Manault Deva
Publié le 14/06/2011

Lettre démodée à un libertin...


Les libertins sont avisés, surtout ne pas dépasser les limites du bon goût des petits jeux qu'ils jouent. Un zeste de sadisme, un zeste de romantisme, un soupçon de luxure, délicieuse blessure. On se délecte des lectures du divin Marquis, on se donne en pâture... oh vraiment, c'est exquis ! On s'épanche, on caresse, on frappe avec rudesse, et puis on se mélange. On est bien dans la fange! On observe discret, derrière des glaces sans tain. On déguste en gourmet, des corps qui seront siens. Peu importe le sexe, tout est bon à toucher. On a plus de complexes à sucer, à lécher. On se masque, on se cherche pour mieux se découvrir, on saisit mille perches qui vont nous faire plaisir.
Derrière le loup de soie se cache l'agneau tendre. On tâtonne, on perçoit, on a soif de surprendre. La manipulation  est un état jouissif et la domination un droit définitif. Plus fine est la partie, plus grand est le danger. La douce mélancolie des liaisons inavouées.  Tout ce beau monde s'adonne à ces plaisirs pervers sans penser un instant à ces nombreux revers, qui arrivent pourtant et qui leur jouent des tours...
Le mot n'est pas fréquent, chez ces gens élégants. Elégants dans l'habit et non dans tout le reste. Ils sont toujours bien mis, une rose à la veste. Le mot qui n'a plus cours et qu'ils ont oublié, ce mot est un état, un état démodé. Ce mot qui joue des tours, on ne peut le contourner. Ce mot devient suspect. Il s'agit de l'amour.
Je ne bois pas, je ne fume pas, je ne me drogue pas, (je sais c'est nul!)  mais j'écris... même pas la nuit, la nuit je dors. J'écris tout bas, je crie parfois et puis je cause...because ...j'aime ça ! Je cause, je cause dans le poste sur  France Inter.  Depuis 2009, même si je suis sentimentale, j'envoie des bons baisers, pas toujours tendres...normaaal, faut pas se fier à mon sourire, je suis capable du pire !

> Bons baisers de Manault, sur le site de France Inter 

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Manault Deva

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Le 11 février 2011 à 12:59

Saint-Valentin

Ce billet s’adresse à tous les célibataires dézingués, partenaires d’un couple en péril, vieilles filles et vieux garçons au bord de la crise de nerf, onanistes en peine, à tous les amoureux éconduits frôlant l’infarctus et que sais-je, bref tous ces désœuvrés délaissés par un Cupidon malhabile. Lundi comme chacun sait, on ne cesse de nous le rabâcher à en devenir sourd, il nous faut rendre hommage à l’élu(e) de notre cœur, femme à bijoux, homme à cravates, il y a de quoi faire tant les magasins regorgent en ce moment de niaiseries les plus inutiles rendant hommage à l’Amour. Le bonheur est à la mode, c’est à se rendre coupables, nous les grincheux, les neurasthéniques et autres désespérés auxquels on reproche la paresse d’un sourire.Arrachez de suite la page de vos agendas ! Il vous paraitra ainsi curieux et risible d’observer les couples mal assortis, les disputes au supermarché, les roucoulades mielleuses et autres badinages superflus. Sabotez votre habituelle soirée anti Saint-Valentin programmant des films de série B à l’eau de rose, tombez le pyjama ou le jogging, ne vous accablez pas plus sur votre sort et laissez de côté vos recherches infructueuses sur des sites de rencontres tous plus sordides les uns que les autres, délaissez les ennuyeuses soirées entre célibataires qui finissent avec le temps par ressembler à des réunions d’alcooliques anonymes, ce soir ne sortez pas le chien, ne mangez pas votre apétissant plat cuisiné à réchauffer au micro-ondes, bougez vos petits popotins, entrez dans le bar PMU du coin, commandez une bière et jouez au loto ! Car après tout, tout le monde le sait, les clichés sont inusables, et il n’est pas parfois pas inutile pour se donner du baume au cœur de se rappeler ce dicton certes peu crédible : « Heureux au jeu, malheureux en amour ! ». Si vous n’y croyez pas, laissez-vous le droit au moins de rire jaune, observez donc autour de vous le petit théâtre des clichés de la vie quotidienne, car je ne vois que l’ironie pour faire la peau à ce maudit Saint Valentin ! Rira bien qui rira le dernier, un verre de trop, et peut-être vous réveillerez-vous le lendemain avec une belle surprise à côté de vous, ou pas…

