Boris Cyrulnik : "Mes premiers écrits sur la narapoïa"


1er épisode

Boris Cyrulnik, narapoïa,ventscontraires.net,Théâtre du Rond-Point
      Partager la vidéo 

Autres épisodes :

Voici le 1er épisode d'une conférence loufoque que Boris Cyrulnik a prononcée au Théâtre du Rond-Point.  Il ne s'appelle plus Boris Cyrulnik, mais Otto Krank, le fameux inventeur de la "narapoïa", arme de guerre contre le lacanisme... D'où lui vient cette dent contre Lacan ? Réponse de l'intéressé (déjà dédoublé) :
"Il décida de devenir éthologue le jour où il comprit que pour observer les fourmis, le naturaliste devait travailler en position couchée. Il fréquenta J. Lacan, mais au cours d'un repas, le grand psychanalyste se servit par deux fois de crème caramel, prenant ainsi la part de Boris Cyrulnik. Il décida alors de consacrer ses forces, et surtout celles des autres, à l'étude de la résilience inspirée par l'éthologie humaine."

> épisode suivant

"Un pays heureux n'a pas besoin d'humour." Staline

Soyez les cancres du sérieux, faites voler en éclats de rire le bon goût et sa bonne conscience, en écoutant les cours, performances et autres conférences de progesseurs agrégés d'insolence et de cocasserie.

Avec France Culture et Tilder.

 

Partager ce billet :

À voir aussi

Le 10 février 2014 à 13:13

Grand Magasin : D'orfèvre et de Cochon

Trousses de secours en période de crise, saison 2 : la crise du travail

Une conférence-performance de Pascale Murtin et François Hiffler (avec la participation exceptionnelle de Liviu-Adrien Dârgãu) Le travail ? Connais pas. « Nous ne sommes pas très bien placés, peut-être même très mal placés pour parler du travail, n'ayant à ce jour et après trente ans d'activité jamais travaillé. C'est précisément à ce titre que nous allons nous risquer à discourir quelques quarts d'heure sur le sujet, histoire de faire part de notre inexpérience en la matière. »Les performers Pascale Murtin et François Hiffler prétendent – en dépit et grâce à une méconnaissance quasi-totale du théâtre, de la danse et de la musique – réaliser les spectacles auxquels ils rêveraient d’assister. Et ça marche : leurs spectacles sont très réussis et les émeuvent. Depuis 1982 (avènement de Grand Magasin), leur ambition consiste à croire possible que d’autres partagent cet enthousiasme.Grand Magasin :Un beau jour, Pascale Murtin et François Hiffler, deux danseurs contemporains, décrètent que la danse est une discipline contre nature. Ils tournent le dos à leur formation classique et fondent en 1982 la Cie Grand Magasin, "une association de bons intérêts". Ensemble, ils ont créé une vingtaine de pièces, numéros et performances, s’adjoignant parfois les services de leurs amis (dont Bettina Atala de 2001 à 2010) : des spectacles sans costume, sans décor, ni prouesse technique, à la poésie parfois absurde... de drôles d’objets spectaculaires mariant humour et rhétorique.Leur manière de jouer des mots et de l’absurde, leurs créations intelligemment décalées leur ont valu des comparaisons avec Queneau, Tati ou encore de participer à l’exposition Dada organisée par le Centre Pompidou en 2005. Leur style au pragmatisme faussement naïf et à l’humour pince-sans-rire, c’est encore eux qui le définissent le mieux : fuite du spectaculaire, raréfaction des accessoires et des paroles, évacuation de la scénographie, répugnance à gesticuler, dégoût de l’illusionnisme. Conférences en auditorium, interventions en décor naturel, démonstrations dans une galerie d’art ou déploiements sur une scène de théâtre, il s’agit dans tous les cas de grand spectacle. Enregistré le 6 février 2014 dans la salle Roland Topor Théâtre du Rond-Point. Durée : 42:28 > les autres Trousses de secours dédiées au travail En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89

Le 26 mars 2013 à 09:11

Christian Salmon : Ces histoires qui nous gouvernent #5

Vies à vendre ou marchandises à vivre ?

