Bar
Publié le 11/10/2011

Réaction primaire


Dessinateur de presse et illustrateur, Bar croque l'actualité avec un trait et un humour acerbe reconnaissables entre mille. Il a fini par céder au harcèlement de la rédaction de ventscontraires.net qui a tout fait pour le débaucher.

Son blog : http://baractu.canalblog.com/ 

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Le 22 novembre 2012 à 17:48
Le 8 juin 2011 à 12:00

« Je vous laisse fantasmer, je ne sais pas de quoi vous me parlez. »

Henri Emmanuelli, couloirs de l'Assemblée nationale, 7 juin 2011.

Au cours d’une partouze verbale, un ancien ministre a été surpris par la police vidéocratique en train de commettre, avec le majeur de sa main droite, un acte que la morale réprouve. Henri Emmanuelli, ci-devant secrétaire d’Etat aux DOM-TOM et au Budget (1981-1986), a coupé court à la rumeur malveillante le désignant, par ce renvoi des journalistes qui l’interrogeaient à leurs propres dépravations. C’est que le sujet est sensible chez les socialistes dont l’une des figures éminentes aurait commis,  dans une chambre d’hôtel new yorkaise, bien davantage qu’un digitus impudicus comme disaient les Romains. Certes la droite n’a pas à se poser en parangon de vertu, alors qu’un des siens, ancien ministre à son tour, aurait usé des pieds d’autrui pour forcer des intimités rétives. Mais l’image demeure de ce doigt en érection, réflexe musculaire à un propos ironique du premier ministre François Fillon évoquant les socialistes allemands qui, eux, auraient accompli en leur temps les réformes utiles que le gouvernernement français est en train d’accomplir. Alors à qui la main qui, ce jour-là, au Palais Bourbon, s’est livrée à ce simulacre de pénétration vengeresse ?  Aux dernières nouvelles, Henri Emmanuelli aurait fini par admettre qu’il aurait pu agiter un membre ( la main) de façon équivoque, mais non intentionnelle. A l’appui de sa bonne foi, il emprunterait un élément de langage en vogue: « cela ne me ressemble pas. »

Le 26 avril 2012 à 08:31

Rouleau de printemps

Nous dévoilons en exclusivité le tout nouveau véhicule de campagne jaune vif, armé de phares puissants, à fort pouvoir hypnotique, que le candidat sortant a finalement élu pour son tour de France (celle qui se lève tôt) en vue du scrutin du 6 mai. Il fait encore nuit mais il est déjà aux commandes, prêt au départ, couvé des yeux par un Xavier Bertrand au garde-à-vous, en grand uniforme, futuriste et pimpant, de la Nouvelle UMP (Union pour Ma Pomme), d'un vert moins environnemental que printanier, renaissant, avec deux bandes blanches pour suggérer ces "lignes blanches" que le hardi conducteur d'engin n'hésitera pas à franchir, quitte à tout écrabouiller ? A droite de la photo, à moitié rogné, dans une posture qui semble soumise, contrite – contrainte ? -, on reconnaîtra Dominique de Villepin, au surplomb du caniveau où naguère il manqua de choir. Il est prévu que tout du long du tour de France électoral grands et petits dignitaires de la Nouvelle UMP aient ainsi à s'échelonner, aux fins de laisser s'exprimer une joie volontairement contenue sur la ligne de départ. L'allégresse devrait être totale quand à la veille du scrutin décisif le héros remontera les Champs, le scénario prévoyant même que les deux figures les plus glamour de la Nouvelle UMP, Rachida et Rama, grimpent dans la cabine pour couvrir de baisers et de fleurs le petit Timonier, en un spectaculaire contraste avec les énormes rouleaux électoraux, couverts de boue et tachés de sang.

