Carmelo Marchetta
Publié le 24/06/2011

Grâce à ventscontraires, je suis universellement connu. Mais personne ne le sait.


En quarantaine, en Belgique.
Adepte de la banalyse,il s'applique à sublimer le banal et à donner du non-sens à l'absurde.
 
 
 
 

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Carmelo Marchetta

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Le 19 avril 2011 à 17:45

ventscontraires : le reality show

Proposition faite à la rédaction

Chère Madame, Cher Monsieur,   Je suis un fidèle lecteur de ventscontraires.net. J’aime beaucoup l’esprit qui règne dans cette revue en ligne. Je me permets cependant de vous faire quelques suggestions visant à l’améliorer encore, et surtout à la rendre accessible au plus grand nombre. Tout d’abord, peut-être pourriez-vous recruter des chroniqueurs en organisant, à Paris et en province, des auditions que vous filmeriez. Bien sûr, il vous faudra faire montre de cruauté quelquefois, afin de satisfaire le public. (Arrangez-vous pour que soient mis en valeur les candidats les plus émouvants, la jeune orpheline à la beauté stellaire et au talent fou, rebelle comme une louve, ou le jeune beur, ex-taulard repenti aux accents rimbaldiens, par exemple.) Puis enfermez-les dans une demeure en banlieue, sans contact avec l’extérieur, avec des caméras dans chaque pièce. Une fois par semaine, faites-les passer à la télévision à une heure de grande écoute, et surtout, faites voter les téléspectateurs par le biais de numéros surtaxés. Afin de moderniser légèrement votre nom tout en gardant l’esprit « venteux », je vous propose d’appeler l’émission « Windy », ce qui vous permettrait d’être sponsorisé par une célèbre marque de laque, parce que vous le valez bien. Ainsi non seulement vous atteindrez un vaste public, mais vous réaliserez une intéressante opération financière. Restant à votre disposition pour toute précision supplémentaire, je vous prie de croire, chère Madame, cher Monsieur, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Le 2 novembre 2011 à 08:29

Pourquoi j'ai voulu exister dans ventscontraires.net

(Pastiche)

Les Vents Contraires – surtout quand ils sont  impulsés et numérisés par des auteurs chiadés comme ceux du Théâtre du Rond-Point – sont une réponse à mes ambitions insatiables de petit d'auteur, à toutes mes matières littéraires éparpillées parmi mes carnets, tiroirs, textos, etc. Les Vents Contraires affirment la possibilité d'être un vent parmi les vents,  quand les torrents s'accablent entre eux, ils sont le temps du temps et le cerf-volant du moment présent.  Cela dit, je serais fou d'imaginer  que je puisse baver en paix en déversant mes stocks – et des stocks j'en ai des piles pharaoniques.Je ne voulais pas passer à côté du rond-point de ma vie – un tournant "lucide" où je suis brise parmi les vents. d'entre les vents.  Mais il était improbable de proposer, via Internet, quelque chose qui ressemble à l'esprit alambiqué de mes masses d'air, d'éphémères expirations indignes. J'ai souhaité y réfléchir à deux fois et j'ai déduit rapidement que cette revue collaborative libre de toute caste, loin d'être cul-cul, bref la déconvenue!, dépassait mes mirages fantaisistes où j'ai daigné tel un clown triste égaler Ribes et réunir en un jet, enfin en un gaz, toute l' Anthologie des Vents Contraires, c'est-à-dire des textes qui louchent face au monde gris-vautour, qui se propagent dans l'atmosphère décrispante de cette drôle de chose.  J'ai proposé des chroniques parce que j’imaginais que j'avais pas grand chose à dire, mais qu'il fallait le dire quitte à subir la nique. Il y a ici des chroniqueurs de poids, au début ça fout la frousse. Mais c'est ça qui est agréable.  > Texte original:  Pourquoi j'ai voulu que ventscontraires.net existe

