Matthieu Perissé
Publié le 24/10/2011

S.J.


Il y a déjà une bonne semaine mourait un certain patron goût pomme.

A la nouvelle de sa disparition, Les RIPs ont fleuri sur les réseaux sociaux, épitaphes laconiques partout multipliées. Des pages d’accueil de sites ont été repeintes en noir ; les médias en ligne ont publié des bouquets d'hommages où, souvent, l'on pouvait lire les mots « visionnaire », « changé le monde » ou, plus rarement, « ouvriers chinois ». Une partie de l’Internet mondial s’est confondue dans les condoléances et l’émotion partagée.

Ainsi, aujourd’hui, s’en vont les grands de ce monde : au milieu d’une vaste explosion de petites phrases et de bavardages numériques. Le statut Facebook remplace la statue de marbre ; l’entrée des Panthéons modernes, plutôt que par la voix vibrante d’un Malraux, est saluée d’innombrables gazouillements. Les fleurs et les couronnes sont virtuelles, intangibles, lointaines, multiples et anonymes. Elles se fanent tristement dans les quarante-huit heures. Assis dans son fauteuil de bureau, l’internaute regarde passer toute cette froide émotion et, sans savoir très bien pourquoi, se sent vaguement mélancolique.

Restent, dans un coin de cimetière, quelques chrysanthèmes véritables. Ils flétriront, paraît-il, un peu moins vite.  Au fond, rien n'a changé...

Matthieu Perissé vit à Tirana. Il s'y nourrit de byrek au fromage blanc, galope pour rien à travers les collines et tâche de devenir écrivain. Il publie d'autre bêtises là :  http://www.levastemonde.org

 

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Le 25 avril 2015 à 11:58

Internet s'est noyé

Est-ce qu’on interroge son jardin ? Non, on le fait. Est-ce qu’on interroge la légitimité de l’existence de sa bibliothèque ? Non, on y prend un autre livre, on y range parfois ceux qui traînent. Est-ce qu’on interroge la légitimité de l’angle des deux rues qu’on aperçoit par la porte-fenêtre du bureau, de l’autre côté de l’ordinateur ? Non. Il se passe si peu de choses. On remarque sans y prêter trop attention les allées et venues du voisin, les rapports sont cordiaux ou pas, mais ça s’arrête au portail de l’autre. Internet m’a fait depuis longtemps franchir les portails. Je ne mets pas de textes en ligne, plutôt que je laisse venir à mon écran, non par dessus mon épaule (ce serait indiscret, et je ne montre pas tout, ni de mes recherches, ni de mes courriers, ni de mes utilités diverses, mais j’aime aussi passer en mode live-stream, et que ce soit comme un copain pousse ici la porte),  mais de l’autre côté de l’écran. Un jardin aussi c’est ouvert à la vue, et on partage ce qui y pousse. Je n’ai pas attendu le web pour un jardin et que ça y pousse. Ça s’appelait livres, articles, tables rondes, on ne savait pas faire autrement et maintenant oui. Ça n’empêche pas les livres : on produit des frontières comme d’autres font ces grandes bulles de savon, avec des mélanges détergents qu’ils gardent soigneusement secrets, et parfois même s’incluent dans leur propre bulle. Un livre numérique est une de ces bulles, qui quitte le site et s’en va on ne sait où, comme le livre imprimé une autre. C’est finalement de peu d’importance. Ma société est bien réelle : des amis sont là, peu mais de tous les bords du monde. Mon travail est bien concret : je m’enfonce dans le blog des autres comme autrefois dans une phrase de Saint-Simon où quinze verbes diffractent. Ce que je suis d’écriture a toujours été dans un partage : le jeu des temporalités change, mais la publication au quotidien assemble d’étranges objets lents, encore plus lents que le livre papier qui en bloquait l’avancée tandis que le site est infiniment modelable. Il peut m’arriver d’avoir à subir d’être sans connexion, me rappelant cette fragilité, ou cet état non-naturel d’isolement et mutité dans la communauté qu’avec moi j’emporte jusque dans ces zones où le signal montant ne passe plus. On en souffre moins que d’un mal de dents, on laisse passer comme on laisse passer un jour gris. On n’en fait certes pas une maladie. Mais on souffle quand on est revenu à la respiration ordinaire, au jardin vivant, à la non-préoccupation absolue du web, parce que tout simplement il est là, et qu’on travaille et qu’on vit comme on pense qu’il est bon de vivre et travailler.