> Premier épisode Dans sa conférence-performance "Ces histoires qui nous gouvernent", l'écrivain et journaliste Christian Salmon poursuit son salutaire travail d'analyse du story-telling. Dans cet extrait, il revient sur un récit édifiant mais fictif qui a joué un rôle décisif dans l'intervention américaine en Afghanistan et même au-delà. "Quoi de plus innocent et charmant qu’une histoire bien tournée ? Les histoires nous distraient et nous instruisent en nous faisant rêver. Désormais, avec la technique du storytelling, elles nous gouvernent et sont devenues un instrument de contrôle des opinions, une « arme de distraction massive ».L’entrée en guerre préventive contre l’Irak, le reality show au début du mandat de Sarkozy, sa métamorphose en capitaine courage face à la crise financière, l’épopée victorieuse de Barack Obama… Autant de fictions préparées dans le secret de war rooms où s’élabore le storytelling intégré. Christian Salmon nous propose un voyage dans les démocraties contaminées par l’hypermédiatisation, une exploration des mythes politiques à l’âge du néolibéralisme. Une traversée de la crédulité contemporaine. " Enregistré le 30 novembre 2012 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89 Vous pouvez également retrouver le podcast audio complet de cette conférence-performance.

Le 17 juillet 2014 à 09:23

François Jarrige : "Les changements techniques ne sont pas nécessairement synonymes de progrès social"

Rage contre la machine ? #1

François Jarrige est historien, enseignant-chercheur à l'université de Bourgogne. Il s’intéresse à l’histoire des mondes du travail, des techniques et aux controverses qui ont accompagné l’industrialisation. Il a notamment publié Au temps des « tueuses de bras » (2009) et Face au monstre mécanique (2009). Son dernier ouvrage Technocritiques. Du refus des machines à la contestation des technosciences est sorti en février aux éditions La Découverte. Première partie de l'entretien qu'il a accordé à ventscontraires.net   Dans le monde du travail, l'innovation technique a-t-elle toujours été perçue comme une menace ? Non, les situations ont été extrêmement diverses et contrastées, et tout dépend évidemment de ce qu'on appelle "innovation technique". Une innovation en vue d’améliorer la sécurité ou l'efficacité du travail, ou pour permettre d’améliorer la qualité du produit fabriqué, n’a évidemment pas le même sens pour le travailleur que celles qui visent à son élimination, à la réduction de son autonomie, ou qui introduisent de nouvelles contraintes au nom de l’amélioration de la productivité. Par ailleurs, opposer d’un côté l’innovation technique et de l’autre le monde du travail implique que les deux sont séparés. Or, ce n’est pas nécessairement le cas. Avant les « révolutions industrielles » du XIXe siècle, les artisans et ouvriers étaient les principaux acteurs du changement technique. C’est surtout à partir du XIXe siècle qu’apparaît la séparation croissante entre le travail, sa gestion et son contrôle, l’ouvrier devenant celui qui applique des procédés élaborés ailleurs par les figures nouvelles de l’ingénieur et du technicien de laboratoire. L'opposition réactionnaires-progressistes est-elle un bon prisme pour analyser le rejet ou l'adhésion à la technique ? A mon avis non, cette opposition fait plutôt obstacle à la compréhension et à l’analyse. Est réactionnaire celui qui réagit et s’oppose, progressiste celui qui croit en un progrès linéaire, ce sont des notions à la fois trop floues et trop surchargées d’idéologies, d’autant qu’il s’agit de catégories essentiellement politiques servant à distinguer depuis le XIXe siècle ceux qui sont favorables à des réformes politiques et ceux qui y sont hostiles. Transférer ces notions au domaine des techniques vise à mon avis à empêcher toute discussion en délégitimant les positions critiques. Dans la réflexion sur la technique, la ligne de fracture ne passe pas entre les réactionnaires et les progressistes, mais entre ceux qui prétendent que les techniques sont des outils neutres, que le progrès technique est un dogme non questionnable, et ceux qui y détectent des instruments de pouvoir et de domination qui, à cet égard, méritent être critiqués. Dans la mesure où certaines techniques peuvent accentuer les inégalités, les ravages environnementaux, la domestication des hommes, s’y opposer peut parfaitement s’accorder avec ce qu’on appelle une position progressiste. Les changements techniques ne sont pas nécessairement synonymes de progrès social ou moral et on peut très bien s’opposer à une trajectoire technique au nom d’une certaine conception du progrès social. Pouvez-nous parler de quelques révoltes ouvrières contre l'industrialisation ? Au cours de la longue histoire du capitalisme industriel, de nombreux acteurs ont protesté et tenté de freiner des transformations techniques qu’ils percevaient comme néfastes. Dans le monde du travail, il arrivait fréquemment au début de l’ère industrielle que des artisans s’opposent à des innovations jugées dangereuses. A la fin du XVIIIe siècle, en Angleterre comme en France, des ouvriers du textile dénoncent ainsi les nouvelles mécaniques, ils pétitionnent pour exiger leur interdiction, défilent pour dénoncer leurs effets, et se soulèvent parfois pour les détruire. Dans les années 1790, des attroupements de fileuses « croyant voir leur ruine dans [l’]établissement des mécaniques » se rebellent à Rouen, mais aussi à Troyes ou Cholet. En Angleterre, ce type de protestations atteint une ampleur particulièrement spectaculaire lors des célèbres émeutes dites du Luddisme en 1811 et 1812. L’Europe est alors déchirée par les guerres napoléoniennes, l’Angleterre est en crise. La hausse du prix des grains, le manque d’ouvrage et l’avènement des nouveaux procédés techniques de production conjuguent leurs effets pour accroître la misère. Des milliers de travailleurs britanniques choisissent alors de détruire les machines qu’ils rendent responsables de leur situation difficile. Nommées Luddisme à partir d’un personnage mythique Ned Ludd, qui aurait brisé le métier de son maître à la fin du XVIIIe siècle, ces émeutes dispersées de grande ampleur au cours desquels des ouvriers du textile attaquent les usines et détruisent de nombreuses machines effraient les élites anglaises et acquièrent un écho considérable jusqu’à faire du mot « luddisme » un terme générique pour décrire l’hostilité populaire à l’égard de la mécanisation.