Le 22 décembre 2012 à 09:46

Turn around

Je dis pas ça pour râler, mais cette semaine, il y a eu l'inauguration de "Vents Contraires - le livre". J'y suis allé parce qu'on m'avait promis des groupies lascives et du vin blanc gratuit. D'abord, j'ai pris un TGV et un croque-monsieur, ce qui a failli m'être fatal. Puis, après diverses péripéties que je ne peux pas vous raconter car elles comportent des comportements qui pourraient choquer les lecteurs de ventscontraires.net vivant dans des contrées, et je sais qu'ils sont nombreux, où la consommation de fromage est interdite, il était l'heure de me rendre au théâtre du Rond-Point, alors je m'y suis rendu : comme je suis suisse, je suis très ponctuel. J'ai fait sept fois le tour du rond-point (j'avais oublié de noter le début) et ça a été très long car comme je suis suisse, je ne traverse qu'au vert. Au bout d'un moment, j'ai entendu de la lumière, alors je suis entré. Ce n'était pas le théâtre, mais l'ambassade d'Antigua-et-Barbuda. Je m'étais trompé de rond-point. Figurez-vous qu'à Paris, cette ville de tous les possibles, il y a plusieurs ronds-points, alors pourquoi le théâtre ne s'appelle-t-il pas théâtre d'un rond-point ? Je me le demande. Comme je suis suisse, j'aime la précision. Et j'ai donc repris ma route en bousculant et en insultant tous les passants et sans prendre la peine de m'émerveiller de la lumineuse beauté des décorations de Noël, puis je suis arrivé très en retard, alors tout le monde a fini par me prendre pour un Parisien et par me demander où pouvait bien se trouver l'ambassade d'Antigua-et-Barbuda, et nous avons passé une très bonne soirée tous les trois.

Le 14 septembre 2011 à 14:57

"Tant qu'il y aura des « énervés » le rire est toujours à venir"

Entretien avec Jean-Michel Helvig

Avec près de 60 billets publiés, l'éditorialiste et écrivain Jean-Michel Helvig est un des piliers de l'équipe de ventscontraires.net. Rencontre avec ce gourmand amateur des dérapages pas toujours contrôlés de la classe politique. Comment êtes-vous tombé dans le journalisme ?Par élimination. Non pas des concurents, mais d’autres itinéraires professionnels où aucun ne m’offrait la certitude que le travail du jour ne serait pas le même que celui de la veille – on appelle ça aussi l’actualité -  ni ce privilège immense que d’être payé à lire les journaux pour les remplir ensuite.Les moments forts ? Les moments durs ?On se renforce avec les premiers, on s’endurcit avec les seconds.Vous éludez la question…Comment avez-vous deviné que je suis tombé très tôt dans le journalisme politique ?Pour ventscontraires.net, vous vous penchez régulièrement sur les « petites phrases » des politiques.Au risque du vertige parfois, je vous l’avoue. Plus exactement, ce sont plutôt leurs grosses bêtises qui sont mon fonds de commerce à l’enseigne de ce sympathique site. La ressource est inépuisable pour peu qu’on opère un tri sélectif. Les petites phrases sont préparées sciemment en amont, les grosses bêtises sont lâchées imprudemment en aval. Le propre de la bêtise est d’échapper à son auteur, aussi ne court-on pas le risque d’être manipulé en s’en saisissant. C’est jubilatoire à sonder tant il y a à dire, médire et contredire face à la boursouflure des mots, aux dérapages de sens ou aux fuites d’inconscient. Là-dessus, vous étalez une fine couche de références savantes, saupoudrez d’une pincée de mauvaise foi, mixez en 1500 signes (espaces compris), enfin confiez l’objet au web-iconographe, et voilà le lecteur internaute servi jusqu’à ce que de nouveaux arrivages repoussent peu à peu votre « bêtisier » vers le bas de l’écran. Vertigineux, vous disais-je.Ces "petites phrases" indiquent-elles, selon vous, une évolution significative du langage et de la vie politiques ?Non pas vraiment. Ce sont les moyens de communication qui ont évolué. Tout est soumis désormais à l’instantanéité et la simultanéité de la diffusion. Vous imaginez les dégâts si Youtube avait existé du temps du président Mac Mahon s’extasiant devant une crue de la Garonne : « Que d’eau, que d’eau ! ». Mais il est vrai que la rapidité de la diffusion se paie d’un raccourcissement de l’expression si l’on veut être vu ou entendu. Foin des propositions trop subordonnées, des conjugaisons trop raffinées ou du vocabulaire trop léché, si t’es pas compris en 30 secondes, tu gicles coco. Ou tu changes de métier.Cet appauvrissement coïncide-t-il, selon vous, à un appauvrissement de la pensée ?C’est l’œuf et la poule. Les grandes idéologies passent de toute façon mal sur twitter. Mais si l’on s’inscrit plus facilement sur un réseau social qu’on n’adhère à un réseau politique, il doit bien y avoir quelques raisons.Politique et humour peuvent-ils faire bon ménage ?Un ménage à trois pour peu que le journalisme s’immisce, en n’analysant plus seulement le texte et le contexte, mais en explorant le sous-texte.Quel serait votre palmarès personnel ?Tant qu’il y aura des « énervés » le rire est toujours à venir.