Le 12 janvier 2015 à 08:10
Le 23 avril 2010 à 16:12

Conseil Citoyen 3

Diérèse de bon aloi soulignée!

Tu exhibes partout et partout tu débites Ce que fait ton IPhone, comme on branle une bite. Tu le tiens par la main dans un geste branché, Mais sa vocation est de rester caché. Laisse-moi te guider sur le correct usage De ce petit outil dont tu fais grand tapage.   Mais commençons d’abord par ce qu’il faut avoir Dans tous les bons dîners. Le suprême accessoire Qu’il te faut posséder. Le must aujourd’hui. Je le nomme en un mot : La POLLAKIURIE. Ah ! Ça t’en bouche un coin ! Oui c’est un mot français. Tripote ton IPhone et cherche ce que c’est. MICTION EXCESSIVE ! Eh bien voilà, poussin! Tu comprends maintenant ou tu veux un dessin. La Pollakiurie est donc, en résumé, L’envie incontrôlée d’aller aux cabinets ! C’est ça le grand atout, l’avantage notable Si tu veux aujourd’hui briller à une table. Tu fuis les intellos par peur qu’ils te la coupent Mais il ne tient qu’à toi de leur servir la soupe. La Pollakiurie est le mal élégant Pour être remarqué des cercles influents.   Annonce la couleur dès les apéritifs, Cette sincérité est un point décisif. « Je souffre sachez-le d’une maladie rare…» Résume l’exposé, ne sois pas trop bavard. Ainsi à chaque fois que tu sens le débat Tourner sur un sujet que tu ne connais pas, Tu quittes la tablée, demandes les latrines Et là, seulement là, assis dans la cabine, Tu saisis ton IPhone et son écran tactile. Trouve d’un doigt concis quelques propos subtils Et retourne t’asseoir en parfait prosélyte. Voilà comment gagner l’oreille de l’élite.

Le 9 décembre 2012 à 10:18

La bulle de l'euro (version 1.0)