Le 26 juin 2011 à 10:16

« Quand on n'a qu'un seul objectif dans la vie, on perd le cap »

Martine Aubry, compte rendu de mi-mandat à la mairie de Lille, 23 juin 2011

Présidente de la République, ministre de la Culture, maire de Lille, première secrétaire du PS, bonne copine ou supportrice du LOSC, il fallait choisir en cette veille d’annonce de candidature aux primaires socialistes. Angoisse de la gardienne de Solferino, au moment du tir aux pigeons de la campagne présidentielle ? Martine Aubry qui entretient avec la syntaxe académique les rapports conflictuels de tout énarque plongé dans le grand bain populaire, a donc énoncé cette maxime abyssale. Dans l’esprit on peut l’entendre comme une salutaire incitation aux richesses de la vie et à l’imagination eschatologique. A la lettre c’est le manuel du parfait petit naufragé. Les marins savent ce que cap veut dire, ils se garderaient bien de laisser aller la barre un coup vers le port, un autre vers le large, ou encore un mouillage abrité ou une régate disputée. Sur l’eau, le compas ne ment pas. Si l’on se fixe un cap c’est qu’on a un objectif et un seul.  L’objectif change ? Mieux vaut infléchir le cap, sinon c’est la mauvaise surprise assurée.  Mais elle est comme ça Martine Aubry, elle ne veut pas paraître « habitée » par une seule ambition élyséenne (« Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain »). Si elle se résigne à concourir, c’est pour la France et les Français. Pas moins, mais pas plus non plus. On ne l’amputera pas du reste. Même si, à son corps défendant, elle doit faire taire ses détracteurs : « Même pas cap’ ! »

Le 16 septembre 2012 à 10:18

«Après, ils vont vouloir faire des couples à trois ou à quatre. Après, un jour peut-être, l'interdiction de l'inceste tombera»

Mgr Barbarin, archevêque de Lyon, Radio RCF, 14 septembre 2012.

Il ne se doutait pas le prélat des gones, ce qu’il déchaînerait de violences dans le monde avec ses propos stigmatisants sur le mariage des homosexuels. Ils avaient à peine circulé sur les réseaux sociaux, que quelques milliers de gays parisiens rameutés dans le Marais, attaquèrent les locaux de la délégation pontificale. Le nonce apostolique qui, par imprudence, était resté sur place, fut promptement déculotté et exhibé en place publique, ce qui le tua de ridicule. Au Vatican, les “faucons” de la Curie pressaient le pape Benoit XVI de déclencher les foudres excommunicatoires contre les insurgés car les exactions s’étendaient. A Lyon, les livres de Christine Angot étaient jetés dans un brasier alllumé au papier bible.  Dans le quartier berlinois de Prenzlauer Berg des hordes de partouzards brandissaient des préservatifs gonflés à l’helium en scandant: “nous sommes tous des Borgia.” A San Francisco, des crucifix étaient brûlés sur Castro street, à Londres on placardait des photos d’ecclésiastiques dans le plus simple appareil. Bien embarrassé, le Président Hollande chargea Laurent Fabius d’apaiser les esprits. Le ministre des Affaires étrangères qualifia “d’écœurante”  la déclaration de l’archevêque de Lyon. Cela ne fit que justifier plus encore les émeutes. Aux dernières nouvelles, YouTube a décidé de censurer les images religieuses.

Le 3 août 2010 à 14:50

« Le message que devra adresser cette loi, si elle est votée, c'est de réaffirmer au sein de l'édifice familial cette responsabilité dont les bases ont été sapées depuis mai 68 »

