Dunndotta
Publié le 24/06/2011

Petit cours de maths


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Au cours d’une mission spatiale solitaire, périlleuse et lointaine, le cosmonaute Shmendrikson fait escale sur la planète Dùnn. Abreuvant  son vaisseau, il y fait la rencontre de la ravissante Codigula dont il s’éprend sur le champ.Fort de son affection, il l l’embarque à son bord et la ramène vers notre galaxie... sur Terre.

Codigula est née sur la planète Dùnn, située à plusieurs années-lumière de notre système solaire. On y parle le Dùnndak. C’est dans cette langue  qu’ils écrivent d’abord leurs chansons, Shmendrikson les traduit ensuite en anglais.

Emerveillée par notre monde, Codigula se fait fort de nous l’expliquer. Décidée à en comprendre les ressorts, elle s’essaye à toute expérience qui enrichirait notre connaissance du monde. Convaincu de la pertinence de tous les faits et gestes de Codigula, cosmonaut Shmendrikson l’appuie sans retenue et réalise les vidéos présentées ici.

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Le 26 mars 2015 à 08:13

« Un jour le public comprendra que l'on bouge les bras sans savoir ce qu'on fait » affirme un chef d'orchestre

C’est un grand professionnel de la musique qui a décidé de se confier. Martin da Fonseca est chef d’orchestre depuis plus de 20 ans. C’est de lui-même qu’il a contacté notre rédaction pour apporter un témoignage « nécessaire mais douloureux » sur sa profession. Un travail qu’il qualifie lui-même « d’escroquerie qui ferait passer Madoff pour Mère Teresa ». « J’agite les bras en toute impunité depuis tant d’années »

 Quand il nous ouvre les portes de son luxueux duplex du VIIIe arrondissement de Paris, Martin a l’air grave, comme celui d’un délinquant se rendant au confessionnal. Poli, il nous propose du thé. Le thé est bon. Le chef de l’Orchestre Philarmonique de Jouy-en-Josas s’assied alors puis entame la longue et lourde confidence. « J’ai bientôt 50 ans. Cela fait plus de 20 ans que je suis complice de cette mascarade généralisée. Aujourd’hui je veux briser l’omerta car je sais qu’un jour le public comprendra que l’on bouge les bras sans savoir ce qu’on fait », explique-t-il. M. da Fonseca reprend alors son souffle avant de continuer : « Quand j’ai commencé mes études pour devenir chef d’orchestre, je pensais qu’il s’agissait d’un vrai métier, que le chef d’orchestre rendait cohérent le jeu de l’ensemble des musiciens…Alors qu’en réalité on est juste là à bouger comme des cons, à faire des gestes qui n’ont pas de sens comme si on avait des TOC…Quand j’y repense…J’agite les bras en toute impunité depuis tant d’années », admet-il. Le quinquagénaire revient ensuite sur ses jeunes années : « Au Conservatoire, juste après mon admission, on m’a emmené dans une pièce et on m’a expliqué que le poste de chef d’orchestre relevait de l’emploi fictif mais que cela permettait de créer du travail et que le public avait l’impression d’avoir affaire à quelqu’un d’important. » Malgré cette désillusion, Martin da Fonseca se laissera entraîner dans ce mensonge devenu institution au fil des siècles. Par faiblesse selon lui : « Je n’avais pas de solution de repli et, peut-être pour me convaincre moi-même, je me suis rappelé que c’était d’abord la gestuelle qui m’avait plu chez les chefs d’orchestre, que le reste était accessoire dans le fond », raconte l’homme, désenchanté. A la recherche d’une reconversion à Roissy

 Juste avant de le quitter, le chef d’orchestre nous explique vouloir changer de métier, loin des orchestres, loin de la musique même : « J’aimerais devenir agent de piste à Roissy pour guider au sol les avions. Je cherche un poste avec des mouvements de bras vraiment utiles. Il y avait bien steward mais personne ne les regarde lorsqu’ils montrent les consignes de sécurité. »

Le 13 octobre 2014 à 08:23

Leurs mains comptaient cinq doigts

Dans la nuit du 5 au 6 hyuz, Trdm Krzt affirme avoir été enlevé par des jouglas bleus. Voici son témoignage : « Il faisait un pyrex pas possible cette nuit-là. J’étais posté à la fenêtre de ma chambre à prendre l’air quand soudain j’aperçois une sorte de Dzoing volant, carré comme un huissier. Dans un grand vacarme, l’engin se pose à une centaine de mètres de ma demeure et en descend trois jouglas bleus d’une taille impressionnante – ils faisaient dans les deux prouks, deux prouks et demi, chacun. Après s’être étirés, ils se mettent à marcher d’un pas lent à inspecter les lieux. Bientôt, je réalise qu’ils se dirigent vers chez moi. Je me rue sur mon secrétaire et me saisis de mon Katrol 38. Ils sonnent à la porte. J’ouvre en braquant mon Katrol sur eux. Effrayés, ils lèvent leurs longs bras vers le ciel. L’un d’entre eux me dit dans une langue très étrange (la réplique a été captée par le EIM - Enregistrement Intra Muros) : - Pogrul loumirnie dotru. Castre pryst tombolot acite grouza im potiron ! A quoi je réponds : - Je ne comprends rien à ce que vous racontez. Allez-vous-en ! C’est alors qu’un deuxième se met à s’exprimer avec les mains – qui comptaient cinq doigts ! Je comprends enfin qu’ils cherchent un toit pour la nuit. Pour prouver leur bonne foi je suppose, le troisième sort de sa poche un billet vert et me le tend. Le billet ressemble beaucoup, mais en bien plus petit, aux diplômes qu’on accroche fièrement dans nos salons. Toujours en braquant mon Katrol sur eux mais avec moins de véhémence, je leur fais signe d’entrer en leur demandant d’enlever leurs zobasses avant de franchir le seuil. Puis, comme le veut la tradition, je leur sers un Partzel au chocolat. En les observant siroter leur boisson je finis par les trouver touchants et sympathiques. A un moment donné, il y en a un qui a voulu se prendre en photo avec moi. « Selfie ! Selfie ! » qu’il a crié automatiquement… Ensuite, somnolent et quelque peu rassuré, je prends congé pour aller me coucher, les laissant dormir dans le salon… Le lendemain matin, j’ouvre les yeux dans un endroit qui m’est parfaitement inconnu. Je suis attaché sur un chariot de la tête aux pieds. On m’a probablement anesthésié car je ne sens rien et je peux à peine bouger. Des jouglas bleus vêtus de blouse blanche s’affairent autour de moi. Je regarde dehors, il y a une sorte d’immense suppositoire qui s’apprête à décoller. A moitié endormi, je demande à l’un des jouglas bleus en blouse blanche – une  meuf – où est-ce que je me trouve. N’ayant pas l’air d’avoir saisi ma question, elle me répond par une autre question, laconique :  - Nasa ? Je fais non de la tête – « non, je ne veux pas faire pipi » – et je me rendors. Quand je rouvre les yeux, je me retrouve cette fois-ci chez moi, dans mon lit, avec une énorme tache violette à l’avant-bras… » A la question « comment décririez-vous les jouglas ? » Trdm Krzt répond : « Les jouglas sont bleus. Leur planète est bleue. Chez eux tout est bleu presque. Bleu comme la tristesse. »

Le 31 octobre 2013 à 14:27
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