Le Tampographe Sardon
Publié le 05/06/2015

Documents administratifs


Permis N°2

Sans préjudice d'autres avantages, le titulaire de la présente carte a le droit de traquer, capturer et abattre les animaux domestiques dont la liste suit :
chiens, chats, canaris, perroquets, volailles d'ornement, cobayes, hamsters, batraciens de terrarium, insectes et arachnidés d'agrément, iguanes, furets, poneys, poissons d'aquariums et de bassins.
Il pourra exercer librement la chance au tir, chasse à courre, chasse aux toiles, piégeage, chasse au leurre, embuscade, furetage, chasse de nuit, chasse sous-marine, chasse au poste, battue, fauconnerie.
Le Tampographe ne fabrique jamais de tampons sur commande. Il n'aime pas les artistes, il s'intéresse pas à leur travail, il n'a aucune curiosité pour les merdes qu'ils produisent généralement, s'il pouvait il les emploierait volontiers à goudronner les routes, curer les fossés, vider les poubelles ou creuser le canal Seine-Volga.

Son site : http://le-tampographe-sardon.blogspot.com/ 

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Le 19 juillet 2013 à 08:22

Cet été, j'ai fait un échange d'appartements...

« Cher monsieur Robertson, Si vous lisez ces lignes, c'est que la gardienne vous a remis les clés et que vous êtes installé dans notre appartement. Bienvenue à Paris ! Nous vous souhaitons un agréable séjour. Merci d'arroser les plantes vertes tous les deux jours. Le liseria scapulata du salon est particulièrement fragile. Si vous constatez qu'il perd ses feuilles, rajoutez dans l'eau d'arrosage une mesure et demi du produit phytosanitaire (emballage marron) qui se trouve en bas à droite dans le placard de la cuisine. Pour le chat, c'est une demie boîte le matin, une demie boîte le soir et une poignée de croquettes tous les trois jours. Veillez à ne pas dépasser ces quantités, c'est un animal qui a tendance à prendre du poids depuis qu'il a été opéré d'un fibrome. Le numéro du vétérinaire figure dans la liste affichée dans l'entrée. N'hésitez pas à consulter en cas de vomissements ou de diarrhée. Et pensez à vider régulièrement sa litière (celle du chat ! ?) c'est un animal très maniaque capable de vengeances inattendues. La porte de la chambre du fond est fermée à clé. Ne vous inquiétez pas si vous entendez des bruits, ce n'est pas un fantôme ( ? ), c'est ma belle-mère impotente qui habite cette pièce. Soyez tranquille, elle dispose de tout ce qui lui est nécessaire en terme de confort et d'hygiène : toilettes, eau courante, stock de conserves et de surgelés qu'elle peut réchauffer avec son micro-ondes. Elle ne vous dérangera pas, nous lui avons fait la leçon. Si toutefois, vous l'entendiez crier ou gémir, ignorez-là, elle est très comédienne. De toute manière elle ne comprend pas votre langue. »

Le 24 décembre 2014 à 09:46
Le 2 août 2010 à 08:50

Saleté de chien qui n'a pas fait le job !

