François Gadant
Publié le 15/05/2015

La Jeunesse Suisse


Une aventure de Maurice et ses amis

François Gadant, dit Gad, jeune auteur parisien, est tombé très tôt dans la BD. Dès 2005, il ouvre son premier blog, et crée son premier fanzine l'année suivante (Drawer's High).

Dans les années qui suivent, il continue à produire des bandes dessinées, ouvre un deuxième blog et, inspiré par des auteurs comme Winshluss ou Bret Easton Ellis, il crée le personnage d'Ultimex, tout en suivant des études d'arts plastique puis une formation de graphiste.

Rapidement remarqué par des éditeurs, il publie un premier album en 2008 aux édition Lapin, Ultimex dans la famille de Steve, qui sera suivi de deux autres histoires longues (Le Duel et Les Artistes, un gros opus de plus de 200 pages). Parallèlement, les éditions VRAOUM publient deux recueils des meilleures histoires courtes publiées sur le blog consacré à Ultimex (Le mauvais Oeil et L'Axe du mâle).

En 2011, il crée un nouveau fanzine, Laudanum, auquel collaborent de nombreux auteurs de talent.

Âgé de 25 ans, il vit aujourd'hui de la bande dessinée, et de travaux de graphisme et d'illustration.

 

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Le 1 août 2013 à 08:08

Belge comme le jour

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de la Suisse. Et ça tombe drôlement bien, puisqu'on m'a demandé : « plus belge, ta prochaine chronique ». Or, quand on y réfléchit bien, Suisses, Belges, tout ça, c'est un peu pareil. Ils ont des Flamands, nous avons des Suisses allemands, la langue est à peine différente et le pouvoir de nuisance est à peu près le même. Ils se débrouillent sans gouvernement, nous en avons un parce que c'est bien pratique pour dire que tout ça, c'est de sa faute, mais personne ne sait tellement qui est dedans. Ils ont un roi, nous avons trois cartes à l'as mit stöck et des combats de reines. Ils ont une équipe de foot surnommée les « Diables Rouges » mais qui est environ aussi diabolique qu'un best of de Kiss, notre équipe joue aussi en rouge. Ils ont Jacques Brel, nous avons Henri Dès. Ils ont des frites, on a des röstis. Ils ont réinventé la bande dessinée, nous avons Yakari. Ils disent 70, comme nous, alors que les Français disent 70, ce qui est parfaitement ridicule, tout le monde en conviendra. Personne n'a jamais très bien compris la Belgique, pareil pour la Suisse. C'est pourquoi je nourris secrètement un dessein politique ambitieux mais réaliste : la fusion de la Wallonie avec la Romandie, réunies sous la bannière de la République monarchique et patatière de Wallomandie. Dont je ne peux vous parler, puisque c'est un projet secret. Du coup, pour mener à bien ma mission, une chronique « plus belge », je vais me contenter de vous raconter des carabistouilles, alleïe, une fois.

Le 9 décembre 2011 à 12:33
Le 31 octobre 2011 à 09:15
Le 15 juillet 2015 à 07:22

Il n'arrête pas de dire « Il fait chaud, non ? », ses collègues de bureau tentent de l'étrangler

