Marc Dubuisson
Publié le 29/07/2011

Eau secours


De l'utilité du spot TV

Marc Dubuisson est belge et a donc été obligé de faire de la BD alors qu’il voulait faire médecin ou Président de la République. Il est l'auteur de La Nostalgie de Dieu et du Complexe de Dieu parus aux éditions Diantre! et le scénariste du Sexe Fort est en péril et du Sexe Fort fait de la résistance parus chez Hachette. Il aime aussi beaucoup les fraises.

Son blog principal : http://blog.marcdubuisson.com

 

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Le 29 mai 2014 à 16:40

Les années 2000 : Papa Soprano, got yourself a gun

Des Ingalls aux Soprano, quoi de neuf docteur ? #3

1999. Pour ne pas changer, les USA ont de nouveau une bonne gueule de bois, suivant avec angoisse les déboires moraux de leur président, qui s'en prend plein la poire depuis son élection et qui est à présent condamné par la cour suprême comme parjure. Il va falloir aussi composer avec une nouvelle donne : le début d'une volonté du tout sécuritaire et de la paranoïa du terrorisme (et on n’est pas encore en 2001) que va créer le massacre de Columbine. La peur du tueur de masse n’est pas en soit une nouveauté aux USA, mais soudainement, même le petit Macaulay Culkin dans sa crèche est potentiellement un Charles Manson en puissance. Les responsables désignés ? Tout un pan de la culture populaire : le black/death metal, les jeux vidéo, le cinéma, les comics, les mangas, et parfois impopulaire : les nazis, essentiellement. Viendra quand même aussi un questionnement sur la libre circulation des armes ;Charlton Heston va commencer sa longue croisade pour la NRA. C’est donc dans ce contexte que se déroule la nouvelle élection présidentielle qui verra après quelques tours de montagne russe électorale l’avènement de Bush Junior ‘zident.   Un OVNI dans les figures paternelles Au milieu de tout ça que la famille Soprano montre le bout de son nez sur la chaine HBO, créée par David Chase. Tony Soprano ou Papa Soprano, pour ceux qui suivent, est un OVNI dans les figures paternelles télévisuelles pour la simple et bonne que Papa Soprano n'est pas un « papa » tombé du ciel. A la différence de Papa Ingalls ou de Papa Seaver, sortes de monolithes semi-divins  dont la paternité est une fonction, si ce n'est la caractéristique principale. Papa Soprano à commencé comme fiston Tony est c'est bien là son plus gros problème : héritier de l'entreprise familiale (qui marche plutôt bien au demeurant) Papa Soprano se retourne vers ses propres pères et pairs et tentent de comprendre ce qu'on lui a légué et très franchement n’y comprend rien. Pourtant on lui a légué une way of life en quelque sorte, elle est vertigineuse, violente mais fait de lui un élu qui se doit d’être à la hauteur, surtout quand on voit la gueule de sa mère, on comprend qu’il ne veuille pas décevoir le fiston Tony.   Papa Soprano, un paumé donc ? Il lui arrive de faire des crises d'angoisses devant des canards et suit une thérapie pour surmonter ce petit problème. Mais si fiston Tony doute, Papa Soprano lui « agit » et dans un seul et unique but : protéger sa famille. Ce sera même le leitmotiv de toutes les actions de notre bonhomme et la seule façon pour lui de protéger sa famille c’est d’en défendre les intérêts. Et pour se faire quoi de mieux que les années Bush ? Disons le franchement : adieu le hug ici : un rottweiler enragé est tout aussi rassurant qu’un Tony qui vous tend les bras.   Une seule famille, celle du sang Si, dans un premier temps, Papa Soprano veut composer avec deux familles (sa femme et ses deux enfants d’un coté), son entreprise de l’autre dans laquelle opèrent un cousin, un neveu et un oncle. Papa Soprano va vite faire un choix : il n’a qu’une famille : celle du sang. L’autre n’en est pas une mais une entreprise (un peu particulière et les indemnités de licenciement sont plutôt désagréables). Papa Soprano évolue dans une société chaotique ou le chacun pour soi devient une règle d’or dans une société traumatisée post-onze-septembre. A partir de ce moment c’est bien simple papa Soprano n’a plus que des « alliés » sur des visées à très court terme. Sorte de ballet incessant d’une realpolitik fiévreuse. Papa Soprano s’interroge, il fait face à son histoire (on le voit dans une scène s’interroger sur ce qu’est devenu Carry Grant et son flegme inébranlable, cette sorte d’homme qui agit toujours sans sourciller, sachant naturellement ce qui doit être fait et comment, dans l’intérêt de tous.) Papa soprano lui n’en sait franchement rien ; il part dans tous les sens, dessoudant au fur et à mesure ennemis et alliés lorsque ces derniers deviennent une gêne (ce qui dans la paranoïa ambiante est franchement systématique).   Un vide total Papa Soprano, donc, c’est le grand nettoyage : tout ce qui dépasse dégage, pas seulement les balances, les familles rivales mais aussi ce qui n’est pas dans la « norme » : un de ces capos qui se révèlera être gay l’apprendra à grands coups de canon scié. Bref, Papa Soprano qui ne comprend pas très bien qui il est s’évertue quand même à modeler une société à son image.   Ce qu’il en reste ? Rien ! Papa Soprano dans sa volonté de protéger les intérêts de sa famille va tout simplement créer un vide total et s’isoler entièrement, haï par tous, sa famille comprise. C’est que nous montre la fin emblématique de la série, où la famille sort manger un morceau dans le restaurant familial et se rend compte avec inquiétude que la moindre silhouette est une ombre menaçante prête à leur faire payer chèrement leur héritage.   Dans le même temps Bush ‘zident évite une grolle durant une allocution.