Coyotte ! Bon Dieu, viens ici ! Faut qu’on ait une explication. Ici, je te dis. Tu vas pas y couper. Le cambriolage, oui, là, ce week-end, Stéphanie en est malade, tu t’en doutes. Furieuse. Pour elle, t’es un TRAÎTRE. Rassure-toi, j’en ai pris moi aussi plein la gueule. Sauf que c’est toi le chien de garde, pas moi. Et t’as pas fait le job. Tu t’es laissé surprendre. Les types t’ont neutralisé. Bravo. Bijoux, argenterie, meubles anciens, tout est parti. Son bas de laine a également disparu. Non, il ne s’agit pas de bonneterie, bougre de beste ! Un bas de laine, c’est une épargne en liquide. Une somme importante, selon Stéphanie. Eh bien, envolé, pfuit ! Plus rien. Merci, le chien. Va falloir rendre des comptes. Tu vas pas t’en tirer comme ça. Stéph’ est pas du genre qui pardonne. Tu verras. Elle va exiger l’euthanasie. Tes billes sur un plateau lui suffiraient pas. Et je la comprends. On a payé bonbon pour avoir un cerbère, on a eu un mouton. Y a tromperie, en plus du vol. Tout ça est mauvais pour toi. Au mieux, je peux essayer de te revendre à un laboratoire. Ils doivent pas payer cher mais ça compenserait un peu les pertes. Tu ferais des expériences. Des tests. Tu te donnerais à la vivisection. Pour une fois tu servirais à quelque chose. Ah, tu fais grise mine. Eh oui, adieu les beaux jours ! Pour toi, l’avenir se présente mal. Que veux-tu, il y a eu faute professionnelle grave, ça entraîne sanction, faut assumer. Ça te consolera pas, mais sache que nous non plus ne sommes pas au bout de nos emmerdements. Tu vas voir les assurances. Ils vont diligenter un expert, lequel passera ton génome et ton pedigree au peigne fin, il en conclura que tu es un veau et on sera pas remboursés. Tu vois, par ta faute on va être deux fois volés. Stéphanie a raison : tu n’es pas un chien, t’es une merde.

Le 25 août 2010 à 08:17

Le parti du Chien à deux queues (Magyar Kétfarkú Kutya Párt)

Carte postale de Budapest

"Il est si mignon, il ne va pas te voler !"Voteriez-vous pour le nouveau parti dont les affiches ont envahi Budapest cet été ? Ce toutou à cravate qui rassemble bien visiblement sa duplicité dans une jolie double queue, promet la vie éternelle, le droit de vote aux animaux, la bière gratuite, l'abrogation des impôts, l'ouverture de relations diplomatiques avec les extraterrestres, l'entrée des virus au Parlement (sous un espace vitré pour éviter la contagion), une réforme de la météo avec neige en hiver sauf sur les routes nationales, le Rallye de Monte Carlo en Hongrie... "Le MKKP est fondamentalement différents des autres partis au sens où nos promesses ne sont clairement que des promesses. C'est un programme rationnel et urgent  pour faire décoller le pays. C'est la seule option raisonnable.", précise le programme du Chien à deux queues hongrois. Après les Turcs, les Habsbourg, une dictature fasciste qui fait alliance avec les Nazis et enfin l'occupation soviétique, les Hongrois n'expérimentent vraiment la démocratie que depuis la chute du mur. En donnant des gros coups de volant à chaque élection. Des virages de plus en plus rageurs, au vu des tombereaux de promesses non tenues par les partis qui se sont succédés au pouvoir. Cette année, le pays a fait un tête à queue à droite : les électeurs viennent de confier tous les leviers à Viktor Orban, un libéral nationaliste très sarkozyste dans sa manière de monopoliser le pouvoir. Son opposition de centre gauche s'est volatilisée au profit d'un nouveau parti populiste d'extrême droite ouvertement antisémite et bouffeur de Roms, le Jobbic ("Y'a bon à droite"). A ceux qui ne savent plus à quel bulletin se vouer, le parti du Chien à deux queues veut apporter un peu d'air frais en présentant ses candidats à la mairie de Budapest et de Szeged aux très prochaines élections municipales. Ils sont sans doute encouragés par la victoire du comique islandais Jon Gnarr à la mairie de Reykjavik en juin dernier. Après le crash qui a rendu visible à tous les Islandais la collusion entre finance et politique, son "Meilleur Parti" s'est imposé en proclamant : "Un seul Père Noël pour faire des économies, un ours polaire pour le zoo de Reykjavik, Disneyland à l’aéroport, un Parlement sans drogues d’ici 2020".Des promesses dont pourrait s'inspirer Eva Joly avec son projet de "déprofessionnalisation de la politique"...