Le 4 mars 2013 à 19:38

Christian Salmon : Ces histoires qui nous gouvernent #2

George W Bush et Ashley Faulkner / L'étreinte

> Premier épisode                   > Episode suivant Dans sa conférence-performance "Ces histoires qui nous gouvernent", l'écrivain et journaliste Christian Salmon poursuit son salutaire travail d'analyse du story-telling. Dans cet extrait, il revient sur un récit édifiant mais fictif qui a joué un rôle décisif dans l'intervention américaine en Afghanistan et même au-delà. "Quoi de plus innocent et charmant qu’une histoire bien tournée ? Les histoires nous distraient et nous instruisent en nous faisant rêver. Désormais, avec la technique du storytelling, elles nous gouvernent et sont devenues un instrument de contrôle des opinions, une « arme de distraction massive ».L’entrée en guerre préventive contre l’Irak, le reality show au début du mandat de Sarkozy, sa métamorphose en capitaine courage face à la crise financière, l’épopée victorieuse de Barack Obama… Autant de fictions préparées dans le secret de war rooms où s’élabore le storytelling intégré. Christian Salmon nous propose un voyage dans les démocraties contaminées par l’hypermédiatisation, une exploration des mythes politiques à l’âge du néolibéralisme. Une traversée de la crédulité contemporaine. " Enregistré le 30 novembre 2012 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89 Vous pouvez également retrouver le podcast audio complet de cette conférence-performance.

Le 11 novembre 2014 à 09:16

Frédéric Ferrer : Wow ! Et si on changeait de planète ?

