Dunndotta
Publié le 04/09/2011

Oignon revenu


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Au cours d’une mission spatiale solitaire, périlleuse et lointaine, le cosmonaute Shmendrikson fait escale sur la planète Dùnn. Abreuvant  son vaisseau, il y fait la rencontre de la ravissante Codigula dont il s’éprend sur le champ.Fort de son affection, il l l’embarque à son bord et la ramène vers notre galaxie... sur Terre.

Codigula est née sur la planète Dùnn, située à plusieurs années-lumière de notre système solaire. On y parle le Dùnndak. C’est dans cette langue  qu’ils écrivent d’abord leurs chansons, Shmendrikson les traduit ensuite en anglais.

Emerveillée par notre monde, Codigula se fait fort de nous l’expliquer. Décidée à en comprendre les ressorts, elle s’essaye à toute expérience qui enrichirait notre connaissance du monde. Convaincu de la pertinence de tous les faits et gestes de Codigula, cosmonaut Shmendrikson l’appuie sans retenue et réalise les vidéos présentées ici.

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Le 29 avril 2014 à 14:39

Papa dit régulièrement « À boire ou je tue le chien ! »

MAMAN est dans la cuisine. Tout d’un coup, elle s’écrie « Personne n’a vu mon petit ami ? » Silence. Consternation. Maman a un petit ami. Elle est en train de nous dévoiler l’existence de sa double vie. Elle est devenue folle. Sur un coup de tête, elle va nous révéler les méandres d’une sexualité que je préférerais ne pas connaître. Quelqu’un finit par lui demander « quel petit ami ? » Eh bien, mon petit ami. Maman a un naturel confondant pour évoquer ce petit ami dont je ne savais rien, dont je n’imaginais même pas l’existence. Au bout d’un moment, on finit par comprendre que maman est en train de faire un gâteau et qu’elle a besoin de son petit tamis, rangé sans doute dans le mauvais tiroir. Je suis rassuré. PAPA conduit la 4L. On est allé se promener en Bretagne. Au retour, il décide de s’arrêter au Mont-Saint-Michel. Juste rester quelques instants, faire une courte halte. Mais un agent explique qu’on doit obligatoirement stationner sur le parking payant. Papa n’a pas envie. L’agent explique qu’il n’y a pas d’autres solutions. Papa tente de parlementer. Sans succès. Tout d’un coup, papa s’énerve, remonte dans la voiture, nous lance « Regardez bien le Mont-Saint-Michel les gamins, vous n’êtes pas prêt de le revoir ! » Maman dit ordinairement « Bon, qu’il me dit, je m’occuperai de vous, le lendemain, il était mort. » Papa Maman en chantant cette chanson. Papa Maman je redeviens petit garçon.  

Le 23 mai 2011 à 08:51

Elodie

Recette pour un dîner réussi

Prenez les hommes. Jetez-les en pluie dans de l’eau bouillante au préalablement salée. Attendez quelques minutes. Attendez qu’ils remontent. Attendez qu’ils soient bien gonflés. Attendez qu’ils soient prêts. Attendez ce moment très exact où ils seront tous parfaits. Egouttez-les à l’aide d’un écumoire, disposez-les dans un plat bien approprié : rond, oval, carré. Si nécessaire, épongez le surplus de gras avec une feuille de papier absorbant pliée en trois. Mieux : pressez-les. Retirez quelques organes (la rate notamment, pleine de spleen et de romantisme, risque de gâcher votre plat). Remisez quelques minutes avant de les tasser dans un emporte pièce. Saupoudrez d’ambition, de perfidie et d’opportunisme. Ajoutez selon votre goût un peu d’hypocrisie, mais attention, cette dernière n’est pas appréciée de tous : l’homme étant par nature déjà fortement hypocrite, la saveur peut s’avérée trop forte pour certains. Servez très chaud. Admirez le dégoût de vos convives. Leurs regards médusés. Desservir très vite. Mettre le tout à la poubelle en ayant pris soin au préalable de laisser refroidir (les feux de poubelle sont la cause de nombreux accidents domestiques). Insultez vos invités pour leur manque de goût. Finissez le repas en proposant un miroir au chocolat. Puis, prenez congés d’eux en fuyant votre propre appartement. Recommencez dès le lendemain à leur préparer des choses bien dégueulasses. Il convient d’habituer au plus vite vos amis aux dures réalités de l’existence. Bon appétit ! (in Les Cahiers Gourmands d’Elodie)

Le 3 novembre 2011 à 07:12
Le 10 février 2012 à 08:13
Le 18 février 2015 à 08:51
Le 30 juin 2014 à 12:00
Le 21 juin 2012 à 08:00

Il en a dans le chou !

