Brice Hortefeux, écoute téléphonique (légale), 14 septembre 2011
Elle a le prénom d’une reine de Sparte, elle n’est que princesse serbe,
mais elle cause autant d’ennuis en Sarkozie que jadis la maîtresse de Pâris aux
Troyens. Le bonnet de Ménélas, cocu antique, est bien porté par Thierry Gaubert
dont les magouilles financières ont été « balancées » à la justice par
Hélène de Yougoslavie, son ex. On ne dira jamais combien le divorce est le talon d’Achille (c’est
involontaire) du quinquennat. Tout commença par Cécilia Sarkozy qui plaqua son
mari au moment où il tranformait l’essai présidentiel. Elle s’en alla porteuse
de lourds secrets, dont elle ne dévoila que quelques bribes sur « la firme »,
surnom d’un groupe de potes un peu limites, très encombrants mais si utiles
dans l’ascension du chef. Brice Hortefeux en était la première gâchette, ce qui
lui valut l’Intérieur comme part de butin, et Thierry Gaubert un porte-flingue
de second rang, mais porte-mallettes commode, selon Hélène, pour transférer dans les caisses
de la campagne Balladur de 1995 des liasses de billets tombées du camion dans
les marchés d’armement.
L’affaire
se corse (encore involontaire) avec un certain Ziad Takieddine, intermédiaire levantin
dans ces contrats commerciaux à neuf chiffres. Il eut le mauvais goût de chipoter sur la pension
alimentaire de la mère de ses enfants, Nicola (sic) Johnson, laquelle dévoila
au juge son carnet d’adresses, assez fourni pour organiser une primaire
de bon niveau à l’UMP. Cecilia, Hélène
et Nicola : une sacrée guerre des Trois.