Eric Ciotti, « Monsieur sécurité » de l'UMP, JDD, 1er août 2010

Quarante ans après, la marche des fiertés réactionnaires sur les Champs-Elysées n’est pas dispersée. Jeter en prison les parents de mineurs délinquants qui ne se seraient pas amendés - le projet auquel fait allusion le député niçois - devrait ainsi être le magnum opus du sarkozysme, stade suprême du gaullisme. Ce préposé de l’UMP aux basses œuvres sécuritaires a déjà associé son nom à quelques intempérances parlementaires. Il récidive en reprenant le fil de l’épopée entamée une semaine avant le premier tour de la présidentielle par un Nicolas Sarkozy pourfendant « l’héritage de Mai 68 » qui aurait aboli toute les valeurs fondamentale de la France, au point de « préparer le terrain au capitalisme sans scrupule et sans éthique des parachutes en or, des retraites chapeaux et des des patrons voyous ». Mais on n’évacue pas sans inconvénient la Sorbonne pour le Fouquet’s. Mai 68 n’était plus « le sujet ». Grâce soit rendue à Eric Ciotti qui rappelle combien ces « événements » furent générateurs de désordres dans la société. La loi ouvrant les vannes du divorce n’est-elle pas le produit des relâchements moraux de l’époque ?  Alors, vite une abrogation restaurant l’ordre conjugal d’avant. Manquerait plus qu’on hérite un jour d’un président de la République trois fois marié et flanqué d’une famille « recomposée ».

Le 22 janvier 2013 à 09:21

Neige : L'unité nationale se fissure de plus en plus

France – Premières fissures dans l’entente cordiale autour du chef de l’État face aux chutes de neige qu’affronte la France depuis quelques jours . Alors que les forces de l’État sont à l’œuvre sur tout le territoire, certains se demandent si cette opération est réellement pertinente, tant dans l’opposition que dans la majorité. Reportage. Des voix discordantes, une opération critiquée Est-ce la fin de l’état de grâce autour de François Hollande ? Si dans un premier temps, l’opposition s’était jointe dans le support total du chef de l’État face aux intempéries, le ton a désormais changé. Les voix discordantes se font entendre et l’opération est sévèrement critiquée à droite. Hier soir sont apparues les premières critiques. Valérie Pécresse a ouvert les hostilités la première : « Oui la neige c’est sympa, on peut faire des glissades mais il ne faut pas que cela dure ». Même son de cloche chez Jean-François Copé qui critique une opération qui pourrait s’éterniser. « Je trouve que nous sommes un peu seuls dans cette affaire, nous n’avons aucun support européen. Tout cela sent un enlisement à long terme ». Dans un premier temps, la totalité de l’opposition s’était rangée du côté du chef de l’État. « Dans le cadre de l’intérêt national, nous supportons totalement le choix de François Hollande dans cette opération » affirmait Jean-François Copé. Mais depuis une semaine, les observateurs notent que les chutes de neige continuent et pourraient même s’éterniser une semaine de plus. Pour les experts, cette situation peut perdurer plusieurs mois, jusqu’au printemps. « Nous combattons un ennemi que nous ne comprenons pas, il faut que nous parlions. Sans dialogue, on ne peut rien faire » a tonné de son côté Jean-Luc Mélenchon. La majorité, elle, soutient sans réserve les choix de l’exécutif. « Le Président n’a pas à se justifier, cette opération était inévitable. Si nous n’avions rien fait, le sud de la France aurait été sous la neige. Nous n’avons fait que réagir dans le cadre d’une légitime défense.» a affirmé quant à elle Najat Vallaud Belkacem, porte-parole du gouvernement. Désormais les regards se tournent vers l’opinion publique. La Nation sera-t-elle soudée autour de François Hollande ? Les analystes se perdent en conjectures. Et certains ténors de la majorité s’inquiètent des conséquences sur leur électorat: « Nous ne pouvons pas prévoir ce qui va suivre. Certains aiment bien la neige, d’autres pas, c’est un sujet où les opinions sont très très tranchées.» Les journaux ont déjà commencé à faire leur choix. Ainsi 20 minutes fait sa une aujourd’hui sur un surfer descendant les pentes enneigées du Sacré Coeur. Une photo d’une rare violence mais qu’assume le rédacteur en chef. « Il faut que les Français sachent, il ne faut pas que cela soit un sujet tabou, regardons un peu les choses en face.» Le Gorafi

Le 13 octobre 2011 à 10:09

"Ma grand-mère disait: quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup."

Martine Aubry, RTL, 13 octobre 2011.

