Plonk & Replonk
Publié le 30/06/2015

Cours de morse


Cours de morse

L’association Plonk & Replonk Editeurs est un collectif de créateurs, fondé en 1997 basé à La Chaux-de-Fonds, Suisse.
Jacques et Hubert Froidevaux en sont les principaux membres actifs.

Nous travaillons essentiellement dans le domaine de l’image, et plus spécifiquement du photomontage humoristique.
Nos créations sont diffusées en librairies (Suisse, France et Belgique) sous formes de cartes, de livres et d'autocollants, ainsi que dans la presse.
À noter que Plonk & Replonk est un des principaux leaders sur le marché européen du nain de jardin bétonné, un secteur à forte croissance.

http://plonkreplonk.ch/

 

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Le 22 décembre 2012 à 09:46

Turn around

Je dis pas ça pour râler, mais cette semaine, il y a eu l'inauguration de "Vents Contraires - le livre". J'y suis allé parce qu'on m'avait promis des groupies lascives et du vin blanc gratuit. D'abord, j'ai pris un TGV et un croque-monsieur, ce qui a failli m'être fatal. Puis, après diverses péripéties que je ne peux pas vous raconter car elles comportent des comportements qui pourraient choquer les lecteurs de ventscontraires.net vivant dans des contrées, et je sais qu'ils sont nombreux, où la consommation de fromage est interdite, il était l'heure de me rendre au théâtre du Rond-Point, alors je m'y suis rendu : comme je suis suisse, je suis très ponctuel. J'ai fait sept fois le tour du rond-point (j'avais oublié de noter le début) et ça a été très long car comme je suis suisse, je ne traverse qu'au vert. Au bout d'un moment, j'ai entendu de la lumière, alors je suis entré. Ce n'était pas le théâtre, mais l'ambassade d'Antigua-et-Barbuda. Je m'étais trompé de rond-point. Figurez-vous qu'à Paris, cette ville de tous les possibles, il y a plusieurs ronds-points, alors pourquoi le théâtre ne s'appelle-t-il pas théâtre d'un rond-point ? Je me le demande. Comme je suis suisse, j'aime la précision. Et j'ai donc repris ma route en bousculant et en insultant tous les passants et sans prendre la peine de m'émerveiller de la lumineuse beauté des décorations de Noël, puis je suis arrivé très en retard, alors tout le monde a fini par me prendre pour un Parisien et par me demander où pouvait bien se trouver l'ambassade d'Antigua-et-Barbuda, et nous avons passé une très bonne soirée tous les trois.

Le 23 février 2013 à 09:23
Le 30 mai 2013 à 08:50

Chante, danse et mets tes baskets !

Je dis pas ça pour râler, mais je me méfie de la danse.Non pardon, je sens qu'il faut que je résume. Alors voilà. Dans la ville de Berne, quelques casseurs se sont mêlés à une manifestation très peu autorisée, sobrement intitulée "Tanz dich frei", ce qu'on pourrait traduire en français par "Danse-toi libre", je ne vais donc pas le traduire, ça vaudra mieux pour tout le monde. En Suisse, on n'aime pas trop les casseurs, parce qu'ils cassent et ce n'est pas bien. Du coup, les autorités aimeraient bien que cela ne se reproduise jamais, parce que sinon, on commence comme ça et on finit autrement. Ils ont donc, le plus logiquement du monde, songé à attaquer en justice Facebook, parce que c'est par ce biais que les invitations avaient été lancées. Je ne suis pas du genre à spoiler, mais ils n'ont aucune chance de gagner ce procès. Le puissant lobby des vendeurs de fax aurait trop peur que cela ne fasse jurisprudence.Et puis, ils se trompent de cible. C'est à la danse qu'il faut s'en prendre. La danse, sans laquelle rien de tout cela ne serait arrivé. La danse, sans laquelle Stromae nous aurait été épargné. La danse sans laquelle les escarpins ne seraient rien. La danse, sans laquelle la dance n'aurait jamais vu le jour. Qu'a apporté la danse à la société ? Saturday night fever, la lambada, la danse des canards... Le seul apport utile au quotidien de la danse, c'est l'invention du casse-noisette. C'est maigre.Il faut, de toute urgence, porter plainte contre ce fléau.Ou, à la rigueur, contre la liberté.

