version mobile
ventscontraires.net
version mobile
 
impact
Règles du jeu
Actus contraires
Gens contraires
Galerie foutraque
Cadeaux Rond-Point
Je lance ma chronique
Chroniqueurs
Ils en parlent
Les vidéos
Les sons
Les vidéos
Les textes
Les vidéos
 Go 
Newsletter
 je m'inscris 
Dans quel état sommes-nous ?
Publié le 12/06/2011
 

Cedric Citharel


Chroniqueur

Partager
Golgota Picnic | Laure Albernhe | Christophe Alévêque | Kader Aoun | Alfredo Arias | Fernando Arrabal | Alexandre Astier | Jacques Attali | Au secours les mots | Florence Aubenas | Hélios Azoulay | Alexander Balanescu | Guy Bedos | Tahar Ben Jelloun | Enki Bilal | Romane Bohringer | Mathurin Bolze | Jacques Bonnaffé | Christophe Bourseiller | Xavier Boussiron | Zabou Breitman | Cabaret philosophique | Cabu | Cartes postales | Cartoonistes for peace | Charlie Hebdo | Eric Chevillard | Jean-Loup Chiflet | citations | Boris Cyrulnik | Marie Darrieussecq | Pippo Delbono | Manault Deva | Roland Dubillard | Etienne Dumont | Fabrice Eboué | Pierre Etaix | Michel Fau | David Foenkinos | Paul Fournel | Jean-Louis Fournier | Lewis Furey | Jacques Gamblin | Noël Godin | Jean-Marie Gourio | Le Grandiloquent Moustache Poésie Club | Jean-Claude Grumberg | Pierre Guillois | Peter Handke | Jean-Michel Helvig | Catherine Hiegel | Régis Jauffret | Yannick Jaulin | Denis Lavant | Alexis Macquart | Jean-Daniel Magnin | Sophie Marceau | Thierry Maugenest | Bernard Menez | Jacques Mérienne | Donatienne Michel-Dansac | Frédéric Mitterrand | Gérard Mordillat | Jean-Paul Muel | Christine Murillo | Thomas Ngijol | Marie Nimier | Stanislas Nordey | Pierre Notte | Michel Onfray | ORLAN | Martin Page | Stéphane Paoli | Fabienne Pascaud | Fred Pellerin | Christophe Pellet | Sophie Perez | Judith Perrignon | Tattoo & Piercing | Bernard Pivot | Plonk & Replonk | Eric Poindron | Jérôme Prieur | Gaspard Proust | Nata Rampazzo | Jean-Michel Ribes | Denis Robert | Patrick Robine | Michel Serres | Macha Séry | Sites recommandés | Pierrick Sorin | Sébastien Thiéry | Stéphane Trapier | Pierre Vial | Martin Winkler | Les Yes Men
Facebook | Nicolas Sarkozy | Suicide | actualité | art | avenir | chien | conseil | corruption | féminisme | gourio | haiku | hollande | journalisme | montage | mère | plage | présidentielle | pub | radio | recette | roms | route | sexe | téléphone | vents contraires | vie | écologie | égalitude | élysée .
a

Manuel de communication à l'usage des honnêtes gens et des délinquants


Juin - méprisez vos adversaires

— Sire, le peuple à faim !
— Eh bien, qu’il mange.
— Mais Sire, il ne peut pas.
— Il n’a qu’à se forcer !  

Comme l’illustre ce petit dialogue, réputé avoir été tenu peu de temps avant la révolution, entre Louis XVI et l’un de ses conseillers, il est parfois possible de balayer d’un revers de main les doléances ou les critiques de vos détracteurs. En effet, s’il est des situations dans lesquelles il faut se montrer diplomate, il en est d’autres qui ne nécessitent aucun effort. Après avoir passé la moitié de l’année à recourir à des trésors d’hypocrisie et de mauvaise foi pour faire valoir vos droits, pendant ce mois de juin, vous avez bien le droit de vous lâcher un peu. Certains de vos détracteurs ne méritent tout simplement pas que vous dépensiez votre temps et votre énergie pour réfléchir à une quelconque stratégie afin de leur répondre. Faites le leur comprendre en coupant court à la conversation. Attention néanmoins à bien choisir les victimes de votre mépris, sans quoi, à l’instar de Louis XVI, cela pourrait vous coûter votre tête.  
Au SDF qui fait la manche, un : « Tu n’as qu’à travailler. » coupera court à toutes ses revendications. S’il est petit et malade, vous pouvez ajouter : « Fainéant. » Ne le faites pas s’il est plus costaud que vous.  
À votre adjoint, qui propose une autre stratégie de vente que la vôtre, un simple : « C’est complètement con. » devrait faire comprendre qu’il a pour devoir de rester à sa place et d'adhérer totalement aux idées de son supérieur, c’est à dire aux vôtres.  

Quelques exemples :  
"Tout est question de volonté, pas de moyens" – Xavier Lemoine, maire UMP de Montfermeil (Seine-Saint-Denis).    

"C’est stupide." – Nicolas Sarkozy au sujet de l’intégration des œuvres d’art dans le calcul de l’ISF.


"Il n’y a pas d’alternative." – Nicolas Sarkozy dénigrant les 35 heures.

