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Publié le 03/11/2011
 

Jean-Michel Ribes


Directeur de publication

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"Tant qu'il y a de la vie, il y a du désespoir"


Portrait de Jean-Louis Fournier (2ème partie)

Pierre Desproges fut son ami. Ils se rencontrent au hasard d'une conversation où Desproges annonce soudain que la seule chose qu'il aime à la télévision est un dessin animé intitulé « Antivol, l'oiseau qui a le vertige ». Fournier avoue qu'il en est l'auteur. Ils ne se quitteront plus. C'est Jean-Louis qui réalisa la célèbre « Minute de Monsieur Cyclopède » et qui annonça le décès de son ami à l'Agence France Presse par cette phrase, à la manière de celle qui concluait la série : « Pierre Desproges est mort d'un cancer – étonnant, non ? »

Peinture à l'huile et au vinaigre, Le Pense-bêtes de saint François d'Assise, Je vais te l'apprendre la politesse, p'tit con !, La Noiraude, J'irai pas en enfer, Les Mots des riches, Les Mots des pauvres, les livres se suivent à un rythme impressionnant. Récits, albums jeunesse, essais, romans, la plupart du temps les héros sont des victimes, les protagonistes des gens malheureux. Le grand humour jaillit, c'est celui du désespoir. « Avec les progrès de la médecine, notre désespérance de vie augmente », dit-il en éclatant de rire. Il s'avoue grand admirateur de Schopenauer dont le pessimisme définitif le revigore... Mais qui pourrait croire en croisant cet homme élégant, dont le charme discret s'illumine soudain d'une vivacité qui pique sans jamais blesser, qu'il a traversé deux fins du monde ? Qu'il porte en lui la douleur et l'effroi d'être le père de deux garçons lourdement handicapés, moteurs et mentaux, Matthieu et Thomas ?

Personne. Jusqu'au jour où il décide de leur écrire une lettre d'amour bouleversante... et immensément drôle parue sous le titre Où on va, papa ?, qui reçut le Prix Fémina 2008. « Jusqu'à ce jour, je n'avais jamais parlé de mes deux garçons. Pourquoi ? J'avais honte ? Peur qu'on me plaigne ? Tout cela un peu mélangé, j'ai décidé de leur écrire. Pour qu'on ne les oublie pas, qu'il ne reste pas seulement d'eux une photo sur une carte d'invalidité... J'ai eu des avantages sur les parents normaux... Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu'ils feraient plus tard, on a su rapidement ce que ce serait : rien. Et surtout, pendant de nombreuses années, j'ai bénéficié d'une vignette automobile gratuite. Grâce à eux, j'ai pu rouler dans de grosses voitures américaines. » Le livre s'est vendu à 500.000 exemplaires, il a été traduit en plus de trente langues, « succès qui n'est pas dû à la seule qualité de mon livre », dit Fournier, « je crois que j'ai libéré des gens ».

Vrai. Si l'on en croit le nombre de lettres qu'il reçoit du monde entier de parents le remerciant de les avoir autorisés à rire pour que leurs enfants handicapés voient enfin quelque chose d'autre en face d'eux que des visages catastrophés. « Finalement, tous mes livres, je les ai faits pour eux », dit Fournier avec un sourire qui n'arrive pas à effacer sa mélancolie... Il n'aime pas le mot « handicapé ». « Ce sont des enfants pas comme les autres. C'est tout. Et tant mieux parce que les autres, franchement... » Jean-Louis Fournier n'est pas non plus comme les autres. Heureusement.

 

PS : Il est fréquent lors de séances de dédicaces que des personnes demandent à Jean-Louis Fournier de leur signer Le Grand Meaulnes. Pour que tous ceux qui le confondent avec Alain-Fournier ne se sentent pas ridicules, Jean-Louis a écrit Le Petit Meaulnes, ouvrage sur la première page duquel il leur écrira bien volontiers une phrase aimable.

> Première partie du portrait

> Article édité dans le catalogue Le Rire de résistance, BeauxArts éditions et Théâtre du Rond-Point


 

La coupure


Un film de Pierre Notte et Jean-François Mariotti

La coupure,film de Pierre Notte et Jean-François Mariotti,ventscontraires.net,théâtre du Rond-Point
Alors qu'il joue au Rond-Point sa pièce Et l'enfant sur le loup, écoutez Pierre Notte raconter les étranges jeux qu'il jouait enfant devant son miroir...

Catherine Hiegel fume pour soutenir les paysans


extrait de "Monsieur Monde", de Jean-Michel Ribes

Hiegel
Monsieur Monde est un gardien de prison radieux dans un pays radieux cousin de la Corée du Nord. Monsieur Monde est aussi le titre d'un monologue écrit par Jean-Michel Ribes, le monologue d'un gardien de prison radieux dans un pays radieux cousin de la Corée du Nord. Monsieur Monde fume par nationalisme. Monsieur Monde est assez monstrueux dans son genre, d'ailleurs son "Portrait de monstre"  a été lu par Catherine Hiegel, monstre sacré du théâtre, au Rond-Point sous les caméras d'Arte Live Web. En voici un bref extrait

> la lecture intégrale sur Arte live web
, avec des Portraits de monstres de Philippe Minyana, Pierre Notte, Jean-Daniel Magnin et Jean-Michel Ribes

Michel Onfray : De quoi riait Démocrite ? 7) Rire du commerce avec autrui


Le rire de Démocrite - 14

Onfray 14
Qu'est-ce que le rire de résistance?, avait demandé l'université du Rond-Point au philosophe Michel Onfray.
Réponse : Démocrite. Ou plus exactement "le Rire de Démocrite". C'est le titre d'une conférence que ventscontraires.net vous distille en feuilleton hebdomadaire.

> épisode suivant             > 1er épisode
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