
Un ouvrage récemment publié en Suède lève le voile sur des pièces manquantes du passé d’Ingvar Kamprad, le fondateur de la firme Ikea. Celui que beaucoup considéreraient jusqu’ici comme un homme bien rangé, un authentique shelf-made-man (qui monte lui-même ses étagères) apparaît désormais comme infréquentable pour un bon nombre de ses compatriotes après la révélation de ses supposées accointances nazies pendant la seconde guerre mondiale.
Devant les premiers diables sortis du placard en 1994, l’homme d’affaires ne s’était pas démonté et, loin de prétendre que les accusations auraient été échafaudées de toutes pièces, avait simplement prétexté une erreur de jeunesse.
Des éléments aggravants sont aujourd’hui apportés au dossier d’accusation par la journaliste Elisabeth Åsbrink. Ils menacent toute la stabilité de l’entreprise. Pour se sortir de ce mauvais pas, Kamprad devra se montrer convaincant et ne pourra se contenter d’une défense bancale. Dans le cas contraire, le cours en bourse de son entreprise risque bien de dévisser très rapidement.