Eric Coco
Publié le 27/10/2011

les mathématiques au quotidien


Le plus dur avec les esprits obtus, c'est d'arrondir les angles.

Eric ou Ary.
Je suis à l'état de chrysalide. Avant, c'était pas encore ça. Après: à voir.

 

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Eric Coco

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Le 13 juin 2011 à 18:00

Correspondance d'un sédentaire avec des morts

"Entretien" avec Baudelaire sur le sommet de l'environnement

CB. – La Nature est un temple où de vivants piliers. Laissent parfois sortir de confuses paroles FC. – Alors oui Charles, puisque vous me parlez d'écologie, que pense le poète du sommet pour l'environnement? CB. – L'homme y passe à travers des forêts de symboles. Qui l'observent avec des regards familiers. FC. – Oui vous pensez aux lobbies? Que le discours devrait prendre forme en actions c'est bien cela ? CB. – Comme de longs échos qui de loin se confondent. Dans une ténébreuse et profonde unité. FC. – Oui un écho aux différents problèmes que rencontre l'Homme moderne pour sa survie... Quelle place dans l'éducation de nos enfants pour que cela fonctionne? CB. – Vaste comme la nuit et comme la clarté. FC. – Oui ! CB. – Les parfums, les couleurs et les sons se répondent. Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants. FC. – Euh... Je crois que vous être en train de glisser vers autre chose là, si je... CB. – Doux comme les hautbois, verts comme les prairies.  FC. – Mais il suffit non! Vous… CB. – Et d'autres, corrompus, riches et triomphants. Ayant l'expansion des choses infinies. FC. – Ah… On vous récupère! Dieu merci! Que pensez-vous que l'Homme devienne d'ici 20 ou 30 ans même? CB. – Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens. Qui chantent les transports de l'esprit et des sens. FC. – Merci M. Baudelaire pour vos vues très précises sur la vie, le temps, la terre et pour ce formidable optimisme que vous partagez à merveille...

Le 8 juillet 2013 à 08:22

Manifeste pour le retour à une saine géométrie des couverts de table.

C'est à une vraie prise de conscience que j'appelle, car elle avance subreptice. Je parle de cette lente agonie de la géométrie des couverts qui s'invite à notre table chaque repas que Dieu fait. N'avez-vous pas un jour remarqué, camarades attablés, la dent extrême de la fourchette, rebelle à l'alignement de ses soeurs ? Ne fûtes-vous jamais condamné à couper votre steak avec la lame tordue d'un misérable couteau mutilé ? Ne mangeâtes-vous jamais votre glace à l'aide de l'une de ces cuillers à long manche pitoyablement torsadé ? N'avez-vous jamais souffert cette sournoise autant qu'anormale inflexion entre le manche et la cuiller, à cet endroit précis de jonction dont la section plus faible confère de la fragilité à l'ustensile ? Cette jonction de moindre de section qui a précisément pour objet de limiter la conduction thermique entre la partie travaillante plongée dans le potage bouillant, et votre main d'affamée ! Car oui, cet ustensile que tu tiens en main, camarade attablé, cet ustensile a été pensé, conçu, fabriqué par l'un de nos frères, l'une de nos soeurs mécano. Oui, ami gourmet, des femmes et des hommes de coeur oeuvrent dans l'humilité des bureaux d'études sur leur planche à dessin, ajustent des outillages de découpe dans le secret de leur atelier, conduisent avec doigté et professionnalisme les presses qui travaillent les feuilles de cette noble tôle et donnent naissance à ces fourchettes, cuillers et couteau que tu manipules avec tant d'irrespect. Et tout ce génie humain devrait se déliter dans les miasmes infects des plonges des restos et des cantines ? L'amour du travail bien fait de nos frères et soeurs mécanos devrait être livré à la maltraitance de cette main d'oeuvre à bas coût qui officie dans l'antre infâme des arrière-cuisines sans que nous ne nous rebellassions ? Camarades, faisons de l'exigence en matière d'orthodoxie géométrique de nos couverts une règle de vie. N'acceptons pas la descente vers les abîmes de la civilisation où nous conduit cette lente dérive. Aujourd'hui les couverts tordus, demain, qui sait, les verres fuyards ou les nappes trouées ? Ensemble, exigeons un retour aux vraies valeurs de la saine géométrie de nos couverts. Pour le salut des arts de la table à la française.

