Boris Cyrulnik : "Mes premiers écrits sur la narapoïa"


1er épisode

Boris Cyrulnik, narapoïa,ventscontraires.net,Théâtre du Rond-Point
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Autres épisodes :

Voici le 1er épisode d'une conférence loufoque que Boris Cyrulnik a prononcée au Théâtre du Rond-Point.  Il ne s'appelle plus Boris Cyrulnik, mais Otto Krank, le fameux inventeur de la "narapoïa", arme de guerre contre le lacanisme... D'où lui vient cette dent contre Lacan ? Réponse de l'intéressé (déjà dédoublé) :
"Il décida de devenir éthologue le jour où il comprit que pour observer les fourmis, le naturaliste devait travailler en position couchée. Il fréquenta J. Lacan, mais au cours d'un repas, le grand psychanalyste se servit par deux fois de crème caramel, prenant ainsi la part de Boris Cyrulnik. Il décida alors de consacrer ses forces, et surtout celles des autres, à l'étude de la résilience inspirée par l'éthologie humaine."

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"Un pays heureux n'a pas besoin d'humour." Staline

Soyez les cancres du sérieux, faites voler en éclats de rire le bon goût et sa bonne conscience, en écoutant les cours, performances et autres conférences de progesseurs agrégés d'insolence et de cocasserie.

Avec France Culture et Tilder.

 

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Le 30 juin 2014 à 12:00
Le 13 mars 2011 à 20:35

Les secrets de Jean Piero

Ventscontraires.net vous ouvre les coulisses de ses "Pièces Montées", diffusées dans le journal 3D sur France Inter

Jean Piero n’est pas vraiment journaliste, il vient de l’univers du spectacle, par la chanson, et de celui des arts plastiques. Pourtant, on pourrait s’y tromper, puisqu’il se balade avec un micro en posant des questions, autour d’une thématique imposée chaque dimanche par Stéphane Paoli pour son émission en direct du Rond-Point. Le résultat radiophonique (ses "Pièces Montées" dont vous pouvez entendre quelques pastilles sur ventscontraires.net), c’est un joyeux mélange de voix, d’idées folles et de vérités aussi. Et évidemment, lorsqu’on est auditeur, on se demande quel est son secret de fabrication… D’abord, il lui faut trouver un lieu, le plus silencieux possible, pour des raisons techniques évidentes. Donc il fuit les bistrots, qui sont aujourd’hui pollués par les musiques d’ambiance (ça l’énerve) et leur préfère les jardins publics, les galeries, les beaux magasins. Il faut que les gens y soient prédisposés à la beauté.Ensuite, il choisit ses voix à leur air disponible, et les aborde avec le matériel d’enregistrement le plus discret possible. Lorsque toutes ces conditions idéales sont réunies, il peut poser ses questions, dans un ordre bien précis. A écouter Jean Piero, tout est dans la question, longuement pensée. Après, il faut laisser faire : "Si on fait confiance aux gens, on a souvent des bonnes surprises. Chacun a de la poésie en soi, on est tous, quand on le veut, de grands producteurs de surréalisme, ne serait-ce que dans nos rêves." La psychanalyse, d’ailleurs, n’est pas bien loin… "J’écoute la signification des mots et je rebondis. C’est de l’interprétation libre : en suivant le sens des mots, on peut aller dans des endroits totalement inattendus." Alors, pas de trucage ? "Parfois, quand on trouve un bon mot avec quelqu’un, je le lui fais répéter. C’est une écriture commune, où tout est permis". Il peut aussi organiser des dialogues entre des personnes qui ne se sont pas vues. Ça, c’est le boulot de montage, lors duquel il travaille aussi le rythme, l'équilibre, les respirations, bref, tout ce qu'on attend dans son poste et qui a l'air de couler de source… Jean Piero a un site, on peut y entendre ses séries radiophoniques des années précédentes, écouter ses photos et y voir ses images : jpiero.com. Et entendre sur ventscontraires.net quelques-unes de ses pièces montées.(image Jean Piero)

