Bar
Publié le 06/06/2011

Les dangers du portable enfin révélés


Dessinateur de presse et illustrateur, Bar croque l'actualité avec un trait et un humour acerbe reconnaissables entre mille. Il a fini par céder au harcèlement de la rédaction de ventscontraires.net qui a tout fait pour le débaucher.

Son blog : http://baractu.canalblog.com/ 

Plus de...

Cartoonists

 ! 

Partager ce billet :

À voir aussi

Le 7 février 2012 à 08:49
Le 19 mai 2015 à 08:52

Abattu de sang froid par sa compagne après avoir dit qu'il allait « au coiffeur » dans la voiture « à sa mère » 

C’est dans une petite bourgade aux alentours de Lille que l’affaire a débuté. Nadège Legrand, professeur de français dans un collège ne supporte plus les fautesde Bruno, son compagnon de vie et l’abat sur un coup de tête. Une faute d’accord décisive qui fait d’ores et déjà frémir les dyslexiques de la langue française. Ce mercredi matin, c’est l’affolement à Quesnoy-sur-Deûle, personne ne s’attendait à ce geste de la part de Nadège, « une fille du pays qui a toujours le mot juste pour chacun », comme aime à le souligner la boulangère qui l’a vue grandir, de la maternelle jusqu’aux études supérieures de lettres en passant par la Terminale L. « C’est vrai qu’elle parle avec des mots intelligents qu’elle met toujours dans le bon ordre ; c’est la seule que je connaisse comme ça dans le Nord Pas de Calais ». Nadège est réputée être une bonne enseignante, aimée de ses élèves, sévère aussi. Cette sévérité, c’est Bruno qui en aura fait l’expérience. D’après les sources, nulle querelle n’aurait précédé l’acte fatal. Selon le médecin légiste, la victime semble avoir été surprise de l’assaut de sa compagne. Une seule phrase aurait été fatidique. Des témoins oculaires rapportent la scène telle quelle : Bruno serait sorti de leur pavillon en s’avançant vers sa voiture, Nadège lui aurait crié quelque chose du perron, certainement pour s’enquérir de ce que ce dernier allait faire, Bruno lui aurait répondu quelque chose, que Nadège lui aurait fait répéter, et c’est à ce moment que Nadège aurait empoigné un des nains de jardin de la cour et aurait fondu sur Bruno en fulminant. De là, un bref mouvement de surprise de la part de Bruno, et une scène de carnage qui ne se serait achevée qu’une fois Bruno à terre. Ce qu’ils se sont dit, aucun des témoins n’est en mesure de le rapporter. Une histoire de jalousie certainement, qui aurait poussé au crime passionnel. Interrogée pendant sa garde à vue, c’est une Nadège sans remords qui explique : « Ça devait finir comme ça, je le savais. Depuis 7 ans, je le corrige nuit et jour, il ne fait aucun effort, là c’était de trop, je n’ai pas supporté.” Et qui nous donne la clef manquante, bien loin de l’hypothèse émise du crime passionnel : « Et à cet instant il m’a dit : « Je vais au coiffeur dans la voiture à ma mère ». Je lui ai fait répéter pour savoir si c’était de l’inattention, mais cela n’en était pas. Ce n’est quand même pas compliqué d’utiliser un génitif complément de nom exprimant la possession ! « Domus Ciceronis », la maison DE Cicéron. « Carrus Matris », le char DE ma mère, je ne vais pas répéter les mêmes choses indéfiniment. Je fais déjà cela toute la journée avec mes élèves, ce n’est pas pour le faire à nouveau en rentrant à la maison.” L’aplomb et le calme de Nadège ce jour là pour expliquer son acte laissent la police judiciaire et la population de la petite ville désarmées. Les fautes de grammaire auront rarement été autant punies par un professeur de français qu’en cette journée funeste. La Ville de Quesnoy-sur-Deûle a cependant su tirer une leçon de cet incident dramatique et est depuis la première ville de France consommatrice de Bescherelle. Le Gorafi Photo: iStock/art2media Kreativagentur 