Le 19 juillet 2013 à 08:22

Cet été, j'ai fait un échange d'appartements...

« Cher monsieur Robertson, Si vous lisez ces lignes, c'est que la gardienne vous a remis les clés et que vous êtes installé dans notre appartement. Bienvenue à Paris ! Nous vous souhaitons un agréable séjour. Merci d'arroser les plantes vertes tous les deux jours. Le liseria scapulata du salon est particulièrement fragile. Si vous constatez qu'il perd ses feuilles, rajoutez dans l'eau d'arrosage une mesure et demi du produit phytosanitaire (emballage marron) qui se trouve en bas à droite dans le placard de la cuisine. Pour le chat, c'est une demie boîte le matin, une demie boîte le soir et une poignée de croquettes tous les trois jours. Veillez à ne pas dépasser ces quantités, c'est un animal qui a tendance à prendre du poids depuis qu'il a été opéré d'un fibrome. Le numéro du vétérinaire figure dans la liste affichée dans l'entrée. N'hésitez pas à consulter en cas de vomissements ou de diarrhée. Et pensez à vider régulièrement sa litière (celle du chat ! ?) c'est un animal très maniaque capable de vengeances inattendues. La porte de la chambre du fond est fermée à clé. Ne vous inquiétez pas si vous entendez des bruits, ce n'est pas un fantôme ( ? ), c'est ma belle-mère impotente qui habite cette pièce. Soyez tranquille, elle dispose de tout ce qui lui est nécessaire en terme de confort et d'hygiène : toilettes, eau courante, stock de conserves et de surgelés qu'elle peut réchauffer avec son micro-ondes. Elle ne vous dérangera pas, nous lui avons fait la leçon. Si toutefois, vous l'entendiez crier ou gémir, ignorez-là, elle est très comédienne. De toute manière elle ne comprend pas votre langue. »

Le 8 décembre 2014 à 10:29
Le 14 août 2011 à 08:54

Plaisir tarifé

Le grand oral

Avez-vous déjà, lors d’une soirée, subi des propos sans esprit, truffés de lieux communs ? Passé une soirée solitaire dans un hôtel d'affaires ? Si vous avez connu cette misère intellectuelle, vous comprendrez que j'envisage sérieusement de créer une agence de prostitués de la conversation. Voilà, c'est dit. Imaginez : pas de contraintes, pas d'ajustement. Un simple coup de fil et voilà qu'arrive pour une heure, un soir ou une journée, quelqu'un capable de bavarder, à la demande, sur un mode amusant et cultivé. Il vous suffit d'exprimer votre fantasme : "à la Wilde", "à la Guitry", "à la Hagège"... Histoire, astronomie, gastronomie, philosophie, actualités, j'aurai les meilleurs causeurs à vous proposer : expressifs, dotés d'une voix splendide et d'un  énorme champ lexical, avec une diction très excitante. Je pourrai même les fournir pour des occasions spéciales : pédants pour gâcher les soirées de vos concurrents, complaisants pour mettre à l'aise vos invités timides, voire potiches en écoute passive pour tenir loin de vos hôtes les raseurs avérés.  Et pour les tête-à-tête, tout ce qui vous fera plaisir. Bien sûr, la prestation sera coûteuse car mes protégés auront de gros frais de documentation. Et puis, attention, les extras, ce sera plus cher : si vous êtes fétichiste et avez besoin d'accessoires, il faudra payer un supplément pour les dictionnaires et livres d'art. Mais quand vous aurez connu le plaisir d'avoir les méninges en ébullition, l'esprit à vif et la curiosité à son apogée, je suis sûre que vous serez prêts à y mettre le prix.  Je suis Baronne Samedi et vous m'appellerez Madame quand j'aurai fait fortune avec ce nouveau marché.  D'ailleurs, j'envisage déjà de l'élargir à la cyberconversation.

Le 11 juin 2010 à 08:00

C'est quoi l'esprit "ventscontraires.net" ?