Le 25 novembre 2014 à 08:43

Vivre d'amour et d'eau fraîche ? Deux biologistes réfutent le fameux adage

C’est la fin d’un doux rêve. Celui de milliers et de milliers de couples français qui ont essayé un jour, ou qui essaient aujourd’hui, de vivre pleinement leur histoire d’amour malgré des conditions financières très difficiles. Ce matin, le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) a dévoilé les résultats de deux biologistes de l’institut. Ces derniers ont semble-t-il mis fin à ce qui révélait finalement de la foi quasi mystique: non, il est tout simplement impossible de vivre, voire même de survivre uniquement d’amour et d’eau fraîche. Décryptage. Un défi biologique intenable Marc Cyrulnik et Anthony Bazire sont les deux chercheurs en biologie du CNRS qui ont conduit cette étude qui vient mettre fin à une croyance vieille de plusieurs centaines d’années. Aujourd’hui, il se disent catégoriques sur la question : « Il est physiologiquement impossible de vivre ou même de survivre avec simplement un apport d’amour et d’eau fraîche. Nous avons constaté chez tous nos cobayes qui suivaient un tel traitement une violente détérioration des tissus musculaires et organiques entraînant un violent déclin physique qui les conduit vers une mort certaine. » explique M. Bazire. En cause, le manque de calories et de graisses indispensables à la survie de l’organisme comme le détaille Marc Cyrulnik : « Certes l’amour nous apporte une certaine forme de bien-être psychologique. Mais ce bien-être n’a jusqu’à présent aucune incidence sur le fonctionnement correct du corps humain. Ou en tout cas très minime et très faiblement nutritionnel. Quant au rôle de l’eau, certes il est indispensable mais reste insuffisant pour permettre de maintenir le processus vital. » Ce n’est pourtant pas faute d’avoir tenté de repousser les limites de leurs patients. Mais Marc Cyrulnik et Anthony Bazire racontent s’être heurtés à un nombre impressionnant d’échecs : « On a tout tenté. De faire vivre des centaines de couples uniquement grâce à de l’amour et de l’eau fraîche mais nous avons hélas perdu la totalité de nos spécimens. On a pourtant essayé de changer certaines variables comme le cadre qu’on a voulu tour à tour urbain puis plus rural. Rien n’y fait. Où qu’il soient les couples ne survivent pas à un régime d’amour et d’eau fraîche. » Claire et Laurent ont respectivement 24 et 24 ans. Tous deux encore étudiants sur Paris avec un petit boulot à côté, ils ont pourtant décidé de vivre ensemble sous le même toit. Économiquement cela s’avère rude pour eux et leur consommation quotidienne d’eau fraîche et d’amour commence à les épuiser. Un constat qui fait directement écho à la recherche des deux biologistes Français et sur lequel Claire reste lucide : « Là ça devient dur. On commence à voir nos côtes et plusieurs symptômes graves de malnutrition commencent à apparaître. On rentre pour ainsi dire dans la zone sanitaire à risque mais on tient bon. Après on s’aime et on a de l’eau fraîche. C’est le plus important. Il faut juste qu’on serre un peu les dents en espérant que les choses s’améliorent vite. » La théorie des « 10 de retrouvées » dans le collimateur Cette découverte des chercheurs du CNRS démontre donc que l’expression « vivre d’amour et d’eau fraîche » ne peut être prise sérieusement qu’au sens figuré. Un coup dur pour tous les couples qui espéraient cela possible jusqu’à présent. Le CNRS a également précisé à la suite de la publication de ses résultats que d’autres chercheurs du Centre, des sociologues plus précisément, planchaient dès à présent sur une autre problématique. Les spécialistes en sciences humaines seraient déjà en train de mettre à l’épreuve la fameuse croyance sociale qui voudraient qu’«1 de perdue, 10 de retrouvées. » Une pensée fortement implantée dans les esprits mais qui semble très loin de refléter la réalité si l’on en croit les scientifiques qui essayent cependant de ne pas trop s’avancer : « C’est très difficile de conclure à quoi que ce soit au jour d’aujourd’hui. Mais de toute évidence le compte n’y est pas. On arrive parfois à 3-4 maximum. Mais jamais, au grand jamais, à 10. C’est une estimation qui nous semble davantage symbolique que réaliste. » selon Pierre Pissard, qui dirige cette nouvelle étude. Le Gorafi Illustration: Flickr /  vincen-t  

Le 10 février 2014 à 13:13

Grand Magasin : D'orfèvre et de Cochon

Trousses de secours en période de crise, saison 2 : la crise du travail

Une conférence-performance de Pascale Murtin et François Hiffler (avec la participation exceptionnelle de Liviu-Adrien Dârgãu) Le travail ? Connais pas. « Nous ne sommes pas très bien placés, peut-être même très mal placés pour parler du travail, n'ayant à ce jour et après trente ans d'activité jamais travaillé. C'est précisément à ce titre que nous allons nous risquer à discourir quelques quarts d'heure sur le sujet, histoire de faire part de notre inexpérience en la matière. »Les performers Pascale Murtin et François Hiffler prétendent – en dépit et grâce à une méconnaissance quasi-totale du théâtre, de la danse et de la musique – réaliser les spectacles auxquels ils rêveraient d’assister. Et ça marche : leurs spectacles sont très réussis et les émeuvent. Depuis 1982 (avènement de Grand Magasin), leur ambition consiste à croire possible que d’autres partagent cet enthousiasme.Grand Magasin :Un beau jour, Pascale Murtin et François Hiffler, deux danseurs contemporains, décrètent que la danse est une discipline contre nature. Ils tournent le dos à leur formation classique et fondent en 1982 la Cie Grand Magasin, "une association de bons intérêts". Ensemble, ils ont créé une vingtaine de pièces, numéros et performances, s’adjoignant parfois les services de leurs amis (dont Bettina Atala de 2001 à 2010) : des spectacles sans costume, sans décor, ni prouesse technique, à la poésie parfois absurde... de drôles d’objets spectaculaires mariant humour et rhétorique.Leur manière de jouer des mots et de l’absurde, leurs créations intelligemment décalées leur ont valu des comparaisons avec Queneau, Tati ou encore de participer à l’exposition Dada organisée par le Centre Pompidou en 2005. Leur style au pragmatisme faussement naïf et à l’humour pince-sans-rire, c’est encore eux qui le définissent le mieux : fuite du spectaculaire, raréfaction des accessoires et des paroles, évacuation de la scénographie, répugnance à gesticuler, dégoût de l’illusionnisme. Conférences en auditorium, interventions en décor naturel, démonstrations dans une galerie d’art ou déploiements sur une scène de théâtre, il s’agit dans tous les cas de grand spectacle. Enregistré le 6 février 2014 dans la salle Roland Topor Théâtre du Rond-Point. Durée : 42:28 > les autres Trousses de secours dédiées au travail En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89

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