Conférencier agité de la langue et mouillant sa chemise devant les urgences qui nous menacent, Frédéric Ferrer revient le 24 janvier au Rond-Point. Prophétisera-t-il la catastrophe ou l’espoir fou ? En tout cas il nous fera rire, même si les temps de l’espèce humaine sur Terre sont comptés. Anthropocène épuisant le globe, changement climatique, menace d’astéroïdes… l’humanité devra partir. La découverte récente de plusieurs exoplanètes en zone d’habitabilité nourrit tous les espoirs.  Ventscontraires – On dit souvent que chaque époque a ses usages propres de la langue. Comment caractérisez-vous notre rapport à la langue aujourd’hui ?Frédéric Ferrer – Je trouve notre rapport très drôle (et assez complexe). – Selon-vous qu'est-ce qui menace la langue et qu'est-ce qui la « sauve » ?– Ce qui menace la langue ce sont les appauvrisseurs, réducteurs et manipulateurs du langage, qui font florès en ce moment un peu partout dans le monde, et les mets beaucoup trop épicés. Ce qui la sauve, c’est notre désir de ne pas prêter notre bouche aux appauvrisseurs, réducteurs et manipulateurs du langage qui font florès en ce moment un peu partout dans le monde, et un grand verre d’eau quand un met est vraiment trop épicé. – Et votre propre langue, qu'avez-vous à en dire ?– Je n’arrive pas à l’enrouler sur elle-même. – Quel événement et/ou quelles rencontres ont façonné votre langue et qu'est-ce qui la nourrit au quotidien ?– L’une des rencontres qui a sans douté été des plus déterminantes pour ma langue (devenant événement pour moi) est celle d’un jeune scientifique, dont je ne me souviens pas du nom, à qui je n’ai pas parlé, et que je n’ai pas non plus rencontré personnellement (de sorte que je peux dire aujourd’hui que vraiment nous ne nous connaissons pas du tout, ce qui fait qu’il ignore totalement ce qu’il a provoqué en moi ce jour là à Bruxelles, et même jusqu’à mon existence), mais dont la conférence en néerlandais, langue que je ne parle pas et ne comprends pas, m’a permis d’accéder à un autre monde (en atomisant totalement et éparpillant façon puzzle le rapport que j’avais à ma propre langue).Et s’agissant maintenant de la question de la nourriture quotidienne, ma langue a la chance de pouvoir profiter des recettes inattendues et merveilleuses de Lou, 7 ans, et Marin, 4 ans. – Nous vous avons proposé de venir au Rond-Point "rattraper la langue".... Comment allez-vous vous y prendre ?– Je vais écouter les langues extra-terrestres et faire des hypothèses sur le devenir de la mienne.  

Le 25 septembre 2013 à 09:08

Mon royaume pour un Tintin !

J'ai commencé à collectionner des grains de riz de tous les pays et puis je me suis mis à collectionner les pays. J'en ai quatorze dont sept pays d'Afrique. J'ai la Roumanie en double que j'échangerais bien contre la Turquie. Je vais me mettre aux continents. Ca sera vite fait, les cinq continents. Ensuite je collectionnerai les planètes. Enfin, les univers. J'ai déja les boites pour les ranger par taille, du plus petit au plus grand univers. Quand j'en aurai assez de collectionner les univers, j'echangerai contre les albums de Tintin. L'essentiel pour un collectionneur, c'est de collectionner. Les puces. Les têtes de chat. J'en ai cent six. J'ai commencé une collection de têtes de ma mère et de têtes de mon père. J'en ai une de chaque. Peut être vais-je ouvrir ma collection aux têtes des parents des autres ? Ou peut être aux autres ? Je vais collectionner les autres. J'en ai trois dans le frigo. J'ai commencé une collection de cachets de toutes les couleurs. Tous les matins j'en ai une quarantaine. Bientôt, je collectionnerai les cellules de l'HP. J'ai ai déja une. Capitonnée. Je vais collectionner les capitons. J'en ai mangé la moitié, arrachés avec la bouche. J'ai avalé ma langue ! Mon bras ! Je collectionne les handicaps. J'ai coupé mes doigts de pieds. Dans l'aile B, un Chinois collectionne les timbres. Il en a deux. Un timbre français. Un timbre chinois. Ah ah ! Le pauvre con ! Moi je collectionne les Chinois ! Je les colle au mur avec ma langue ! J'en ai un milliard, que je vais échanger contre des Tintin. Les Tintin, j'en ai aucun. Tout le monde a des Tintin ! Moi pas. J'ai pas de Tintin ! C'est ça, je crois, qui m'a rendu fou.

