Jean-Michel Helvig
Publié le 11/04/2010

« C'est au-dessus de mes forces... »


Hervé Morin, ministre de la Défense, Paris-Normandie, 26 mars 2010

Tout le monde peut avoir un coup de mou. Mais le ministre de la Défense qui, lui-même, met les pouces, ça frise la désertion devant l'ennemi. En réalité, ce transfuge d'une armée en "bayroute" a prétexté l'épuisement pour justifier son absence à la première séance du Conseil régional de Haute-Normandie.

Hervé Morin a eu la force d'être candidat, mais pas celle d'être élu. C'est rare en politique, souvent c'est l'inverse. Ses co-listiers de l'UMP étaient plutôt gênés aux entournures, sous les sarcasmes de Alain Le Vern, le président socialiste de la région qui veut maintenant priver les absentéistes d'indemnités. Bruno Le Maire, tête de liste de la droite, l'avait d'autant plus saumâtre que lui, n'a pas ménagé ses forces durant la campagne pour arpenter la vraie campagne, celle où l'électeur notamment producteur laitier, aurait plutôt le coup de fourche facile en ce moment quand passe le ministre de l'Agriculture. Hervé Morin était alors signalé sur le front de mer où il a inspecté ses soldats nettoyant les dégâts de la tempête, et ici ou là sur une base militaire pour une visite de routine.

Il n'a en tout cas pas raté un conseil des ministres, afin de rester sur les écrans radar du président de la République auprès duquel il était bon, pour les ministres, de fayoter en se portant candidat aux régionales.
Journaliste longtemps fournisseur exclusif à Libération avant de diversifier ses livraisons (La République des Pyrénées, Le Républicain Lorrain, Mediapart), a ouvert une succursale dans l’édition où il a proposé divers ouvrages à caractère notoirement politique, dont un « Bêtisier raisonné de la campagne 2007 » (Robert Laffont) qui est loin d’avoir épuisé le sujet. 

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Le 27 avril 2011 à 15:13

Restons soudés

(Comme titre, j'avais aussi "caustique dans les prés")

On m'a dit « Pas mal, ta première chronique, mais la prochaine fois, il faudrait être plus caustique. » « Super », j'ai répondu, parce que j'ai des lettres. Avant de faire une semaine d'angoisse de la page blanche aiguë (j'ai essayé d'écrire en vert sur fond mauve, ça n'a pas aidé et j'ai eu un peu mal au coeur). Parce que pour un Suisse (je suis suisse, je ne sais pas si j'en avais parlé), ce n'est pas si évident d'être caustique, à cause de la neutralité, du calvinisme et des erreurs de traduction. En France, c'est beaucoup plus facile : on te refile une chronique et hop, tu parles de politique, tu balances tes vannes caustiques avec la verve d'un chacal et la faconde d'un narval, « Nicolas Sarkozy est petit », « Marine Le Pen est la fille de Jean-Marie Le Pen, qui est borgne », « Nicolas Hulot a présenté Ushuaia, comme le savon », c'est drôle, c'est efficace et avec un peu de chance, tu te fais renvoyer ou insulter par un autre chroniqueur et là, c'est le succès garanti. En Suisse, c'est plus compliqué, parce qu'avec la présidence tournante (oui, oui, comme le ping-pong), personne ne sait jamais trop qui est le Chef d'état. Le temps qu'on fasse une blague sur sa taille, ses dents ou ses cheveux (nous aussi, on a de fins analystes de la chose publique, tu crois quoi?), il a déjà cédé sa place. Et puis de toutes façons, le caustique, j'y touche pas trop, à cause de mon hypocondrie.

