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Publié le 05/08/2011
 

Vincent Lecoq


Responsable éditorial

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"L'inventeur de l'humour, c'est ce mec à Lascaux qui a dessiné un mammouth glissant sur une peau de banane"


Interview de Marc Dubuisson

Depuis une semaine, le dessinateur-blogueur belge Marc Dubuisson a rejoint l'escadrille de ventscontraires.net pour nous proposer une chronique hebdomadaire, "Only Humans". Rencontre avec cet auteur multi-casquettes à l'humour cinglant, observateur attentif et impitoyable des phénomènes sociaux.

Qui êtes-vous donc ? D’où venez-vous et vos intentions sont-elles pacifiques ?
Je suis Marc Dubuisson, de la planète Belgique. Pas méchant, juste un peu lourd parfois

De quoi êtes-vous le contraire ?
Je suis le contraire d'un esprit fin et aiguisé qui pourrait répondre à cette question par une pirouette syntaxique qui ferait rougir Pierre Dac et pouffer Jean Yanne.

Comment a commencé votre carrière de dessinateur/scénariste ?
Ma carrière de dessinateur a commencé par un blog, comme tout le monde. Le blog BD, c'est un peu la Star Ac du gribouilleur,  sans Nikos Aliagas mais avec Wandrille Leroy.  J'ai débuté mon blog pour occuper mes journées de chômeur, histoire de m'obliger à ne pas me lever à midi et à faire quelque chose de productif.  Au départ, je suis surtout un dialoguiste, j'ai toujours aimé écrire des répliques qui font mouche. Le dessin, c'est venu par hasard.

Vous êtes un dessinateur-blogueur particulièrement productif. Comment fonctionnez-vous ? Quelle est votre méthode de travail ?
Productif mais très brouillon. J'ai beaucoup de mal à me concentrer sur un projet en particulier. Jusque maintenant, je n'arrive à écrire que des histoires en une ou deux pages alors que je "bouillonne" d'idées d'histoires longues. Cela vient du fait que je ne suis absolument pas patient, dès que j'ai une idée en tête, il faut qu'elle donne un résultat très rapidement, sinon, ça ne m'amuse plus et j'ai envie de passer à autre chose. En général, j'écris quelques gags et s'ils me conviennent, soit je les dessine moi-même, soit j'en parle à des dessinateurs dont j'apprécie le travail. En fait, j'ai rarement envie de dessiner moi-même. Si j'ai réalisé les dessins de mon livre "La Nostalgie de Dieu", c'est simplement parce que je n'ai trouvé personne pour le faire.

Comment caractériseriez-vous votre style, votre ton ?
Au niveau du dessin, minimaliste évidemment, au niveau du ton, cynique voire parfois totalement absurde.

Quels sont vos idoles, modèles, références et qui est, selon vous, l’inventeur de l’humour ?
Au niveau du dessin, j'admire (sans essayer de leur ressembler) Franquin, Gotlib ou encore Watterson (Calvin & Hobbes). Pour ce qui est de l'écriture, je suis très influencé par Pierre Desproges, Audiard ou encore plus récemment Alexandre Astier pour le rythme qu'il donne à ses répliques. Sinon, pour moi, l'inventeur de l'humour, c'est ce mec à Lascaux qui a dessiné un mammouth glissant sur une peau de banane.

Vous êtes avec Noël Godin le 2ème belge à rejoindre l’équipe de ventscontraires.net. Pensez-vous qu’il existe un humour spécifiquement belge et comment se caractériserait-il ?
Tiens, c'est marrant, je l'ai justement croisé l'autre jour. Je n'ai pas osé lui parler parce qu'il sortait d'une boulangerie.
Je ne sais pas s'il existe un humour belge, en tout cas, s'il existe, je n'ai pas l'impression d'en faire partie. Peut-être est-ce un mélange d'absurde et de désespoir ? L'humour d'un peuple qui a déjà tout vu et qui n'a rien à perdre

Comment vous situez-vous dans l’histoire « franco-belge » du dessin d’humour ?
Aucune idée, je ne dois pas avoir assez de recul. J'ai beaucoup de mal à analyser mon travail parce qu'il est influencé par tellement de facteurs externes à la BD qu'il m'est difficile de me rattacher à un mouvement. Je suis autant influencé par la télé, que par la littérature ou même la musique avec Brassens, par exemple.