Le 1 septembre 2015 à 08:25

Etienne Klein : En savoir plus sur le Big Bang ? Ça dépend de nous tous

Vous avez dit "boson de Higgs " ? #7

Quand le langage scientifique défait tout ce que nous savons du monde, il faut au moins le talent de conteur du physicien Etienne Klein pour nous le restituer à travers le grand bruit provoqué par la détection du boson de Higgs au CERN le 4 juillet 2012. Le boson de Higgs est à l'évidence une drôle de chose. Mais au fait, s'agit-il vraiment d'une chose ? La détection du boson de Higgs au CERN fut annoncée urbi et orbi le 4 juillet 2012, pas moins de 48 ans après que des physiciens théoriciens ont prévu son existence. Cette découverte est fondamentale en physique, mais pas seulement : elle a aussi des implications philosophiques qui viennent défaire le lien que l'on a l'habitude de faire, depuis la naissance de la physique moderne, entre le concept de matière et celui de masse. En général, nous pensons que ces deux notions sont ontologiquement intriquées : que serait en effet une matière dépourvue de masse ? Et comment imaginer une masse qui ne s'incarnerait pas en particules de matière ? Or ce que révèle la présence de bosons de Higgs dans l'univers, c'est que, contrairement à ce que l'on pensait, la masse n'est pas une propriété intrinsèque des particules élémentaires, seulement une propriété secondaire : elle résulte du fait qu’elles se frottent au vide, plus exactement au champ qu’il contient et qu’on appelle « le champ scalaire de Higgs ». On osera ici une analogie, imparfaite mais éclairante : tout se passe comme si les particules élémentaires étaient des objets sans masse, mais dotées de skis, se déplaçant sur un champ de neige qui serait l’équivalent du champ scalaire de Higgs ; les particules ayant des skis parfaitement fartés se déplacent sans frottement, donc à la vitesse de la lumière, et leur masse apparente est nulle ; celles dont les skis sont mal fartés glissent mal sur la neige, leur vitesse est moindre que celle de la lumière et leur masse est non nulle. La masse apparaît alors comme une mesure de la mauvaise qualité du fartage des skis des particules… > écouter le podcast audio complet

Le 16 septembre 2013 à 11:11

Avant la Conférence Berryer, les 12 secrétaires répondent

Sanjay Mirabeau, 12e secrétaire

Entre catch verbal et jeux du cirque, les 12 meilleurs avocats de leur génération s’affrontent et célèbrent le métier d’avocat dans une espèce de carnaval de l’esprit et de la parole. La Conférence Berryer se déroule habituellement à la Salle des Criées du Palais de Justice de Paris. Salvador Dali, Serge Gainsbourg, Catherine Deneuve y ont été invités. Au Rond-Point viendront Maître Eric Dupond-Moretti et Christophe Alévêque. Pour vous faire connaître les 12 protagonistes de ce grand oral désopilant, ventscontraires.net a interrogé chacun des 12 secrétaires du Barreau de Paris élus membres de la Conférence pour l'année 2013. Aujourd'hui le 12e secrétaire, Sanjay Mirabeau.   Quand avez-vous entendu parler pour la première fois de la Conférence Berryer ?Pour tout vous dire, c'est moi qui ai eu l'idée de cette Conférence quand j'étais  au collège "Joliot-Curie" à Nanterre, mais Pierre-Antoine Berryer était dans ma classe en 4ème et il m'a piqué le concept.  Une manière très personnelle de définir la Berryer ?Un spectacle où Chamfort (celui des maximes pas celui qui chante Manureva, que j'adore par ailleurs) rencontre Richard Pryor (autant celui du stand up que celui de Superman, il est vraiment bon dans Superman, Richard Pryor, cela dit !). Y a-t-il un avocat parmi vos prédécesseurs à la Conférence dont vous êtes fier d'avoir repris la place ? Oui, évidemment ! Et bien pour cette seule raison que c'est une belle personne. Tiens, j'en profite ici, pour lui faire un bisou.   Comment s'est passée votre première Berryer ?Elle n'était pas encore finie que j'avais déjà envie de recommencer. N'est-ce pas une perte de temps, du gâchis ? Finalement, que vous auront apporté ces conférences ?Quand s'offre à vous un espace de liberté absolue pour vous exprimer et que des spectateurs prennent du temps pour venir vous écouter, le véritable gâchis serait de ne pas comprendre que ces conférences sont l'un des derniers endroits où vous pouvez, le temps d'une soirée, essayer d'être pour les autres, un peu meilleur que ce que vous êtes. Laquelle/lequel de vos collègues à la Conférence est pour vous la/le plus indéfendable ? Pourquoi ?Nicolas Pottier, il n'est absolument pas responsable de ses actes ni de ses mots, il souffre d'une abolition chronique du discernement, il n'est d'ailleurs présent dans notre promotion que pour satisfaire les désirs sexuels des invités de la Conférence Berryer.    Imaginez une Berryer dans le métier des aiguilleurs du ciel.Top Gun ! Avec Nicolas Pottier dans le rôle de Tom Cruise et Christophe Alévêque ou bien Eric Dupond-Moretti dans le rôle de Kelly Mc Gillis...  Les 12 secrétaires de la Promotion 2013 : Alexandre Vermynck, Constance Debré, Nicolas Pottier, Thomas Klotz, Florian Lastelle, Victor Zagury, Marie-Pompéi Cullin, Guillaume Vitrich, Antoine Vey, Rémi Lorrain, Xavier Nogueras, Sanjay Mirabeau.

