Noël Rasendrason
Publié le 04/06/2015

Le métier rentrera


NR sera un jeune prodige du dessin dans environ 10 ans.

D’ici-là, il en profite pour faire des choses diverses et variées, comme

- imprimer des photos de requins, 
- ouvrir des brèches dans le continuum espace-temps (et dans les tomates), 
- du graphisme,  
- et surtout, les dessins de La Dissonance des Corps.

Sans pitié aucune, il publie un premier recueil de ces dessins en mars 2011 aux édition Lapin.

Tout est là :

http://donne-moi-ton-ballon.blogspot.com

 

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Le 1 février 2015 à 08:44

Don Diego de la Vegan

- Grand-papa, dis, c'est vrai que tu mangeais des animaux ?- Ben... pas des animaux entiers, quand même ! Mais il m'arrivait de manger de la viande, oui.- Mais pourquoi ? - Il n'y avait pas encore de steaks de synthèse à l'époque et puis... je ne sais pas, tout le monde le faisait, on ne se posait pas la question, quoi.- Mais tu les chassais toi-même avec un arc et des flèches ?- Attends, tu me prends pour un barbare ? Je les achetais prédécoupés au supermarché !- Mais le supermarché, il les chassait avec un arc et des flèches ?- Ça, c'était au Moyen-Âge. Le supermarché, il avait des abattoirs et tout.- Et tu mangeais du chat ?- Tu me prends vraiment pour un sauvage, hein. Je mangeais du boeuf, comme tout le monde.- Du boeuf ?- C'est comme ça qu'on appelait les vaches quand on les mangeait.- Et ils sont devenus quoi, les animaux qu'on élevait pour les manger ?- Quand on a interdit la viande, le gouvernement les a relâchés, c'était très beau, une très belle fête, les vaches s'ébrouaient, les poules caquetaient, les moutons moutonnaient...- Ça a dû être si émouvant !- Bon, bien sûr, ensuite, il a fallu les abattre, parce que ça devenait dangereux. Et puis parce qu'on en a profité pour constuire des complexes immobiliers sur les anciens pâturages, aussi. Mais quand même, un très grand moment. Après, il y a eu le problème avec les renards qui pesaient dans les 200 kilos à force de se gaver des poules qu'on avait remises en liberté, mais tout de même. Ça a été un moment très émouvant. - Et dis, grand-papa ?- Oui ?- C'est vrai que tu mangeais des plantes ?

Le 22 février 2012 à 08:48

« Ça fait quoi si on mange des bonbons à la menthe ? »

Ventscontraires.net répond vraiment à toutes vos questions

Il y a quelques jours, nous vous parlions de quelques unes des requêtes google qui avaient conduit des internautes jusqu'à ventscontraires.net. Dans notre volonté constante de vous satisfaire, nous nous attelons aujourd'hui à répondre à une autre de vos questions fondamentales : « Ça fait quoi si on mange des bonbons à la menthe ? »   Généralement, rien. Mais dans certains cas très rares, on observe des effets secondaires extrêmement graves. En 1965, une femme de 41 ans qui n’avait pas répondu à une chaîne de mails lui annonçant pourtant que cela aurait de graves conséquences, s’est étouffée dans la rue avec un Frisk à la menthe de 2 mm de circonférence, ce qui est quand même louche. Elle se promenait un couteau à la main lorsqu’elle s’est effondrée, inconsciente (c’était le couteau en céramique de son voisin, qui le lui avait prêté la veille pour découper une volaille, et qu’elle allait justement lui rendre), et elle a alors empalé dans sa chute un chats siamois (on dit un « chats » siamois parce qu’on considère bien que les humains siamois sont deux, alors pourquoi pas les chats). Le sang du chats s’est alors répandu sur la chaussée, faisant glisser et déraper un camion citerne qui passait par là, et qui a alors foncé droit sur un crématorium. Il se trouve qu’à ce moment-là, un mort était en train de brûler (c’est d’ailleurs pour cela qu’on peut appeler les morts « Feu Machin », ou « Feue Truque »), et que l’accident a provoqué une explosion très intense, faisant brûler tout le quartier puis une grande partie de la ville, un incendie qu’on appela le Grand Incendie de Londres de 1666. Il faut donc faire très attention quand on ne répond pas aux chaînes de mail et qu’on mange des Frisks.