Entretien avec Jean-Christophe Royer

Depuis maintenant 4 mois, Jean-Christophe Royer propose chaque semaine sur ventscontraires.net ses « Prises de choux », petits bijoux d'humour paysan au bon goût de terroir. Sachez qu'il est aussi l'un des créatifs publicitaires les plus primés au monde. Il vient encore de recevoir 4 prix pour une campagne que nous avions envie de vous faire découvrir.   Les lecteurs de ventscontraires.net vous connaissent pour vos « Prises de choux » mais peu savent que dans la « vraie vie », vous travaillez dans la publicité. Vous y faites quoi exactement ?   Je suis concepteur-rédacteur dans une agence de pub : BETC/PARIS. En deux mots, mon travail consiste à trouver des idées en partant d’un « brief » des clients/commerciaux pour de la presse, de l’affichage, de la radio, des films, du web…   Quitte à froisser un peu votre modestie, pouvez-vous nous dire deux mots sur les campagnes qui vous ont valu un bon nombre de distinctions ces dernières années (éventuellement un mot sur votre palmarès) ?   Vous ne froissez rien. Les quelques campagnes récentes que j’ai faites qui se sont fait remarquer sont des films pour Canal+ : L’ours et, toujours pour Canal+ : Le placard. Une campagne presse pour Ricard, quelques films Peugeot… Quant au palmarès récent, le film du placard a été le film de pub le plus récompensé au monde en 2010, et « L’ours » semble en prendre la voie…   Vous venez de recevoir 4 lions d'or à Cannes pour votre campagne « Blood relations ». Pouvez-vous nous en dire plus sur le brief, la commande du « client » ?   Il y a deux ans, au festival de Cannes de la publicité, une agence Israélienne (Saatchi & Saatchi Tel-Aviv) a lancé un appel aux créatifs du monde entier (via Facebook) pour trouver une idée pour promouvoir la paix entre Israël et La Palestine. J’ai proposé une idée qui a été retenue par un jury composé de publicitaires israéliens et arabes.   Comment vous est venue cette idée ? C’est une idée assez simple, de pur bon sens : rappeler à ces deux peuples qu’ils sont « frères » et donc qu’ils ont le même sang qui coule dans leurs veines. D’ou l’idée d’organiser un don/échange de sang entre volontaires israéliens et palestiniens sous le « slogan » : feriez-vous du mal à quelqu’un dont votre sang coule dans les veines ?   Comment la campagne a-t-elle été accueillie ? Apparemment très bien. Elle a reçu le soutien de Shimon Perez lui-même via le « Shimon Perez center for Peace » et, c’est une association de parents de victimes du conflit Israelo-Palestinien qui a été la première à se prêter au « jeu ». Cette initiative a même été saluée par Clinton, Obama, Desmond Tutu et quelques autres…(Eux, par contre, ils ont bien froissé ma modestie, les salauds.)   Vous travaillez régulièrement pour de grandes causes (récemment pour Planète Urgence, notamment). Est-ce un moyen de vous racheter une conscience à côté de votre travail pour le « grand capital » ?   On peut voir ça comme ça, mais ça sous-entendrait que j’ai honte de ce que je fais pour vivre (ce qui n’est pas le cas). Je dirais plutôt que j’estime que j’ai un certain savoir-faire que je peux mettre au service de personnes ou de causes qui ne pourraient pas se les offrir si on les considérait comme des annonceurs « normaux ». Mais, je n’ai pas mauvaise conscience de faire le métier que je fais.   Pensez-vous que la publicité puisse « améliorer » le monde ?   Non. Mais elle peut aider à faire connaître ceux qui, eux, essayent de le faire et donner à leurs actions une résonance qu’elles n’auraient pas autrement.   Y a-t-il des clients, des marques pour lesquels vous refuseriez (ou avez refusé) de travailler ?   J’ai déjà refusé de bosser pour des hommes politiques simplement parce que, si j’aide à vendre un yaourt ou une voiture, les consommateurs peuvent les essayer et, les refuser si cela ne leur convient pas. Alors qu’un homme politique, on en prend quand même pour cinq ans et qu’ils ne sont ni remboursés, ni échangés, comme on dit dans la réclame. (PS : ce n’est pas une question de conviction politique, on m’a proposé de bosser pour des politiques dont je me sentais plutôt proche, c’est marrant, j’ai écrit PS).   La publicité est-elle ou peut-elle être considéré comme un art ? N'est-ce pas gâcher votre talent que de le consacrer à la pub ?   Je n’en sais foutre rien. Certains vous diront que de grands tableaux étaient des œuvres de commande avec un « brief » très précis et des buts « politiques » ou même « propagandistes ». Je pense juste que mon boulot est de rendre « regardable », voire joli ou drôle quelque chose qui, de toutes façons, existerait sans moi. Vous savez, on stigmatise souvent les publicitaires, mais je ne connais pas un créatif qui n’ait pas envie d’être fier de ce qu’il fait, de faire marrer les téléspectateurs, de faire de beaux films, de belles annonces… Sans vouloir balancer la patate chaude, c’est plutôt du côté de nos amis annonceurs (n’oublions pas que ce sont eux qui décident quelle idée verra le jour) ou des instances comme le CSA ou l’ARPP qu’il conviendrait de pointer les flingues de temps en temps.   Le créatif/créateur que vous êtes a-t-il des projets strictement artistiques ? Un film, un roman, une pièce, un album ?   Comme vous le dites, je suis créatif, pas créateur. Je fais un peu de musique, j’écris des conneries… Rien de plus. Quant à dire qu’un film, un bouquin, un album sont forcément des projets artistiques…   « Prises de choux », le livre, c'est pour bientôt ?   Voilà un projet absolument pas artistique qui me tient à cœur. Un bouquin est prévu pour septembre, si tout se passe bien. Question subsidiaire : Les rabbins volants se reformeront-ils un jour et était-ce déjà une contribution au processus de paix israélo-palestinien ?   C’était il y a bien longtemps, autres temps, autres mœurs. Je pense que si on décidait de reformer les Rabbins Volants aujourd’hui on irait directement en tôle et je crois même qu’on se ferait plastiquer notre cellule.