Le 16 mai 2011 à 12:00

Denis Robert : "Pourquoi accepte-t-on d'être dominé ?"

Interview

Nous avons déjà diffusé 8 épisodes de ton Bankenstein, la conférence-confidence-causerie amicale sur l'affaire Clearstream que tu nous avais donnée cet automne, avant la relaxe. Qu’est-ce que ça a représenté pour toi de venir dans un théâtre parler de tes coulisses intimes, alors que tu n’étais pas encore sorti d’affaire ?Denis Robert : Ça a été très intéressant car cette situation (la scène, un public, un lieu chargé de cette histoire-là) crée une distance nouvelle par rapport à ce qu'on dit et ce qu'on est. Un théâtre est lieu de (plus de) liberté et d'expérimentation. On est dans un espace-temps différent. On sent qu'on doit être vrai. C'est étrange. Dans une université, à la télévision ou dans n'importe quelle salle de conférence, le rapport aux autres est plus codé. Le fait d'être dans l'incertitude (quant à l'issue des procès) créait une énergie, un humour particuliers. Même si j'ai gagné aujourd'hui contre l'hydre Clearstream, je ne suis pas sorti d'affaires. Ils refusent de payer leurs amendes, me poussent à reprendre le combat. Il faut une mission d'enquête parlementaire européenne. Il faut des relais. Si mes livres disent le vrai, et la cour de cassation m'autorise à le dire, alors les politiques, les juges, voire les citoyens doivent se saisir du problème. Sinon il faut accepter l'idée qu'on se fait plumer en toute connaissance de cause.Qu’est-ce qui selon toi fait le lien entre toutes les activités dans lesquelles tu te lances : enquête, écriture, film, peinture, spectacle, et à présent une pièce de théâtre ? Où est le point nodal  ?DR : Des questions centrales m'habitent et me taraudent... En voici une "Comment et pourquoi un pays aussi riche que le nôtre produit autant de pauvreté? "... En voici une autre "Pourquoi accepte-t-on d'être dominé ?"... Une troisième pour la route : "Où est la bonne information (la bonne place) dans cet univers en mouvement ?"... J'essaie de répondre... Mon métier de base, c'est l'écriture... Tout part de là... Les toiles ont existé car on m'a empêché d'écrire. Je parle de la censure de mes livres... Pour ce qui est de la bédé, c'est différent. C'est un vrai travail, la bédé demande un énorme recul et un gros effort de pédagogie. De l'humour aussi... Les chorégraphies ou le théâtre, c'est encore différent et plus nouveau pour moi. J'adore expérimenter et entre deux livres ou des toiles, travailler en équipe... Le point nodal, disons que c'est de ne jamais me répéter, ni m'ennuyer, de ne pas me soucier du regard des autres et d'avancer dans ma compréhension du monde et des hommes qui le composent. Ça fait un gros point nodal...Le monde irait mieux s’il y avait plus de... ? Moins de...? DR : Plus de contre-pouvoir, de danseurs et de danseuses, d'oiseaux de nuit... Moins d'oligarques, de policiers, de policières, de Jean-François Copé...Le monde va comme il est c’est tout, on doit se battre dedans ?DR : CertesQu’est-ce que ça te fait de passer ainsi ta vie dans les vents contraires ? On s’y sent plus seul ? Moins seul ?DR : Je passe ma vie à avancer contre des vents contraires. J'essaie de tenir droit. Pour l'instant ça marche. Sans vents contraires, on se ferait bien suer... > Denis Robert contre Bankenstein, feuilleton vidéo sur ventscontraires.net

Tous nos invités
Tous les dossiers

derniers podcasts

je m'abonne :   
Christiane Taubira
Live • 02/10/2017
André Dussollier
Live • 02/10/2017
Kamel Daoud : entretien avec Raphaël Enthoven
Live • 18/09/2017
Pascal Blanchard : Pourquoi la France est incapable d'avoir un musée de la colonisation ?
Live • 17/02/2017
Carte blanche au Bondy Blog : Ecrire ensemble
Live • 14/02/2017
Tous les podcasts

ventscontraires sur Youtube

Découvrez la chaîne
La revue en ligne du Rond-Point
Auteurs maison   Vedettes etc.   Confs & Perfs   Archives   Tous les chroniqueurs
Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes  Nous contacter   Presse
ventscontraires.net, revue en ligne, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point.
Site administré par
© 2014 - CC.Communication