Le 17 avril 2012 à 10:11

Ce qui fait chanter les abeilles

Un jour, on entend une féministe évoquer la forme phallique des buildings new-yorkais et on se dit que les termites doivent être de sacrés phallocrates. De la sociologie à l'entomologie, en effet, il n'y a qu'un pas, que les réactionnaires refusent de faire sous prétexte que l'homme n'est pas un animal comme les autres. Pourtant le triste sort des insectes devrait interpeler notre fibre humaniste. Prenez les abeilles. Toutes ces ouvrières qui triment dans les champs pour une caste de larves oisives et une reine aussi grasse qu'ingrate, même pas élue au suffrage universel, ça fout le bourdon. On les met en face de frelons venus d'Asie, mais elles, elles ne font pas le poids. Ajoutez à cela la précarité de leurs logements -que dis-je, leurs cellules !- on est carrément dans le surréalisme ! Et leur véhicule de fonction ? Quatre ailes, enfin, c'est ringard ! Et que fait Mélenchon ? Rien ! Ça veut tout dire ! Ah, nul doute que si elles tricotaient des sous-vêtements pour Lejaby, elles auraient voix au chapitre de l'insurrection citoyenne, les abeilles. Mais non. Pourtant, si les larmes de ces petites victimes du plus vil royalisme se mêlaient à leur pollen, nul doute que le miel produit aurait le goût de bouchon si amer du cérumen. En tout cas, personnellement, j'ai beau ne pas sortir de St Cire, je considère que l'organisation sociale de ces insectes est un vestige du passé que la marche de l'Histoire aura tôt fait de balayer. Les pesticides m'en soient témoins.

Le 18 juillet 2012 à 11:56

L'objet du délire #4

C'est l'histoire d'une petite araignée jaune.

C'est l'histoire d'une petite araignée jaune qui crapahute dans la forêt du Congo sur le tronc d'un arbre gigantesque, un sapelli tri-centenaire qui ferait passer nos vieux chênes pour des bambous ; des hommes casqués s'approchent et entament le tronc à la tronçonneuse, des copeaux orangés s'envolent, le monstre végétal se laisse découper sans bouger et puis s'effondre dans un bruit de tonnerre ; un bulldozer déboule et agrippe la grume qui finit sur un camion avec d'autres troncs ; le camion roule sur une piste de terre rouge et atteint en trois jours le port de Douala au Cameroun, il est embarqué à bord d'un navire qui descend l'Océan Atlantique puis remonte l'Océan Indien avant d'atteindre le port de Shangaï où d'autres hommes casqués le débarquent et le débitent en planches qui sont envoyées dans une usine au coeur de la Chine, laquelle les assemble pour créer un objet d'utilisation courante, rembarqué aussitôt dans un autre navire en partance pour l'Europe. Arrivé à Rotterdam, un container quitte la Hollande pour la France à bord d'un semi-remorque qui achève sa course dans un entrepôt de la région parisienne. L'objet est vendu trois fois, de négociants en vendeurs de détails ; il est finalement installé un jour au seuil d'un appartement parisien. Ce bois qui a vécu trois siècles dans une forêt, qui a traversé les océans et les continents, incarnera désormais et pour toujours l'immobilité. Ouverte, fermée, elle ne bougera plus, cette porte, elle veillera, toujours à sa place. Et planquée dans ses veines, dans l'ombre d'un noeud recouvert de peinture, une petite araignée morte suscitera la curiosité des arachnides autochtones.

