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Dans quel état sommes-nous ?
Publié le 17/10/2011
 

Thierry Noellec


Chroniqueur

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Un délicat problème de robinet

Au bout de quelques minutes d’un travail imprécis et infructueux, Jeannette n’était plus du tout certaine que ce plombier que lui avait recommandé sa cousine avait les compétences requises pour réparer la fuite du robinet de la salle-de-bain.
 

A l'ouest d'Eden



"Oh! on n'est pas si mal installés, on s'y fait, à force… Bien sûr, je regrette le grand jardin qu'on avait avant, mais qu'est-ce que vous voulez… C'est pour mon mari que ça a pas été facile. Au début, il me faisait la tête, comme si c'était de ma faute, l'expulsion… Et puis avec le temps il s'est calmé. Faut dire, il a dû gagner notre croûte à la sueur de son front, lui qui est si paresseux. Je vous assure, Mme Lambert, depuis vingt ans que nous sommes mariés, il n'a jamais rien fait dans la maison. Heureusement que j'ai mon petit dernier, lui, il m'aide, il est si gentil… Pas comme l'aîné, un vrai feignant, et sale, en plus, le portrait de son père. Et puis jaloux, avec ça, l'autre jour, il a voulu cogner son petit frère, ce brutal! Je lui ai collé une de ces roustes… Mais je ne lui fais pas confiance, ça va mal finir, c't'histoire… Allez, Mme Lambert, je cause, je cause, mais je dois filer… Je vais préparer une tarte aux pommes à mon petit Abel, il aime tellement ça!"

3 salles


Ça c'est le Rond-Point
Une spectatrice quitte perturbée la grande salle du Rond-Point. En traversant le hall elle croise un ouvreur (ou un responsable de salle).  
LA SPECTATRICE. – Vous avez trois salles ! C’est impossible, vraiment impossible !!
L’OUVREUR. – Impossible ??!
LA SPECTATRICE. – Bien sûr ! Quand je vais dans la première, au bout de trois minutes je me dis « pourquoi je ne suis pas dans la seconde ?… je suis sûre que le spectacle de la seconde est beaucoup mieux », et dès que je suis dans la seconde, je suis aussitôt traversée par l’envie d’aller dans la troisième où je suis sûre que ce qui se passe sur scène est beaucoup plus excitant.
L’OUVREUR. – Madame, je crois que…
LA SPECTATRICE (le coupant). – J’ai déjà vécu ça avec mon premier mari, un jour il m’a présenté son frère Paul, un grand gars tout blond et je me suis dit : « Tiens, il est peut-être plus…plus… », enfin vous voyez. Alors je l’ai épousé. Seulement Paul, deux mois après il m’a fait rencontrer son cousin Marc, un petit homme brun avec les yeux bleus et aussitôt j’ai ressenti qu’il était peut-être plus… plus… enfin vous voyez. Et à peine j’avais épousé Marc… (elle se prend la tête dans les mains) Non, croyez-moi, ce n’est pas drôle… Alors je me suis dit, allons au Théâtre du Rond-Point, ça va me changer les idées, et toc! il y a trois salles…pareil !!… je suis maudite ou quoi ?
L’OUVREUR. – Je suis désolé Madame, vous voulez qu’on vous rembourse ?
LA SPECTATRICE. – Non, mais peut-être vous pourriez me faire oublier.
L’OUVREUR. – Oublier ?
LA SPECTATRICE. – Qu’est-ce que vous faîtes ce soir ? On pourrait aller dîner ensemble parce que sincèrement je vous trouve plus… plus…
L’OUVREUR. – Avec plaisir Madame, mais je ne suis pas sûr que ce soit la solution.
LA SPECTATRICE. – Pourquoi ?
L’OUVREUR. – La carte, Madame.
LA SPECTATRICE. – La carte ?
L’OUVREUR. – Du restaurant, Madame. Il n’y a rarement qu’un plat sur une carte de restaurant.
LA SPECTATRICE. – C’est vrai !… Ma vie est un enfer.
Effondrée elle se dirige vers la sortie.
L’OUVREUR (la suivant, inquiet). – Où allez-vous Madame ?
LA SPECTATRICE. – Comme d’habitude, me réfugier dans ma salle de bains.
L’OUVREUR (inquiet). – Mais pourquoi ?
LA SPECTATRICE. – Parce que figurez-vous que là au moins, dans ma salle de bains, il n’y a qu’une baignoire !!
Elle quitte le théâtre en laissant l’ouvreur interdit.
FIN

La bohème, ça voulait dire on mange du bio



Il en faut du courage pour assumer jusqu'au bout sa boboïtude, croyez-moi. J'ai l'habitude d'aller au marché acheter des légumes de saison en vélo, et ainsi m'expose aux mille périls de la jungle urbaine. D'ailleurs, à Paris, il n'y a bien que la jungle qui soit urbaine. Parce que les usagers, merci ! C'est incivilité et compagnie ! Samedi dernier, un type à qui j'avais, d'une bifurcation malheureuse, légèrement coupé la route, le forçant à piler avec sa 405, m'a insulté avant même que de dire un quelconque bonjour. Il est sorti de sa voiture et a commencé d'une voix furibarde à vomir des tombereaux d'insanités, notamment sur ma mère, allant jusqu'à me menacer de, je cite : « m'en coller une ».

Moi, et là c'est du pacifiste qui bouillonne en ma gringalette personne dont je parle, je sais que la violence ne mène nulle part, et comme cette brute épaisse faisait bien une tête de plus que moi, j'ai réagi comme n'importe qui l'aurait fait dans cette situation délicate. J'ai sorti mon couteau papillon en lui disant que si il voulait pas que je le saigne il allait gentiment rentrer dans sa caisse de plouc en fermant sa gueule de gros con. Il s'est exécuté. Que ma réaction vous étonne, venant d'un homme de paix comme moi, me surprend. N'est-ce pas sur ce type de raisonnements que notre beau pays de France participe au maintien de la paix mondiale par la dissuasion nucléaire ? Bref, je continue ma route et là, sans crier gare, un de mes poireaux achetés à prix d'or à la biocoop vient se glisser dans les rayons de mon vélib'. J'ai chu cul par dessus tête et tête par dessus guidon. Croyez-moi sur parole, ça, ça fait bobo !
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