Le 30 juillet 2015 à 09:20

Contre le viol conjugal, tout le monde ne fait pas front

Dans son premier discours de campagne pour l’investiture républicaine, le milliardaire américain Donald Trump avait défrayé la chronique en présentant les immigrants illégaux mexicains comme des violeurs. Ces dernières heures, la question du viol est une nouvelle fois centrale dans l’actualité du candidat puisqu’un site internet d’informations, the Daily Beast, est aujourd’hui  menacé de poursuites par l’avocat de Trump, Michael Cohen, pour avoir relayé des informations parues dans la biographie de son ex-femme Ivana, selon lesquelles elle aurait été victime de viol de la part de son ex-mari. L’argumentation du représentant de Trump est imparable : il est parfaitement impossible d’évoquer ce prétendu viol pour une simple raison : « par définition, on ne peut pas violer son épouse ». Au-delà des menaces de l’avocat, c’est évidemment la question du viol conjugal qui se pose. Avant 1984, dans l’état de New York comme dans plusieurs autres états américains, le viol conjugal était considéré comme légal mais cette époque est aujourd’hui révolue. Cela n’empêche manifestement l’avocat de Trump de nier la possibilité, l’idée même du viol conjugal. Qu’une épouse puisse avoir dû consentir un rapport sexuel sous la pression morale ou physique de son compagnon n’entre donc selon lui pas dans le cadre légal du viol. Une femme, c’est bien connu, se doit à son mari et souhaiter se soustraire au prétendu devoir conjugal relève alors sans doute bien plus d’une faute de l’épouse, d’un manquement au contrat initial. Des siècles de domination masculine ont posé des bases très simples à cette question : quand on est une femme, on se plie au désir de son compagnon, on serre les dents et on souffre en silence. Dans le même temps, le mari triomphant peut se flatter d’avoir « honoré » son épouse. Dans cette logique sordide, les femmes ne portent que très rarement plainte pour viol contre leur mari alors que c’est précisément dans le cadre domestique que se déroule la majeure partie de violences et des agressions. En 2011, le Collectif Féministe Contre le Viol avait lancé une campagne de sensibilisation à destination des femmes victimes de viol conjugal.  Ce spot choc salué par plusieurs prix n’a pourtant pas trouvé que des partisans. Ainsi, sur son blog, Bruno Gollnisch s’était alors, avec l’élégance qui le caractérise, fait un plaisir de pourfendre la campagne, jugeant de bon ton de critiquer d’emblée le physique de la comédienne : « d’un abord à rendre impuissant le célèbre érotomane Rocco Siffredi, on se dit cependant qu’elle, au moins, doit être immunisée contre ce risque. » Et de poursuivre en déplorant qu’après  le « tralala habituel », le film se termine en donnant « le numéro de téléphone de dénonciation à la Kommandantur du conjoint (jamais ce mot ne m’a semblé plus approprié) trop empressé ». Dans son billet plus efficace que le plus puissant des vomitifs, Bruno Gollnisch déplorait également l’évidente dérive civilisationnelle que représente à ses yeux l’évolution législative qui a, en 1991, reconnu le « viol entre époux » et a, en 1994, considéré la dimension conjugale d’un viol comme une circonstance aggravante. Invoquant « la sagesse traditionnelle  selon laquelle le mariage comportait en principe (…) une exclusivité donnée par chaque époux à l’autre sur son corps », celui qui est encore député européen s’offusquait qu’il soit désormais « plus grave (et plus lourdement condamné) pour un homme de « violer » sa femme dans le lit conjugal où elle est entrée volontairement que de violer  la femme d’un autre, inconnue agressée dans un parking ou un chemin sombre » Alors que le Front National se démène depuis quelques années pour se faire décerner des brevets de fréquentabilité et alors que son électorat semble se féminiser de plus en plus,  je ne peux que vous inviter à vous pencher sur la prose délicate de Bruno Gollnisch. Elle en dit long sur la place que certains leaders du FN envisagent pour les femmes dans le pays radieux qu’ils nous promettent.    Numéro vert "SOS Viols Femmes Informations" 0 800 05 95 95 / "Violences Conjugales Info" 39 19  