Le 11 avril 2013 à 09:43

Les bonnes raisons de se lancer sur la piste d'envol

Après vous avoir dit comment, voici pourquoi

Pourquoi vous lanceriez-vous sur la piste d’envol ? Aucune idée et pire encore, je n’en ai que faire, je suis vide de bienveillance et d’empathie. Pourquoi me lancerais-je ? Ça je sais, je peux vous le dire et pire encore, je veux que vous vous posiez la question, je suis emplie de narcissisme et d’égocentrisme.   Je veux la célébrité et le pognon qui va avec. Je veux ne plus pouvoir me balader dans la rue sans qu’une horde d’inconnus me salue. Je veux que cette même horde se roule à mes pieds. Ô adule-moi ! Crie-moi ! Hume-moi ! Mais pas le matin. Je veux la notoriété. Etre une connasse et dire « Barre-toi ! Tu vois pas que tu me fais chier ! » Je veux le fric. Etre une pétasse et dire « Remballe ton Saint-Emilion ! Tu vois pas qu’il est daubé ! » Je veux être célèbre et belle et blonde et épouser un sportif. Pas n’importe lequel, un footballeur. C’est pas la discipline qui importe c’est le compte en banque… et le prestige. Ne surtout pas à avoir dire « Tiens je viens d’épouser un pongiste ! », c’est trop pourri !   Je veux me fagoter comme une savate et citer haut Audiard : « Regarde public ingrat ! Arrache-toi les yeux ! » Je veux être comme la rosée du matin, mouiller les pieds, dessiner les toiles d’araignée et sécher un peu avant 11 heures moins le quart, même si ça ne veut rien dire.   Ou alors, c’est tout le contraire, je ne sais plus… je suis perdue.   Laisse-moi public ingrat, je dois me retirer, j’ai besoin de repos. Il faut que je médite, tu vois pas bordel que je suis perdue ?

Le 30 octobre 2011 à 08:51

Méditations métaphysiques

Lancer sa chronique sur un site qui s’appelle Vents contraires et qui pose d’emblée la question « dans quel état sommes-nous ? » est tentant. Par contre mon prof de philo m’a toujours appris à analyser les termes d’un intitulé d’abord. Je ne tiens pas à prendre le risque de raconter n’importe quoi en public (ma mère peut lire l’article). J’ai donc décidé de le faire à la manière de Descartes, par moi-même, ne suivant que ma raison. Je trouve que ça donne une dimension supérieure à mon article (très manquante dans ceux que j’ai pu lire). Commençons. Un vent est pour moi un souffle, chaud généralement (ou tiède, c’est selon), dirigé vers l’extérieur, occasionné par le sujet dans l’intention (souvent clandestine) de soulager son intérieur. D’après mon expérience, il soulage, il est bénéfique. Dire qu’il est contraire, signifie que ce souffle ne se dirige plus vers l’extérieur comme sus cité, mais vers l’intérieur. Il remplit au lieu de vider. J’imagine que ce vent-là est nocif, il agresse. Il doit même parfois ballonner. Alors plusieurs dans ce genre, c’est l’implosion ! Vous posez ensuite la question « dans quel état sommes-nous ? ». Pas la peine ici d’analyser les termes de l’intitulé, le dernier des cons comprend ce que ça veut dire. Mais vous cherchez un état. J’en viens alors à ma conclusion. Vous essayez de nous dire que vous cherchez des chroniqueurs dans un état d’implosion. Celle qui arrive quand on nous en fout plein le cul. Tous ces vents contraires qu’on nous assène à n’en plus finir, la connerie, la barbarie, la couardise, le non-respect (et j’en passe…), vous nous offrez la possibilité de les lâcher chez vous, et avec humour en plus. C’est bien ça ? Eh bien laissez-moi vous dire que c’est avec plaisir ! Ça va péter ! (Merci Descartes et bonjour maman).

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