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Publié le 14/09/2011
 

Vincent Lecoq


Responsable éditorial

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"Tant qu'il y aura des « énervés » le rire est toujours à venir"


Entretien avec Jean-Michel Helvig

Avec près de 60 billets publiés, l'éditorialiste et écrivain Jean-Michel Helvig est un des piliers de l'équipe de ventscontraires.net.
Rencontre avec ce gourmand amateur d
es dérapages pas toujours contrôlés de la classe politique.

Comment êtes-vous tombé dans le journalisme ?
Par élimination. Non pas des concurents, mais d’autres itinéraires professionnels où aucun ne m’offrait la certitude que le travail du jour ne serait pas le même que celui de la veille – on appelle ça aussi l’actualité -  ni ce privilège immense que d’être payé à lire les journaux pour les remplir ensuite.
Les moments forts ? Les moments durs ?

On se renforce avec les premiers, on s’endurcit avec les seconds.
Vous éludez la question…

Comment avez-vous deviné que je suis tombé très tôt dans le journalisme politique ?
Pour ventscontraires.net, vous vous penchez régulièrement sur les « petites phrases » des politiques.

Au risque du vertige parfois, je vous l’avoue. Plus exactement, ce sont plutôt leurs grosses bêtises qui sont mon fonds de commerce à l’enseigne de ce sympathique site. La ressource est inépuisable pour peu qu’on opère un tri sélectif. Les petites phrases sont préparées sciemment en amont, les grosses bêtises sont lâchées imprudemment en aval. Le propre de la bêtise est d’échapper à son auteur, aussi ne court-on pas le risque d’être manipulé en s’en saisissant. C’est jubilatoire à sonder tant il y a à dire, médire et contredire face à la boursouflure des mots, aux dérapages de sens ou aux fuites d’inconscient. Là-dessus, vous étalez une fine couche de références savantes, saupoudrez d’une pincée de mauvaise foi, mixez en 1500 signes (espaces compris), enfin confiez l’objet au web-iconographe, et voilà le lecteur internaute servi jusqu’à ce que de nouveaux arrivages repoussent peu à peu votre « bêtisier » vers le bas de l’écran. Vertigineux, vous disais-je.
Ces "petites phrases" indiquent-elles, selon vous, une évolution significative du langage et de la vie politiques ?

Non pas vraiment. Ce sont les moyens de communication qui ont évolué. Tout est soumis désormais à l’instantanéité et la simultanéité de la diffusion. Vous imaginez les dégâts si Youtube avait existé du temps du président Mac Mahon s’extasiant devant une crue de la Garonne : « Que d’eau, que d’eau ! ». Mais il est vrai que la rapidité de la diffusion se paie d’un raccourcissement de l’expression si l’on veut être vu ou entendu. Foin des propositions trop subordonnées, des conjugaisons trop raffinées ou du vocabulaire trop léché, si t’es pas compris en 30 secondes, tu gicles coco. Ou tu changes de métier.
Cet appauvrissement coïncide-t-il, selon vous, à un appauvrissement de la pensée ?

C’est l’œuf et la poule. Les grandes idéologies passent de toute façon mal sur twitter. Mais si l’on s’inscrit plus facilement sur un réseau social qu’on n’adhère à un réseau politique, il doit bien y avoir quelques raisons.
Politique et humour peuvent-ils faire bon ménage ?

Un ménage à trois pour peu que le journalisme s’immisce, en n’analysant plus seulement le texte et le contexte, mais en explorant le sous-texte.
Quel serait votre palmarès personnel ?

Tant qu’il y aura des « énervés » le rire est toujours à venir.


 

Pierrick Sorin


Portrait sans valeur / autoportrait en monstre

Pierrick Sorin, autportrait en monstre,ventscontraires.net,théâtre du Rond-Point
Seul Pierrick Sorin peut dire qui est Pierrick Sorin. Tout portrait de Pierrick Sorin qui n'est pas réalisé vidéastement par Pierrick Sorin est faux. Tout écrit sur Pierrick Sorin qui n'est pas signé de sa main ne raconte rien sur Pierrick Sorin. Considérez donc que les lignes qui suivent – dont il n'est pas l'auteur – sont une accumulation de suppositions biographiques et d'analyses approximatives de son œuvre qui n'ont aucune valeur.
Pierrick Sorin est né à Nantes en 1960. Il a fait l'école des Beaux-Arts dans cette ville. Il y vit. C'est un iconoclaste laconique dont la placidité drolatique le rapproche de Méliès, Buster Keaton, Tati et surtout de lui-même. Ses œuvres sont composées de trois matériaux : la vidéo, son physique et sa voix, des textes intelligents qui rappellent que ce n'est pas parce que ce qu'il fait est magique, cocasse, superficiel et rigolo et qu'il est le seul interprète, que ce n'est pas du grand art. Il n'a pas besoin de le dire, nous savons que c'est du grand art puisque c'est de l'illusion d'art. Quand c'est du vrai art, ce n'en est plus.
Titres de quelques-unes de ses œuvres :
– Jean-Louis Pichon, Seigneur de la nuit
– A vieille mule, frein doré
– Martin met ses lunettes, puis son chapeau
– L'Homme qui aimait les biscottes
– Espace-temps et petites cochonneries
– L'Artiste, le méchant et le conservateur
– J'ai même gardé mes chaussons pour aller à la boulangerie
– Opérateur personnel de chirurgie faciale
– Le Générateur de gros bébés
– 143 positions érotiques
– Tentative d'expression de la beauté intérieure
22h13, ce titre est susceptible d'être modifié d'une minute à l'autre
Il y en a des centaines d'autres.
Voir pierricksorin.com.
Il a exposé, performé, projeté, joué dans des galeries, des musées et des théâtres prestigieux. Il est seul, toujours, comme tout le monde, il se regarde comme tout le monde, mais il le fait mieux que tout le monde.