Le 2 février 2012 à 08:20
Le 11 novembre 2011 à 08:27

Chimiethomanes

Pubologie pour tous

Le travail d’une agence de publicité, en somme, c’est de remplir les objectifs de ses clients, les marques. Souvent, l’objectif du client - disons que le client s’appelle Bliblop - c’est « faire de Bliblop la marque préférée des Français ». C’est un peu compliqué, vu qu’en général il n’y a qu’une seule marque préférée des français, mais il faut savoir se fixer des défis après tout. Bon. Là ça a probablement été un peu différent. Le client a dû faire la liste de ses qualités et de ses défauts, et réaliser que 1. « nous avons de l’argent » ne compensait pas très bien 2. « nous avons inventé le Zyklon B » et 3. « nous cultivons des patates OGM». Avec modestie, il a donc décidé de procéder par étapes, et la première étape s’est avérée être « faire aimer la chimie aux Français ». Quand on est l’agence de publicité de ce genre de client et que l’on reçoit ce genre de brief, il faut être inspiré. Parce que l’on a davantage envie de profiter du 1. que du 2. Seulement voilà, on réalise assez vite qu’on ne va pas vraiment pouvoir dire des choses vraies (« on fait des trucs pas très bons pour l’environnement, mais on a mis beaucoup de sous dans cette campagne pour que vous nous aimiez bien »). Alors il faut trouver des choses pas vraiment vraies qui pourraient faire l’affaire (« la chimie, c’est plutôt cool en fait »). Mais ça ne marche toujours pas, alors on cherche un truc qui n’a rien à voir. Et des trucs qui n’ont rien à voir avec l’industrie chimique, il y en a pas mal. Il y a l’amour par exemple, les enfants aussi (notamment les enfants asiatiques), les toboggans ou les fleurs. Il y a Philippe Risoli aussi, mais il n’était pas dispo.

Le 13 mai 2014 à 09:54

On ne choisit pas sa famille

- Bonjour, que puis-je faire pour vous ? - Je voudrais des cousins. Quatre ou cinq cousins. Comprenez, je n'ai pas eu la chance d'en avoir et ça me manque, pour la complicité et tout. - Il y en a un peu plus, ça ira quand même ? - Oui, oui, très bien... ah non, mais celui-là, il est tout petit ! Que voulez-vous que j'en fasse ? - C'est vendu par lots, monsieur. On ne choisit pas sa famille. C'est connu. - On ne choisit pas sa famille ? - Non, monsieur. On choisit ses amis. - Les miens, laissez-moi vous dire que je ne les ai pas vraiment choisis. - C'est votre problème, monsieur. - Tout de même, je trouve qu'on devrait pouvoir choisir sa famille. Après tout, la famille est le fondement de la société. Et qui bien choisit son fondement mieux bâtit sa maison. - Bon. Ok. Je reprends le tout petit. Mais c'était le rigolo de la famille, celui avec lequel vous auriez des souvenirs de bêtises de gosse. Celui qui vous aurait emmené faire les 400 coups. A la place, je peux vous mettre une cousine très religieuse. - Je ne pourrais pas avoir plutôt une cousine un peu... - Un peu... ? - Ben je sais pas, elle aurait deux ans de plus, elle m'aurait appris des gros mots et à cracher et puis elle m'aurait montré ses seins, aussi, quand on était petits et puis on aurait une grande complicité parce qu'elle ne s'entendrait pas trop bien avec ses parents ? - Vous avez vu ça dans un film français ? Non, on n'en fait plus, des comme ça. - Bon ben, je sais pas, mettez-moi quand même le cousin tout petit. - Il vient de partir, monsieur, dans une famille bretonne. - C'est très contrariant. - Oui. - Bon et en beaux-frères, qu'est-ce qu'il vous reste ?

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