Le 12 août 2011 à 13:31

Jeudi en me concentrant j'ai réussi à empêcher une feuille de tomber d'un arbre

Ce matin j'étais devant mon bol de porridge quand j'ai vu ma cuillère se lever toute seule, prendre du sucre dans le sucrier, le verser dans mon bol, mon couteau se lever, prendre du beurre dans le beurrier, tartiner mon pain, se lever le pack de jus d'orange, en verser dans mon verre, puis j'ai senti un tendre baiser sur ma joue. C'était ma femme, mais tout ça s'est passé si vite.Hier j'ai rencontré Mme Douglas. Elle m'a embrassé sur les lèvres en murmurant, toi mon chéri tu es fait pour l'amour. C'est en s'éloignant qu'elle me lança "je m'appelle Mme Douglas". Un soir, au cinéma, j'ai fait du plat à mon voisin en croyant que c'était une femme, alors qu'en réalité, c'était un chien. C'est lui qui me l'a dit, au moment où je m'apprêtais à l'embrasser, il m'a murmuré, je serai ta chienne. Un matin en me levant je me suis aperçu que mes cheveux avaient poussé dans la nuit. Ma femme en me voyant s'est écriée, Qui êtes-vous Monsieur, voulez-vous bien sortir de mon lit ! Mais chérie, c'est moi Jean, mes cheveux ont poussé dans la nuit! Mon mari n'a pas de barbe Monsieur, a-t-elle dit. C'est à ce moment-là que je me suis souvenu que je m'appelais Bernard. Jeudi en me concentrant j'ai réussi à empêcher une feuille de tomber d'un arbre. Je l'ai vue hésiter à mi-chemin du sol, vaciller puis remonter et se fixer au point exact de la branche d'où elle s'était détachée. Au printemps j'avais déjà hâté l'éclosion d'un bourgeon en lui prétendant que tout le monde était déjà sorti.  (A suivre)

Le 27 janvier 2012 à 09:09

Savoir-vivre

Mon ami G. L. n’a plus le goût à rien, à  commencer par le goût à vivre. Il cultive son indolence avec une rigueur féroce. Lorsqu’il lit, c’est pour mieux s’endormir sur la volumineuse Anatomie de la mélancolie de Richard Burton ou le Pseudodoxi epidemica de Thomas Browne qui lui sert alors d’oreiller revêche. Ses cauchemars sont ses seuls loisirs et le jeu du pendu son dernier centre d’intérêt. Jusqu’à ce triste jour, c’était avant hier, où la grande idée lui est venue. Puisqu’il a tout raté, il ne ratera pas sa sortie. Un sucide, mais quelque chose de grandiloquent, voilà ce qu’il va imaginer. Un acte désespéré dont on se souviendra longtemps. Aussi mon ami G. s’est décidé – un effort pour lui – à recenser les suicides possibles. Les barbituriques, c’est un peu trop chimique, les armes à feux, c’est bruyant ; quant à la noyade, il déteste l’eau froide. Bien sûr, il y a les suicides romantiques, mais c’est à son goût un peu trop… romantique. Après une courte réflexion, il décide de se rendre à la bibliothèque de son quartier, certain qu’il trouvera là une documentation des plus précieuses. –  Bonjour Madame, Je cherche des livres rares sur le suicide… – Au fond là-bas, il y a un rayon sciences humaines, puis ce sont les arts du cirque, ensuite c’est les rayons des livres sur la question. Une fois sur place, mon ami s’aperçoit que le rayon est vide. Pas un seul livre sur le sujet qui l’obsède ! Un peu interloqué, il retourne voir la bibliothécaire et lui fait part de son étonnement. La bibliothécaire le regarde, désabusée : – Oui, hélas, je sais cela, ce sont des lecteurs sans scrupules, ils ne rapportent jamais les livres ! Depuis mon ami ne fréquente plus les bibliothèques.

Le 13 mars 2011 à 20:35

Les secrets de Jean Piero

Ventscontraires.net vous ouvre les coulisses de ses "Pièces Montées", diffusées dans le journal 3D sur France Inter

