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Dans quel état sommes-nous ?
Publié le 20/07/2011
 

Raphaël Chabloz


Chroniqueur

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Les quatre saisons


mais sans anchois, s'il vous plaît

J’aimerais m’excuser publiquement. Souffrant de procrastination tenace et d’inspiration volage, je nourris le rêve secret d’être un jour choisi comme mascotte de l’Amicale internationale du syndrôme de la page blanche. Si l’inaction devenait sport olympique, je pourrais facilement prétendre à une médaille, si je n’avais pas bêtement loupé le délai limite d’inscription. Je suis prêt à saisir n’importe quel prétexte pour ne pas m’y mettre. Avant Internet, déjà, je préférais réactualiser cent fois ma boîte aux lettres et mon quotidien préféré plutôt que de me mettre à bosser. Il est des jours où je m’ennuie tellement que j’ai l’impression d’entendre mon cerveau fondre, où je m’ennuie tellement que je regarde les étapes de plat du Tour de France en entier,… Tiens, je suis tellement accro à la procrastination que j’ai même un compte Google+, c’est dire ! Google +, ça ressemble un peu au croisement de Twitter et de Facebook, c’est-à-dire qu’on y parle essentiellement de la météo, comme sur Twitter, et du temps qu’il fait, comme sur Facebook. Et justement, c’est pour ça que j’aimerais m’excuser publiquement. L’autre jour, on m’a demandé « plus estival, ton prochain article ». Je me voyais déjà me rouler nu dans le sable fin, rire en courant, échevelé et exubérant, dans les embruns mordorés, et des glaces aussi, c'est important, les glaces, mais encore cinq minutes, il y a un coureur mexicain en échappée, il a quarante-deux secondes d’avance sur le peloton et il va aborder une côte de quatrième catégorie, ça a l’air important et... Ah ben tiens, l’été est fini, dirait-on. Quand je te disais que j'étais prêt à n'importe quoi pour remettre à plus tard !
 

Vive les pauvres !


A l'annonce de la dégradation de la note des États-Unis par Standard & Poor's, Lady Janet se dit que sa servante avait bien de la chance d'être pauvre et d'échapper ainsi à tous ces tracas financiers.

Manuel de communication à l'usage des honnêtes gens et des délinquants


Juin - méprisez vos adversaires

— Sire, le peuple à faim !
— Eh bien, qu’il mange.
— Mais Sire, il ne peut pas.
— Il n’a qu’à se forcer !  

Comme l’illustre ce petit dialogue, réputé avoir été tenu peu de temps avant la révolution, entre Louis XVI et l’un de ses conseillers, il est parfois possible de balayer d’un revers de main les doléances ou les critiques de vos détracteurs. En effet, s’il est des situations dans lesquelles il faut se montrer diplomate, il en est d’autres qui ne nécessitent aucun effort. Après avoir passé la moitié de l’année à recourir à des trésors d’hypocrisie et de mauvaise foi pour faire valoir vos droits, pendant ce mois de juin, vous avez bien le droit de vous lâcher un peu. Certains de vos détracteurs ne méritent tout simplement pas que vous dépensiez votre temps et votre énergie pour réfléchir à une quelconque stratégie afin de leur répondre. Faites le leur comprendre en coupant court à la conversation. Attention néanmoins à bien choisir les victimes de votre mépris, sans quoi, à l’instar de Louis XVI, cela pourrait vous coûter votre tête.  
Au SDF qui fait la manche, un : « Tu n’as qu’à travailler. » coupera court à toutes ses revendications. S’il est petit et malade, vous pouvez ajouter : « Fainéant. » Ne le faites pas s’il est plus costaud que vous.  
À votre adjoint, qui propose une autre stratégie de vente que la vôtre, un simple : « C’est complètement con. » devrait faire comprendre qu’il a pour devoir de rester à sa place et d'adhérer totalement aux idées de son supérieur, c’est à dire aux vôtres.  

Quelques exemples :  
"Tout est question de volonté, pas de moyens" – Xavier Lemoine, maire UMP de Montfermeil (Seine-Saint-Denis).    

"C’est stupide." – Nicolas Sarkozy au sujet de l’intégration des œuvres d’art dans le calcul de l’ISF.


"Il n’y a pas d’alternative." – Nicolas Sarkozy dénigrant les 35 heures.

Les griffes perdues du diplodocus


Histoire d'os 4
Sa tête va se perdre au bout de son long cou sous les charpentes métalliques des plus prestigieux musées de la planète et ses pieds puissamment armés de griffes rayent le parquet vernis des estrades.   
Lui, c'est Diplodocus carnegii, un géant parmi les géants, sans doute un des plus familiers : le prototype du dinosaure lent, lourd et démodé. 
L'animal tient son petit nom d'espèce de l'industriel Andrew Carnegie qui avait financé la campagne de sa découverte. Fier d'attribuer son patronyme au tranquille herbivore, le célèbre mécène voulut le faire savoir à travers le monde éduqué. Il en fit reproduire plusieurs copies grandeur nature pour les musées les plus en vue. Cette généreuse démonstration de narcissisme capitaliste a permis à des millions de visiteurs de venir l'admirer depuis plus d'un siècle.   
Dans les caves du Muséum de Paris, on conserve discrètement des caisses entières remplies de phalanges de l'animal. Celles-ci sont destinées à remplacer les griffes manquantes que des petits malins emportent comme souvenir à l'issue de leur visite, ignorant qu'il s'agit de simples moulages en plâtre... Ignorant également que le squelette original s'avérant incomplet, ses découvreurs l'ont complété au moyen d'un savant bricolage intégrant des ossements d'un de ses contemporains, lui attribuant ainsi trois doigts griffus au lieu d'un seul. 
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