Le 17 septembre 2011 à 08:55
Le 22 mars 2014 à 09:15
Le 4 juillet 2010 à 17:19

La femme la plus profonde du monde

Tant qu'il y aura du froid, recherche extime sur une sensation en voie de disparition

Brigitte Lenoir, la femme la plus profonde du monde est froide. Brigitte Lenoir s’entraîne. À la profondeur, au froid, aux mélanges de nitrox, de trimix et d’héliox, des mélanges réservés aux nageurs de combat. Elle plonge. Elle plonge des années durant. Des années de profondeur et de froid, des années à -110 mètres, à -120 mètres dans l’eau à quatre degrés du lac Léman. Le 10 avril 2010, elle bat un premier record : -154 mètres à Saint-Gingolph, en eau froide et douce. Dix jours plus tard, le 20 avril 2010, le record est pulvérisé par Sofia Ponce, au Venezuela : -190 mètres en autonomie complète, en eau chaude et salée, grâce aux mélanges minutieux de trimix 7/67, de trimix 10/50, de nitrox 32, de nitrox 50 et de nitrox 80. Alors Brigitte Lenoir s’entraîne, se prépare, se concentre. Ce sera au large de Dahab, en Égypte. Le 15 mai 2010, Elle atteint -200 mètres et remonte. Pallier, par pallier. Elle a dépassé Sofia Ponce de dix mètres, elle est tranquille, elle peut remonter calmement. Elle détient le record de profondeur féminine en eau salée. Mais chaude. À -147 mètres, son recycleur reste bloqué en position oxygène, un gaz bien trop simple pour des poumons mortels. Hyperoxie, perte de connaissance et convulsions. Personne ne pourra rien faire. Son corps restera dans la noirceur de la mer rouge. Depuis le 15 mai 2010, Brigitte Lenoir, la femme la plus profonde du monde, est froide.

