version mobile
ventscontraires.net
version mobile
 
impact
Règles du jeu
Actus contraires
Gens contraires
Galerie foutraque
Cadeaux Rond-Point
Je lance ma chronique
Chroniqueurs
Ils en parlent
Les vidéos
Les sons
Les vidéos
Les textes
Les vidéos
 Go 
Newsletter
 je m'inscris 
Dans quel état sommes-nous ?
Publié le 28/09/2011
 

Stéphane Trapier


Illustrateur

Partager
Golgota Picnic | Laure Albernhe | Christophe Alévêque | Kader Aoun | Alfredo Arias | Fernando Arrabal | Alexandre Astier | Jacques Attali | Au secours les mots | Florence Aubenas | Hélios Azoulay | Alexander Balanescu | Guy Bedos | Tahar Ben Jelloun | Enki Bilal | Romane Bohringer | Mathurin Bolze | Jacques Bonnaffé | Christophe Bourseiller | Xavier Boussiron | Zabou Breitman | Cabaret philosophique | Cabu | Cartes postales | Cartoonistes for peace | Charlie Hebdo | Eric Chevillard | Jean-Loup Chiflet | citations | Boris Cyrulnik | Marie Darrieussecq | Pippo Delbono | Manault Deva | Roland Dubillard | Etienne Dumont | Fabrice Eboué | Pierre Etaix | Michel Fau | David Foenkinos | Paul Fournel | Jean-Louis Fournier | Lewis Furey | Jacques Gamblin | Noël Godin | Jean-Marie Gourio | Le Grandiloquent Moustache Poésie Club | Jean-Claude Grumberg | Pierre Guillois | Peter Handke | Jean-Michel Helvig | Catherine Hiegel | Régis Jauffret | Yannick Jaulin | Denis Lavant | Alexis Macquart | Jean-Daniel Magnin | Sophie Marceau | Thierry Maugenest | Bernard Menez | Jacques Mérienne | Donatienne Michel-Dansac | Frédéric Mitterrand | Gérard Mordillat | Jean-Paul Muel | Christine Murillo | Thomas Ngijol | Marie Nimier | Stanislas Nordey | Pierre Notte | Michel Onfray | ORLAN | Martin Page | Stéphane Paoli | Fabienne Pascaud | Fred Pellerin | Christophe Pellet | Sophie Perez | Judith Perrignon | Tattoo & Piercing | Bernard Pivot | Plonk & Replonk | Eric Poindron | Jérôme Prieur | Gaspard Proust | Nata Rampazzo | Jean-Michel Ribes | Denis Robert | Patrick Robine | Michel Serres | Macha Séry | Sites recommandés | Pierrick Sorin | Sébastien Thiéry | Stéphane Trapier | Pierre Vial | Martin Winkler | Les Yes Men
ADN | Démocrite | argent | bière | censure | chien | christ | cinéma | communication | couple | europe | extrême droite | fraternitude | gourio | jeu | jésus | libye | manger | meurtre | mère | news | nova | police | père | soleil | sport | théâtre du Rond-Point | ump | woerth | étranger .
a

Un poids lourd au ministère


 

I'm just going outside and may be some time


Tant qu'il y aura du froid. Une sensation en voie de disparition
Aujourd’hui, cette expression est à prononcer en plaisantant. I’m just going outside and may be some time.
Elle reste ensuite. Elle reste en suspens. I’m just going outside and may be some time.
Je sors, et peut-être qui sait, peut-être que dans quelque temps.
Cela peut prendre un certain temps. Mais peut-être que dans quelque temps, je reviendrai.
I’m just going outside and may be some time.
Froide injonction, paradoxale sans doute.
Laissée aux autres.
 
Elle est née d’une situation dramatique, une situation d’une grande intensité historique.
Elle a été prononcée pour la première fois lors d’un événement majeur de l’histoire de la conquête des pôles.
La conquête du Pôle Sud par Robert Falcon Scott.
Il y était arrivé. Tant bien que mal. Dans des souffrances atroces.
Il y était arrivé avec quatre équipiers : Henry Bowers, Edward Wilson, Edgar Evans et Lawrence Oates.
Mais avec un retard.
Un retard considérable.
Un retard de cinq semaines sur Roald Amundsen.
 
Le 16 mars 1912
Il reste 650 kilomètres à parcourir pour revenir du Pôle Sud.
Lawrence Oates, meurtri par d’anciennes blessures, par la déception, par la pesanteur de la situation, Lawrence Oates n’en peut plus.
Robert Falcon Scott, Henry Bowers, Edward Wilson et Lawrence Oates s’enferment dans la tente, ils se serrent pour préserver un peu de chaleur ; dehors, la tempête bat son plein. Edgar Evans est tombé dans une crevasse quelque temps auparavant. Il n’en est pas ressorti.
Dehors, la tempête bat son plein. Il est question de vents à 150 kilomètres/heure, de températures qui dépassent les moins 40 °C.
Lawrence Oates ne pourra pas repartir. Il n’aura pas la force. Il le sait.
Il sort. Il sort pour ne plus gêner les autres.
I’m just going outside and may be some time.
 
Le 29 mars 1912.
Cela fait neuf jours que Robert Falcon Scott, Henry Bowers et Edward Wilson, ne peuvent plus sortir de leur tente. Ils meurent.
Ils meurent à 18 kilomètres du dépôt de vivres.
 Les règles du jeu   Actus contraires   Gens contraires   Galerie foutraque   Cadeaux Rond-Point   Je lance ma chronique   Chroniqueurs   Ils en parlent 
 Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes   Nous contacter   Accès chroniqueur
 Site administré par
© 2010 - CC.Communication 
  CC.Communication, création de sites web et édition de logiciels en ligne