier point semble au cœur de la démarche de l’Unicef, comme le confirme Marixie Mercado, porte-parole de l’organisation : « Au regard des précédentes campagnes, nous nous sommes aperçus que les enfants que nous choisissions étaient tristes certes, mais pas assez pour inciter à un passage à l’action. Ils avaient beau avoir le visage décharné par la malnutrition ou des mouches dans les yeux à cause du manque d’hygiène, cela n’était pas suffisant pour interpeller l’opinion publique. Nous voulons désormais revenir aux fondamentaux. Ce que nous recherchons, désormais, c’est un garçon ou une fille capable de véritablement jouer une tristesse viscérale ou, à défaut, quelqu’un qui soit profondément triste dans sa propre vie. » L’agence Talentuo sillonne donc les routes de France depuis début novembre à la recherche de ce jeune talent. Pour l’instant, elle ne l’aurait pas encore trouvé, selon son directeur qui se rend pourtant dans les lieux les plus propices à ce type de profil : « Nous cherchons évidemment dans les quartiers pauvres, les banlieues. Nous avons fait de belles rencontres mais rien d’assez convaincant pour l’instant. Je passe donc le message à tous vos lecteurs qui seraient intéressés : si vous êtes pauvres et tristes et que vous souhaitez que les gens le sachent, nos portes vous sont grandes ouvertes. » Le Gorafi

Le 3 décembre 2013 à 08:57

Fins de mois difficiles : 85% des ménages français d'accord pour avancer Noël en début de mois

Selon une étude de l’institut IPSOS pour l’association de consommateurs UFC – Que choisir, une très large majorité de français verrait d’un bon œil le fait d’avancer les fêtes de Noël en début de mois. Les raisons financières et les difficultés à boucler les fins de mois sont les principales raisons avancées dans le sondage. Stéphen Jobert, qui a réalisé l’étude pour le magazine Que choisir, explique que la période de Noël devient chaque année une source de stress pour les ménages français les plus fragiles. « L’achat des cadeaux de Noël peut très vite devenir un vrai parcours du combattant, surtout si on ne s’y prend pas à l’avance » précise-t-il. Le rédacteur en appelle au bon sens pour justifier une mesure qui « soulagerait les Français en ces temps de morosité ». Alors que 45% des Français déclarent commencer à compter les centimes dès le 15 de chaque mois, Stéphen Jobert explique qu’organiser Noël entre le 5 et le 10 décembre permettrait à un maximum de familles d’avoir un budget cadeau et de pouvoir se faire plaisir le soir du réveillon sans se mettre dans le rouge. « Surtout quand on sait que ce sont toujours les budgets consacrés à la nourriture et aux loisirs qui sont les plus touchés en temps de crise » ajoute-t-il. Cette année, le budget des ménages s’annonce de plus en plus serré. 21% d’entre eux vont consacrer moins de 100€ en budget-cadeau, 50% entre 100 et 300€. « Noël est souvent vécu comme une période d’austérité, où l’on se prive pour pouvoir faire plaisir à ceux qu’on aime » explique Stéphen Jobert, qui précise que l’étude ne s’arrête pas à la seule question de Noël puisque selon lui, les ménages français seraient également favorables à l’idée de réduire à deux semaine le dernier mois de l’année pour passer en 2014 aux environs du 15 décembre. Le Gorafi Photo:iStock/ FuatKose 

Le 9 octobre 2011 à 10:12

Lettre de motivation

Cher Monsieur Rond-Point, J’ai eu vent du fait que vous cherchiez de nouveaux chroniqueurs. En cette période où l’emploi joue la fille de l’air, j’avoue que tant d’audace m’a coupé le souffle. J’ai certes longuement hésité avant de tenter ma chance, puisque votre brève annonce souffle tant le chaud que le froid. Néanmoins, au gré de ma vie professionnelle, j’ai acquis des compétences que je crois pouvoir être profitables à votre entreprise. J’ai travaillé longuement en centre aéré, puis j’ai financé mes études en ventilant des com(ptes) au Carrefour de la rue Mistral, où j’ai acquis une bonne expérience des ronds-points. Par la suite, j’ai renoncé à être agent de circulation, et je suis devenu souffleur dans un théâtre où le directeur brassait de l’air. Actuellement je tourne en rond, dans un emploi qui me gonfle, avec un patron qui me les brise. Dans ces circonstances, votre annonce ne pouvait que m’intéresser. J’y vois l’occasion de donner à ma carrière un deuxième souffle, en participant à un projet éolien durable. Je suis persuadé que l’éclectisme de mes expériences éparpillées aux quatre vents est conforme à l’esprit de votre entreprise, et que nous pourrions produire ensemble à la fois contre-vents et marrées. Vous me direz que je ne manque pas d’air de vous proposer ainsi mes services, et vous aurez raison, puisqu’il m’arrive trop souvent de faire des vents plus haut que mon c… En espérant toutefois ne pas en prendre un, je vous adresse, Monsieur Rond-Point, mes haletantes salutations.

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