Le 24 octobre 2011 à 10:09

Rescapés du déluge

Histoires d'os 20

« Dieu créa le monde en six jours ». On connaît l’argument des créationnistes, il n’a pas changé depuis Mathusalem. Et sans prétendre se lancer dans une vaine polémique, on imagine difficilement comment notre bonne vieille terre, âgée de quelques milliers d’années, pourrait avoir porté des espèces disparues depuis des millions d’années.   Avant que des naturalistes ne décrivent et ne replacent dans l’ordre naturel ces formes vivantes d’un autre temps, avant qu’ils mettent en évidence le principe général de leur transformation et de leur évolution, ces créatures inconnues passaient le plus souvent pour des regrets du Créateur, inévitables ratés d’un projet ambitieux nécessitant quelques retouches. Bref, des monstres antédiluviens dont le sort n’avait pas lieu de susciter la sympathie ni même la considération.   Néanmoins, ils intéressaient, ils faisaient parler d’eux et provoquaient des réactions assez inattendues. Ainsi en 1788, on avait découvert un squelette inconnu dans la lointaine Patagonie. Celui d’un animal étrange, fossile de très grande taille que le Vice Roi de Buenos-Aires avait expédié à Madrid, le jugeant digne d’y figurer au sein des collections royales. Ce Paresseux géant (appelé plus tard Mégathérium) engendra dans la capitale espagnole, un tel mouvement de curiosité que le roi Charles III donna ordre d’en rapporter un spécimen vivant.   Sans doute supposait-il que l’animal avait pu s’embarquer, passager clandestin sur l’Arche de Noé ?

Le 20 mai 2015 à 09:10

Entre un chat et un canapé il faut choisir

A force de voir mon chat faire ses griffes sur mon canapé j’ai fini par l’abandonner. Comme ça, un soir, sur un coup de tête. Je sais que c’est moche, mais n’allez pas croire que je l’ai fait sans aucune compassion.   Le plus difficile a été de le faire rentrer dans la voiture, comme s’il se doutait de quelque chose, à moins que ce ne soit parce qu’il faisait nuit et que je n’y voyais pas grand chose contrairement à lui. J’ai commencé à rouler sans la moindre idée d’où aller, la seule chose à laquelle je pensais était de partir le plus loin possible, m’assurer qu’on ne puisse pas me le rapporter, suffisamment loin pour ne pas être tenté de faire demi-tour au moment venu où le remord viendra ronger le vide de la banquette arrière et de ma solitude annoncée.   Je jetais de temps en temps un regard dans le rétroviseur pour m’assurer qu’il était bien attaché et ne se fasse pas la malle au moindre virage serré. Après une bonne heure de trajet, j’ai fait ce que tout le monde aurait fait à ma place à ce moment là, je me suis arrêté sur une aire d’autoroute. J’ai fait le plein d’essence et je suis reparti.   Lorsque je me suis retrouvé suffisamment loin, là où le paysage autoroutier vous offre ce qu’il y a de plus ennuyeux à regarder et que le son de la radio n’émet plus que d’inaudibles grésillements, j’ai fini par emprunter la première sortie qui venait avant de m’arrêter quelques kilomètres plus loin, dans un endroit à première vue idéal, en plein milieu des bois.   D’ici on pouvait apercevoir quelques étoiles et la nuit était agréablement froide. Je l’ai sorti de la voiture avec cette fois-ci beaucoup moins de précautions qu’au départ. Je l’ai lâché là, en pleine nature, sans même me retourner, pressé de repartir de peur d’être rattrapé par la culpabilité.   Lorsque je suis arrivé chez moi, quelle ne fut pas ma surprise de trouver mon chat qui m’attendait sur le pas de la porte. J’étais persuadé de l’avoir laissé à l’intérieur tout à l’heure en partant. En tout cas, il n’avait pas l’air plus contrarié que cela de ne plus avoir de canapé à lacérer.   Les chats s’accommodent facilement de l’absence de leurs maîtres, si vous ne leur donnez pas à manger, ils vont chez le voisin ou bien ils bouffent vos plantes tandis que le canapé peut lui se laisser mourir. Je ne sais pas encore si je reprendrais un jour un canapé, mais si cela devait arriver et que j’ai encore mon chat, ce sera forcément un canapé déjà amoché, un canapé soldé, un canapé dégriffé.

Le 29 septembre 2014 à 09:23
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