Le 20 mai 2015 à 09:10

Entre un chat et un canapé il faut choisir

A force de voir mon chat faire ses griffes sur mon canapé j’ai fini par l’abandonner. Comme ça, un soir, sur un coup de tête. Je sais que c’est moche, mais n’allez pas croire que je l’ai fait sans aucune compassion.   Le plus difficile a été de le faire rentrer dans la voiture, comme s’il se doutait de quelque chose, à moins que ce ne soit parce qu’il faisait nuit et que je n’y voyais pas grand chose contrairement à lui. J’ai commencé à rouler sans la moindre idée d’où aller, la seule chose à laquelle je pensais était de partir le plus loin possible, m’assurer qu’on ne puisse pas me le rapporter, suffisamment loin pour ne pas être tenté de faire demi-tour au moment venu où le remord viendra ronger le vide de la banquette arrière et de ma solitude annoncée.   Je jetais de temps en temps un regard dans le rétroviseur pour m’assurer qu’il était bien attaché et ne se fasse pas la malle au moindre virage serré. Après une bonne heure de trajet, j’ai fait ce que tout le monde aurait fait à ma place à ce moment là, je me suis arrêté sur une aire d’autoroute. J’ai fait le plein d’essence et je suis reparti.   Lorsque je me suis retrouvé suffisamment loin, là où le paysage autoroutier vous offre ce qu’il y a de plus ennuyeux à regarder et que le son de la radio n’émet plus que d’inaudibles grésillements, j’ai fini par emprunter la première sortie qui venait avant de m’arrêter quelques kilomètres plus loin, dans un endroit à première vue idéal, en plein milieu des bois.   D’ici on pouvait apercevoir quelques étoiles et la nuit était agréablement froide. Je l’ai sorti de la voiture avec cette fois-ci beaucoup moins de précautions qu’au départ. Je l’ai lâché là, en pleine nature, sans même me retourner, pressé de repartir de peur d’être rattrapé par la culpabilité.   Lorsque je suis arrivé chez moi, quelle ne fut pas ma surprise de trouver mon chat qui m’attendait sur le pas de la porte. J’étais persuadé de l’avoir laissé à l’intérieur tout à l’heure en partant. En tout cas, il n’avait pas l’air plus contrarié que cela de ne plus avoir de canapé à lacérer.   Les chats s’accommodent facilement de l’absence de leurs maîtres, si vous ne leur donnez pas à manger, ils vont chez le voisin ou bien ils bouffent vos plantes tandis que le canapé peut lui se laisser mourir. Je ne sais pas encore si je reprendrais un jour un canapé, mais si cela devait arriver et que j’ai encore mon chat, ce sera forcément un canapé déjà amoché, un canapé soldé, un canapé dégriffé.

Le 10 février 2015 à 08:53

Saint-Bernard à la savoyarde

Vous les avez aimés, mangez les #2

L'image d'Epinal du bon saint-bernard, son petit tonneau de rhum au cou, sauvant l'alpiniste en difficulté me fait bien rigoler ! J'ai possédé moi-même un saint-bernard pendant dix ans et je ne l'ai jamais vu sauver qui que ce soit! Par contre, il peut se vanter de m'avoir ouvert les yeux et peut-être sauvé de la famine ! En effet, c'est ce bon Bobby qui m'a fait comprendre qu'il n'était pas seulement un animal de compagnie mais 60 kilos de promesses culinaires ! Ingrédients : 1 épaule de saint-bernard débitée en morceaux, 12 tranches de lard fumé, 6 cuil. à soupe de moutarde aux herbes, 1 gros oignon émincé, 8 belles pommes de terre, 20 cl de crème fraîche liquide, 10 cl de rhum, 250 gr. de Beaufort en fine lamelles, poivre et sel. Préparation 20 min - Cuisson 1h30 - Thermostat 7 1 - Epluchez et lavez les pommes de terre - Coupez-les en fines tranches - Remplissez un plat à gratin, arrosez de crème fraîche, poivrez et salez. 2 - Enduisez les morceaux d'épaule de moutarde aux herbes - Enroulez-les des tranches de lard fumé - Déposez-les dans le plat et posez dessus les rondelles d'oignon. 3 - Arrosez le plat d'un peu de rhum. 4 - Recouvrez la préparation d'un papier aluminium et enfournez - Sortez le plat du four et couvrez-le de lamelles de Beaufort - Remettez à gratiner et servez dès que le Beaufort a pris une belle couleur dorée.   Extrait de "Vous les avez aimés, mangez-les" de Pascal Rémy et  Jean Lecointre - Editions de l'épure - 20 €

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