Econotrucs #9

Une des façons simples de décrire la crise européenne est d’y voir l‘éclatement de la bulle de l’euro. Ce que je vais essayer de faire ici, en la comparant avec la bulle de l’Internet de la fin des années 90. On peut en effet voir l’euro comme une innovation, au même titre que l'Internet. Une « monnaie sans état », c’était un truc vraiment nouveau auquel on prêtait tout un tas de vertus. Bien sur elle comportait aussi tout un tas de défauts et de risques dont débattaient les économistes, mais il existait une utopie de la construction européenne, et la réalité économique a quelque peu été étouffée par une croyance un peu « magique ». C’est toujours le cas avec les bulles financières : elles sont le fruit d’une réelle innovation apportant du progrès (et des bénéfices), qui provoque un emballement de plus en plus généralisé. Il est chaque fois question d’un temps nouveau, d’une nouvelle économie, ou d’un nouveau paradigme. L’innovation attire des investissements, nourris par une expansion du crédit : jusqu’à ce que l’on comprenne que les anticipations des bienfaits apportées par l’innovation sont largement exagérées, et que la bulle explose.  Avec la « bulle de l’euro » les actifs financiers dont la valorisation était irrationnelle, étaient les dettes souveraines. Ainsi, avant 2010, le taux d’intérêt la dette grecque était pratiquement aussi bas que celui de la dette allemande : de même que pendant la bulle de l‘Internet, le prix des actions de certaines entreprises ne reflétait pas leur véritable potentiel (les bénéfices actuels et futurs), le marché des dettes souveraines ne reflétait plus l’état des finances  des pays, (le ratio d’endettement, la dynamique économique, etc.). Un peu comme pendant la bulle de l'Internet il suffisait d’avoir un « point com » accroché à son nom pour être valorisé comme Yahoo, il suffisait d’entrer dans la zone euro pour voir son taux d’intérêt se rapprocher de celui du modèle le plus vertueux, l’Allemagne. Dans les bulles, il y a souvent une haute autorité qui valide la croyance des marchés. Alan Greenspan (alors président de la FED, la Banque centrale américaine) avait produit le discours de la « nouvelle économie » pour « valider » le potentiel de croissance de l’internet, et booster la bourse. De même la Banque Centrale Européenne en décidant de traiter de la même manière le collatéral grec et allemand (c’est-à-dire les titres souverains qu’elle accepte comme garantie d’emprunt) a envoyé un  message aux marchés : La Grèce était aussi solide que l’Allemagne.  Tous les pays de la zone euro pouvaient se financer sur les marchés à très faible coût, et donc s’endetter pour pas un sou, ce qui ne pose pas trop de problèmes tant que les taux d’intérêt restent très bas, (ou que l’endettement sert à financer des reformes structurelles qui à l’avenir vous permettront de produire, d’exporter, et d’équilibrer votre balance des paiements).   Lorsque le doute s’installe sur l’avenir (de l‘entreprise ou du pays) on se retrouve dans un schéma de ce qu’on nomme une panique auto-réalisatrice. Les investisseurs craignent l’effondrement de leurs actifs (actions internet ou dettes souveraines)  et vont chercher à tout prix à éviter des pertes en cas de défaut (faillite de l’entreprise ou restructuration de la dette). Ils vont donc vendre leurs titres ou leurs obligations. Celle-ci vont s’effondrer (les taux d’intérêts exploser dans le second cas) et vont aggraver la crise et rendre plus probable le défaut ou la faillite redouté. Certes, ma présentation est un poil simpliste et la crise européenne a de nombreux autres aspects bien plus complexes. Mais cette vision doit nous rassurer un peu : l’Internet n’est pas mort à cause de la bulle. Nous devrions passer un jour à l’euro 2.0

Le 7 avril 2015 à 08:44

Il passe toute sa journée à commenter des choses qu'il n'aime pas sur les réseaux sociaux

Nevers – Un jeune homme a expliqué aujourd’hui qu’il passait l’intégralité de ses journées à commenter des choses qu’il n’aimait pas sur les réseaux sociaux et sur Internet. Il poste ainsi plusieurs centaines de commentaires négatifs sur des sujets qu’il n’aime pas, n’a au fond jamais aimé et qu’il n’aimera sans doute jamais. Reportage. Une activité très soutenue que Jules, 26 ans, commence quand il arrive à son bureau et qui se poursuit parfois même en dehors des heures de travail. « Je commence d’abord par commenter les émissions de la veille, parce que je n’aime pas la télévision. Mais je regarde beaucoup d’émissions que je n’aime pas, comme tout le monde, c’est nul, c’est tout. » a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse. Interrogé sur le fait s’il y avait des des sujets qu’il appréciait plus ne pas aimer que d’autres, le jeune homme est resté évasif. « Parfois il y a des choses que j’aime moins que d’autres, donc je vais prendre plus de temps pour rédiger mes commentaires, histoire de bien expliquer pourquoi c’est nul et pourquoi c’est comme ça et pas autrement ». Une activité qui le suit aussi chez lui, jusqu’à parfois très tard dans la nuit. « Il y a plein de choses que je n’aime pas sur Internet, et cela prend du temps. Parfois je vois à peine ma femme et mon enfant, mais ils comprennent que c’est important, que c’est ma passion » dit-il avant de s’énerver parce que quelqu’un a dit du bien d’une série télé qu’il n’aime pas mais qu’il continue de regarder quand même. Le jeune homme dit aussi attendre avec impatience une prochaine nouvelle formule du Grand Journal. « Je n’aime pas du tout cette émission et j’attends de voir si la nouvelle formule sera aussi moins bonne que la précédente, j’ai tellement hâte d’en dire du mal » précise-t-il avant de commencer à poster des commentaires négatifs sur sa propre interview.