Créteil – Il s’en est fallu de peu pour que la canicule ne fasse sa première victime aujourd’hui. Un jeune homme qui, par humour, ne cessait de répéter à chaque fois qu’il entrait dans le bureau « Il fait chaud, non ? »a bien failli être étranglé par ses propres collègues. Ceux-ci ne supportaient plus les traits d’humour à répétition de leur camarade, la chaleur leur aurait fait perdre toute lucidité. Reportage. Comme des bêtes féroces Comment un groupe collègues de travail a-t-il  pu se transformer en bêtes féroces ? C’est la question à laquelle les enquêteurs devront répondre après ce drame intervenu dans une petite entreprise de Créteil. Julien, un jeune cadre sans histoires de 27 ans, a été violemment agressé par plusieurs de ses collègues. En cause, ses blagues à répétitions sur le beau temps et la chaleur en ce moment sur la France. « À chaque fois c’était pareil, il entrait dans le bureau. Au début il disait rien puis par surprise, il lançait un ‘Il fait fait chaud, non ?’ » raconte Carine, une collègue. Selon les premières informations, le jeune homme aurait fait cette blague plus d’une vingtaine de fois rien que au cours de la matinée, mais aussi par mail ainsi que sur les réseaux sociaux. « Les gens étaient à bout. Les bureaux ne sont pas climatisés. Il a joué avec leurs nerfs. C’était suicidaire » explique un enquêteur. « Oui on a tous perdu les pédales mais essayez de comprendre ce qu’on a vécu avant de juger » témoigne Jorge, encore sous le choc et qui affirme n’avoir que très peu de souvenirs de la scène. « Tout allait bien, j’étais devant mon écran. Puis il est entré, il a sorti sa blague et c’est le trou » dit l’homme qui tient encore dans ses mains des lambeaux de chemise ensanglantés de la victime. Selon les premiers éléments de l’enquête, plusieurs collègues auraient bondi sur le jeune homme, le ceinturant et le maintenant au sol. Un ou plusieurs autres auraient alors tenté de l’étrangler. « C’était extrêmement violent. Mais au fond il l’a bien cherché » souligne Sonia qui devrait être mise en examen pour coups et blessures à l’issue de sa garde à vue. Le jeune homme n’a dû sa survie qu’à l’intervention d’un autre collègue qui a réussi à le séparer de la meute en usant d’un extincteur. Selon la police, ses jours ne seraient pas en danger. « Nous lui avons conseillé de ne pas faire ces blagues à l’hôpital. Les infirmiers sont, eux aussi, soumis à rude épreuve en ce moment et ils ne pardonnent pas » a commenté le capitaine de police. Et de rappeler des règles élémentaires à suivre en cas de canicule : « La chaleur accentue les comportements. Avec cette température, les gens deviennent plus agressifs. Le moindre pas de côté ou allusion peut être pris pour une provocation » explique la police qui rappelle à tous l’usage strict et limité de plaisanteries liées à la météo en milieu professionnel. Le Gorafi

Le 13 décembre 2013 à 10:10
Le 20 octobre 2015 à 08:59
Le 29 décembre 2011 à 09:04
Le 18 mai 2011 à 11:34
Le 24 mars 2014 à 10:19
Le 3 novembre 2011 à 07:12
Le 18 août 2013 à 09:52

Cheese

J'aimerais, une fois n'est pas couture, profiter de cet espace mis à ma disposition pour parler de quelque chose d'important. Pousser un cri d'alarme. Ça va cinq minutes de faire le guignol, mais il y a des moments où il faut savoir rester sérieux. Il y a des sujets avec lesquels on ne peut pas plaisanter. En réalité, je ne vois qu'un seul sujet avec lequel on ne peut pas plaisanter : le fromage.C'est pourquoi, j'aimerais le dire une fois de plus, car je constate, hélas, qu'il y a encore des gens qui l'ignorent. Et l'ignorance, comme on le sait, est mère de tous les vices.Il n'y a pas, il n'y a jamais eu, il n'y aura jamais de trous dans le Gruyère. Quand vous dites : "ohlala, c'est un vrai Gruyère", en parlant, je ne sais pas, moi, d'un ami à vous, par exemple, vous voulez dire qu'il vient de la riante ville de Gruyères, qu'il est un peu jeune et risque de faire trancher la fondue, qu'il est savoureux, débrouillez-vous, c'est votre ami, pas le mien, mais en aucun cas vous ne voulez dire qu'il est très troué.Je ne sais pas comment cette méprise est née. Peut-être d'un fromager qui avait un défaut de prononciation, il n'arrivait pas à dire "Emmental" alors il a appelé ça "Gruyère", c'est vrai que c'est assez voisin, comme sonorité, et comme c'était un fromager connu, c'est resté. Peut-être est-ce simplement le signe d'un complot mondial pour nuire à la réputation des fromages suisses. Peut-être, plus simplement, s'agit-il d'inculture : un malencontreux vendeur aura confondu, avec une touchante sincérité, un divin Gruyère avec un caoutchouteux Emmental mais, avec le bagoût qui le caractérie, aura réussi à semer le doute dans les esprits, au point qu'aujourd'hui, des millions de gens confondent. Parfois, on ne croit pas celui qui a le plus raison, mais celui qui parle le plus fort. Cela s'est vu, par le passé : ainsi, on a réussi à faire croire au monde entier qu'il traversait une terrible période de crise et que ça allait pas en s'améliorant, et donc que c'est pas le moment de faire la fine bouche au rayon fromages étrangers, juste en le disant souvent et très fort, on peut bien réussir à lui faire avaler n'importe quel fromage.

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