Le 25 juin 2013 à 09:04

La Sécurité routière veut encadrer le port de la frange au volant

Un effet de mode qui s’avère particulièrement pervers. Selon les statistiques présentées aujourd’hui, le port de la frange au volant aurait causé plus de 5% des accidents de la route l’année passée. Et contrairement à ce que laissent penser les expressions machistes et sexistes sur les femmes et la conduite, les hommes sont tout aussi concernés que les femmes par cette mesure. Reportage. C’était un samedi ordinaire pour Isabelle (*). Elle sort de chez le coiffeur et prend sa voiture pour rentrer chez elle. Soudain, le trou noir. « J’ai réalisé que je n’y voyais plus rien du tout. Et quelques secondes plus tard, c’était l’accident ». La voiture d’ Isabelle percute plusieurs voitures en stationnement, fort heureusement, sans blessures graves. Pour Isabelle, il apparaît clairement, elle en est même certaine, que c’est la frange qu’elle venait de se faire faire chez le coiffeur qui a causé l’accident. « Elle était trop longue. Quand je me suis assise, cela a créé comme un rideau opaque, tout était sombre devant moi, je ne voyais plus mes mains ni le volant » raconte-t-elle. Des témoignages de la sorte, la Sécurité routière en dénombre plusieurs centaines.  Ceux de jeunes femmes, qui, succombant à une mode capillaire, ont bien failli perdre la vie dans des accidents de la circulation. « Selon nos statistiques, 5% des accidents de la route en 2012 sont liés à des ports de frange non réglementaires. Tout se déroule en quelques secondes : la conductrice ne voit plus rien, elle perd immédiatement le contrôle de son véhicule ». Pour Céline Montclair, auteure du rapport qui met en cause la frange, il faut mettre en place de nouvelles réglementations avant  que d’autres accidents plus graves se produisent. « Toutes les conductrices sont concernées. Mesdames, ne mettez pas votre vie en jeu. Aujourd’hui nous constatons cela chez les automobilistes, mais dans un avenir proche, d’autres catégories socioprofessionnelles pourraient être touchées, comme les conductrices de train ou les pilotes d’avion ». Le rapport propose donc une réduction de la taille maximale de la frange et met en garde non seulement les jeunes femmes mais aussi les hommes, de plus en plus tentés par cette mode. « Les statistiques font mentir les expressions sexistes sur les femmes au volant : elles sont prudentes. Et nous avons constaté qu’il y avait plusieurs hommes parmi les victimes de frange au volant. ». Selon elle, il s’agit de cas isolés, mais il faut prendre la chose au sérieux. « Cette coiffure a été popularisée par le chanteur Justin Bieber et hélas, les jeunes douchebags ne se rendent pas compte qu’ils sont non seulement ridicules mais en plus dangereux » affirme aussi le rapport. (*) le prénom a été modifié Le Gorafi Photo: iStock/IsaacLKoval

Le 25 novembre 2011 à 08:10
Le 11 septembre 2010 à 09:47
Le 14 avril 2012 à 08:41
Le 18 août 2010 à 14:45

Dessinateurs et caricaturistes du monde entier (5)

Poitiers, seule destination touristique qui vaille cet été. Poitiers ? Oui, oui, pourquoi pas. De familiers étrangers n’ont pas hésité, eux, à accomplir le déplacement dans la Vienne : scouts, explorateurs en casque colonial, étudiants en blazer, guerriers goths, gangsters, écoliers, cow-boys, siroteurs de thé, joueurs de cricket, tous les personnages fétiches du Glen Baxter, ces effigies tirés des récits populaires destinés à la jeunesse britannique avant-guerre et propulsés dans une modernité culturelle qui ne trouble nullement leur flegme. Ils s’étalent dans une dizaine de sites de la capitale poitevine jusqu’au 12 septembre. Tel ce bandit brandissant son colt à peine dissimulé derrière une sculpture filiforme : « Tex comprenait subitement que c’était peut-être une erreur de se mettre à couvert derrière le Giacometti. » Ou ce cow-boy juché sur son fier destrier, en arrêt devant une grande toile : « découvrir Monet pour un choc pour nous deux. » Dans ces saynètes anachroniques, genre « drôle d’endroit pour une rencontre », la légende relève de l’incongruité : propos philosophique, constat fataliste, légère perplexité, jeux de mots qui échouent à conférer une rationalité au dessin. De là naît un humour singulier, ce non-sens surgi du carambolage des époques autant que de logiques antagonistes. Marqué par les westerns de John Ford, influencé par Raymond Roussel, Max Ernst et Magritte, Glen Baxter surnommé le Colonel est devenu célèbre au milieu des années 1970 au point que ses œuvres, bien avant l’hommage rendu par la préfecture de la région Poitou-Charentes, ont été exposées à New York, à Londres et Paris. Enfant, Glen Baxter était bègue, comme Démosthène, comme Louis Jouvet et tant d’autres. L’art leur doit beaucoup. Détours dans l’imaginaire, passion des mots, différence de styles qui rejoint l’universel. A l'encre de chine et au crayon gras, Glen Baxter dessine nos rêves fomentés dans des nuits sans sommeil, des rencontres qui se foutent du bon sens.