Le 18 avril 2015 à 08:51
Le 26 janvier 2012 à 08:25

Le rêve de Jean-Marie

Econotrucs 5

Le cerveau est un labyrinthe brumeux dont les chemins mènent parfois au passé  : Alors qu’un ami me demandait pourquoi on ne fabriquait pas plus de voitures électriques, je n’avais pas de réponse précise (au contraire de lui, puisque les industriels, disait-il, gagnent plus d’argent en polluant, et qu’ils sont prêts à tuer nos enfants pour le pognon,). J’allais me lancer dans un laïus sur les difficultés à imposer des produits de dernière génération sur les marchés émergents et autres arguments entendus quelque part et ces questions sur le développement durable m’ont rappelé un rêve : un de ceux qui peuvent changer le monde, comme celui de Martin Luther King, ou de Justin Bieber. Fermez les yeux, (mais pas trop parce que vous pourrez plus lire) et souvenez-vous :   An 1999 après Jésus Christ : la Gauche plurielle est au pouvoir, Nicolas Sarkozy démissionne de la direction du RPR et arrête la politique, Dieudonné chante la tolérance avec Zebda, et la France met la misère à tout le monde au foot. Surtout, un truc génial fait la une des journaux, l’internet : nouveau et artisanal, avec ses connexions aux cris stridents, ses images qui se chargeaient en moins de deux minutes, et ses jeunes patrons de vingt ans qui portaient des baskets et levaient des millions avec un fichier Power-point.   A cette époque, un patron a très bien imaginé les technologies d’aujourd’hui. En relisant ses interviews d’alors, on se dit que c’est un visionnaire, un génie. Ce patron, ce n’est pas Steve Jobs, c’est Jean Marie Messier aka J2M, quarantenaire superstar du CAC 40, qui faisait à la fois la une des Echos et de Gala, démentait une liaison avec Sophie Marceau un jour, et déjeunait avec Bill Gates le lendemain. Autrement dit, un mec sacrément cool… Les métiers historiques de Vivendi (ceux de l’ex-Générale de Eaux) n’intéressaient pas Messier et il cherchaient à prospérer dans un autre secteur, grâce à une idée d‘avenir : dès 1999, Messier voulait déjà mettre l’internet sur votre téléphone, connecter votre télévision avec votre box internet, ou vous faire écouter de la musique sur votre téléphone.   C’est grâce à cette idée d‘avenir (en fait une vieille idée remise au goût du jour : la convergence numérique) que Messier a pu faire passer Vivendi pour le futur leader mondial de l'internet mobile, et opérer la fusion avec un des leaders de l’économie de l’Entertainment américain, échangeant un tas d’actions Vivendi dopées à la bulle de l’internet contre celles d’Universal (et ses catalogues bien solides dans la musique et le cinéma). Le plus beau est que l’action Vivendi profitait de la bulle de l’internet alors que Vivendi était un nain dans l’internet. Mais l’entreprise avait des parts dans la télévision, la téléphonie mobile, les jeux vidéos, et cela suffisait à voir l‘avenir en rose, avec un Messier qui serait adulé comme Steve Jobs.   Le détail gênant, c’est qu’en 1999 aucune technologie ne permettait encore d’accomplir le miracle quotidien que vous vivez aujourd’hui (partager en un clic des vidéos de chats qui jouent du piano ou regarder “Le Grand Bleu” sur votre téléphone portable) et l’on s’est aperçu rapidement que cela ne pourrait pas être opérationnel avant plusieurs années. Dès lors, Messier a donné véritablement l’impression qu’il nous enfumait avec ses histoires de V-box, et son rêve s’est évaporé telles des brumes d’alcool au petit matin d'un lendemain de fête. Quelques mois après la fusion Vivendi Universal, on le sait, la bulle de l’internet s‘effondrait, et Vivendi avec.   On peut hésiter sur la morale de cette fable bien réelle : soit Messier était un génie incompris par son époque, arrivé un peu trop tôt, soit Messier aurait mieux fait de se renseigner auprès de ses ingénieurs avant de raconter n’importe quoi… Sans doute s’est-il renseigné, d’ailleurs, auprès d’ingénieurs qui lui ont répondu à peu près «J2M c’est trop de la bombe ton idée, mais là c’est super chaud, rapport au timing, à la bande passante, tout ça…» (oui parce qu’à l‘époque chez Vivendi on était jeune et cool). Mais AOL venait de fusionner avec Time Warner et pour Messier, il fallait bouger vite, quitte à être obligé de mentir un peu, et à se montrer « créatif », d’un point de vue comptable.   Aujourd’hui, Veolia (les métiers de la Générale des eaux) d’une part, et Universal d’autre part, existent toujours, mais séparément. Et le rêve de Messier a été porté et accompli par d'autres : la preuve, vous pouvez « liker » mon article sur Facebook. J2M est lui redevenu le petit banquier d’affaire discret et coincé qu’il fut jadis.   Cette petite histoire nous rappelle les difficultés qu’il y a pour un industriel à prendre certains virages technologiques. S’il les prend trop vite il peut se retrouver dans le mur, s’il les prend trop lentement il peut se faire doubler par tout le monde. Messier n’était pas un industriel, mais un banquier, Ceci explique peut-être cela.

