Plonk & Replonk
Publié le 26/09/2015

A la pointe de la science suisse


L’association Plonk & Replonk Editeurs est un collectif de créateurs, fondé en 1997 basé à La Chaux-de-Fonds, Suisse.
Jacques et Hubert Froidevaux en sont les principaux membres actifs.

Nous travaillons essentiellement dans le domaine de l’image, et plus spécifiquement du photomontage humoristique.
Nos créations sont diffusées en librairies (Suisse, France et Belgique) sous formes de cartes, de livres et d'autocollants, ainsi que dans la presse.
À noter que Plonk & Replonk est un des principaux leaders sur le marché européen du nain de jardin bétonné, un secteur à forte croissance.

http://plonkreplonk.ch/

 

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Le 4 janvier 2012 à 08:03

L'Homme témoin du déluge

Histoires d'os 24

Johan Jacob Scheuchzer, naturaliste et médecin suisse du XVIIIe siècle, s’efforçait de concilier ses croyances religieuses et ses travaux scientifiques. En 1725, il crut parvenir à ses fins en décrivant un squelette qu’il identifia comme les restes d’un être humain victime du Déluge.   Le dit squelette mesurait environ un mètre de longueur et il semblait pourvu d’un encéphale volumineux bien que violemment écrasé par la fureur des eaux. N’écoutant que sa conviction, Scheuchzer lui attribua le nom d’Homo diluvii testis : homme témoin du déluge. Un témoin susceptible d’inspirer aux pécheurs effroi et repentir.   Mais cette identification pour le moins hasardeuse ne devait pas convaincre les autres naturalistes qui y reconnurent, tour à tour, les restes fossiles d’un poisson-chat ou ceux d’un grand reptile avant qu’en 1812, le grand Georges Cuvier n’y reconnaisse le squelette d’une salamandre géante, mettant un terme décisif à cette preuve discutable du mythe biblique de la Genèse et de l’Arche de Noé.   Autre genre, autre appellation scientifique : Homo diluvii testis se voyait dépossédé de son nom usurpé. Il devenait Andrias scheuchzeri, un simple Batracien comme la grenouille ou crapaud jaloux de la taille du bœuf. En grec, Andrias signifie à l’image de l’homme et notre mauvaise foi de mécréant en conclut hâtivement que si Dieu a créé l’homme à son image, il a aussi créé la salamandre à l’image de l’homme.  

Le 23 juillet 2013 à 14:43

La Suisse expliquée aux Français

Le passage piéton

C'était par une belle après-midi de début d'été. Je déambulais, guilleret, dans les rues parisiennes. Une brise chenue jouait dans ma chevelure désinvolte. Et si, me disais-je, je proposais une nouvelle série sur Vents contraires qui s'intitulerait "La Suisse expliquée aux Français ?" (Parce qu'en fait, je suis suisse, j'aurais peut-être dû le mentionner pour la compréhension). Le pas léger, j'entrepris de traverser la route afin d'aller de l'autre côté : je ne m'imaginais pas, à cet instant précis, que j'allais trouver dans ce fait banal l'inspiration pour la susmentionnée série. Car je ne vais pas vous le cacher, cela se passe grosso modo de la même manière par chez nous.  J'avisai un passage piéton qui somnolait au soleil évanescent et, naïf, j'y posai un pied conquérant. Un automobiliste qui cheminait le long des grands boulevards m'aperçut. Ma sotte provocation ne pouvait rester impunie ! Il piedauplancha, les yeux injectés de sang et le carburateur de diesel. Sur le trottoir, des quidams alertés se saisirent immédiatement de leurs téléphones portatifs afin d'immortaliser ma mortalité. Fort heureusement, je me rendis compte à temps de ma funeste bévue et pus éviter d'un demi-chouïa la fatale rencontre. Car en Suisse, voyez-vous, le piéton est prioritaire. Il suffit de manifester expressément l'intention de traverser, ou même de songer très fort à un passage piéton, pour qu'immédiatement, l'automobiliste plante sur les freins, descende de son véhicule, déroule son tapis rouge, vous aider à traverser en vous tenant par le bras et vous offre une boisson fraîche à mi-parcours. Et l'Office fédéral des routes aimerait également que tous les passages piétons soient éclairés la nuit, car des maladroits arrivent encore, malgré tout cela, à se faire renverser. La statistique officielle ne tient évidemment pas compte des gens qui traversent au rouge ou en dehors des clous, qui n'ont que ce qu'ils méritent.  Il paraît, d'ailleurs, qu'en réalité, les deux législations sont sensiblement pareilles, mais que c'est leurs mises en application qui diffèrent. J'aurais pu vérifier cette affirmation, mais j'ai préféré ne pas le faire.   Tout ça pour dire que la différence principale entre les manières de traverser française et suisse est que du côté riche du Doubs, les passages piétons sont jaunes.

Le 29 décembre 2011 à 09:04
Le 10 février 2015 à 09:24

"Ce monde n'aurait jamais été le même sans moi", affirme une boule de mozzarella

Voici 125 grammes de fromage italien visiblement fiers d’être ce qu’ils sont. Dans un entretien publié ce matin dans le quotidien Libération, Lisa, une jolie sphère exclusivement composée de lait de bufflonne, règle ses comptes avec ses détracteurs mais aussi avec les autres médias. L’élément de pâte filée en profite également pour réaffirmer son statut d’aliment star dont le rôle est l’une des clés de la société moderne. Le parfait équilibre entre fraîcheur et saveur « Certes il y a eu l’électricité, il y a eu Internet, mais nous savons tous que ce monde n’aurait jamais été le même sans moi, la mozzarella », attaque d’entrée Lisa dans ce qui pourrait ressembler à un propos parfaitement égocentrique et narcissique. Mais la boule de fromage, encore imprégnée de son jus, réfute tout égo surdimensionné : « Je sais bien que d’autres inventions ont littéralement changé la face du monde. Je dis juste que la création de la mozza’ a été un tournant dans l’histoire de l’humanité et de la gastronomie. » Originaire de la Campanie, Lisa se dit « fière de ses racines ». Découverte il y a près de 900 ans, cette mozzarella tente d’expliquer son succès qui ne faiblit pas depuis : « Déjà, je suis particulièrement bonne. Je représente le parfait équilibre entre fraîcheur et saveur. Ensuite, le fait d’être en boule me rend à la fois sympathique et ludique. On a envie de me croquer, de me lancer contre une batte de baseball ou de m’accrocher à un sapin de Noël. Chose qu’on ne peut pas faire par exemple avec un gouda au cumin. » Enfin, non sans fair-play, Lisa salue la percée récente de sa petite-cousine, Florentina, la corpulente burrata devenue populaire ces dernières années : « Je suis très contente de ce qui arrive à Flo’ ces derniers temps. Elle le mérite. Son cœur crémeux est une véritable révolution culinaire même si j’ai la prétention de croire qu’elle ne pourra jamais m’éclipser dans le cœur des gourmets », explique la sphère de mozzarella. Des envies de politique Interrogée sur sa vision de l’avenir, Lisa révèle les quelques grandes lignes de sa stratégie ainsi que son désir d’engagement : « Je pense avoir accumulé suffisamment d’expérience pour me lancer en politique. Pour tout vous avouer, je suis déprimée quand je regarde notre classe politique et je reste persuadée que la boule de mozzarella que je suis peut faire bien mieux que nos dirigeants actuels et l’opposition. » Un départ en politique qui pourrait bien s’avérer payant si le morceau de fromage arrive à capitaliser sur la côte de sympathie actuelle dont il jouit auprès des électeurs de gauche comme de droite. Le Gorafi

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