Jean Piero n’est pas vraiment journaliste, il vient de l’univers du spectacle, par la chanson, et de celui des arts plastiques. Pourtant, on pourrait s’y tromper, puisqu’il se balade avec un micro en posant des questions, autour d’une thématique imposée chaque dimanche par Stéphane Paoli pour son émission en direct du Rond-Point. Le résultat radiophonique (ses "Pièces Montées" dont vous pouvez entendre quelques pastilles sur ventscontraires.net), c’est un joyeux mélange de voix, d’idées folles et de vérités aussi. Et évidemment, lorsqu’on est auditeur, on se demande quel est son secret de fabrication… D’abord, il lui faut trouver un lieu, le plus silencieux possible, pour des raisons techniques évidentes. Donc il fuit les bistrots, qui sont aujourd’hui pollués par les musiques d’ambiance (ça l’énerve) et leur préfère les jardins publics, les galeries, les beaux magasins. Il faut que les gens y soient prédisposés à la beauté.Ensuite, il choisit ses voix à leur air disponible, et les aborde avec le matériel d’enregistrement le plus discret possible. Lorsque toutes ces conditions idéales sont réunies, il peut poser ses questions, dans un ordre bien précis. A écouter Jean Piero, tout est dans la question, longuement pensée. Après, il faut laisser faire : "Si on fait confiance aux gens, on a souvent des bonnes surprises. Chacun a de la poésie en soi, on est tous, quand on le veut, de grands producteurs de surréalisme, ne serait-ce que dans nos rêves." La psychanalyse, d’ailleurs, n’est pas bien loin… "J’écoute la signification des mots et je rebondis. C’est de l’interprétation libre : en suivant le sens des mots, on peut aller dans des endroits totalement inattendus." Alors, pas de trucage ? "Parfois, quand on trouve un bon mot avec quelqu’un, je le lui fais répéter. C’est une écriture commune, où tout est permis". Il peut aussi organiser des dialogues entre des personnes qui ne se sont pas vues. Ça, c’est le boulot de montage, lors duquel il travaille aussi le rythme, l'équilibre, les respirations, bref, tout ce qu'on attend dans son poste et qui a l'air de couler de source… Jean Piero a un site, on peut y entendre ses séries radiophoniques des années précédentes, écouter ses photos et y voir ses images : jpiero.com. Et entendre sur ventscontraires.net quelques-unes de ses pièces montées.(image Jean Piero)

Le 1 mars 2013 à 10:15

Je ne m'aime pas

Je suis comme plein de gens, je ne m’aime pas. Mieux : je me déteste. Or, pour vous, c’est simple : vous vous détestez, bon, voilà, c’est dit. Mais pour moi, c’est terrible ! Car je suis juif ! Et je ne peux pas me piffer. Je ne peux pas me voir en peinture, je me hais, je me conchie. De nos jours, c’est ultra-grave : Je suis juif, je ne m’aime pas, DONC je n’aime pas les juifs. C’est de l’antisémitisme primaire ! Ça tombe sous le coup de la loi ! C’est très grave ! Oh, j’ai bien essayé de tourner la chose différemment : Je ne m’aime pas, mais c’est pas parce que je suis juif ! Hum… Ça revient exactement au même ! je ne m’aime pas mais quoi que j’en dise, je suis juif DONC je n’aime pas le juif que je suis DONC je n’aime pas les juifs. Il n’y a pas moyen de sortir de ça avec ce putain de syllogisme !Que faire ? C’est extrêmement dangereux, ces idées là ! On sait où ça mène ! Dans un train ! Et pas en première classe ! Et si j’étais arabe ? Vous imaginez ? On me collerait vite fait l’étiquette d’islamophobe ! Ou noir ? Pof, raciste ! C’est vite fait de vous cataloguer… Par contre, handicapé, femme, myope, nain, c’est déjà moins grave. Y a pas de lobby.Mais juif ! Cependant, moi, qui suis juif et qui ne m’aime pas, j’ai une chance, oh toute petite, de ne pas être poursuivi pour antisémitisme : Je ne suis pas circoncis, oui, un accident. Ah pardon, ce n’est pas un détail. Car je peux dire en toute innocence : je ne m’aime pas mais rassurez-vous : je ne suis pas circoncis !