vidéo : Pierrick Sorin, Autoportrait en monstre, 2000
Collection de la Maison européenne de la photographie

courez-y voir l'exposition Autour de l'Extrême - mois de la Photo à Paris - jusqu'au 30 janvier 2011

"Tant qu'il y a de la vie, il y a du désespoir"


Portrait de Jean-Louis Fournier (1ère partie)
Il a le regard calme des grands clowns blancs où se mêlent malice et lassitude. D'un sourire tendre, il repousse tous les malheurs. Il est vêtu d'une chemise à carreaux jaunes et d'une veste marron, costume de paysan qu'il portait sans doute lorsque, jeune étudiant en cinéma, il quitta soudain Paris pour rejoindre une ferme du Pas-de-Calais qu'il ne voulait pas laisser dépérir avec ses deux cents bêtes à cornes. C'est l'un des nombreux épisodes cocasses d'une existence sans cesse sauvée de l'effondrement par le talent et l'humour. Né à Arras en décembre 1938, Jean-Louis Fournier devine assez vite que le monde n'a rien de drôle et qu'il est donc urgent d'en rire. Il est le fils d'un médecin de campagne au grand cœur, adepte de la médecine gratuite mais aussi du Byrrh, apéritif solide qui ajouta à la générosité des tournées du docteur Fournier une ivresse dont il mourut à l'âge de 43 ans. Jean-Louis dit combien il aimait ce père qui guérissait dès qu'on le voyait dans son livre il n'a tué personne mon papa. Ce père qui offrait aux siens des petits spectacles dignes de figurer dans l'Anthologie de l'humour noir de Breton, comme par exemple lors du repas du soir, quand il s'ouvrait les veines au dessus de son haricot médical pendant que la famille mangeait sans sourciller son rôti-purée. Plus qu'une ordonnance, c'est un kit de survie qu'il lègue à son fils : rire devant l'horreur pour l'anéantir. C'est pourtant par la beauté que Jean-Louis Fournier débute sa carrière de cinéaste en réalisant des documentaires d'art, notamment un film sur Egon Schiele qui reçut un Sept d'or. Puis, quittant les peintres, sa caméra se dirige vers des acteurs comme le magnifique Claude Piéplu, qui interprète pour la télévision ses irrésistibles Manuels d'éducation impertinente, dont les tirages aux éditions Payot rivalisaient avec ceux de Freud. La drolatique insolence de Fournier aiderait-elle mieux à vivre que la psychanalyse ? (A suivre)
Article édité dans le catalogue Le Rire de résistance, BeauxArts éditions et Théâtre du Rond-Point

Alexandre Astier : "Je suis raccord XVIIIe, perruque comprise"


Alexandre Astier : "Je suis raccord XVIIIe, perruque comprise", ventscontraires.net, Théâtre du Rond-Point
> épisode suivant
Après la série Kaamelott, Alexandre Astier devient Jean-Sébastien Bach. Quand il n'est pas au clavecin ou à la viole de gambe, Astier-Bach va donner une master class au public du Rond-Point. Que ma joie demeure ! , son prochain spectacle, décortique la musique de Bach comme on ouvre le capot de la bagnole pour comprendre le moteur.
Quelle fut votre toute première impression, lors de votre première rencontre avec Jean-Sébastien Bach ?
J’avais sept ou huit ans. C’était le Concerto pour deux violons par « I Musici ». Je me repassais sans arrêt le premier mouvement, j’étais fasciné. Le contrepoint rigoureux avait fait son oeuvre. Des trucs qui marchaient en quatre par dessus d’autres trucs qui marchaient en deux, les modulations franches, les pédales, les thèmes qui se promenaient dans toutes les voix… Et il n’y avait même pas besoin d’être musicien pour ressentir tout ça. C’était complexe et évident, sophistiqué et limpide. Je repassais le premier mouvement sans arrêt, pas en entier. Les trente premières mesures me suffisaient ; je relevais le bras du diamant et je recommençais au début. J’ai appris pendant toute mon enfance que Mozart était né en 1756. J’ai dû apprendre, une autre année, que Bach était mort en 1750. Peut-être que j’aurais pu me dire que, tiens ! l’un est mort six ans avant la naissance de l’autre. En revanche, je cherche encore le prof qui aurait pu me faire entendre, avec un peu de passion, que le Kyrie du Requiem de l’un est un hommage direct au contrepoint de l’autre et que, pour le coup, ça devient un peu plus intéressant de connaître les dates. J’ai beaucoup de souvenirs absurdes comme celui-là. Et j’en retiens une leçon simple : il n’y a pas de mauvais sujet, il n’y a que de mauvais raconteurs. J’espère parler de musique, tout simplement, et n’ennuyer personne. Les Monty Pythons font rire avec un perroquet mort. Je vais bien m’en sortir avec Bach ! (Propos recueillis par Pierre Notte)
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