Le Corbo
Publié le 09/07/2011

D'après le rapport de la Cour des Comptes, aider la Police ne coûte rien


Lettre anonyme n° 21

Le Corbo, on croyait savoir qui c'était…
On pensait à un certain Daniel Cabanis.
Aujourd'hui, on n'en est plus très sûr.
Il se peut même qu'il soit plusieurs… 

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Le 24 novembre 2015 à 08:31

L'ours bipolaire est désormais une espèce en voie de disparition

Surnommé « l’instable du Grand Nord », l’ours bipolaire vient d’être ajouté à la liste rouge des espèces menacées par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). A l’heure actuelle, il resterait moins de 300 spécimens de cette espèce qui survit dans les régions arctiques et dont le comportement parfois irrationnel joue contre sa préservation. Auto-destruction L’ours bipolaire, animal étrange aux agissements parfois incompréhensibles évoquant à la fois la mère de famille en plein baby blues ou le trader excessivement euphorique, vit exclusivement sur la banquise. Selon l’UICN, il reste aujourd’hui moins de 300 spécimens, qui vivent de manière solitaire sur la glace. Parmi les facteurs qui ont provoqué le déclin des populations d’ours bipolaires, il y a évidemment le braconnage et la perte des habitats naturels. Mais la cause principale de sa lente disparition reste le comportement même de l’ours bipolaire que les experts de l’UICN jugent « totalement imprévisible et préjudiciable pour l’ espèce même ». Car cette espèce serait la moins adaptée à la survie en milieu hostile, toujours selon l’UICN : « Les ours bipolaires sont souvent dépressifs. Ils manquent d’appétit et d’intérêt pour la chasse qui est nécessaire à leur survie. Il arrive parfois qu’ils fassent preuve d’une grande anxiété et de haine envers eux-mêmes. Autant d’éléments qui les transforment en maillons faibles de la zone arctique. » explique Lana Purlac, de l’organisation. Mais à tous ces handicaps, il faut ajouter également le caractère des ours bipolaires : « Ils ont de très fortes manies, parfois violentes. Ils peuvent passer des semaines à frapper la banquise avec leurs pattes, juste par obsession. Dans les cas les plus graves, certains sont victimes de délires et se focalisent sur des théories du complot au sein du cercle polaire. C’est une perte de temps et d’énergie considérable pour tout prédateur de ce genre. » précise également l’expert de l’UICN. Encadrer l’espèce Pour aider à combattre la disparition progressive de l’ours bipolaire, les organisations de défense des animaux militent intensément pour la mise en place d’un plan de sauvegarde de l’espèce : « C’est difficile pour nous d’être dans cette situation. Déjà qu’on a du mal à protéger les animaux de l’homme, mais si en plus il faut demander aux pouvoirs publics de protéger une espèce contre elle-même, c’est très dur à faire passer comme idée. » nous explique un cadre de l’association PETA avant de conclure : « L’idéal serait peut-être de transférer les derniers ours bipolaires dans des instituts spécialisés pour qu’ils soient encadrés, quelque chose comme un zoo dans l’esprit. » Le Gorafi Illustration : iStock / RobertScottJacobs / IRCrockett

Le 25 octobre 2010 à 12:07

Feuilles et branches

Chroniques de mon jardin à moi

Dans mon jardin, il y a des feuilles. Mortes. Des feuilles qui ne tiennent plus aux branches et se laissent tomber au sol. Des feuilles qu’il faut rassembler avec un râteau, ramasser avec une pelle et un balai. Des kilos de feuilles humides qui sentent le moisi et qui emplissent ma poubelle jusqu’à la gueule. Des saletés de feuilles d’automne dégoulinantes de pluie grise et acide. Dans mon jardin il y a des arbres, plein d’arbres qui perdent plein de feuilles. Des arbres qu’il faut élaguer en novembre. Et ça fait des branches qu’il faut ligoter en fagots. Ou découper en morceaux pour compléter les poubelles de sales feuilles. Des putains de vieilles branches poisseuses couvertes de mousse et de cacas d’oiseaux. Dans mon jardin y’a des rosiers. Des dizaines de rosiers qui font des centaines de saloperies de roses avec des pétales qui s’envolent au moindre coup de vent et bouchent les gouttières. Des conneries de rosiers avec des conneries de ronces qui t’arrachent la peau, te déchirent le pantalon, t’enveniment le derme, font des conneries de plaies qui s’infectent sous les ongles et te provoquent des conneries de gros panaris. Et ces putains de bordel de saloperies de rosiers ont besoin d’être taillés, tous les ans, toutes ces enfoirées d’années à la con, juste avant l’hiver, quand on se gèle les mains et qu’on piétine dans l’eau glacée. Et dans mon jardin, au-delà des arbres dénudés, j’aperçois les yeux de ceux qui sont bien au chaud dans leur HLM et qui me regardent. Et je me demande : Quand ? Quand n’aurai-je plus, enfin, les moyens d’entretenir mon jardin ? Quand irai-je, moi aussi, dans une saloperie d’appartement pourri regarder des fleurs en plastique, des arbres de papier peint, des jardins chromos sous verre et des roses en carton parfumé dans des cartes d’anniversaire poussiéreuses ?

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