Du coup il devient clair que « l’impétrante » au second tour de la primaire socialiste a vu le loup, et que cette bête a le poil de l’autre « impétrant », François Hollande. Croustillant aveu de sa part alors que, dans leur débat de la veille sur France 2, elle se la jouait Mère-Grand plutôt que Petit Chaperon rouge. Il y aurait donc eu, à notre insu, un rapport textuel précipité entre eux si l’on en croit sa propre confidence : "J'ai essayé de mettre le doigt sur certains de ses loups". Oh ! mon grand Flou… Comme on n’a rien vu, restons en à la maxime de l’aïeule dont on imagine qu’elle appartient à la branche paternelle. Dans la famille Delors, la maire de Lille, a ainsi abattu une autre carte qui fait la paire, celle de son papa  dont elle aurait hérité de l’idée européenne d’une « Confédération d’Etats-Nations. » Aïe ! Jacques Delors a toujours parlé de « Fédération d’Etats-nations. » S’il avait eu la répartie d’un vieux renard, plutôt que des manières de jeune loup, François Hollande aurait pu relever le flou de la référence. Martine Aubry qui prétend réconcilier le « non » et le « oui » au référendum constitutionnel de 2005 a pris en effet le risque  - pour obliger  Montebourg sans désobliger Guigou ? – d’un plaisant oxymoron : la confédération suggère que les Etats n’abandonnent rien de leur souveraineté, alors que la fédération supposent qu’ils en déléguent une part. L’Europe serait-elle appelée à devenir la nef des flous ?        

Le 3 avril 2011 à 12:00

« La primaire ne peut pas se réduire à un concours de boeufs charolais. »

Arnaud Montebourg, Le Monde, Dimanche 3/Lundi 4 avril 2011

Serait-ce parce qu’il est lui-même issu d’un coin où l’on élève la volaille de Bresse que le sémillant postulant à l’investiture présidentielle manifeste autant de condescendance à l’égard d’une autre espèce animale ? Il devrait être bien placé pour savoir que le bœuf charolais est originaire de ce même département de Saône-et-Loire dont il préside le Conseil général. La vacherie, en réalité, visait ses concurrents aux comices de l’automne 2011, quand il s’agira de sélectionner la plus belle bête à concours du cheptel socialiste. Arnaud Montebourg aurait élevé le débat s’il s’était livré aux mérites comparés de son propre « charolais », avec le  « limousin » de François Hollande, la « normande » de Laurent Fabius ou la « flamande » de Martine Aubry. La ficelle serait néamnoins restée trop courte pour attraper le bétail de Dominique Strauss-Kahn, labellisé naguère par le suffrage universel à Sarcelles (Val d’Oise). Depuis longtemps on n’a plus vu un bovidé paître dans cette banlieue parisienne. C’est à des petits détails comme ça que l’on vérifie si un politique est du « terroir » ou pas, comme dirait Christian Jacob, aboyeur de l’UMP pour qui l’étable ne ment pas. En vérité, Arnaud Montebourg a voulu signifier que sa candidature n’était pas de celles qui s’exhibent passivement, mais devait être regardée comme la performance d’un taureau de combat. Le drame est qu’à l’heure actuelle il n’encorne que du vent.

Le 11 janvier 2012 à 16:08

"C'est indigne de reprocher à Nicolas Sarkozy d'aller dans une brasserie populaire !"