Le 20 juillet 2011 à 09:14

Les quatre saisons

mais sans anchois, s'il vous plaît

J’aimerais m’excuser publiquement. Souffrant de procrastination tenace et d’inspiration volage, je nourris le rêve secret d’être un jour choisi comme mascotte de l’Amicale internationale du syndrôme de la page blanche. Si l’inaction devenait sport olympique, je pourrais facilement prétendre à une médaille, si je n’avais pas bêtement loupé le délai limite d’inscription. Je suis prêt à saisir n’importe quel prétexte pour ne pas m’y mettre. Avant Internet, déjà, je préférais réactualiser cent fois ma boîte aux lettres et mon quotidien préféré plutôt que de me mettre à bosser. Il est des jours où je m’ennuie tellement que j’ai l’impression d’entendre mon cerveau fondre, où je m’ennuie tellement que je regarde les étapes de plat du Tour de France en entier,… Tiens, je suis tellement accro à la procrastination que j’ai même un compte Google+, c’est dire ! Google +, ça ressemble un peu au croisement de Twitter et de Facebook, c’est-à-dire qu’on y parle essentiellement de la météo, comme sur Twitter, et du temps qu’il fait, comme sur Facebook. Et justement, c’est pour ça que j’aimerais m’excuser publiquement. L’autre jour, on m’a demandé « plus estival, ton prochain article ». Je me voyais déjà me rouler nu dans le sable fin, rire en courant, échevelé et exubérant, dans les embruns mordorés, et des glaces aussi, c'est important, les glaces, mais encore cinq minutes, il y a un coureur mexicain en échappée, il a quarante-deux secondes d’avance sur le peloton et il va aborder une côte de quatrième catégorie, ça a l’air important et... Ah ben tiens, l’été est fini, dirait-on. Quand je te disais que j'étais prêt à n'importe quoi pour remettre à plus tard !

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