Dans vos dessins, quel rapport entretenez-vous avec l’actualité politique et sociale ?
J'aime traiter de l'actualité et de la société parce que j'aime observer. Et puis, ce sont des sources inépuisables d'idées.
Dessiner sur ces sujets est une façon de pouvoir faire valoir mon opinion par un vil stratagème basé sur le fait avéré que les gens vont plus facilement vers l'image que vers le texte. Le problème, c'est qu'à la fin, on recherche tellement le bon mot qu'on en finit par ne plus voir le monde tel qu'il est mais tel qu'il pourrait faire rire les autres. Quand je me rends compte que j'attends qu'une histoire se dénoue de façon sordide pour pouvoir placer une blague, je fais une pause dans le dessin d'actu et je passe à autre chose.

Que vous inspire la crise politique belge actuelle et que pensez-vous du projet de Raphaël Chabloz d’instaurer la République monarchique et patatière de Wallomandie ?
La crise politique actuelle est hilarante et tragique à la fois. Hilarante parce qu'on se rend compte qu'avec un simple gouvernement en affaires courantes, le pays tourne toujours sans trop de problèmes (pour le moment) et tragique parce que quand on y réfléchit en terme de démocratie, c'est un constat désastreux. Personne ne sait comment ça va se finir mais tout le monde reste calme et confiant alors que si la même chose se passait en France, on en serait déjà au 300ème jour de grève.
En ce qui concerne la République de Wallomandie, nous sommes en pourparlers avec M. Chabloz. Je veux bien qu'on unisse nos régions mais je refuse de prendre leur accent ridicule.

Quelle est votre actualité et quels sont vos projets en cours ?
J'ai plusieurs projets en cours qui ne sont pas encore assez concrets pour en parler. En revanche, je publie un webcomic deux jours par semaine sur le portail Lapin.org (http://bureau.lapin.org/) et une adaptation théâtrale de "La Nostalgie de Dieu" est actuellement jouée du mercredi au samedi et ce jusqu'au 15 septembre au théâtre de la Comédie Contrescarpe dans le 5ème à Paris. C'est une bonne alternative pour tous les déçus de la trêve annuelle du théâtre du Rond-Point !

Y a-t-il des chroniqueurs/blogueurs/illustrateurs que vous aimeriez voir rejoindre l’équipe de ventscontraires.net ?
Tout plein mais je ne les citerai pas sinon ils me feront de l'ombre (mais quand même : @Moom_light et Manu Larcenet)

Et enfin, y aurait-il une histoire belge que vous auriez envie de nous raconter ?
Non. Si on a inventé les blagues sur les blondes, c'est justement pour ne pas avoir à répondre à ce genre de question.


 

Michel Onfray : Nicolas S. et les héritiers de l'anti-philosophie


Le post-anarchisme - 21

Michel Onfray : Nicolas S. et les héritiers de l'anti-philosophie ventscontraires.net Théâtre du Rond-Point
> premier épisode La pensée anarchiste est riche de potentialités à réactiver. La légende du socialisme libertaire mérite , comme toutes les légendes, une déconstruction afin de rendre à cette force de frappe intellectuelle et politique toute sa puissance contemporaine. Il s'agit de pratiquer le droit d'inventaire dans un corpus foisonnant et contradictoire : l'individualisme de Stirner ou le collectivisme de Kropotkine ? Le pragmatisme de Proudhon ou l'utopie débridée de Fourier ? La pruderie de Sébastien Faure ou le libertinage généralisé d'Emile Armand ? Le millénarisme de Godwin ou le municipalisme de Bocklin ? La violence de Ravachol ou le pacifisme de Reclus ?" Michel Onfray ventscontraires.net diffuse en feuilleton la conférence de Michel Onfray sur le post-anarchisme, donnée au Théâtre du Rond-Point avec l'Université Populaire de Caen
> L'intégralité de la conférence est disponible dans un coffret 4 Cd édité par
Frémeaux et Associés
> Captation diffusée par
Cinaps TV, la chaîne de la culture et de la connaissance (disponible sur la TNT en Île-de-France)

Les Yippies


Les cracks méconnus du rire de résistance
On n’en entend plus guère parler. Et pourtant, flottant dans leurs pantalons « groovy » découpés dans des drapeaux américains chapardés, les yippies personnifièrent youpitamment, à la puissance mille, tout ce qu’il y eut de plus déraisonnablement libérateur et de plus burlesquement transgressif dans les années 68. En lançant à la mer la bouteille de tequila de « la révolution dans le plaisir sans entraves », le maxbrotheresque yip (Youth International Party) parvint à « foutre une belle merde » dans les rangs des piliers de l’establishment US comme dans ceux des contestataires psycho-rigides rêvant de substituer à l’oppression capitaliste un despotisme bureaucratique éclairé.