Christian Estrosi, député-maire UMP de Nice, RFI, mardi 10 janvier 2012

C’est vrai, quoi ! Pour s’être fait une « cantoche » au Fouquet’s des Champs-Elysées, Nicolas Sarkozy serait taxé  pour l’éternité de goûts somptuaires. On reconnaît bien là ce mépris du peuple animant les empoisonneurs de l’esprit public. Les classes laborieuses  n’auraient pas le droit d’accéder à un lieu où le menu s’affiche à 78 euros minimum ( sans les vins) ? A eux seulement, les bouis-bouis avec plat du jour à 10 euros, pain compris ? On nage dans  l’ostracisme social. Et dans la mauvaise foi. De celle qui voudrait nous faire prendre un pédalo loué à Malte pour le yacht d’un milliardaire, ou la touchante rencontre d’un président esseulé et d’une immigrée italienne, intermittente du spectacle avec un enfant à charge, pour une romance jet-set. Et pendant qu’on y est, voilà le « bouclier fiscal » stigmatisé encore comme une mesure pour les riches,  par ceux qui n’ont pas idée de ce qu’est le sort d’un agriculteur smicard propriétaire de quelques hectares à l’Ile de Ré. Ne parlons même pas de ces familles méritantes qui peinent à entretenir le château des ancêtres, et dont les colonnes infernales du candidat Hollande sont résolues maintenant à sucrer le quotient familial. Qui dira ce qu’il en coûtera d’une augmentation de la TVA sur la vente des Rolex ? Bien plus qu’un point sur le prix de la baguette. Et pourquoi pas, demain, imposer à tous un salaire de "minable" à 5000 euros par mois ? Ça nous pend au nez. Debout les gavés de la terre !

Le 5 juillet 2010 à 10:15

« La politique économique que nous menons en France actuellement, c'est une politique de ri-lance"

Christine Lagarde, ministre de l'Economie, Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, 4 juillet 2010

Cacher un vilain mot que l’électeur ne saurait entendre, en atténuer un autre que le consommateur ne doit pas trop prendre… au mot, faire carburer les concepteurs d' « éléments de langage »,  produire en scène la ministre la plus rompue aux contractions anglo-saxonnes et nous voilà lestés de « ri-lance ».  C’est ce qu’on appelle un mot-valise où rigueur et relance sont rangées tête-bêche pour suggérer que tout est « under control ». Christine Lagarde n’est pas la plus antipathique des ministres en exercice et dans sa bouche « ri-lance » c’est du rire et de l’aisance, comme si tout ça n’était pas bien grave. La conduite des politiques économiques étant riche en métaphores routières on observera cependant que faire de la rigueur pour conjurer le crash budgétaire et de la relance pour éviter la panne de marché, c’est appuyer en même temps sur le frein et l’accélérateur. Généralement ça ne se termine pas très bien. De même d’ailleurs la « stagflation » des années 60 (stagnation et inflation vont dans la même valise !) où, cette fois, on débrayait et accélérait tout à la fois. L’avantage de « ri-lance », par les temps présents, c’est que pour sacrifier à la mode des « lipduds » on verrait bien les ténors UMP en faire la promotion sur du Mika : « rilance…relax...take it easy… ».

Le 27 juillet 2011 à 09:12

« Nous ce qu'on a envie c'est que Sarkozy y soit giclé »

Philippe Poutou, candidat investi par le NPA à la présidentielle, Europe.fr, mardi 26 juillet 2011.

Foin des scrupules de classe ! Le préposé à la succession du facteur Besancenot est certes un ouvrier syndiqué de chez Ford dont il serait socialement incorrect de moquer la syntaxe, mais depuis que le président de la République en exercice martyrise une langue française ayant pourtant chez nous valeur constitutionnelle, il est permis de souligner que, d’emblée, la nouvelle figure du trotskysme présidentiel prend rang parmi les bonnets d’âne du débat politique national. Une catégorie transpartisane en pleine croissance. Le niveau monte assurent des sociologues de l’Education, mais pas uniformément. Le camarade Poutou a le pronom qui fait gicler la conjonction, et la voix passive qui couvre la voix active, en ce sens il tiendrait aisément la jambe à un  Nicolas Sarkozy dont les propos improvisés – ou les discours lus trop vite – sont truffés de phrases mal embouties. Un débat d’entre deux tours les réunissant à l’horizon 2012, aurait des côtés pittoresques. À coups de « c’est quoi que vous aurez fait à ma place ? » et de « c’est facile de causer ce qu’on sait pas », ou encore de « marre que c’est toujours les mêmes qui se la rincent », le débat public tutoierait des sommets. Bien sûr un Jean-Marie Le Pen usait d’un subjonctif impeccable à des fins détestables, ce qui suggèrerait que conjugaison n’est pas raison. Mais ce n’est pas une raison non plus pour pousser la grammaire dans les orties.

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