Le 28 mai 2010 à 11:05

« A vue de nez, ça me chiffonne un peu le nez »

Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, Grand Jury RTL-Figaro-LCI, 16 mai 2010

Un Cyrano déclamant : « si j’avais un tel nez, il faudrait sur le champ que je me le chiffonnasse » froisserait les oreilles. La porte-parole des écolos a eu la métaphore audacieuse en attribuant en outre des affects politiques à son appendice nasal. Invitée à faire part de ses sentiments sur une  candidature de Dominique Strauss-Kahn à la présidentielle, elle a répondu en un alexandrin bancal qu’elle avait le directeur du FMI dans le nez à cause de sa fonction, reconnaissant ensuite qu’elle n’avait jamais reniflé l’homme de près. En un certain sens, tant mieux pour elle.C’est, néanmoins, une étrange alchimie celle qui confère à la relation entre le nerf optique et le nerf olfactif un tel pouvoir de suggestion, sauf à être né avec des narines en tissus ou de papier. Mais, après tout, une expression populaire n’est pas un art figuratif. Par exemple, « ça me troue le cul »  qui est la version hard de « ça me chiffonne le nez »,  présente aussi ses incohérences anatomiques.Cécile Duflot a une spontanéité rafraîchissante ; qui d’autre qu’elle, dans sa corporation, est capable, dans une émission sérieuse, de dire « Machin…truc » pour résumer à la va-vite, une démonstration supposée déjà connue de tous ? Elle est plus glaçante quand elle cède à un discours où le goût politique est commandé par des odeurs.

Le 4 janvier 2011 à 10:33

« Est-ce que vous avez vu un socialiste qui propose d'étendre les 35 heures à toutes les PME ? »

Manuel Valls, Grand Rendez-Vous Europe 1, Le Parisien, Aujourd'hui, dimanche 2 janvier 2011

Bien vu l’aveugle ! Aucun socialiste ne l’a proposé puisque c’est déjà la durée légale du temps de travail applicable à toutes les entreprises. Mais que le postulant aux primaires du PS se rassure sur le sort des PME : depuis 2003 la droite a bien fait le boulot à coups de déplafonnement, de défiscalisation des heures supplémentaires et autres mesures dérogatoires pour briser  "le carcan des 35 heures". C’est la formule sous le régime Sarkozy-Fillon, alors que les convenances de l’ère Chirac-Raffarin voulaient qu’on les "détricote". Manuel Valls, pour qui le "travailler plus" n’est pas l’ennemi du "travailler mieux", a innové en parlant de "déverrouiller" la loi des 35 heures, ce qui se situe mécaniquement parlant entre les deux même si, socialement, il force une serrure déjà ouverte.  Au point que l’on a entendu le président de la CGPME déclarer en décembre que "le problème des 35 heures avait été résolu". Désireux d’éviter un clash avec les syndicats, il rappelait à l’ordre une partie de la droite — Jean-François Copé en tête — qui propose de faire carrément sauter la porte de ses gonds, en effaçant les 35 heures du Code du travail. Valls, moins brutal, veut la déposer avec des précautions pour ne pas heurter les syndicats. C’est raté. En ce début 2011, il a surtout lancé le concours, toujours très disputé, du plus beau gadin de campagne présidentielle.

Le 1 juin 2010 à 16:14

« Quand Nicolas Sarkozy nous donne des leçons de maîtrise budgétaire, c'est un peu M. Madoff qui administre quelques cours de comptabilité ».

Martine Aubry, Convention nationale du PS, samedi 29 Mai 2010

Quand la première secrétaire lâche une blague de ce genre elle fait un tabac chez tous les sarkophobes, et ça fait plus de monde qu’il n’en faut pour gagner une primaire présidentielle. Dans le sérail socialiste, il est connu et répété que ce bon mot lui a été soufflé par un spécialiste maison, Guillaume Bachelay, qui est un peu à gauche ce qu'André Santini est à droite.Une aide précieuse, car lorsque Martine Aubry est livrée à sa seule inspiration le trait s’épaissit. En 2006, elle commenta la candidature à la candidature de Ségolène Royal en ces termes : « Il faut proposer un autre modèle aux Français. Donc le problème n’est pas de leur plaire, pas de savoir si on a les bonnes mensurations ».Il est vrai qu’au jeu des « autant demander à », le risque de dérapage est à la mesure du désir de nuire. C’est ainsi que Jean-Marie Le Pen commit en 2007 cet aphorisme d’un goût exquis : « Confier à Jacques Chirac des responsabilités en matière écologique reviendrait à confier la protection de l’enfance à Dutroux ». Dans un registre plus convenable, mais peut-être plus convenu, il faut retenir un éditorial non signé de Lutte ouvrière : « Sarkozy prétend moraliser le capitalisme : autant demander du lait à un bouc » (Août 2007).Ce filon rhétorique du comparatif assassin devrait, grâce à Martine Aubry, s’enrichir de nouvelles perles dans un avenir proche.