C’est ainsi que, ne doutant de rien, les guérilleros loufoques yippies, galvanisés par leurs fuck-leaders Abbie Hoffman et Jerry Rubin, préconisèrent et pratiquèrent dans les seventies le sabotage branquignolesque des cérémonies lugubres, le déboussolage des horloges publiques, l’invasion malotrue des plateaux télé en direct life, la diffusion à grande échelle de vrais secrets d’État ou de fausses directives officielles, le déclenchement incongru des dispositifs d’alarme, l’attentat pâtissier à répétition, l’impression de faux diplômes, le coulage à pic bouffon des meetings électoraux, la mise en panique des Bourses à l’aide de fumigènes et d’avalanches de dollars, le travestissement gredin (« Prends l’habit de juges, de pasteurs, de flics, deviens un imposteur ! »), le cisaillage-surprise des cravates dans les endroits huppés ou la propagation de beaux appels au désordre : « La révolution, c’est abolir les programmes et changer les spectateurs en acteurs. »

On se doute que quelques faits d’armes tirebouchonnants des turlupins yippies sont passé à l’Histoire.

- En 1967, au grand gala des sénateurs libéraux, des galapiats yip yip s’étant fait engager pour renforcer le personnel de la réception entrent dans la salle du festin entièrement nus et servent aux sénateurs en lieu et place des quartiers de tartes aux pommes prévus… des têtes de cochons.
- En 1968, des manifestants contre la guerre du Vietnam, chargés rudement par la flicaille et gazés, réussissent 24h plus tard à injecter les gaz lacrymogènes de la répression de la veille dans le système d’aération du Hilton.
- En 1970, à différentes reprises, des adeptes du « Do what that wilt ! » camouflent leurs tires en taxis et viennent cueillir à la sortie de leurs hôtels des délégués de congrès de big boss pour « les débarquer de l’autre côté de la frontière de l’État ».
- En 1971, le procès du « troublemaker » Abbie Hoffman, auteur du légendaire « Steal this book », est épique. « Quand nous sommes arrivés devant la Cour, le juge portait sa robe de juge, mais nous portions nous aussi des robes de juge. Nous nous sommes levés et lui avons dit : « Vous êtes tout seul, on est plusieurs, vous êtes coupable ! » (…) Nous avons fait de chaque audience un théâtre, un cirque, une école et le champ de bataille d’une lutte à mort. » Un soir, après des débats mouvementés, Abbie Hoffman, sur son 31, flanqué de son pote l’écrivain-cinéaste Norman Mailer et d’une poignée de comparses, vêtus aussi chiquement qu’eux, a surgi dans le club ultra sélect où son juge avait l’habitude de dîner et s’est installé avec sa bande à la table à côté de lui. « On lui a offert un verre. Le juge a demandé au garçon de transporter sa table à l’autre bout de la salle. Nous l’avons poursuivi avec la nôtre. »

Et si, comme les tueurs à gags yip yip, nous prenions le pli de « recréer la réalité partout où nous allons en vivant nos désirs » frappadinguement ? Et si, à notre tour, nous devenions d’incontrôlables yippies en faisant voir de toutes les couleurs aux père la trique de toute farine ?

Illustration : Abbie Hoffman

Michel Onfray : de son vivant Démocrite était une vedette


Le rire de Démocrite - 3

Michel Onfray,Démocrite,biographie,ventscontraires.net, Théâtre du Rond-Point
Qu'est-ce que le rire de résistance?, avait demandé l'université du Rond-Point au philosophe Michel Onfray.
Réponse : Démocrite. Ou plus exactement "le Rire de Démocrite". C'est le titre d'une conférence que ventscontraires.net vous distille en feuilleton hebdomadaire.

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> 1er épisode
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