Le 10 mai 2015 à 07:55

Hommage aux pauvres « ingrats, gloutons et désobéissants »

« Je n’aime pas les pauvres, s’écriait l’irréductible Georges Darien dans La Belle France en l’an 1900. Leur existence qu’ils acceptent, qu’ils chérissent me déplaît ; leur résignation me dégoûte. À tel point que c’est, je crois, l’antipathie, la répugnance qu’ils m’inspirent qui m’a fait révolutionnaire. Je voudrais voir l’abolition de la souffrance humaine afin de n’être plus obligé de contempler le repoussant spectacle qu’elle présente. » Octave Mirbeau s’étonnait lui aussi que « les misérables ne brûlent pas plus souvent la cervelle aux millionnaires qu’ils rencontrent ». C’est dans le même état d’esprit qu’en 1891, le grand Oscar Wilde a fricassé un des plus stupéfiants chefs-d’œuvre du livre d’inadhérence aux normes, L’Âme de l’homme sous le socialisme, réédité il n’y a pas longtemps aux Mille et Une Nuits ainsi qu’aux Cahiers de l’Herne, et disponible en e-book. Après avoir filé une belle giroflée aux réalités sordides de la société victorienne (la misère matérielle et intellectuelle des ouvriers, le culte du veau d’or et des possessions, le règne du paraître, de l’hypocrisie, du conformisme, la sanctification de la virilité, de la famille, de la religion, du sport). Après avoir défini férocement la démocratie (« le bâtonnement du peuple par le peuple et pour le peuple ») et avoir dénoncé un grand soir prolétarien qui déboucherait sur une « caserne industrielle », une tyrannie collectiviste, une négation dialectique des désirs individuels. Après avoir bien souligné, du bout des lèvres et un verre de cherry brandy à la main, que, pour lui, la vraie révolution, ce n’est pas de sacrifier ses inclinations égoïstes au profit d’une société vertueuse, mais c’est tout au contraire de magnifier ce qu’il y a de plus égoïste en nous, de plus personnel, de plus subjectif, de plus libidinal dans un monde réinventé : le monde du complet épanouissement de chacun. « La réalisation de soi-même est le premier but de la vie. » « La forme de gouvernement qui convient le mieux à l’artiste est l’absence totale de gouvernement. » « L’homme ne vaut que dans ses libres associations. » Après toutes ces fracassantes mises au point, L’Âme de l’homme sous le socialisme ne manque pas de se gausser de la charité ordinaire qui « abaisse, démoralise » et encourage la soumission. « Ne nous dit-on pas souvent que les pauvres sont reconnaissants de la charité qu’on leur fait ? Certains, sans doute, mais les meilleurs d’entre eux ne le sont jamais. Ils sont ingrats, mécontents, désobéissants, révoltés. Ils ont bien raison. La charité n’est à leurs yeux que ridicule et dérisoire esquisse de restitution, ou une aumône sentimentale que les sentimentaux accompagnent généralement d’une arrogante prétention à exercer leur tyrannie sur la vie privée des pauvres. Pourquoi ceux-ci devraient-ils se montrer reconnaissants des miettes qui tombent de la table des riches ? Ils devraient y être assis, et ils commencent à s’en rendre compte. Quant à être mécontent, quiconque ne le serait pas dans de tels décors et avec un tel mode de vie ne serait qu’une parfaite brute. La désobéissance, pour qui connaît l’histoire, est la vertu spécifique de l’homme. C’est par la désobéissance qu’il a progressé, par la désobéissance et par la révolte. On loue parfois les pauvres de leur frugalité. Il est aussi grotesque qu’insultant de conseiller aux pauvres la frugalité. C’est comme si on conseillait à un homme qui meurt de faim de moins manger. Il est absolument immoral pour un travailleur de la ville ou de la campagne de cultiver la frugalité. L’homme n’est pas fait pour prouver qu’il peut vivre comme un animal mal nourri. Il doit refuser ce genre d’existence, et se mettre à voler (…) Quant à la mendicité, il est moins dangereux de mendier que de voler, mais il est plus noble de prendre que de mendier. Non : un pauvre, qui se montre ingrat, peu frugal, mécontent, et révolté, a des chances d’être une véritable personnalité et d’être capable de grandes choses. » Hé oui, c’est comme ça, Wilde et Darien nous invitent en quelque sorte à choisir nos pauvres. Comme on choisit ses compagnons de jeu, de table, de combat ou ses partenaires sexuels. Dans tous les cas, il importe de savoir sélectionner ses mauvaises fréquentations. Mais voilà le moment pour Oscar Wilde de s’en prendre violemment dans son pamphlet à toute forme de travail ne dispensant pas du plaisir. « Tout travail monotone, ennuyeux, tout travail impliquant des contacts répugnants, des conditions déplaisantes, devrait être accompli par la machine. Les machines doivent travailler pour nous dans les mines de charbon, assumer les services d’hygiène, chauffer les vapeurs, nettoyer les rues, transmettre les messages sous la pluie, se charger de toutes les besognes fastidieuses ou déprimantes. (…) L’esclavage humain est odieux. L’avenir du monde dépend de l’esclavage mécanique. » Et c’est là évidemment que « le poète au tournesol » soulève des tempêtes en milieu rebelle. C’est en proposant tout à trac comme les abondancistes des années 70, Jacques Duboin et Cie, et comme les situs dans quelques-uns de leurs premiers textes traitant de l’automation généralisée, La Grande Relève des hommes par la machine. Je suis persuadé, pour ma part, qu’on peut être, fût-ce au prix d’acrobaties vertigineuses,  à la fois wildephile et proluddite, qu’on peut sans se renier tantôt bousiller impitoyablement des machines antipathiques et tantôt les mettre au service des conseils d’anti-travailleurs qui s’annoncent. Le débat est lancé. Les jeux ne sont pas faits.  