Le 7 octobre 2014 à 09:21

Et j'ai crié Alien pour qu'il revienne

- Alors, comme ça, vous avez été le premier humain à rencontrer les extraterrestres ?- Oui. Mon selfie avec Xrügror a fait son petit effet sur Instagram.- Pourriez-vous raconter à nos lecteurs comment s'est déroulée cette rencontre ?- Je cherchais un raccourci que jamais je ne devais trouver, faut vraiment que je mette à jour mon GPS, quand je suis tombé nez à spatule hélicoïdale avec Xrürgor, qui était lui aussi perdu, en train de demander son chemin à un hortensia.- Ça alors.- Oui, il s'avère que sur leur planète, il existe une espèce très intelligente qui ressemble à nos hortensias, mais en bleu, enfin, j'ai pas tout compris ce qu'il disait.- Mais il parlait français ?- Ils ont neuf millions de langues différentes sur leur planète, dont trois patois hortensias, alors forcément, ils apprennent vite.- Bon, bon, incroyable, mais dites-moi, que s'est-il passé ensuite ? A-t-il braqué sur vous une arme étrange et vous a-t-il demandé de vous conduire à votre chef ?- Non. Non, non, il m'a demandé si je pouvais un peu lui apprendre comment on vit ici.- Fort bien.- Alors pour déconner, je lui ai appris que "je suis vraiment un sale connard", ça voulait dire bonjour, LOL.- Ce n'est pas très gentil.- Bah, c'est pour déconner. Ensuite, je lui ai fait écouter l'intégrale de Lara Fabian, en lui expliquant que c'était une figure politique importante chez nous. - Pauvre Xrürgor.- Javoue tkt. Puis je lui ai présenté Hans, mon vieux labrador malade, et lui ai expliqué que c'était le ministre mondial des ressources.- Ça ne veut rien dire, ministre mondial des ressources. - Ouais non je sais, je suis nul en improvisation, surtout quand on m'agite un pédipalpe bleuté sous le nez.- Oh, je le savais, ils sont violents, ils vont tous nous manger !- Mais non, c'était un geste amical. Je crois. Ou un rictus nerveux, peut-être.- Bon et alors ?- Alors Hans il arrête pas de péter, ptdr.- Et ?- Ben non, rien, c'est drôle, non ? Ils vont essayer de décoder ce que ça veut dire et tout.- Ah. Bon. Vous n'avez pas peur que tout cela n'entraîne une réaction hostile de leur part ?- Non non. Xrürgor avait l'air content quand il est reparti. - Il est parti ?- Oui, il avait un rendez-vous urgent qu'il avait oublié.- Il reviendra ?- Il a dit qu'il devrait être là d'ici un petit million d'années, parce qu'il doit encore aller chercher les gosses à leur cours de zlöwwjPendant ce temps-là, dans une autre galaxie.- Alors, ton petit projet d'asservissement de la race humaine, ça en est où ?- Laisse tomber, je vais plutôt me remettre au trampoline, ça ne marchera jamais, je crois bien qu'ils sont complètement cons.

Le 20 mai 2011 à 09:00

Bande de valeurs

Pubologie pour tous

Ce n’est pas facile d’être une banque de nos jours. Dans la grande cour de récré des entreprises, les banques sont un peu le gosse de riches que tout le monde déteste. Celui qui a des shorts en velours et des chemises à carreaux, que sa maman amène à l’école dans une berline avec chauffeur, qui a toujours un super goûter mais qui ne partage avec vous que si vous faites semblant d’être son ami. Mettez-vous un peu à la place des banques. Elles sont malheureuses, parce que personne ne les aime. Ca vous ferait quoi, à vous ? Alors les banques ont trouvé la solution : communiquer sur des valeurs. Ne riez pas. Pensez plutôt à l’énorme travail de recherche que cela doit représenter, pour une banque, de se trouver des valeurs. Equité ? Vu le montant des agios sur découvert, ça ne va pas trop passer. Sécurité ?  Non. Respect ? Non non non. Sincérité ? MOUHAHAHAHAHA. Ils ont bien dû se bidonner, à l’agence. Surtout quand ils ont écrit le communiqué, dont je ne peux m’empêcher de vous livrer un extrait : « Pour illustrer la transparence de ses offres et la simplicité de la relation avec ses clients, la nouvelle campagne a fait le choix d’un style épuré, laissant place à l’émotion et à l’essentiel : le message. » Dans la pub des fois, quand on a mauvais esprit, on dit que lorsqu’on communique sur des valeurs, c’est qu’on n’a rien à dire. C’est faux. C’est ça, la magie de la publicité. Une photo en noir et blanc sur fond blanc, c’est la transparence des offres. Le ventilateur dans les cheveux, c’est l’émotion. Le sourire béat c’est la relation client. Et un texte bidon, c’est un message. CQFD.

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