Une question qui nous est souvent posée

Cher ami et co-rédacteur en chef,Nous sommes drôlement contents, les internautes sont de plus en plus nombreux à proposer leur contribution à ventscontraires.net. Il est vrai que nous ne publions pas toutes les propositions qui nous sont faites, loin s'en faut, au nom du sacro-saint "esprit ventscontraires.net". Mais qu'en est-il de cet esprit ? Saurions-nous nous-mêmes le définir ? Sans doute pas. Il se dessine, au fil des jours et des publications, il se précise. Nous en sommes vous et moi les garants, parce qu'il faut bien trancher, vous êtes d'accord ? Aussi faisons-nous des mécontents, des mal-comprenants, des coléreux, des "j'en-ai-marre-votre-club-est-trop-fermé". Je ne sais quoi leur répondre, cher ami et co-rédacteur en chef…Votre Laure Albernhe bien embêtéeChère amie et co-rédactrice en chef,Qu'est-ce que l'esprit ventscontraires.net demandez-vous ? C'est vrai, bonne question, je me lance. Premier temps : imaginez un avion à décollage vertical. Au début il fallait décoller. On dirait que c'est fait. C'était l'esprit vertical de ces deux derniers mois. Même si certains se sont montrés déçus par nos refus, déjà sept internautes nous ont rejoint comme chroniqueurs, d'autres suivent. Et rappelez-vous, le premier billet est arrivé d'Atlanta, le dernier du Mexique... Bon, nous avons décollé. A présent il faut avancer, non ? Je me dis que l'esprit que nous invoquons n'est pas simplement le pur désir d'écrire ou de jouer avec les mots, les images ou les sons. C'est aussi l'envie de nous lancer en avant et de foncer à contre courant. En survolant quoi ? Eh bien l'actualité, cette grosse crêpe mondiale à la sauce mantra qui nous aligne les cerveaux où que l'on se trouve sur la planète. Alors hop, chers Internautes, chers chroniqueurs, chère Laure-bien-embêtée, à nous de jouer, survolons-la, l'omelette baveuse, piquons dessus, griffons-la du bout de nos ailes – en rase-motte ou en tourbillonnant comme des hirondelles. A nous l'actualité. Si nous restons légers, chère amie et co-rédactrice en chef, nous lui peindrons une moustache !Votre Jean-Daniel Magnin fort enthousiaste

Le 8 juillet 2010 à 07:00

Maman (1)

Dialogues de quartier

- J’ai lu ton livre… Ça m’a un peu secouée.- Je t’avais prévenue, maman, ce n’est pas une histoire très divertissante. - Non, c’est le moins qu’on puisse dire. C’est loin de la vie que nous avons bâtie, ton père et moi. - C’est sûr. - Mais déballer l’histoire des quenelles, quand même, c’est un peu dur à avaler. - Quelles quenelles ? - Non, je sais, tu ne dis pas explicitement que ce sont mes quenelles de poisson, mais je suis ta mère et je sais lire entre tes lignes. Quand tu dis que tu es devenu ce que tu es devenu parce que je faisais tous les dimanches la même chose… Je ne sais plus ce que tu as inventé… « sempiternelle », tu dis… Et que c’était chaque fois aussi dégueulasse …  « Dégueulasse » ce mot là je l’ai en travers de la gorge ! - Mais maman, la mère de mon bouquin ce n’est pas toi, c’est la mère du personnage. C’est un roman noir ce n’est pas une autobiographie. - Peut-être, mais ça, les gens ne le savent pas ! Je faisais la panade, moi-même je te signale, dès le samedi soir et le poisson venait tout frais du marché. Alors jeter ça comme ça, « dégueulasse », en pâture aux voisins et à tout le monde… - Je ne pense pas que les voisins, s’ils en viennent à lire mon roman, cherchent un rapprochement avec toi et surtout avec moi. Je ne suis pas comme le personnage : violeur et psychopathe.- Je n’en sais rien ! Personne n’en sait rien. C’est ta vie ça ! Tu ne nous dis pas tout et c’est normal. Mais que tu n’ais jamais aimé mes quenelles, ça au moins tu aurais quand même pu me le dire… Dégueulasse ?!

Le 18 mars 2012 à 08:31
Le 2 décembre 2015 à 09:40
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