Le 31 octobre 2011 à 08:52
Le 5 février 2012 à 09:21
Le 27 janvier 2015 à 09:12

Un garagiste honnête avoue que le joint de culasse est une totale invention

C’est une mini-révolution qui secoue la profession des garagistes depuis ce matin, depuis que Michel Gerron, garagiste dans la Nièvre, a révélé que le joint de culasse était une invention. Enquête. Une fable inventée de toutes pièces « Le joint de culasse, ça a jamais existé, c’est une pièce qu’on a inventée pour escroquer les gogos » a déclaré le garagiste lors d’une conférence de presse organisée pour l’occasion. « C’est sûr, on peut pas faire avaler ça à n’importe qui, y a des gens qui s’y connaissent et d’autres qui se méfient » a-t-il poursuivi devant un parterre de journalistes atterrés. « On essaye de repérer les proies faciles, les intellos. Après, avec les collègues, on fait des paris, on mise sur des clients. Si t’arrives à les arnaquer, tu rafles la mise et si en plus tu inventes le nom d’une pièce, tu gagnes le double. Une fois, j’ai même fait croire à un gars qu’il fallait changer la courroie de distribution de sa roue avant, ça m’a payé l’apéro pendant un an » L’arnaque : une voie de garage Mais Michel était sans doute trop sensible pour continuer à exercer cette profession sans être titillé par sa conscience : « Un jour, j’ai vu une maman de cinq enfants fondre en larmes après avoir vu la facture de 3000 euros qu’elle devait payer. Elle disait que les huissiers allaient venir chez elle. Là, je me suis dit qu’on allait trop loin » confesse-t-il. Lorsqu’on lui demande alors de préciser ce qu’il entend par « aller trop loin », Michel est sans concession : « Je me suis dit que son chèque était sûrement en bois et avec la crise, j’ai eu peur qu’y ait plein d’autres cas comme ça » Quant à savoir s’il craint la réaction de ses collègues, Michel se montre catégorique : « Pas du tout. Avec tout ce que j’ai déjà empoché en acceptant les interviews des magazines, j’vais pas moisir ici. » Une bien belle histoire qui n’est pas sans rappeler celle de ce serrurier déclarant au micro d’une chaîne de télévision il y a quelques mois qu’il avait décidé de faire une facture non-abusive la veille de sa retraite, « pour voir ce que ça faisait ».

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