 

Bas de soie, crampons et boa - Chamoniarde 2/3


Tant qu'il y aura du froid, recherche extime sur une sensation en voie de disparition.
Je pars avec une tenue sportive, longuement étudiée, préparée, réfléchie et surtout pesée :
1 - une chemise-pantalon en flanelle anglaise pour mettre sur la peau.
2 - une chemise d’homme allant par-dessus.
3 - une cravate foulard.
4 - deux paires de bas de soie.
5 - deux paires de bas de laine très épais.
6 - deux paires de souliers à crampons imperméables et d’inégales grandeurs.
7 - une paire de pantalons larges à cordage en haut et à guêtres en bas rentrant dans le soulier. Ce pantalon est en étoffe de laine écossaise doublée d’un drap de molleton chaud et moelleux.
8 - une ample blouse de même étoffe et de même doublure dont les plis arrêtés devant et derrière matelassent la poitrine et le dos.
9 - une ceinture de cuir, disposée de manière à serrer plus ou moins le bas de la taille.
10 - une paire de gants fourrés intérieurement.
11 - une paire de gants fourrés extérieurement assez larges pour aller sur les autres, avec une épaisse fourrure en bracelet pour intercepter l’air.
12 - un boa.
13 - un bonnet juste en étoffe, pareille à la blouse, doublé de même et garni en fourrure noire, avec voile vert cousu sur le bord.
14 - un grand chapeau de paille de Chamonix doublé d’étoffe verte et garni de quatre attaches pour pouvoir le fixer solidement.
15 - un masque de velours noir.
16 – un grand bâton ferré.
17 – un tartan.
18 – une pelisse doublée de fourrure pour la nuit et les heures les plus froides de la journée. 
Et un petit miroir, il faut bien emporter quelque chose de féminin.  
Henriette d’Angeville, deuxième femme au sommet Mont-Blanc, 4 septembre 1838.

Complainte de l'iguanodon en Wallonie


Histoires d'Os 10

Découvert au fond d'une mine de charbon, non loin de Mons dans le Hainaut, l'Iguanodon de Bernissart est avec une trentaine de spécimens complets, le dinosaure le plus célèbre de Belgique. Au point d'en devenir une sorte de symbole, le "fossile national" dont tout le royaume s'honore, dont il ne voudrait se défaire sous aucun prétexte fallacieux. Un tel intérêt collectif méritait un hommage appuyé. Il devait s'exprimer sous la forme d'une complainte composée en 1902 par Marcel Lefèvre, auteur compositeur très connu à Bruxelles. Une complainte satirique dont on fera toutefois remarquer qu'elle partage la communauté.
  
Pitié pour un Iguanodon
Qui par sa naissance est Wallon
Qui, trois mille ans, eut sur les reins
Plus d'trois cent mètres d'humus borain
Ça fait rager les flamingants
Qu'les sauriens wallons soient si grands
Alors qu'on n' trouv' dans l' sol flamand
Qu' des arêt's de raie ou de hareng

Pitié pour un Iguanodon qui ne parlait ni flamand et ni ne connaissait l'existence du hareng !   

Est-il ou n'est-il pas ressorti de chez les Bettencourt une enveloppe kraft à la main ?


Une affaire que la physique quantique peut éclairer
L'affaire rebondit avec la parution du livre Sarko m'a tuer et le témoignage de l'ex-infirmière de Liliane Bettencourt – immédiatement récusé par cette dernière : elle aurait vu Nicolas Sarkozy recevoir des enveloppes au domicile de sa patiente.  On se souvient de l’ex-comptable de Liliane Bettencourt qui elle aussi avait accusé Sarkozy de financement illégal ; puis, questionnée par la police, la même personne s’était rétractée en disant qu’il n’en était rien. Incohérence, délire, menaces de mort ? Et si ces doubles témoignages, au contraire, étaient VERIDIQUES : Sarkozy est sorti avec l’enveloppe ET Sarkozy n’est pas sorti avec l’enveloppe ? Les deux à la fois ?
Car deux états contradictoires peuvent tout à fait coexister dans la nature. Rappelons-nous du chat de Schroedinger, cette expérience imaginée pour illustrer les étranges comportements de la matière au niveau quantique : un chat est enfermé dans une boîte avec un détecteur atomique relié à un marteau surplombant une fiole de poison. Dans le détecteur, il y a un atome qui a une chance sur deux de se désintégrer au bout d'une minute. Si une telle désintégration est détectée, le marteau brise la fiole et le chat meurt. Comme il est impossible de dire si l’atome s’est désintégré ou non, la théorie quantique affirme que le chat est mort ET vivant. Le président pensait certainement « quantique » lorsqu'il s'était exprimé il y a plus d'un an sur cette affaire  : – Je ne suis pas un idéologue, j’essaie d’être honnête, de dire la vérité, en tout cas la mienne.
Seule l’ouverture de la boîte agira sur la réalité, mais tant que la boîte restera verrouillée, les deux états contradictoires resteront réellement concomitants, aussi bizarre que cela vous semble. Ne cherchez pas, notre cerveau ne peut l’admettre, et pourtant c’est ainsi.
Même si l’Elysée et tout le gouvernement démentent ces "allégations dénuées de tout fondement", le feuilleton est reparti. Au dernier épisode, quand on ouvrira enfin la boîte, tout redeviendra simple et familier : SOIT le chat va bondir toutes griffes dehors, SOIT il sera mort, une enveloppe kraft serrée entre ses pattes.
 Les règles du jeu   Actus contraires   Gens contraires   Galerie foutraque   Cadeaux Rond-Point   Je lance ma chronique   Chroniqueurs   Ils en parlent 
 Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes   Nous contacter   Accès chroniqueur
 Site administré par
© 2010 - CC.Communication 
  CC.Communication, création de sites web et édition de logiciels en ligne