Le 8 juillet 2010 à 18:16

« J'observe aujourd'hui qu'il y a une espèce de collusion médiatico-politico-trotskyste d'extrême qui essaie de jeter l'honneur d'Eric Woerth »

Nadine Morano, cour de Matignon, 7 juillet 2010

Du « Morano » ça doit être restitué in extenso pour en apprécier toutes les hardiesses syntaxiques, audaces conceptuelles, et autres ellipses historiques.  Elle est culte dans l’inculte, la pétaradante secrétaire d’Etat à la famille qui répondit un jour sur RTL où on lui opposait une citation de Georges Clemenceau : « Georges Clemenceau a le droit de dire ce qu’il veut ».  Elle a dû faire des impasses pour décrocher son DESS d’information, communication et organisation des entreprises. Quant aux travaux pratiques ultérieurs, ils souffrent d’approximations dans la « communication de crise » dictée de l’Elysée : taper à bras raccourcis sur Mediapart et son patron Edwy Plenel, connu pour ses sympathies trotskystes de jeunesse, qui ont monté une machination à caractère fasciste visant à abattre Eric Woerth comme la presse d’extrême droite s’attaqua jadis à Roger Salengro, et comme l’honneur de Pierre Bérégovoy fut naguère « jeté aux chiens » selon l'expression de François Mitterrand.  Nadine Morano a lu trop vite ses fiches et les a récitées en langage yaourt, oubliant de caser le qualificatif « fasciste ».  Elle s’est du coup privée de la compréhension des staliniens les plus chenus, lesquels dans les années 50 avaient anticipé, en traquant eux aussi "le complot hitléro-trotskyste."

Le 5 janvier 2012 à 11:24

« C'est carrément carton rouge, on n'insulte pas le président de la République »

Valérie Rosso-Debord, déléguée générale adjointe à l'UMP, BFM-TV, mercredi 4 janvier 2012

Elle a même failli en avaler son sifflet le nouvelle wonder girl de la cellulle « riposte » du parti du Président. On le croit pas ! L’ignoble Vizir socialiste venait d’être surpris en train de traiter de « sale mec » le Vizir légitimement en fonction. Le recours à la vidéo pouvait pourtant éviter à Valérie Rosso-Debord l’erreur de jugement. Les images enregistrées auraient montré un François Hollande ( celui qui veut prendre la place de qui l’on sait) parodiant devant des journalistes supposés l’écouter en « off » un Nicolas Sarkozy se présentant bientôt devant les électeurs : "Je suis le président de l'échec, je suis un sale mec, mais dans cette période difficile, je suis le seul capable, j'ai le courage..."  Un résumé plaisant de la seule carte qui reste à jouer pour un candidat à réélection au bilan quinquennal désastreux, mais qui se rappelle que dans le film Titanic, la panique était telle que personne n’a songé à faire passer le commandant par-dessus bord. Bref, François Hollande a fait de l’humour. Et ça c’est une arme déloyale aux yeux d’une Valérie Rosso-Debord qui admet qu’on peut rire de tout, mais pas du Président. Parce que sinon,  elle est une sacrée farceuse  la Valérie. Un jour qu’elle était invitée au Petit Journal de Canal + il lui fut demandé ce qu’elle avait fait le matin même en tant que femme de droite. Elle répondit : « J’ai fait une tarte. »

Le 17 novembre 2010 à 19:34

« Au fond, ma détermination n'a rien changé »

