Robert Walser (1878-1956) est un écrivain suisse qui est
né en Suisse puis est mort en Suisse.
Pour un clochard céleste, c’est petit la Suisse. Robert
Walser est un promeneur céleste. C’est un aventurier du minuscule. Un
explorateur de l’évanescent.
Après ses études, Robert Walser a tenté quelques métiers
(domestique, employé, secrétaire), mais dès ses premiers succès littéraires
d’estime, il cessa de travailler pour se consacrer à ses trois passions :
Ecrire, Marcher et Disparaitre.
Tout au long de sa vie, Robert Walser semble s’effacer,
comme une mauvaise photo numérique. Robert Walser sait que l’essentiel est
dérisoire et que le dérisoire est essentiel.
Robert Walser a passé 23 ans dans des cliniques
psychiatriques, pour la simple et bonne raison qu’il avait conscience de sa
disparition.
Robert Walser est un poète, la lumière lui est donc primordiale.
Robert Walser comptait parmi ses admirateurs Robert Musil et
Franz Kafka.
Robert Walser écrit tellement petit que certains de ses
textes (microgrammes) sont indéchiffrables.
Robert Walser a consacré beaucoup de son temps d’esclave
sensible à trier des lentilles.
Robert Walser est une sorte de Boudha à moustaches qui a
renoncé à toutes les illusions. Celles de la bourgeoisie. Celles de l’écriture.
Celles de l’existence.
Le jour de Noël 1956, il alla marcher dans la neige jusqu’à
mourir d’épuisement.
Michel Onfray : les leçons de Lyotard et de Derrida ventscontraires.net Théâtre du Rond-Point
> premier épisode> épisode suivant La pensée anarchiste est riche de potentialités à réactiver. La légende du socialisme libertaire mérite , comme toutes les légendes, une déconstruction afin de rendre à cette force de frappe intellectuelle et politique toute sa puissance contemporaine. Il s'agit de pratiquer le droit d'inventaire dans un corpus foisonnant et contradictoire : l'individualisme de Stirner ou le collectivisme de Kropotkine ? Le pragmatisme de Proudhon ou l'utopie débridée de Fourier ? La pruderie de Sébastien Faure ou le libertinage généralisé d'Emile Armand ? Le millénarisme de Godwin ou le municipalisme de Bocklin ? La violence de Ravachol ou le pacifisme de Reclus ?"
Michel Onfray
ventscontraires.net diffuse en feuilleton la conférence de Michel Onfray sur le post-anarchisme, donnée au Théâtre du Rond-Point avec l'Université Populaire de Caen > L'intégralité de la conférence est disponible dans un coffret 4 Cd édité par Frémeaux et Associés > Captation diffusée par Cinaps TV, la chaîne de la culture et de la connaissance (disponible sur la TNT en Île-de-France)
Alexandre Astier : "Je suis raccord XVIIIe, perruque comprise", ventscontraires.net, Théâtre du Rond-Point
> épisode suivant Après
la série Kaamelott, Alexandre Astier devient Jean-Sébastien Bach. Quand il n'est pas au clavecin ou à la viole de gambe, Astier-Bach va donner une master class au public du Rond-Point. Que ma joie demeure ! , son prochain spectacle, décortique la musique de Bach comme on ouvre le
capot de la bagnole pour comprendre le moteur. Quelle fut votre toute première
impression, lors de votre première rencontre avec Jean-Sébastien
Bach ? J’avais sept ou huit ans. C’était
le Concerto pour deux violons par « I Musici ». Je me
repassais sans arrêt le premier mouvement, j’étais fasciné. Le
contrepoint rigoureux avait fait son oeuvre. Des trucs qui marchaient
en quatre par dessus d’autres trucs qui marchaient en deux, les
modulations franches, les pédales, les thèmes qui se promenaient
dans toutes les voix… Et il n’y avait même pas besoin d’être
musicien pour ressentir tout ça. C’était complexe et évident,
sophistiqué et limpide. Je repassais le premier mouvement sans
arrêt, pas en entier. Les trente premières mesures me suffisaient ;
je relevais le bras du diamant et je recommençais au début. J’ai appris pendant toute mon
enfance que Mozart était né en 1756. J’ai dû apprendre, une
autreannée, que Bach était mort en
1750. Peut-être que j’aurais pu me dire que, tiens ! l’un est
mort six ans avant la naissance de l’autre. En revanche, je cherche
encore le prof qui aurait pu me faire entendre, avec un peu de
passion, que le Kyrie du Requiem de l’un est un hommage direct au
contrepoint de l’autre et que, pour le coup, ça devient un peu
plus intéressant de connaître les dates. J’ai beaucoup de
souvenirs absurdes comme celui-là.Et j’en retiens une leçon simple
: il n’y a pas de mauvais sujet, il n’y a que de mauvais
raconteurs. J’espère parler de musique, tout simplement, et
n’ennuyer personne. Les Monty Pythons font rire avec un perroquet
mort. Je vais bien m’en sortir avec Bach !(Propos recueillis
par Pierre Notte)
Déjà 2012 ! Une année de plus en moins... et dire qu'on est en transit ici bas, avec ou sans douleurs d'estomac. On est tous des passagers de la vie en route vers le destin, les bagages pleins de doutes et d'espoirs clandestins. Des passagers de la vie en route vers demain, le désir assoupi par un trop long chemin. Des passagers de la vie voyageant côte à côte, oubliant les envies qu'ils avaient l'un de l'autre. Parfois même des passagers en colère, des passagers téméraires qui ne cessent de lutter, qui ne veulent pas se taire, mais cherchent la vérité... On est tous des passagers en transit, en partance pour un grand voyage qui sera un flop ou bien un hit... tous des passagers en transit...