version mobile
ventscontraires.net
version mobile
 
impact
Règles du jeu
Actus contraires
Gens contraires
Galerie foutraque
Cadeaux Rond-Point
Je lance ma chronique
Chroniqueurs
Ils en parlent
Les vidéos
Les sons
Les vidéos
Les textes
Les vidéos
 Go 
Newsletter
 je m'inscris 
Dans quel état sommes-nous ?
Publié le 12/08/2011
 

Raphaël Chabloz


Chroniqueur

Partager
Golgota Picnic | Laure Albernhe | Christophe Alévêque | Kader Aoun | Alfredo Arias | Fernando Arrabal | Alexandre Astier | Jacques Attali | Au secours les mots | Florence Aubenas | Hélios Azoulay | Alexander Balanescu | Guy Bedos | Tahar Ben Jelloun | Enki Bilal | Romane Bohringer | Mathurin Bolze | Jacques Bonnaffé | Christophe Bourseiller | Xavier Boussiron | Zabou Breitman | Cabaret philosophique | Cabu | Cartes postales | Cartoonistes for peace | Charlie Hebdo | Eric Chevillard | Jean-Loup Chiflet | citations | Boris Cyrulnik | Marie Darrieussecq | Pippo Delbono | Manault Deva | Roland Dubillard | Etienne Dumont | Fabrice Eboué | Pierre Etaix | Michel Fau | David Foenkinos | Paul Fournel | Jean-Louis Fournier | Lewis Furey | Jacques Gamblin | Noël Godin | Jean-Marie Gourio | Le Grandiloquent Moustache Poésie Club | Jean-Claude Grumberg | Pierre Guillois | Peter Handke | Jean-Michel Helvig | Catherine Hiegel | Régis Jauffret | Yannick Jaulin | Denis Lavant | Alexis Macquart | Jean-Daniel Magnin | Sophie Marceau | Thierry Maugenest | Bernard Menez | Jacques Mérienne | Donatienne Michel-Dansac | Frédéric Mitterrand | Gérard Mordillat | Jean-Paul Muel | Christine Murillo | Thomas Ngijol | Marie Nimier | Stanislas Nordey | Pierre Notte | Michel Onfray | ORLAN | Martin Page | Stéphane Paoli | Fabienne Pascaud | Fred Pellerin | Christophe Pellet | Sophie Perez | Judith Perrignon | Tattoo & Piercing | Bernard Pivot | Plonk & Replonk | Eric Poindron | Jérôme Prieur | Gaspard Proust | Nata Rampazzo | Jean-Michel Ribes | Denis Robert | Patrick Robine | Michel Serres | Macha Séry | Sites recommandés | Pierrick Sorin | Sébastien Thiéry | Stéphane Trapier | Pierre Vial | Martin Winkler | Les Yes Men
DSK | Michel Onfray | Stéphane Trapier | argent | ben ali | chanson | chômage | cinéma | culture | dessin | guerre | hortefeux | internet | moustache | mère | nova | pape | parti socialiste | politique | portrait | presse | publicité | sexualité | socialiste | sport | ventscontraires | ventscontraires.net | vol | éducation | élections .
a

Toujours regarde le brillant côté de la vie

« Plus optimiste, ton prochain billet », m'a-t-on prié. C'est vrai que l'actualité actuelle n'est pas des plus réjouissantes. Mais chaque revers a sa médaille et avec un peu de bonne volonté, on finit par trouver des raisons de se réjouir dans les plus inquiétantes des nouvelles. Alors bien sûr, l'Angleterre est secouée par de terribles émeutes, et on ne sait même pas s'il s'agit d'un cri d'alarme lancé par des jeunes sans avenir, ou juste de mecs qui volent des télés. Mais le bon côté des choses, c'est que les éditorialistes finissent forcément par citer les Clash, ce qui est nettement mieux que Colonel Reyel. Alors bien sûr, la note des Etats-Unis a été abaissée, la France tremble pour la sienne et les marchés financiers, par compassion, n'en finissent pas de paniquer comme des pucelles effarouchées. Mais ce n'est pas si grave, une mauvaise note : je me rappelle, en primaire, je m'étais planté à une interro sur le passé simple et aujourd'hui, plus personne ne l'utilise, c'est bien la preuve. Alors bien sûr, on a un été pourri, ma bonne dame et franchement, il n'y a plus de saisons, plus d'été, plus de Printemps arabe, mais c'est excellent pour la relance économique des vendeurs de parapluies et de bateaux à rames. Alors bien sûr, la Somalie meurt peu à peu, mais peut-être que quelqu'un va avoir l'idée de faire un disque pour la sauver. C'est bien, les disques. Alors bien sûr, Carla B-S est toujours enceinte, mais du coup elle ne sera pas sur le disque pour la Somalie.
 

