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Publié le 20/10/2011
 

Jean-Michel Ribes


Directeur de publication

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Pourquoi j'ai voulu que ventscontraires.net existe

Le spectacle vivant – surtout quand il est innervé et matérialisé par des auteurs vivants comme au Théâtre du Rond-Point – est une réponse aux technologies de l’Internet, à toutes ces manières de médiatiser l'actualité via ordinateurs, palettes, smartphones, etc. Le spectacle vivant dit la primauté du vivant avec le vivant, quand les gens se parlent entre eux et sont d'autant plus en intimité et en connexion qu'ils sont les uns face aux autres.
Cela dit, il serait fou de penser qu'on puisse rester en dehors de l'époque – une époque qui se diffuse à travers l'électronique.
Je ne voulais pas qu’on redouble le Rond-Point sur Internet – une idée  stupide puisque le Rond-Point est ici, il se fait avec des gens vivants qui rencontrent d'autres gens vivants. Mais il était intéressant de proposer, via Internet, quelque chose qui ressemble à l'esprit du Rond-Point, une espèce de magazine en ligne. J'ai souhaité qu'on y réfléchisse ensemble et on a abouti à cette revue collaborative un peu iconoclaste, un peu farfelue, un peu incongrue, dans le sillage dadaïste ou la lignée de ces humoristes que Breton a réunis dans son Anthologie de l'humour noir, c'est-à-dire des gens qui bougent le monde avec esprit et humour, qui se détachent d'une actualité trop souvent prégnante et en font autre chose.
J'ai proposé ce titre parce que j’imaginais quelque chose à l'envers de la mode, à l'envers du flot de la bien-pensance, du flot du discours unique. Pour dire qu'il y a d'autres endroits, d'autres chemins où les vents poussent. A l’envers de tout ce qui nous accable.


 

Mario Monicelli : un uomo grande grande


Se faire la belle par la fenêtre
Il se défendait d’être « le père de la comédie à l’italienne ». Tel était son surnom depuis 1958, année de sortie du génial « I Soliti Ignoti » (Le Pigeon). Menée par Peppe la panthère (Vittorio Gassman), boxeur raté mais beau parleur, une bande de cambrioleurs du dimanche projette de commettre un casse au Mont de Piété avant de percer le mauvais mur et de finir attablée dans une cuisine autour d’un plat de spaghettis aux pois chiches, à débattre des talents culinaires de la fiancée de Peppe. Pour Mario Monicelli, la comédie à l’italienne était née bien avant lui du temps de la Commedia dell’Arte, à travers les personnages de Polichinelle ou d’Arlequin, deux serviteurs qui luttent pour sortir de leur condition et se protéger de la misère ou des maîtres qui les maltraitent. 
Pourtant, en 65 films et 60 ans de carrière, Monicelli a su mieux qu’un autre brosser les désirs, les désespoirs et les turpitudes des Italiens, donc des humains, en mêlant le comique et la farce à la mort et à la maladie. Réalisateur prolifique et maintes fois couronné – Lion d’or de Venise en 1959 pour « La Grande Guerra » (La Grande Guerre) – il n’a jamais cessé son combat politique, donnant des interviews jusqu’à la fin de sa vie pour brocarder les dérives de Berlusconi et la passivité de ses concitoyens. En 1977 il tourne « Un borghese piccolo piccolo » (Un bourgeois tout petit petit) dans lequel Alberto Sordi, magistral, campe Giovanni Vivaldi, un bourgeois obsédé par l’idée de venger la mort de son fils et qui en perd toute dignité, avant de sombrer dans une folie meurtrière. Le 29 novembre 2010, Mario Monicelli, âgé de 95 ans, s’est jeté par la fenêtre de sa chambre d’hôpital à Rome.  « Un uomo grande grande » (Un homme grand, très grand). Ça ferait un joli titre pour un dernier film.

Guy Bedos : "En ce moment la politique me rase"


Guy Bedos : "En ce moment la politique me rase", ventscontraires.net,Théâtre du Rond-Point

Conversation entre un dépressif et un terrien


Texte inédit de David Foenkinos

Le dépressif : Je voulais te dire quelque chose.
Le terrien : Oui.
Le dépressif : En ce moment, je vois quelqu’un.
Le terrien :
Moi aussi.
Le dépressif :
Quoi ? Toi aussi, tu vois quelqu’un ?
Le terrien :
Ben oui. Je te vois toi. Tu es en face de moi.
Le dépressif :
Mais non… je parlais de voir quelqu’un.
Le terrien :
Quelqu’un ? Je le connais ton quelqu’un ?
Le dépressif :
Ben non. Je ne crois pas. En général, c’est mieux de voir quelqu’un qui n’a pas de relation avec son entourage.
Le terrien : Je ne te suis pas du tout.
Le dépressif :
Je vois un psy quoi !
Le terrien : Ah d’accord. Tu aurais dû le dire toute de suite. Je n’ai jamais compris cette manie de dire quelqu’un pour parler d’un psy. C’est la seule profession qu’on ne dit pas, c’est louche, non ?
Le dépressif :
Si tu veux tout savoir, je ne réfléchis pas à ça en ce moment.
Le terrien : Et pourquoi pas le boucher ?
Le dépressif : Quoi, le boucher ?
Le terrien : Pourquoi on ne dirait pas « quelqu’un » pour parler d’un boucher. Quand tu vas acheter de la viande, tu dis à ta femme que tu vas voir quelqu’un. C’est pas plus con. Tiens, moi je vais faire ça. A partir de maintenant, mon quelqu’un c’est le boucher.
Le dépressif : Bon je crois que je n’aurais pas dû venir te voir.
Le terrien : Oui, pardonne-moi. C’est ton quelqu’un qui m’a embrouillé. Je ne supporte pas qu’on ne définisse pas les choses. Tant qu’on y est, on pourrait dire que « quelque part » c’est la Suisse. Et même la Suisse du Sud, si je veux.
Le dépressif : J’ai l’impression que tu ne vas pas fort en ce moment. Je me demande si tu ne devrais pas voir quelqu’un.
Le terrien :
Ah, non j’ai déjà mangé de la viande hier.
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