Nicolas Sarkozy, TF1/France 2/ Canal +, mardi 16 novembre 2010

Aucune question ne lui ayant été soumise sur l’inflation, le président de la République n’a pas été exposé au pire dans l’exercice de la langue française, ainsi qu’il advint à Rachida Dati. Pourtant, employer à la place de l’auxiliaire de négation « pas », le pronom indéfini « rien », ce n’est pas rien. C’était énoncer l’inverse de ce qu’il a expliqué ensuite sur son volontarisme intact, en dépit des épreuves. Oublions un peu le couple Freud-Lacan pour les frères Bescherelle. On peut déplorer que la compétence de « veiller au respect de la Constitution » (article 5) qui est attaché à la fonction du président de la République, ne soit pas étendue à la grammaire de son pays. Il y aurait certes du boulot de rattrapage pour le petit Nicolas qui nous confiait le même soir : « Les choix de personnes sont toujours des choix qui demandent d’y penser ». Mais ce ne serait pas inutile car quand ça branle dans le manche syntaxique, tout peut s’effondrer, comme cette image d’un président ayant rompu avec la résignation de ses prédécesseurs, face aux contraintes du monde environnant. Sarkozy serait-il donc en train de se « chiraquiser » comme le suggère en outre le Revival RPR au Conseil des ministres ? La thèse est en vogue. Une autre, plus sophistiquée, le verrait plutôt en phase de giscardisation pour avoir foutu le bin’z dans son camp avec un trop-plein de réformes, avant de se retrouver flanqué d’un premier ministre indéboulonnable. Putain, dix-huit mois !Illustration : Arlette Chabot à l'issue de la prestation présidentielle

Le 8 décembre 2010 à 10:39

« Europe Ecologie-Les Verts, ce n'est pas un monde de Bisounours »

Yves Cochet, L'Express.fr, 7 décembre 2010

On s’en doutait un peu. Depuis que Jean-Vincent Placé avait traité Eva Joly de « vieille éthique » avant de se faire traiter lui même de « crétin » par Daniel Cohn-Bendit, l’univers écolo ne passait pas pour le monde enchanté et gentillet des « Bisounours », ces personnages créés sous forme de peluche pour enfants dans les années 80, avant d’être déclinés en dessins animés. Ils sont devenus un cliché du discours politique où quiconque apparaît comme naïf dans les  jeux de pouvoir en prend immédiatement pour son (planti) grade. En l’espèce, la cible implicite est Jean-Paul Besset qui vient de démissionner de la direction de EELV, au prétexte des « délices du déchirement, obsessions purificatrices et procès en sorcellerie » qui règnent dans ce tout récent parti né de la fusion des Verts et d’Europe-écologie.   Céder à la sincérité,  faire preuve de vertu, expose à devenir le « Bisounours » de service pour les forts en gueule et fiers-à-bras qui se tiennent aux avants-postes de tous les partis. Venant d’un écologiste, que l’on croirait plus enclin à protéger les ursidés, cela surprend davantage. Mais Yves Cochet n’est pas né de la dernière pluie acide. Il postule à l’investiture présidentielle aux primaires d’EELV, contre Eva Joly soutenue précisément par ceux que Besset conchie désormais. Besset un proche de Nicolas Hulot dont on dit qu’il pourrait être un candidat de recours pour EELV, au cas où… Bref, c’est pas Joly, Joly tout ça.

Le 16 avril 2010 à 03:03

Et pendant ce temps, les commentateurs... commentent

Un mot qui m'énerve.

