
Sur les murs du métro parisien s’affiche depuis quelques
semaines le slogan « c’est la lutte des classes ! » clamé par
une petite fille, le regard déterminé et le poing tendu. N’allez pas croire qu’il
s’agisse d’une campagne des jeunesses communistes. Non, non, c’est tout
simplement l’offensive de rentrée d’une grande enseigne de distribution.
Dans le système capitaliste comme dans le monde animal, il
est de bonne guerre qu’un prédateur au sommet de sa forme s’attaque à une proie
dès que celle-ci commence à présenter des signes d’épuisement. Il en va ainsi
des grands fauves de la savane comme des récupérateurs d’entreprises en
difficulté qui fondent sur leur victime dès que celle-ci s’effondre ou fait faillite. Selon cette logique, il semblerait que la mémoire de l’utopie
communiste soit terriblement en péril quand on voit le sort que les charognards
publicitaires de tout poil réservent aujourd’hui aux restes de sa dépouille.
Une telle aspiration "révolutionnaire" se retrouve également chez un célèbre
fournisseur d’accès Internet qui a choisi de baptiser sobrement sa nouvelle box « révolution ».
Un des mastodontes de l’industrie
alimentaire a lui choisi de mettre en scène dans une série de
spots des petits personnages passablement excités, appelant à la riz-volution et menaçant de « tout
faire sauter ! ».
Avouez, chers camarades, qu’il serait regrettable de s’arrêter
en si bon chemin dans la Grande Marche triomphante du capitalisme. Et puisque
ce n’est qu’un début, on ne peut donc que conseiller aux annonceurs de continuer
le combat. On peut imaginer la suite : « Grand soir »,
la nouvelle fragrance d’un célèbre parfumeur parisien ; la berline « Staline » dans le haut de gamme d'un constructeur automobile ; « Goulag », concept
brillant d’une chaîne hôtelière low cost ; « Octobre rouge », la revanche des Bordeaux sur le Beaujolais nouveau ; "Lendemains qui chantent", remède anti-gueule de bois des laboratoires Servier. Et bien sûr « Pravda »,
le supplément humour du Figaro.
Dans le système capitaliste comme dans le monde animal, il est de bonne guerre qu’un prédateur au sommet de sa forme s’attaque à une proie dès que celle-ci commence à présenter des signes d’épuisement. Il en va ainsi des grands fauves de la savane comme des récupérateurs d’entreprises en difficulté qui fondent sur leur victime dès que celle-ci s’effondre d’épuisement ou fait faillite.
Dans cette logique, il semblerait que la mémoire de l’utopie communiste soit terriblement en péril quand on voit le sort que les charognards publicitaires de tout poil réservent aujourd’hui aux restes de sa dépouille.
Sur les murs du métro parisien s’affiche depuis quelques
semaines le slogan « c’est la lutte des classes ! » clamé par
une petite fille, le regard déterminé et le poing tendu. N’allez pas croire qu’il
s’agisse d’une campagne des jeunesses communistes. Non, non, c’est tout
simplement l’offensive de rentrée d’une grande enseigne de distribution.
Cette aspiration révolutionnaire se retrouve également chez un célèbre d’un
fournisseur d’accès internet qui a choisi de baptiser sobrement son nouveau
produit phare « révolution ».
La preuve ultime que l’insurrection s’annonce c’est qu’un des mastodontes de l’industrie
alimentaire a ré
Dans le système capitaliste comme dans le monde animal, il est de bonne guerre qu’un prédateur au sommet de sa forme s’attaque à une proie dès que celle-ci commence à présenter des signes d’épuisement. Il en va ainsi des grands fauves de la savane comme des récupérateurs d’entreprises en difficulté qui fondent sur leur victime dès que celle-ci s’effondre d’épuisement ou fait faillite.
Dans cette logique, il semblerait que la mémoire de l’utopie communiste soit terriblement en péril quand on voit le sort que les charognards publicitaires de tout poil réservent aujourd’hui aux restes de sa dépouille.
Sur les murs du métro parisien s’affiche depuis quelques
semaines le slogan « c’est la lutte des classes ! » clamé par
une petite fille, le regard déterminé et le poing tendu. N’allez pas croire qu’il
s’agisse d’une campagne des jeunesses communistes. Non, non, c’est tout
simplement l’offensive de rentrée d’une grande enseigne de distribution.
Cette aspiration révolutionnaire se retrouve également chez un célèbre d’un
fournisseur d’accès internet qui a choisi de baptiser sobrement son nouveau
produit phare « révolution ».
La preuve ultime que l’insurrection s’annonce c’est qu’un des mastodontes de l’industrie
alimentaire a récemment choisi de mettre en scène dans une récente série de
spots des petits personnages passablement excités, appelant à la riz-volution et menaçant de « tout
faire sauter ! ».
Avouez, chers camarades, qu’il serait regrettable de s’arrêter en si bon chemin dans cette grande marche triomphante du capitalisme. Et puisque ce n’est qu’un début, on ne peut donc que conseiller aux annonceurs de continuer le combat.
A venir donc très bientôt : « Grand soir », la nouvelle fragrance d’un célèbre parfumeur parisien ; la série spéciale « Staline » d’un constructeur de berlines de luxe ; « Goulag », concept brillant d’une chaîne hôtelière low cost ; « Octobre rouge », salon du vin d’un audacieux réseau d’hypermarchés et bien sûr « Pravda », le supplément humour du Figaro.
cemment choisi de mettre en scène dans une récente série de spots des petits personnages passablement excités, appelant à la riz-volution et menaçant de « tout faire sauter ! ».
Avouez, chers camarades, qu’il serait regrettable de s’arrêter en si bon chemin dans cette grande marche triomphante du capitalisme. Et puisque ce n’est qu’un début, on ne peut donc que conseiller aux annonceurs de continuer le combat.
A venir donc très bientôt : « Grand soir », la nouvelle fragrance d’un célèbre parfumeur parisien ; la série spéciale « Staline » d’un constructeur de berlines de luxe ; « Goulag », concept brillant d’une chaîne hôtelière low cost ; « Octobre rouge », salon du vin d’un audacieux réseau d’hypermarchés et bien sûr « Pravda », le supplément humour du Figaro.