Le 20 novembre 2011 à 09:08
Le 28 août 2011 à 08:54
Le 8 octobre 2015 à 07:32

Un pratiquant de water-polo se prépare à assassiner un adversaire pour attirer l'attention sur sa discipline

Pierre Larro a 36 ans dont 22 à approfondir sa passion, le water-polo. S’il pratique plusieurs fois par semaine ce sport avec entrain, c’est avant tout pour la sensation de bien-être et de dépassement de soi qu’il en tire. Mais malgré cette satisfaction, Pierre dit ressentir comme une frustration depuis bien longtemps, celle de voir cette discipline qu’il aime profondémentrester dans l’ombre des sports les plus populaires comme le football, le rugby ou le basket. Un déficit évident de notoriété auquel Pierre a décidé de mettre fin. A l’occasion d’un match amical qui se tiendra ce soir à La Garenne-Colombes dans les Hauts-de-Seine, il tentera d’attirer la lumière des projecteurs sur le water-polo en assassinant arbitrairement l’un de ses adversaires. Projet. Être au service de sa passion Il assure avoir un plan parfaitement ficelé. Pierre Larro, sans trop vouloir nous dévoiler ce qu’il a prévu, nous révèle quelques pistes de son projet : « Il est possible que je cache un couteau à cran d’arrêt dans mon maillot de bain et qu’en pleine partie je le sorte pour poignarder à la gorge un joueur de l’équipe d’en face. L’option de l’arme à feu est également envisageable. Mais pour ça il faut un complice dans les tribunes qui me lance le pistolet ou le revolver à mon signal et les risques d’enrayement à cause l’eau sont réels. A voir. » Quant à l’identité de sa cible, le poloïste déclare ne pas avoir encore pris de décision : « Ça peut être n’importe qui. Un attaquant, un gardien, je me réserve le choix. Au début je songeais même à tuer l’un de mes six co-équipiers pour que l’action soit encore plus spectaculaire mais j’ai ensuite trouvé cette option bien trop extrême. » Et le futur assassin de préciser : « Je prendrai probablement une décision au moment de rentrer dans l’eau. Un peu d‘improvisation n’a jamais fait de mal. » Enfin, sur l’objectif en termes de retombées médiatiques qu’il s’est lui-même fixé, Pierre Larro estime que ses chances sont grandes : « Si en plus il y a quelqu’un dans le public qui filme ça avec un portable ça peut très vite faire le tour du net et créer un véritable buzz. A coup sûr Jean-Marc Morandini va reprendre ça. Visuellement ça peut être très fort avec le sang qui se déverse dans l’eau et les autres joueurs qui s’affolent dans le bassin. Le water-polo tient peut-être là l’opportunité tant attendue de devenir un sport connu et reconnu mondialement. » Devancer le hockey sur gazon Cet assassinat, Pierre a décidé de le perpétrer aujourd’hui alors qu’il l’avait pourtant planifié pour la rentrée prochaine en septembre. Si le poloïste a choisi d’avancer sa fatale échéance, c’est pour éviter de se faire griller la priorité par d’autres sportifs issus de disciplines trop peu reconnues à leur goût : « Y a forcément un pratiquant de sandball ou de hockey sur gazon qui va avoir la même idée que moi et dans cette course à la reconnaissance, c’est inévitablement le premier à passer à l’acte qui sortira vainqueur. » Illustration: WikiCommons / Vladimir Vyatkin / Владимир Вяткин  

Tous nos invités
Tous les dossiers

derniers podcasts

je m'abonne :   
La masterclass de Gilles Cohen
Live • 24/11/2020
La masterclass de Dominique Bruguière, créatrice lumière
Live • 19/11/2020
Kader Aoun et des stand-uppers : "Je n'abandonnerai jamais la banlieue"
Live • 23/03/2019
Tania de Montaigne : L'Assignation
Live • 07/02/2019
Florence Aubenas au grand oral désopilant du Barreau de Paris
Live • 07/02/2019
Tous les podcasts

ventscontraires sur Youtube

Découvrez la chaîne
La revue en ligne du Rond-Point
Auteurs maison   Vedettes etc.   Confs & Perfs   Archives   Tous les chroniqueurs
Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes  Nous contacter   Presse
ventscontraires.net, revue en ligne, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point.
Site administré par
© 2014 - CC.Communication