Ça fait plusieurs fois ces dernières semaines que j’entends ce mot de « commentateurs » dans la bouche de nos hommes politiques, en l’occurrence (ne pas y voir de malice), ceux du parti présidentiel. La dernière fois, c’était dans celle de notre premier ministre et juste avant, dans celle du porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre. Les commentateurs, de ce que je comprends en écoutant mes dirigeants, c’est une masse informe et pleine de mauvaise volonté qui préfère parler, voire réfléchir, plutôt que d’agir. Ce qui, au royaume du pragmatisme, semble être le lèse-majesté suprême. Pour moi, et jusque-là, cette fonction avait un nom, ou plusieurs, le plus courant étant le terme générique d’ « opposition » ou, si je ne me trompe pas, de « journalistes », d’ « analystes » et même de « chercheurs ». Je gardais le terme de « commentateurs » pour des types qui hurlent dans des micros (alors qu’on les entend très bien hurler sans) dès que d’autres types poussant un ballon s’approchent d’un nouveau type aux grosses mains qui a l’air d’avoir très très peur dans sa cage en les voyant arriver (je ne voudrais pas être à sa place). Pour moi donc, les commentateurs, ce sont des gars qui crient très fort des choses que l’on ne comprend pas, alors qu’on les comprendrait très bien s’ils arrêtaient de crier. Ça m'énerve beaucoup. Et donc ça n'a rien à voir avec les individus sus-cités. Ce qui m'énerve encore plus.

Le 31 mars 2010

« Arrêtez ça tout de suite, vous faites beaucoup de mal au Président! »

Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, rapporté par le Point.fr, jeudi 25 mars 2010

Hou! la vilaine brute. Prise à la lettre, cette imploration adressée à la secrétaire d'Etat à l'écologie, donne la chair de poule. Chantal Jouanno n'est-elle pas championne de karaté? On imagine Nicolas Sarkozy guettant nerveusement la furie qui l'attend dans la cage d'escalier pour lui taxer son empreinte carbone. Tout un climat.Par chance elle pratique une version soft de cet art martial : son karaté-kata est une discipline de posture où le geste prime sur le coup. Chantal Jouanno n'a pas songé à se venger quand elle a su que sa « contribution climat-énergie » était renvoyée à d'improbables lendemains européens. Elle s'est seulement dite « désespérée ». Le président de la République a quand même attendu d'être hors de sa portée, à Bruxelles, pour rappeler solennellement à l'ordre cette « desesperate green wife ».Dans l'histoire c'est Claude Guéant dont le propos a fuité par l'entremise d'une journaliste réputée bien tuyautée, qui a laissé échapper une vérité dérangeante. A l'Elysée, paranoïa aidant, c'est un sentiment victimaire qui s'est répandu dans les bureaux. Dans un palais qui n'est plus territoire de la République avec toutes ces régions où la gauche fait la loi, ce n'est plus d'effectifs de police dont a besoin l'hyperprésidence, mais d'une cellule psychologique.

Le 31 mai 2011 à 12:00

«Je dois le confesser, le sujet était tellement tabou que nous n'avions pas osé mettre dans le programme la fin de la retraite à 60 ans »

François Fillon, conseil national UMP, 28 mai 2011

Un doigt d’honneur dans un gant de soie : cet aveu du premier ministre est injustement passé inaperçu. Il est assez rare qu’un politique en activité explique de la sorte à ses concitoyens comment ils ont été délibérément berlurés –  sur d’autres sites moins bien tenus que Ventscontraires on filerait une métaphore plus  osée–, en l’espèce une réforme des retraites qui prendra date comme un chef d’œuvre de non-promesse de campagne présidentielle, scrupuleusement respectée. Alors que se profile le terme des quinquennats respectifs de MM. Fillon à Matignon et Sarkozy à l’Elysée, il est légitime de se demander s’ils en ont encore en stock, de ces idées trop inflammables pour être laissées à portée d’infantiles électeurs. Néanmoins, au cours des dix mois à venir, un missile furtif de taille comparable, semble difficile à propulser. Même  s’il ne faut jurer de rien,  les esprits devraient plutôt déjà se tourner vers la prochaine campagne du président sortant en se livrant au jeu spéculatif : mais qu’est-ce qu’il peut bien nous cacher ? Pour pimenter, il n’est pas interdit d’étendre à ses concurrents l’exploration de cette autre dimension de la politique. Auquel cas la campagne prendrait des allures  de combat virtuel façon console Wii où, sans bouger de son salon, on débusque le félon. Ne resterait plus qu’à installer l’application vote en ligne. On y vient.

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