Le 18 avril 2011 à 14:01

Je me suis fait couper la banane

Je ne l’avais jamais trompée. Des années de vie partagée, sans le moindre démêlé et pourtant… S’il est vrai qu’avec le temps, nos rapports aux tumultes échancrés se faisaient moins fréquents, jamais pour autant la lassitude de ces couples éplorés n’était venue enrayer notre petite complicité. Même à cran, rien ne pouvait altérer la dépendance de notre relation, pas même cette chute irréversible, signe d’un vieillissement de moins en moins latent.   Et pourtant… En ce petit matin ensoleillé de doux printemps, un aquilon volage souffla sur mes désirs sont air le plus défendu. Ce temps nouveau qui fait monter la sève, me plongea tout droit dans l’incommensurable corsage d’une charmante demoiselle. Elle que chaque matin, je croisais derrière sa vitre, sans prendre le temps de m’appesantir, devint soudainement pour moi l’attrait d’une nouvelle jeunesse.   Si peu éclatant paraissait son esprit, sublime en revanche était sa poitrine. Bien que ma timidité farouche et mon éducation puritaine me décontenancent au moindre string qui dépasse, je pris soudainement mon courage à deux mains et fis le premier pas. « Ce soir si vous voulez » me répondit-elle d’un large sourire au chewing-gum qui dépasse. Le soir venu,  je me rendis non sans une certaine appréhension au lieu dit du rendez-vous. Etais-je vraiment certain de la chose ? N’allais-je pas commettre là une bêtise impardonnable ? A peine me fit-elle entrer dans son salon que mes doutes se dissipèrent, elle qui pour me mettre à l’aise, me défit rapidement de mes affaires.   Je me retrouvai là, docilement allongé, enivré par la douceur sur ma tête de ses fines caresses, maîtrisant parfaitement bien la chose, elle me fit peu à peu vaciller, elle, penchée sur mon corps, moi, bercé par ses déhanchés et le formidable cliquetis de son voluptueux doigté. Impossible de reculer.  Sitôt l’acte achevé, elle m’interrogea sans ambages sur mon sentiment à propos de tout ce qui dépasse. Honteux, après un tel déshonneur, c’est à peine si j’osai me regarder dans la glace. Après tant d’années de fidélité, je me posai alors cette question, cette douloureuse question… Comment ai-je pu délaisser ma tondeuse à cheveux, pour aller me faire couper les tifs chez un quelconque coiffeur ?

Le 1 juillet 2014 à 11:39

Et au lit, comment ça se passe?

Micro-trottoir

L'atrabilaire : « Au lit, il ne se passe rien. Ailleurs non plus. Rien de nouveau sous le sommeil. Lisez Blaise Pascal. » La sadienne suisse : « J'aime qu'on me pine le con, le cul, le cou, le coucou. Je donne tout de moi, même l'heure.» L'homme pressé : « Le lit ? Pas le temps. Je fais ça au débotté, et encore? Bon, faut que j'y aille ! » Le paresseux, en baillant : « Parce qu'il faut qu'il se passe quelque chose, en plus ? Ah non, c'est trop pour moi. » La femme de chambre : « Je fais cinquante lits par jour. Quand je rentre chez moi, je suis tellement épuisée que je m'endors sur le canapé. » Vladimir P. : « J'ai pris la Crimée à la hussarde. Mais l'Ukrainienne, cette chienne lubrique, ne se laisse pas prendre comme ça ! » François H. : « Au lit comme ailleurs, je garde mon casque de moto. On n'est jamais trop prudent. » La vieille fille : « Ah oui, au lit, il aurait pu s'en passer des choses? J'en rougis rien que d'y penser. » Le SDF : « Le lit ? Quel lit ? Hé, mec, je suis à la rue, moi ! Je dors sur une grille de métro. » Le vendeur de meubles, un brin lubrique : « Un bon lit, si vous voyez ce que je veux dire, ce doit être moelleux. Celui-ci n'est pas mal. Vous voulez l'essayer avec moi ? » Le vendeur d'Ikea : « Nos lits se montent facilement. Après, c'est vous qui voyez. » Le médecin : « Allongez-vous sur le ventre, s'il vous plait. Voyons où nous en sommes avec ces vilaines hémorroïdes. » Le psychanalyste : « Allongez-vous sur le divan. Racontez-moi votre dernier rêve érotique. » La femme de cinquante ans : « J'ai encore de beaux autours, mais mon mari préfère sortir le chien. » L'homme de cinquante ans : « Ma femme, je ne la supporte plus. Elle ronfle tout le temps. » Le poète ringard : « Mon amour, dans un lit de roses/ Laissons la prose/ Prenons la pose. » Le malade hospitalisé : « J'en ai marre d'être alité. Si au moins je pouvais me taper une infirmière ! » Le proustien, allergique et enrhumé : « Longtemps je me suis mouché de bonne heure. » La proustienne pubère : « Longtemps je me suis touchée de bonne heure. » Le sourd : « Non, je ne connais pas Dolly Rascasse. Parlez plus fort, s'il vous plait. » Le terroriste islamiste : « Le matelas, je vais l'exploser. Mille vierges m'attendront au Paradis. » La prostituée organisée : « C'est 100 euros la passe. Et moins 10% sur la dixième, avec la carte de fidélité. » L'employé des wagons-lits : « J'en ai marre de ce boulot ! Toujours à regarder les autres dormir ou baiser. » L'écrivain en mal d'inspiration : « Et si je me mettais au lit, hein ? Je trouverais peut-être quelque chose. »

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