« Je suis un mariniste »


Gilbert Collard, Valeurs actuelles, 12 mai 2011

Pour emprunter à Jacques Lanzmann :  il y en a qui contestent, qui revendiquent et qui protestent, l’avocat Gilbert Collard, lui, retourne sa robe, toujours du côté des projos. Cet opportuniste est aux prétoires ce que Michaël Vendetta est à la téléréalité : celui qui pète dans la soie pour que ses honoraires aient une odeur. Le radicalisme valoisien n’avait pas suffi à l’auréoler d’un destin politique. Par deux fois les électeurs de Vichy lui ont préféré le maire sortant Claude Malhuret et son humanitarisme aronien, garant de la réhabilitation historique de cette ville d’eaux. Ils savent désormais à quoi ils ont échappé. Un avocat « mariniste » en premier magistrat de Vichy, cela aurait fait jaser. Même si « lepéniste » était autrement connoté pétainiste, « mariniste » ça sonne cagoulard davantage que communard. Ce fameux suffixe adjectival « iste » déclinant le « isme» qui renvoie à un système de pensée (gaullisme, mitterrandisme, mendésisme – et même sakozysme, mais là c’est pour l’euphonie…), prend un tour étriqué avec la dame frontiste. Dehors les étrangers, on ferme les frontières et la République sera bien gardée : cela fait plus rabattage de voix que doctrine élaborée. Collard veut que l’on gobe une adhésion de raison, au lieu et place d’une filiation populiste. Le suffixe « ien » aurait été plus approprié. Mais « marinien » fonctionne mal. Ça navigue quelque part entre « Mars » et « rien. »  En revanche « collardien » ça s’entend mieux que « collardiste », non ?        

Libérez la fiction !


Quand j’étais gosse, le dimanche chez ma grand-mère, je m’ennuyais ferme, je lisais tout ce qui me tombait sous la main. Ses magazines, parfois. Je me souviens, j’étais frappée par la mention Vu à la télé qui ornait les publicités. Dans les années 70, coller ce bandeau sur un produit c’était lui attribuer un sacré gage de fiabilité, la légion d’honneur. Ça faisait vendre. Depuis quelque temps, un label du même genre est apparu, sur les affiches de films. Vous avez le choix entre Inspiré de faits réels ou D’après une histoire vraie. Cette étiquette est elle aussi censée rassurer. Elle dit au spectateur : « Attention l’ami, ce que tu vas voir n’est pas né de l’imagination féconde d’un artiste, parle pas de malheur, c’est arrivé pour de bon. Certes, un scribouillard a mis l’histoire en forme, mais elle aurait pu être écrite par un autre, car l’auteur là on s’en tape. L’essentiel c’est que TOUT ce qu’on te raconte soit vrai. » Ce label Vrai de chez vrai, il me hérisse, et je reste polie. Pourquoi la réalité serait-elle plus intéressante que la fiction ? D’où ça sort, qui l’a décrété ? C’est juste une manière de museler les créateurs en laissant entendre qu’ils n’ont plus rien à dire, une façon sournoise d’endormir les spectateurs aussi, de bouter l’inventivité hors de la cité. La vraie vie est un matériau superbe, on le sait merci, mais elle n’est pas l’œuvre finale. Un artiste s’en nourrit par bouchées mais après il la digère, il la recrache avec ses tripes à lui, son point de vue. Créer n’est pas recopier. Jusqu’à présent, il semble que le théâtre soit à peu près épargné par ce fléau. Tant mieux. Car je ne veux pas savoir si Othello a existé en chair et en os, je me fous de croiser Vladimir et Estragon sur le trottoir d’en face. En vérité je vous le dis : j’ai horreur du réel !
 Les règles du jeu   Actus contraires   Gens contraires   Galerie foutraque   Cadeaux Rond-Point   Je lance ma chronique   Chroniqueurs   Ils en parlent 
 Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes   Nous contacter   Accès chroniqueur
 Site administré par
© 2010 - CC.Communication 
  CC.Communication, création de sites web et édition de logiciels en ligne